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Histoire spatiale canadienne

Les dates suivantes soulignent divers faits marquants de l'aventure spatiale canadienne ainsi que les principaux événements et actualités qui se rapportent aux activités du Canada dans l'espace.

  • 1839

    Sir Edward Sabine installe le premier observatoire magnétique à l'Université de Toronto afin d'étudier la proposition qu'Edmund Halley avait formulée en 1716 et selon laquelle les aurores boréales seraient causées par le champ magnétique de la Terre. Sabine est le premier à affirmer que des perturbations magnétiques se manifestent partout sur la planète et qu'il existe un lien entre et le nombre et l'importance des taches solaires et ces perturbations.

    Le Service météorologique du Canada est également créé la même année à l'Université de Toronto.

  • 1882-1883

    Première Année polaire internationale incluant des activités telles que l'étude de phénomènes météorologiques, magnétiques et auroraux dans le Nord du Canada.

  • 1916

    6 juin 1916
    Durant la Première Guerre mondiale, le gouvernement du Canada décide de coordonner les activités nationales de recherche scientifique en créant le Conseil consultatif honoraire de recherches scientifiques et industrielles, ancêtre du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), nommé ainsi depuis le 19 juin 1925.

  • 1921

    28 août 1921
    Naissance de John Herbert Chapman à London, en Ontario. Cet homme qu'on considère comme le père du Programme spatial canadien jouera un rôle essentiel dans la création et la direction du très fructueux programme de satellites Alouette/ISIS d'étude scientifique de la Terre.

  • 1932-1933

    Deuxième Année polaire internationale

    Le Canada participe à la Deuxième Année polaire internationale (API) en installant, au-delà du cercle polaire, des stations de surveillance au sol de phénomènes météorologiques, magnétiques et auroraux. Cette nouvelle technologie encore inconnue 50 ans plus tôt, lors de la première API, met à profit des ballons et des cerfs-volants équipés de systèmes radio pour permettre de capter des données bien au-dessus de la surface de la Terre.

    Durant cette deuxième API, on utilise les techniques radio pour la première fois au Canada afin d'établir une corrélation entre le rayonnement solaire et l'ionosphère.

  • 1952

    Le Conseil de recherches pour la défense nationale (CRD), fondé cinq ans plus tôt, fusionne deux laboratoires du Conseil national de recherches du Canada (le laboratoire de propagation radio et le laboratoire d'électronique) pour créer le Centre de recherches sur les télécommunications de la défense (CRTD) à Shirley's Bay, à l'ouest d'Ottawa. Le CRTD est l'ancêtre de l'actuel Centre de recherches sur les communications (CRC).

  • 1954

    Le Conseil de recherches pour la défense nationale construit le Laboratoire médical pour la recherche en défense à Downsview, en Ontario. Ce dernier fusionne en 1971 avec l'Institut de médecine aéronautique de l'Aviation royale du Canada pour former l'Institut militaire et civil de médecine environnementale (IMCME).

  • 1957-1958

    Année géophysique internationale (AGI)

    De juillet 1957 à décembre 1958, période où l'activité solaire est à son maximum, la communauté scientifique mondiale effectue des recherches pour mieux comprendre la physique terrestre et les multiples interactions entre le Soleil et notre planète.

    Au cours de l'AGI, le Canada et les États-Unis construisent les installations de recherche de Churchill, dans le nord du Manitoba, en vue du lancement de fusées-sondes sous-orbitales vouées à l'exploration de la haute atmosphère. Au moment de leur fermeture, en 1989, les installations cumulent plus de 3 500 lancements.

  • 1957

    4 octobre 1957
    Début de l'ère spatiale avec le lancement réussi du satellite soviétique Spoutnik 1, le premier objet fabriqué par l'homme à orbiter autour de la Terre. La petite sphère d'aluminium de 58 centimètres de diamètre lancée de Baïkonour, au Kazakhstan, à bord d'une fusée R-7/Semiorka tourne autour du globe durant exactement trois mois avant de se consumer à sa rentrée dans l'atmosphère.

    John Chapman et ses collègues scientifiques au CRTD sont les premiers à capter les signaux de Spoutnik 1 après son lancement.

  • 1958

    • 1er octobre 1958
      La National Aeronautics and Space Administration (NASA) débute officiellement ses activités. Deux mois auparavant, le 29 juillet, le président américain Dwight Eisenhower approuvait un projet de loi voté par le Congrès américain prévoyant la création de la toute première agence spatiale civile.

    • 4 octobre 1958
      Durant sa réunion annuelle à Washington, le Conseil international des unions scientifiques décide de créer le Comité pour la recherche spatiale (COSPAR) afin d'élargir le champ des recherches effectuées sous l'égide des différents programmes de l'Année géophysique internationale. La charte du COSPAR est adoptée à Amsterdam le 13 novembre 1959. Le Canada est l'un des membres fondateurs du COSPAR.

    • 8 novembre 1958
      Lancement d'une fusée-sonde Nike-Cajun à partir des installations de recherche de Churchill, emportant la première charge utile scientifique canadienne.

  • 1959

    • 11 mars 1959
      La NASA approuve le projet de développement du satellite Alouette 1 conçu pour la recherche sur l'ionosphère. Il s'agit d'un projet canadien soumis par le Centre de recherches pour la défense nationale. La NASA accepte de lancer ce premier satellite canadien.

    • 6 juin 1959
      Le laboratoire radar de Prince Albert est inauguré en Saskatchewan. Ce jour-là, le premier ministre John Diefenbaker et le président Dwight Eisenhower ont une conversation par télécommunication au moyen d'un signal radar transitant par la Lune.

    • 5 septembre 1959
      Lancement de la fusée Black Brant 1 construite par Bristol Aerospace de Winnipeg, au Manitoba, depuis les installations de recherche de Churchill. Il s'agit de la première fusée-sonde entièrement canadienne. Plus de 3 500 fusées-sondes sous-orbitales seront lancées de ces installations pour étudier la haute atmosphère.

  • 1960

    • 22 juin 1960
      Lancement de Transit 2-A, un satellite de navigation américain doté d'un récepteur de bruit cosmique, la première charge utile canadienne dans l'espace.

    • 12 août 1960
      Déploiement dans l'espace du ballon-satellite américain Echo 1 servant de satellite de télécommunication passif. Il est le premier à permettre une conversation téléphonique bidirectionnelle. Echo 1, une structure gonflable d'un diamètre de 30 mètres, est en orbite autour de la Terre à une altitude de 1 600 kilomètres et l'une de ses stations de réception est située à Prince Albert, en Saskatchewan.

  • 1961

    • 12 avril 1961
      Après avoir effectué un vol orbital de 108 minutes autour de la Terre à bord de l'engin spatial Vostok 1, le cosmonaute soviétique Youri Gagarine, un pilote de 27 ans, marque l'histoire et devient le premier humain à visiter l'espace.

    • 5 mai 1961
      L'astronaute Alan B. Shepard devient le premier Américain à atteindre l'espace après un vol sous-orbital de 15 minutes à bord de sa capsule Freedom 7. L'antenne de communication de la capsule appelée STEM (mât escamotable), est fabriquée au Canada par Havilland Aircraft, à Downsview, en Ontario.

  • 1962

    • 20 février 1962
      L'astronaute John H. Glenn accomplit le premier vol orbital américain. Sa capsule Friendship 7, équipée d'une antenne canadienne à mât escamotable STEM, fait trois fois le tour de la Terre en cinq heures.

    • 29 septembre 1962
      Le Canada devient la troisième nation, après les superpuissances soviétiques et américaines, à concevoir et à fabriquer son propre satellite. Alouette 1 est lancé depuis la base aérienne Vandenberg, en Californie, à bord d'une fusée Thor-Agena B, sur une orbite inclinée à 80 degrés à une altitude de 1 000 kilomètres.

      (Date locale officielle du lancement : 28 septembre à 22 h 30, HAE.) L'ionosonde en contre-haut, dont la durée de vie prévue est d'un an, transmet pendant plus de dix ans des données utiles sur l'ionosphère, c'est-à-dire la couche ionisée de la haute atmosphère qui agit sur les transmissions radio longue distance. Alouette 2 est lancé le 29 novembre 1965.

    • 13 décembre 1962
      Lancement de Relay-1, un satellite de télécommunications construit par RCA Limitée. À bord, se trouve un transpondeur mis au point par le groupe responsable des hyperfréquences à l'usine RCA de Montréal. Il s'agit de la première charge utile canadienne à bord d'un satellite de télécommunications.

  • 1963

    • 23 mai 1963
      Protocole d'entente entre le Centre de recherches pour la défense nationale et la NASA concernant le programme de satellites internationaux d'étude de l'ionosphère ISIS qui assure la continuité d'Alouette.

    • 21 décembre 1963
      Première photo météorologique transmise au Canada par le satellite américain TIROS 8.

  • 1964

    • 20 août 1964
      Création à Washington de l'International Satellite Telecommunication Organization (Intelsat), dont le Canada est un membre fondateur.

  • 1965

    • 6 avril 1965
      Lancement du premier satellite commercial de télécommunication Early Bird (Intelsat 1) utilisé par la Canadian Overseas Telecommunications Corporation (qui deviendra Téléglobe Canada en 1975) pour ses communications transatlantiques.

    • 29 novembre 1965
      Une fusée Thor-Agena B lance le satellite canadien Alouette 2 à partir de la base aérienne Vandenberg afin de poursuivre la recherche sur l'ionosphère depuis l'espace. Ce premier satellite scientifique de la série ISIS est conçu et construit par le Canada mais est lancé par la NASA. Il compile des données sur l'ionosphère pendant presque dix ans.

  • 1967

    • Février 1967
      John Herbert Chapman, alors directeur du programme scientifique Alouette, présente un rapport au gouvernement fédéral dans lequel il recommande la création d'une agence spatiale nationale.

  • 1968

    • 1er janvier 1968
      Création officielle de Spar Aérospatiale Ltée à la suite de la fusion de la Division des produits spéciaux et de la Division de la recherche avancée de Havilland Aircraft.

    • 28 mars 1968
      John H. Chapman dépose au gouvernement son livre blanc sur les télécommunications par satellite intitulé : « Un système national de télécommunications par satellite pour le Canada ».

  • 1969

    • 30 janvier 1969
      Lancement d'ISIS I. Plus perfectionné qu'Alouette, cet engin spatial est conçu pour permettre une étude approfondie de la couche supérieure de l'ionosphère et pour saisir la première photographie des phénomènes auroraux (aurores boréales) depuis l'espace.Le lancement d'ISIS II a lieu le 31 mars 1971.

    • 20 juillet 1969
      En ce dimanche historique, à 22 h 56 précises, heure avancée de l'Est, l'astronaute américain Neil A. Armstrong, commandant de la mission Apollo 11, écrit une page d'histoire en devenant le premier homme à poser le pied sur la Lune. Quinze minutes plus tard, Buzz Aldrin descend l'échelle du module lunaire pour rejoindre son commandant. Le module Eagle s'était posé plus de six heures auparavant (16 h 17) dans la mer de la Tranquillité à l'aide de son train d'atterrissage fabriqué par Héroux Aérospatiale, de Longueuil au Québec. Lancée le 16 juillet, Apollo 11 amerrira dans le Pacifique le 24 juillet.

    • 1er septembre 1969
      Le gouvernement fédéral annonce la création de Télésat Canada, qui deviendra propriétaire et exploitant des satellites canadiens de télécommunications. Le gouvernement crée également le ministère des Communications, qui prend immédiatement la direction du Centre de recherches sur les communications (ancien CRTD) et le Comité interministériel sur l'espace.

  • 1970

    • 30 septembre 1970
      Télésat Canada signe une entente avec Hughes Aircraft, de Californie, visant la construction d'Anik A1, le premier satellite canadien de télécommunications.

  • 1971

    • 31 mars 1971
      Lancement du satellite scientifique ISIS II à bord d'une fusée Thor-Delta, afin de poursuivre les études sur l'ionosphère exécutées par les engins spatiaux précédents, soit les deux Alouette et ISIS I. En 1984, le Canada ayant comblé tous ses besoins en matière de recherche dans ce domaine, l'exploitation des deux satellites ISIS est transférée au Japon, pour des recherches supplémentaires.

    • 1er avril 1971
      Création du Centre canadien de télédétection (CCT).

    • 20 avril 1971
      Protocole d'entente entre le ministère des Communications du Canada et la NASA pour démarrer un programme de satellite de télécommunication expérimental, le satellite technologique de communication (STC), baptisé Hermes lors de son lancement en 1976.

  • 1972

    • 26 juillet 1972
      Réception au Canada de la première image de télédétection de Landsat-1 à la station de Prince Albert.

    • 29 septembre 1972
      Le gouvernement fédéral crée le Laboratoire David-Florida (LDF), un centre d'intégration et d'essais en environnement qui vise initialement à appuyer le programme Hermes/STC. Le LDF est baptisé ainsi en l'honneur de C. David Florida, directeur du programme ISIS jusqu'en 1971.

    • 30 septembre 1972
      Alouette I cesse ses activités neuf ans après la date prévue pour sa mise hors service.

    • 9 novembre 1972
      Lancement du satellite de télécommunication Anik A1. Le Canada devient le premier pays à posséder un satellite national de télécommunication en orbite géostationnaire.

  • 1973

    • 20 avril 1973
      Lancement d'Anik A2, le deuxième satellite de télécommunication canadien qui permet alors aux Canadiens du Nord du pays d'accéder aux réseaux radiophoniques, à la télévision et à de meilleurs services téléphoniques.

  • 1974

    La NASA attribue au Canada le mandat de concevoir, de mettre au point et de construire un télémanipulateur qui fera partie de l'équipement de la navette spatiale. Le Canadarm, issu de ce projet, est un bras robotique de 15 mètres de long pour lequel le Canada a investi 100 millions de dollars. En guise de contribution au programme de la navette spatiale, le gouvernement fédéral offre le premier télémanipulateur gratuitement à la NASA, qui achète ensuite quatre autres Canadarms du maître d'œuvre Spar Aérospatiale, de Brampton en Ontario.

  • 1975

    • 7 mai 1975
      Lancement d'Anik A3 est lancé à bord d'une fusée Delta. Télésat Canada établit une autre première mondiale en plaçant Anik A3 et Anik A2 dans une même position orbitale afin de permettre l'utilisation simultanée des canaux disponibles sur chaque satellite, comme s'ils étaient à bord du même engin spatial.

    • 1er août 1975
      Près de dix ans après son lancement, Alouette 2 est mis hors service.

  • 1976

    • 17 janvier 1976
      Lancement du satellite technologique de communication (STC), un satellite expérimental le plus puissant de son époque baptisé Hermes par la ministre des Sciences, Jeanne Sauvé. Hermes est le premier satellite de télécommunication à fonctionner dans la bande de fréquences 14/12 GHz. En quatre ans d'exploitation conjointe avec les États-Unis, Hermes explore de nouvelles applications satellitaires et ouvre la voie à la mise au point des futurs satellites de diffusion directe.

  • 1977

    • Mars-juin 1977
      L'Université Memorial et l'Université Western effectuent des expériences en télémédecine par le biais du satellite Hermes.

    • 20 août 1977
      La sonde interplanétaire Voyager 2 quitte la Terre. Le Canada a contribué à la mise au point de la sonde : les instruments de télémesure de Voyager 2 sont fixés à l'extrémité d'une perche de conception canadienne. Le 5 septembre, une fusée Titan-Centaur lance Voyager 1, qui survolera Jupiter le 5 mars 1979 et Saturne le 13 novembre 1980. Lors de son exploration du système solaire, Voyager 2 atteint Jupiter le 9 juillet 1979, Saturne le 26 août 1981, Uranus le 24 janvier 1986 et Neptune le 24 août 1989.

  • 1978

    • 26 juin 1978
      La NASA lance le satellite d'océanographie Seasat, le premier satellite civil équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR). Le Canada instaure le programme Sursat (satellite de surveillance) pour utiliser les données d'imagerie de Seasat. En s'appuyant sur l'expérience acquise grâce à Sursat, on amorce la planification de RADARSAT.

    • 15 décembre 1978
      Anik B, le quatrième satellite de télécommunication canadien, est lancé à bord d'une fusée Delta. Anik B est le premier satellite de télécommunication au monde à exploiter deux bandes de fréquences. Ce satellite commercial fonctionnant dans la bande de fréquences de 4/6 GHz remplace non seulement les satellites de la série Anik A, mais il poursuit les expériences prometteuses de Hermes en utilisant six canaux dans la plage supérieure des 14/12 GHz.

  • 1979

    • 1er janvier 1979
      Le premier accord de coopération entre le Canada et l'Agence spatiale européenne (ESA) entre en vigueur pour une durée de cinq ans. Le Canada devient État membre coopérant de cet organisme européen.

    • 16 juillet 1979
      Création à Londres d'Inmarsat, un organisme international de communication par satellite terre-mer et de télécommunications mobiles aériennes, terrestres et maritimes. Le Canada est un membre fondateur d'Inmarsat.

    • 24 novembre 1979
      Mise hors service du satellite de télécommunications expérimental Hermes/CTS.

  • 1980

    Le Canada signe une entente avec l'Agence spatiale européenne (ESA) afin de participer à la mise au point et à l'exploitation d'Olympus, le plus gros satellite hybride de télécommunication jamais lancé par des pays occidentaux. Avec sa part de 11 % dans ce programme, le Canada est appelé à fournir les panneaux solaires, les amplificateurs et les composantes hyperfréquences et à appuyer les activités d'assemblage, d'intégration et d'essais de cet engin spatial d'un milliard de dollars grâce au Laboratoire David Florida.

    En juillet, durant leur réunion annuelle, les pays du G7, incluant le Canada, s'entendent pour créer le Comité sur les satellites d'observation de la Terre (CEOS).

  • 1981

    • 23 octobre 1981
      Le Globe and Mail, quotidien de Toronto, utilise Anik A3 pour transmettre ses nouvelles électroniquement de Toronto à Montréal, et plus tard, à Calgary et Vancouver.

    • 13 novembre 1981
      Lancement du bras canadien (Canadarm) à bord de la navette Columbia (STS-2).

  • 1982

    • 26 août 1982
      Anik D-1 est lancé à bord d'une fusée Delta. La série D, plus puissante, remplacera les séries A et B et formera l'épine dorsale du système national de télécommunications par satellite du Canada jusqu'au début des années 1990.

    • 9 septembre 1982
      Premier sauvetage opérationnel réussi grâce au système COSPAS-SARSAT de recherche et de sauvetage assisté par satellite mis au point par les États-Unis, l'URSS, la France et le Canada.

    • 29 septembre 1982
      Étant donné le rendement exceptionnel du Canadarm, la NASA offre officiellement au Canada d'envoyer un premier Canadien dans l'espace, marquant ainsi le début du Programme des astronautes canadiens.

    • 12 novembre 1982
      Déploiement d'Anik C3 depuis la soute de la navette Columbia durant la première mission commerciale de la navette spatiale (mission STS-5). Anik C3 dessert l'équivalent de 32 canaux de télévision couleur et de 21 504 circuits vocaux. Ce premier satellite de télédiffusion directe plus puissant que les satellites des séries Anik précédentes permet l'utilisation de plus petites antennes paraboliques de réception (seulement 1,2 mètre de diamètre) et la transmission vers des zones urbaines sans interférences radio.

  • 1983

    • 22 juin 1983
      Première utilisation du Canadarm qui déploie le SPAS-01 depuis la soute de la navette Challenger, le quatrième jour de la mission STS-7.

    • 23 juin 1983
      À l'aide d'un module de manutention de charge utile, Anik C2 est déployé depuis la soute de Challenger le cinquième jour de la mission STS-7. Le lancement de C-2 a suivi celui de C-3, car les satellites sont numérotés selon leur ordre de construction et non leur ordre de lancement. Sally Ride devient la première Américaine à séjourner dans l'espace.

    • 5 décembre 1983
      Sélection des six premiers astronautes canadiens : Roberta Bondar, Marc Garneau, Steve MacLean, Ken Money, Robert Thirsk et Bjarni Tryggvason.

  • 1984

    • 6 au 13 avril 1984
      Durant la mission STS-41C, à bord de la navette Challenger, les astronautes James Van Hoften et George Nelson effectuent une première en réparant en orbite le satellite Solar Maximum. Le Canadarm est utilisé pour la septième fois dans le cadre d'une mission de la navette spatiale afin d'appuyer le travail des astronautes en sortie extravéhiculaire et pour déployer la batterie d'exposition prolongée (LDEF). Il s'agit d'une plateforme aux dimensions d'un autobus scolaire contenant 57 expériences sur les matériaux, parmi lesquelles on trouve trois plaques d'exposition canadiennes.

    • 5 au 13 octobre 1984
      L'astronaute Marc Garneau devient le premier Canadien à effectuer un vol spatial en participant à la mission STS-41G à bord de la navette Challenger. En tant que spécialiste de charge utile, il supervise la série d'expériences canadiennes CANEX-1. Lors de la mission, on utilise le Canadarm pour la neuvième fois.

    • 9 novembre 1984
      Déploiement d'Anik D2 le deuxième jour de la mission STS-51A, vol inaugural de la navette Discovery. Avec son jumeau D1 lancé en 1982, Anik D2 est un des plus gros satellites de télécommunications de l'époque, et utilise une plateforme de satellite Hughes Aircraft 376. Pendant cette mission, deux satellites de télécommunication hors d'état de marche, Palapa B2 et Westar VI, sont les premiers engins spatiaux à être récupérés et rapportés sur Terre par une navette spatiale.

    • Décembre 1984
      Le gouvernement du Canada approuve officiellement la phase de définition du programme de satellite de télédétection RADARSAT-1.

  • 1985

    • 8 février 1985
      Une fusée Ariane 3 lancée au centre spatial guyanais de Kourou, propulse en orbite Brasilsat F1, le premier satellite de télécommunications du Brésil. Dans le cadre de cette première initiative conjointe Canada-Brésil, qui permet aux Brésiliens de bénéficier des avantages des télécommunications par satellite, c'est la première fois qu'une entreprise canadienne, Spar Aérospatiale, est choisie comme maître d'œuvre pour la construction de satellites et de matériel terrestre complémentaire destinés à un marché étranger.

    • 17 mars 1985
      Au cours d'un sommet qui a lieu au Québec, le premier ministre du Canada, Brian Mulroney, accepte l'invitation du président américain Ronald Reagan de participer au projet de la station spatiale.

    • 19 mars 1985
      Annonce d'un Plan spatial canadien assorti d'une enveloppe de 195 millions de dollars pour l'exercice 1985-1986. Le Plan spatial confirme la participation du Canada au projet de la station spatiale ainsi qu'à la mise au point d'un satellite de télécommunications du service mobile (MSAT).

    • 12 avril 1985
      Le premier jour de la mission STS-51D, Anik C1 est déployé dans l'espace depuis la soute de Discovery.

    • 16 avril 1985
      Le Canada et les États-Unis signent un protocole d'entente concernant le projet de la station spatiale.

    • 26 novembre - 3 décembre 1985
      Durant le vol inaugural de la navette Atlantis (mission STS-61B), on effectue une expérience canadienne sur la fabrication de miroirs dans l'espace. L'expérience a été conçue par Jean-François Deschênes et Daniel Rey, deux élèves de l'école secondaire Charlebois, à Ottawa. Au cours de la même mission, les astronautes Jerry Ross et Sherwood Spring exécutent une sortie extravéhiculaire pour effectuer la première expérience d'assemblage des éléments de la station spatiale.

  • 1986

    • 28 janvier 1986
      Soixante-treize secondes après son décollage, la navette Challenger explose en une immense boule de feu, tuant les sept membres de l'équipage de la mission STS-51L, parmi lesquels se trouve l'enseignante Christa McAuliffe. Au cours de cette mission, le Canadarm devait déployer et récupérer une plateforme autonome Spartan 203.

    • 22 février 1986
      Lancement du vaisseau spatial suédois Viking avec à son bord un instrument canadien : l'imageur d'aurores dans l'ultraviolet.

    • 18 mars 1986
      Le Canada signe un accord international afin de devenir un partenaire à part entière du programme de la Station spatiale internationale.

    • 7 mai 1986
      Le Canada et le Japon signent à Tokyo une entente de coopération en sciences et technologies.

    • En 1986, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) crée une division spatiale afin d'assurer la gestion du Bureau des astronautes canadiens (maintenant le Bureau des astronautes de l'Agence spatiale canadienne) et le nouveau Programme canadien de la station spatiale.

  • 1987

    • 19 mars 1987
      L'expérience canadienne d'essai d'éléments détecteurs en milieu gravitationnel (GEODE) est lancée à bord d'une fusée-sonde Maser au centre de lancement européen d'Esrange à Kiruna, en Suède. L'expérience canadienne tente de produire des cristaux de tellurure de cadmium/mercure en microgravité.

    • 19 juin 1987
      L'Institut de science terrestre et spatiale (ISTS) est inauguré à l'Université York comme partie intégrante des Centres d'excellence de l'Ontario. L'ISTS est rebaptisé Centre de recherche sur les technologies spatiales et environnementales (CRESTech) le 24 septembre 1997.

  • 1988

    • 21 avril 1988
      Le Canada s'engage à investir 1,19 milliard de dollars avant l'année 2000 pour la construction du Système d'entretien mobile, sa contribution officielle à la Station spatiale internationale. Spar Aérospatiale (maintenant MacDonald, Dettwiler and Associates [MDA]) est désigné comme maître d'œuvre du projet.

    • 29 septembre 1988
      Après une interruption de près de trois ans, la navette Discovery s'élève dans le ciel de la Floride dans le cadre de la mission STS-26R. Au cours de cette mission de cinq jours visant à déployer un satellite TDRS. Une expérience canadienne sur les fluides, conçue par Don Brooks de l'Université de la Colombie-Britannique, est activée et surveillée par l'astronaute George D. Nelson.

      Le même jour à Washington, D.C., le Canada, l'ESA, le Japon et les États-Unis signent des accords multilatéraux et bilatéraux marquant officiellement le début du programme de la Station spatiale internationale Freedom.

  • 1989

    • 30 janvier 1989
      Black Brant 10, une fusée-sonde à trois étages construite par Bristol Aerospace, est lancée à Andoya, en Norvège. Elle transporte l'expérience canadienne OEDIPUS-A (Observation de la distribution des champs électriques dans le plasma ionosphérique : une stratégie unique) durant un vol suborbital de 15 minutes.

    • 22 février 1989
      Lancement du satellite scientifique japonais EXOS-D (rebaptisé Akebono après avoir atteint son orbite) à la base de lancement de l'Institut de science spatiale et d'astronautique (ISAS) à Kagoshima. EXOS-D est équipé d'un instrument canadien nommé spectromètre de masse à ions suprathermiques (SMS). Le SMS est le premier instrument d'origine étrangère à voler à bord d'un engin spatial japonais.

    • 1er mars 1989
      Fondation de l'Agence spatiale canadienne; Larkin Kerwin en devient le premier président.

    • 31 mai 1989
      Renouvellement pour dix années supplémentaires de l'accord de coopération entre le Canada et l'ESA. Avec son statut de membre coopérant, le Canada est le seul pays non européen à participer aux réunions de l'ESA.

    • 12 juillet 1989
      Lancement du satellite de télécommunication expérimental Olympus de l'ESA auquel le Canada a contribué. Évoluant sur une orbite géostationnaire de 19 degrés de longitude ouest, Olympus constitue un banc d'essai pour des technologies avancées de télécommunications par satellite avec quatre charges utiles distinctes : une charge utile de transmission directe à haute vitesse sur deux canaux; une charge utile pour les services spécialisés sur quatre canaux; une charge utile pour les expériences de télécommunications avancées; et un système de signaux pour les expériences de propagation. Le service est interrompu le 11 août 1993 lorsque le satellite perd son altitude de pointage géocentrique et entre en rotation.

    • 13 septembre 1989
      Le ministre d'Industrie, Sciences et Technologie Canada signe un protocole d'entente avec ses homologues de neuf provinces au sujet du programme RADARSAT. Le Québec, l'Ontario, la Saskatchewan et la Colombie-Britannique s'entendent pour investir 52,9 millions de dollars dans le programme. Le gouvernement fédéral annonce alors que son investissement dans RADARSAT atteint 330 millions de dollars.

  • 1990

    • 12 janvier 1990
      Le quatrième jour de la mission STS-32 de 12 jours à bord de la navette Columbia, les astronautes récupèrent la batterie d'exposition prolongée (LDEF), une plateforme aux dimensions d'un autobus scolaire qui était en orbite depuis près de six ans. Trois plaques de la batterie contenaient des expériences sur les matériaux, qui avaient été conçues par le professeur Rod Tennyson, de l'Institut des sciences aérospatiales de l'Université de Toronto (UTIAS).

    • 19 janvier 1990
      L'astronaute canadienne Roberta Bondar est choisie pour participer à la mission STS-42/IML-1 en tant que spécialiste de charge utile. Il s'agit d'une mission Spacelab à bord de la navette Discovery, dont le lancement est prévu pour le 22 janvier 1992 (voir cette date ci-dessous).

    • Mars
      Le Canada investit 15 millions de dollars dans le Télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE) des États-Unis. Le Canada fournit les sous-systèmes optiques et contribuera à l'exploitation des données transmises par le satellite.

    • 25 avril 1990
      Le deuxième jour de la mission STS-31, d'une durée de six jours, le télescope spatial Hubble, premier grand observatoire de la NASA, est déployé dans l'espace depuis la soute de Discovery à l'aide du Canadarm. Cinq universités canadiennes se voient accorder du temps d'observation avec le télescope spatial.

      Le même jour, la fusée suborbitale canadienne Black Brant 5 s'envole de White Sands, au Nouveau-Mexique, avec à son bord la charge utile d'astronomie COBRA. Cette expérience canadienne, qui consiste en un détecteur de particules servant à mesurer les radiations fossiles résultant de l'explosion du Big Bang originel, confirme les découvertes du satellite d'astronomie américain COBE.

    • 6 octobre 1990
      Pour la première fois, un instrument scientifique canadien est lancé au-delà de l'orbite de la Terre. Le télescope High Flux, conçu par l'Institut Herzberg du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), est l'un des multiples instruments transportés par Ulysses, la sonde spatiale de l'ESA déployée depuis la soute de Discovery le premier jour de la mission STS-41. Ulysses, qui a pour mission d'observer les deux pôles du Soleil, est le premier objet de fabrication humaine à voyager dans l'espace à l'extérieur de l'écliptique solaire. La sonde européenne survole le pôle sud du Soleil à une distance de 300 millions de kilomètres le 13 septembre 1994 et atteint sa latitude maximale de 80,2 degrés au nord de l'équateur du Soleil le lundi 31 juillet 1995. La sonde solaire réalise sa première orbite autour du Soleil en passant par les pôles le 17 avril 1998.

    • 30 octobre 1990
      Signature du protocole d'entente décrivant les détails de la coopération spatiale entre le Canada et la Russie.

    • 14 décembre 1990
      La Loi sur l'Agence spatiale canadienne est adoptée par le gouvernement du Canada.

    • 19 décembre 1990
      Telesat Mobile, d'Ottawa, et Mobile Satellite Corporation, de Washington, attribuent un contrat à une équipe industrielle formée par Spar Aérospatiale (maintenant MDA) et par Hughes Aircraft de El Segundo, en Californie, pour construire deux satellites de télécommunications du service mobile (MSAT).

  • 1991

    • 7 mars 1991
      Le gouvernement fédéral attribue un marché de 195 millions de dollars à Spar Aérospatiale (maintenant MDA) pour la conception détaillée du Système d'entretien mobile (MSS) de la Station spatiale internationale.

    • 4 avril 1991
      Le satellite de télécommunication Anik E2 est lancé à bord d'une fusée Ariane 4. L'antenne en bande C, qui a posé des problèmes techniques, sera finalement déployée en juillet, et le satellite géostationnaire sera mis en service au mois de septembre.

    • 5-11 avril 1991
      Durant la mission STS-37, l'observatoire GRO (un observatoire à rayons gamma) est déployé depuis la soute d'Atlantis à l'aide du Canadarm, utilisé pour la 23e fois lors d'une mission de navette spatiale. L'observatoire GRO, second grand observatoire de la NASA, est la charge utile la plus lourde jamais déployée par la navette spatiale. Dans le compartiment intermédiaire d'Atlantis, les astronautes surveillent la série d'expériences sur la croissance de cristaux de protéines du BIMDA (un équipement de dispersion des matériaux de Bioserve Instrumentation Technology Associates), auxquelles participait Jurgen Sygusch, de l'Université de Sherbrooke, au Québec.

    • 16 juillet 1991
      Lancement d'ERS-1, le premier satellite européen d'observation de la Terre. Le Canada a participé à sa mise au point et reçoit ses données transmises en liaison descendante aux stations réceptrices du Centre canadien de télédétection (CCT) de Prince Albert en Saskatchewan et de Gatineau au Québec.

    • 12 septembre 1991
      La navette spatiale Discovery décolle dans le contexte de la mission STS-48 qui comporte le déploiement sur une orbite inclinée à 57 degrés du Satellite de recherche sur la haute atmosphère (UARS). Il s'agit du premier engin spatial de la NASA dans le cadre de son programme Mission To Planet Earth. Le satellite scientifique transporte 10 instruments, dont l'interféromètre d'imagerie des vents WINDII, un instrument canadien qui a pour chercheur principal le professeur Gordon Shepherd, de l'Université York à Toronto.

    • 26 septembre 1991
      Le satellite de communications canadien Anik E1 est lancé de Kourou en Guyane française à bord d'une fusée Ariane 44P.

    • 7-11 octobre 1991
      Parrainé par l'Agence spatiale canadienne, le 42e Congrès annuel de la Fédération internationale d'astronautique (FIA) a lieu à Montréal.

  • 1992

    • 17 janvier 1992
      L'Agence spatiale canadienne lance une campagne de recrutement d'une seconde équipe d'astronautes.

    • 22-30 janvier 1992
      Roberta Bondar est la première femme canadienne et la deuxième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à séjourner dans l'espace lors de la mission STS-42 à bord de Discovery.

    • 19 mars 1992
      Lancement, à la base de lancement de White Sands, au Nouveau-Mexique, de la fusée-sonde canadienne Black Brant 9 qui transporte la charge utile CSAR-1 (fusée d'expérimentation en microgravité de l'Agence spatiale canadienne).

    • 24 mars 1992
      Achèvement des activités de privatisation de Télésat Canada avec la vente des dernières actions du gouvernement fédéral à Alouette Telecommunications Inc.

    • 25 mars 1992
      Les cosmonautes Aleksandr Volkov et Sergueï Krikalev et l'astronaute allemand Klaus-Dietrich Flade reviennent sur Terre à bord de Soyouz TM13. Krikalev a passé plus de 10 mois à bord de la station spatiale Mir durant les événements historiques du démantèlement de l'URSS et de la naissance de la Russie en tant que pays. L'équipage rapporte également un ensemble de 24 expériences canadiennes en microgravité qui avaient été embarquées à bord de Mir le 25 janvier.

    • 4 mai 1992
      M. Roland Doré, ancien directeur de l'École Polytechnique de Montréal, devient le deuxième président de l'Agence spatiale canadienne.

    • 7-16 mai 1992
      Durant le vol inaugural de la navette Endeavour, les astronautes de la mission STS-49 effectuent la réparation du satellite de télécommunication en difficulté Intelsat-VI. Le Canadarm, qui en est à sa 26e mission, est utilisé à plusieurs reprises pour appuyer les activités extravéhiculaires. Pour la première fois, trois astronautes font une sortie simultanée dans l'espace d'une durée record de 8 heures et 29 minutes.

    • 8 juin 1992
      L'Agence spatiale canadienne sélectionne les quatre candidats qui formeront le deuxième groupe d'astronautes canadiens parmi un bassin de 5 330 candidats. Il s'agit de : Chris A. Hadfield, capitaine des Forces aériennes, Julie Payette, ingénieure spécialiste de l'interface homme-machine, Robert Stewart, géophysicien, et Daffyd (David) Williams, médecin urgentologue. Une semaine plus tard, Robert Stewart démissionne pour des motifs personnels et est remplacé par Michael John Mackay, capitaine des Forces aériennes.

    • 3 juillet 1992
      Les astronautes Marc Garneau et Chris Hadfield, une nouvelle recrue, sont choisis par l'Agence spatiale canadienne pour être les premiers spécialistes de mission canadiens. Un mois plus tard, les deux hommes commencent leur entraînement à Houston, en même temps que les astronautes de l'ESA, Jean-François Clervoy et Maurizio Cheli, et l'astronaute japonais, Koichi Wakata.

    • 31 juillet-8 août 1992
      Pour la première fois, un spécialiste de mission non américain prend place à bord de la navette spatiale durant la mission STS-46. Claude Nicollier, un astronaute suisse de l'ESA, est responsable du déploiement de la plateforme EURECA depuis la soute de la navette Atlantis à l'aide du Canadarm, qui en est à sa 27e mission.

    • 12-20 septembre 1992
      Durant la mission STS-47/Spacelab J, à laquelle participe Mae Jemison, première Afro-Américaine dans l'espace, et Mamoru Mohri, premier astronaute professionnel japonais à bord de la navette spatiale, l'expérience canadienne Bread in Space est activée. Cette expérience compare le comportement de la levure du pain en l'absence de pesanteur à celui de la levure dans des conditions de pesanteur normales. Il s'agit d'une expérience canadienne GAS (Get Away Special) réalisée dans un contenant se trouvant dans la soute et nécessitant une intervention minime des astronautes.

    • 6 octobre 1992
      Une fusée chinoise Longue Marche CZ-2C lance Freja, un satellite scientifique suédois transportant deux instruments canadiens : un imageur d'aurores dans l'ultraviolet (UVAI) et un analyseur de plasma froid (CPA).

    • 22 octobre-1er novembre 1992
      Troisième astronaute canadien à séjourner dans l'espace, le spécialiste de charge utile Steve MacLean s'occupe de l'ensemble des expériences canadiennes CANEX-2, et en particulier du système de vision spatiale (SVS) faisant appel au Canadarm, qui en est à sa 29e mission. C'est au cours de cette mission STS-52 que le satellite LAGEOS géodésique est déployé depuis la soute de la navette Columbia.

  • 1993

    • 1er février 1993
      Les cosmonautes Anatoly Soloviev et Sergueï Avdeev reviennent sur Terre après un séjour de 189 jours sur Mir durant lequel Avdeev a activé une expérience canadienne mesurant la radioactivité de l'environnement de la station spatiale russe.

    • 10 mars 1993
      Le président américain Bill Clinton demande une restructuration générale du programme de la Station spatiale internationale Freedom. Le 17 juin, l'administration Clinton remplace le nom de Freedom par Alpha.

    • Fin juin 1993
      Déménagement des premiers employés au nouveau siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, au Québec. Le bâtiment, qui évoque une station spatiale, abrite les installations d'entraînement des astronautes, le Centre de contrôle de mission RADARSAT, le Centre d'exploitation du système d'entretien mobile (MSS) et des laboratoires destinés aux sciences de la vie, à la robotique, aux systèmes spatiaux et aux technologies d'optique et d'informatique. En 1996, le siège social de l'Agence spatiale canadienne est officiellement nommé le Centre spatial John H. Chapman, en l'honneur du scientifique qui est considéré comme le père du Programme spatial canadien.

    • 2 septembre 1993
      Les États-Unis et la Russie signent des accords spatiaux bilatéraux visant à inclure la Russie dans le programme de la Station spatiale internationale. Lors d'une réunion à Paris le 16 octobre, les quatre partenaires initiaux acceptent dans leurs rangs la Russie, qui deviendra un partenaire officiel le 6 décembre, à Washington.

    • 18 octobre-1er novembre 1993
      Durant la mission STS-58/SLS-2, dédiée aux sciences de la vie et menée dans le module du Spacelab installé dans la soute de la navette Columbia, les astronautes exécutent trois expériences canadiennes sur le système vestibulaire conçues par M. Douglas Watt, directeur du module de recherche en médecine aéronautique de l'Université McGill.

    • 2-13 décembre 1993
      Durant la mission STS-61, les astronautes d'Endeavour exécutent la première mission de réparation et d'entretien du télescope spatial Hubble. Claude Nicollier manœuvre le Canadarm afin de saisir et déployer le télescope spatial et pour appuyer un nombre record de cinq sorties dans l'espace durant une seule et même mission.

  • 1994

    • 3 juin 1994
      Les grandes lignes du second Plan spatial à long terme : Au cours des dix prochaines années, le Programme spatial canadien bénéficiera d'une enveloppe totale de 2,7 milliards de dollars, et 500 millions de dollars seront affectés à la contribution canadienne à la Station spatiale internationale. Le nouveau plan spatial prévoit l'amélioration des installations de soutien du programme RADARSAT, un programme de recherche en télécommunications de pointe, le développement des technologies spatiales en partenariat avec l'industrie et d'autres agences spatiales, un meilleur financement des sciences spatiales au Canada, en particulier pour la recherche sur l'atmosphère et en microgravité, et plus de missions spatiales à bord de la navette pour les astronautes canadiens.

    • 8-23 juillet 1994
      Au cours de cette deuxième mission du Laboratoire international de microgravité (STS-65 à bord de la navette Columbia), l'équipage exécute une série d'expériences canadiennes sur les changements physiologiques que subit la colonne vertébrale en microgravité. Lors de cette mission, l'astronaute canadien Marc Garneau devient le premier non-Américain à assumer le rôle de Capcom (responsable des communications entre l'équipage de la navette et le personnel au sol) au Centre de contrôle de mission de Houston.

    • 15 juillet 1994
      Roland Doré démissionne de son poste de président de l'Agence spatiale canadienne et devient président de l'Université internationale de l'espace (ISU) située à Strasbourg, en France.

    • 2 septembre 1994
      Chris Hadfield, major des Forces aériennes, termine son entraînement de spécialiste de mission et est assigné à la mission STS-74, la deuxième mission d'amarrage Atlantis-Mir, dont le lancement est prévu pour le 11 novembre 1995.

    • 21 novembre 1994
      William MacDonald (Mac) Evans est nommé président de l'Agence spatiale canadienne. Le troisième président entre en fonction le 21 novembre pour un mandat de cinq ans.

    • 8 décembre 1994
      Lancement de la fusée CSAR-2 (Canadian Space Agency Rocket-2) à partir de White Sands, au Nouveau-Mexique, laquelle effectue un vol suborbital d'une durée de 14 minutes. La mission de CSAR-2 comprend cinq expériences de traitement de matériaux en microgravité.

  • 1995

    • 13 janvier 1995
      Dave Williams est choisi pour devenir le troisième spécialiste de mission canadien. Il commence son entraînement à Houston le 6 mars.

    • 8 février 1995
      La NASA annonce qu'elle paiera 190 millions de dollars américains à l'Agence spatiale russe pour la construction du module FGB, le premier élément de la Station spatiale internationale rebaptisé Zarya (aube) après son lancement le 20 novembre 1998.

    • 19 avril 1995
      Robert Thirsk est désigné spécialiste de charge utile pour son premier vol spatial dans le cadre de la mission STS-78 dont le lancement est prévu pour le 20 juin 1996. Cette mission Spacelab en sciences de la vie et en microgravité sera la plus longue mission jamais exécutée par un astronaute canadien.

    • 13 juin 1995
      L'astronaute canadien Marc Garneau est désigné spécialiste de mission pour son deuxième vol spatial lors de la mission STS-77. Le lancement de cette mission de 10 jours à bord de la navette Endeavour est prévu pour le 19 mai 1996.

    • 4 novembre 1995
      Lancement de RADARSAT, le premier satellite canadien d'observation de la Terre.

    • 6 novembre 1995
      La fusée-sonde à quatre étages Black Brant XII décolle de la base de lancement de Poker Flat, en Alaska, afin de réaliser l'expérience Oedipus-C d'une durée de 16 minutes. À une altitude de 869 kilomètres, la charge utile, constituée de deux masses liées l'une à l'autre par un filin conducteur, est projetée dans l'espace de manière à ce que les deux masses se distancent d'un kilomètre l'une de l'autre.

    • 12-20 novembre 1995
      Chris A. Hadfield, le quatrième astronaute canadien à se rendre dans l'espace, est non seulement le premier spécialiste de mission canadien, mais aussi le premier Canadien à monter à bord de la station spatiale Mir lorsqu'il se joint aux quatre membres d'équipage de la mission STS-74, la deuxième mission d'amarrage Atlantis-Mir. Hadfield est aux commandes du Canadarm durant l'installation du module d'amarrage russe de cinq tonnes sur le système d'amarrage de l'orbiteur.

    • 5 décembre 1995
      À Beijing, l'Agence spatiale canadienne signe une entente avec l'agence spatiale chinoise pour une éventuelle coopération dans le domaine des sciences et des technologies spatiales.

  • 1996

    • 22-31 mars 1996
      Troisième mission d'amarrage Atlantis-Mir. Les astronautes de la mission STS-76 transfèrent des provisions et du matériel d'expérimentation dans le complexe orbital russe, incluant l'expérience canadienne sur la diffusion des métaux liquides de l'Université Queen's (QUELD II).

    • 26 mars 1996
      Un court-circuit dans le bloc d'alimentation survient entre batterie de cellules solaires et la charge utile de télécommunications du satellite Anik E1 de Télésat Canada, ce qui réduit considérablement les capacités de communication du satellite.

    • 20 avril 1996
      Lancement d'une fusée Ariane 42P de Kourou et mise en orbite un satellite de télécommunications du service mobile (MSAT) pour le compte de TMI Communications de Gloucester en Ontario.

    • 26 avril 1996
      La station spatiale russe Mir est achevée à la suite de l'amarrage de Priroda, le dernier des six modules de la station. Ce module de 20 tonnes, lancé trois jours auparavant par une fusée Proton, transporte divers équipements scientifiques, incluant le support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM) du Canada, un équipement unique qui sera activé pour la première fois le 14 mai par l'astronaute résidente américaine Shannon Lucid.

    • 19-29 mai 1996
      À bord de la navette Endeavour, Marc Garneau devient le premier Canadien à retourner dans l'espace une deuxième fois en participant, comme spécialiste de mission, à la mission STS-77. Garneau est aux commandes du Canadarm pour récupérer la plateforme Spartan 207. Il contrôle également le four commercial à zone flottante (CFZF), une installation de croissance des cristaux en sciences des matériaux mise au point par l'Agence spatiale canadienne (ASC) en collaboration avec l'Agence spatiale allemande (DARA) et la NASA. Il s'agit du premier vol de l'installation aquatique de recherche, un autre projet de l'ASC. Deux autres expériences canadiennes sont de la mission. Dans la série des expériences GAS (Get Away Special), on retrouve ACTORS (semi-conducteurs organiques minces), conçue au Canada Atlantique, et NANOGAS (semi-conducteurs cristallins nanoporeux).

    • 20 juin - 7 juillet 1996
      Robert Thirsk devient le cinquième Canadien dans l'espace en participant à la mission STS-78/Sciences de la vie et microgravité à titre de spécialiste de charge utile. Il s'agit en fait d'une mission du Spacelab, un laboratoire situé dans la soute de Columbia. Cette mission de 17 jours est la plus longue mission à laquelle un astronaute Canadien ait jamais participé.

    • 27 juin 1996
      Les astronautes canadiens Steve MacLean et Julie Payette sont choisis pour un entraînement de spécialiste de mission. Ils déménagent à Houston pour se joindre à la classe de 1996 des astronautes de la NASA et commencent leur entraînement le 12 août.

    • 10 juillet 1996
      À Ottawa, le ministre d'Industrie Canada, John Manley, et le directeur général de l'ESA, Jean-Marie Luton, signent deux accords sur la participation canadienne au Programme général de technologie de soutien (GSTP) et au Programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications (ARTES), deux programmes de l'ESA.

    • 12 août 1996
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, David Williams, termine son entraînement de spécialiste de mission et est désigné membre de l'équipage de la mission STS-90/Neurolab d'une durée de 16 jours. Cette mission est vouée à l'étude du système neurologique en conditions de microgravité. Le lancement a lieu le 17 avril 1998.

    • 29 août 1996
      L'engin spatial Interball-2 est lancé du cosmodrome russe de Plesetsk. Il transporte 11 instruments scientifiques, dont l'imageur d'aurores dans l'ultraviolet (UVAI), un système de caméra canadien destiné à l'observation des orages magnétiques à très haute altitude.

    • 2 octobre 1996
      Le siège social de l'Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert, au Québec, est nommé officiellement le Centre spatial John H. Chapman, en l'honneur de John Herbert Chapman, le père du Programme spatial canadien.

    • 10 octobre 1996
      À Beijing, en Chine, Mac Evans, président de l'Agence spatiale canadienne, signe une entente de coopération sino-canadienne en sciences spatiales avec Wang Tongye, sous-ministre de la Commission scientifique, technologique et industrielle de la défense nationale (COSTIND).

    • 15 octobre 1996
      À Bangalore, en Inde, le président de l'Agence spatiale canadienne, Mac Evans, signe une entente de coopération indo-canadienne en sciences spatiales avec le professeur indien Kasturi Rangan, président de l'Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO).

    • 4 novembre 1996
      L'astronaute canadien Bjarni Tryggvason est désigné spécialiste de charge utile dans le cadre de la mission STS-85/CRISTA-SPAS, dont le lancement a eu lieu le 7 août 1997. À bord de la navette Discovery, Tryggvason met à l'essai une nouvelle version du support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM), dont il est l'un des concepteurs.

      Le même jour, l'Agence spatiale canadienne dévoile son nouveau logo.

  • 1997

    • Janvier 1997
      À ses installations de Brampton en Ontario, Spar Aérospatiale termine l'intégration du télémanipulateur de la station spatiale (SSRMS). Le lancement du bras robotisé de 17 mètres de long vers la Station spatiale internationale a lieu le 19 avril 2001.

    • 11 janvier 1997
      Une énorme tempête solaire serait la cause de la perte du satellite de télécommunication Telstar 401. Le sursaut de rayonnement solaire a été enregistré sur Terre par les 13 observatoires du réseau CANOPUS (Réseau auroral canadien pour l'observation du plasma dans la haute atmosphère et l'espace), un des éléments importants du Programme de physique solaire-terrestre de l'Agence spatiale canadienne.

    • 12-22 janvier 1997
      Durant la mission STS-81, la cinquième mission d'amarrage Atlantis-Mir, l'astronaute américain Jerry Linenger monte à bord de la station spatiale russe. Au cours de son séjour de quatre mois, Linenger exécute une expérience canadienne pour observer les mécanismes du sommeil des astronautes dans l'espace. Cette expérience soutenue par l'Agence spatiale canadienne (ASC) a été conçue par le Dr Harvey Moldofsky, directeur du Centre for Sleep and Chronobiology du Toronto Hospital. Linenger surveille également plus de 100 échantillons d'une autre expérience commanditée par l'ASC, le four QUELD-2 (expérience de l'Université Queen's sur la diffusion des métaux liquides), installé sur le support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM).

    • 12 février 1997
      Lancement du satellite de radioastronomie HALCA à la rampe de lancement de Kagoshima, au Japon. Les signaux transmis par le satellite japonais sont fusionnés à ceux transmis par les radiotélescopes du réseau mondial d'interférométrie à très longue base (VLBI). Les astronomes utilisent un système informatique appelé « corrélateur », conçu au Canada par le Centre de recherche en technologie terrestre et spatiale de l'Université York et l'Observatoire de radioastronomie de l'Institut Herzberg à Penticton, en Colombie-Britannique.

    • 28 février 1997
      Télésat Canada annonce son intention de confier à Lockheed Martin la construction de NIMIQ, le premier satellite canadien de radiodiffusion directe, qui doit être lancé le 21 mai 1999.

    • 8 avril 1997
      Pendant une visite à la Maison-Blanche, à Washington, le premier ministre Jean Chrétien annonce que son gouvernement consacrera 207 millions de dollars au développement du Manipulateur agile spécialisé (SPDM), un élément clé du Système d'entretien mobile (MSS) canadien destiné à la Station spatiale internationale.

    • 24 mai 1997
      La navette Atlantis revient sur Terre après la mission STS-84, avec à son bord l'astronaute Jerry Linenger qui rapporte avec lui 102 échantillons traités dans le four canadien QUELD-2 (expérience de l'Université Queen's sur la diffusion des métaux liquides).

    • 7-19 août 1997
      Bjarni Tryggvason devient le sixième astronaute canadien à séjourner dans l'espace lorsqu'il se joint à ses coéquipiers de la mission STS-85 pour déployer la palette CRISTA-SPAS. En tant que spécialiste de charge utile, Tryggvason est chargé de l'essai en orbite de la nouvelle génération du support d'isolation contre les vibrations en microgravité (MIM), un instrument canadien unique dont il est un des concepteurs. Un MIM de la première génération est exploité à bord de la station spatiale Mir.

    • 14 septembre 1997
      RADARSAT-1, le premier satellite canadien d'observation de la Terre exploité par l'Agence spatiale canadienne, capte la toute première image-satellite à haute résolution du pôle Sud. C'est en faisant pivoter le satellite radar canadien de 180 degrés sur l'axe de lacet que cet instantané unique est réalisé. Cette manœuvre exécutée dans le cadre de la Mission de cartographie de l'Antarctique a permis au radar de saisir les images à gauche de la trace au sol du satellite plutôt qu'à la droite de celle-ci et en pointant son faisceau vers le haut pour observer le pôle Sud.

    • 25 septembre 1997
      La navette Atlantis s'envole pour la mission STS-86, la septième mission d'amarrage avec Mir. Parmi les différents équipements qui sont transférés dans la station spatiale russe, se trouve l'expérience CAPE, la plus importante expérience canadienne sur la croissance des cristaux de protéines effectuée dans l'espace. Quelque 800 échantillons de protéines provenant de 15 universités et de 12 écoles secondaires sont manipulés durant quatre mois par l'astronaute américain David Wolf. Les échantillons de CAPE sont ramenés au Centre spatial John H. Chapman, à (Longueuil) Saint-Hubert au Québec, le 2 février 1998.

  • 1998

    • 27 février 1998
      L'Agence spatiale canadienne (ASC) choisit MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) de Richmond, en Colombie-Britannique, pour construire RADARSAT-2, une version allégée, plus économique et plus puissante que son prédécesseur, RADARSAT-1. Le deuxième satellite canadien d'observation de la Terre offrira une résolution d'un mètre par trois mètres (1 m x 3 m).

    • 17 avril-3 mai 1998
      Le spécialiste de mission Dave Williams devient le septième astronaute canadien dans l'espace lorsqu'il se joint aux six autres membres de l'équipage de la mission STS-90/Neurolab, la dernière mission à se dérouler dans le Spacelab situé dans la soute de la navette Columbia. Pendant la mission de près de 16 jours, le Dr Williams, premier médecin de bord non américain affecté à une mission de la navette, exécute 26 expériences portant sur les effets de la microgravité sur le système nerveux. Parmi celles-ci, on compte deux expériences canadiennes : l'expérience de coordination visuomotrice durant les vols spatiaux, qui nécessite l'utilisation de l'Installation de coordination visuomotrice (VCF) mise au point par Barry Fowler de l'Université York, et l'expérience sur le rôle des repères visuels en réalité virtuelle (VISO), mise au point conjointement par Charles Oman, professeur du MIT, et Ian Howard du CRESTech de l'Université York.

    • 3 juillet 1998
      Lancement (4 juillet, au Japon) de la première sonde martienne japonaise, Planet B, depuis le Centre spatial de Kagoshima. La sonde, rebaptisée Nozomi en orbite, transporte un petit instrument canadien de 3,25 kilogrammes, l'analyseur de plasma thermique (TPA), destiné à mesurer la température et la densité du plasma martien ainsi que la vitesse d'entraînement des particules chargées de l'atmosphère de Mars afin de comprendre les mécanismes énergétiques de la magnétosphère de cette planète. Andrew Yau, professeur à l'Institut de recherche spatiale de l'Université de Calgary (Alberta), est le chercheur principal de cette expérience. En avril 2002, Nozomi subit les effets d'une éruption solaire qui cause un court-circuit d'un sous-système du satellite et qui rend irréalisable l'insertion du satellite dans l'orbite de Mars. En décembre 2003, les scientifiques japonais annoncent officiellement l'incapacité de placer Nozomi en orbite autour de Mars. La mission de Nozomi est annulée, et l'engin gravite sans danger autour du Soleil.

    • 29 octobre-7 novembre 1998
      Le légendaire astronaute américain John H. Glenn s'envole dans l'espace 36 ans après son vol spatial historique à bord de Friendship 7. Le sénateur de l'Ohio âgé de 77 ans participe à la mission STS-95 à bord de la navette Discovery. Durant la mission, le plus vieil astronaute à séjourner dans l'espace est chargé de surveiller deux des trois expériences canadiennes : OSTEO, une expérience sur la croissance de cellules osseuses en microgravité, et SepTech, une expérience en physique des fluides visant à séparer les cellules saines des cellules cancéreuses. La troisième expérience touche la croissance de cristaux de protéines.

    • 20 novembre 1998
      Lancement de Zarya, premier élément de la Station spatiale internationale, au moyen d'une fusée Proton depuis Baïkonour, au Kazakhstan, le module de 17 tonnes comporte cinq cibles noires spéciales de 16,5 centimètres de diamètre mises au point dans le cadre du projet du système canadien de vision spatiale (CSVS).

    • 4 décembre 1998
      Lancement de la navette Endeavour avec son équipage de six astronautes pour la mission STS-88/2A, la première mission d'assemblage de la Station spatiale internationale. En utilisant le nouveau Canadarm, qui effectue sa première mission opérationnelle, l'astronaute Nancy Currie installe le nœud Unity sur le système d'amarrage de l'orbiteur et, deux jours plus tard, saisit le module Zarya pour assembler les deux premiers éléments de la station. Tout au long de ces opérations, le système de vision spatiale de l'orbiteur (OSVS), un dérivé du système canadien de vision spatiale (CSVS), s'avère un élément essentiel puisque Unity empêche d'observer l'approche du module russe.

    • 21 décembre 1998
      MacDonald, Dettwiler and Associates accorde un contrat de 90 millions de dollars à Spar Aérospatiale de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, pour la conception et la mise au point du satellite radar à synthèse d'ouverture RADARSAT-2.

  • 1999

    • 12 mars 1999
      Le Canadarm2, un bras robotique de 17,6 mètres de long et une composante clé du Système d'entretien mobile (MSS) de la Station spatiale internationale, est officiellement cédé à son propriétaire, l'Agence spatiale canadienne, par son constructeur Spar Aérospatiale Ltée de Brampton, en Ontario. Le Canadarm2 de 1,4 milliard de dollars est livré en Floride deux mois plus tard (voir 16 mai 1999), au Centre d'intégration de la station spatiale du Centre spatial Kennedy afin de commencer les tests d'intégration avec les autres éléments de la station spatiale en vue de son lancement prévu pour 2001 lors de la mission STS-100/6A.

    • 16 mai 1999
      Le nouveau bras robotisé Canadarm2 est livré comme prévu au Centre d'intégration de la station spatiale du Centre spatial Kennedy de la NASA en Floride.

    • 21 mai 1999
      Mise en orbite géostationnaire du satellite NIMIQ de radiodiffusion directe à haute puissance de Télésat Canada au moyen d'un lanceur russe Proton-K depuis le centre spatial de Baïkonour au Kazakhstan. Construit par Lockheed Martin Space and Communications, le satellite NIMIQ fournit des services de radiodiffusion directe, accessibles aux utilisateurs par le truchement d'une antenne parabolique de 46 centimètres.

    • 27 mai-6 juin 1999
      La spécialiste de mission Julie Payette devient la huitième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à séjourner dans l'espace et la première parmi les astronautes canadiens à monter à bord de la Station spatiale internationale lors de la mission STS-96/2A.1, la première mission de logistique de la Station spatiale internationale. Julie Payette devient la troisième astronaute canadienne à manœuvrer le bras robotisé Canadarm, qui en est à sa 53e mission, lorsqu'elle procède à l'inspection des cibles du système canadien de vision spatiale. Une fois les activités à bord de la station achevées, elle éjecte le satellite éducatif STARSHINE hors de la soute.

    • 8 juin 1999
      John Manley, ministre de l'Industrie et responsable de l'Agence spatiale canadienne, présente à la Chambre des communes une loi qui officialise la participation du Canada au projet de la Station spatiale internationale (SSI). La Loi de mise en œuvre de l'Accord sur la Station spatiale internationale civile est bénéfique pour le Canada, car elle prévoit sa participation à long terme au projet dans le cadre du Programme spatial canadien.

    • 24 juin 1999
      Lancée à 11 h 44 HAE, une fusée Delta II Med-Lite de Boeing place sur une orbite circulaire inclinée à 25 degrés, à 768 kilomètres d'altitude, le télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE), un satellite d'astronomie de 6 mètres de haut et de 1 360 kilogrammes. L'Agence spatiale canadienne fournit, dans le cadre de ce projet, le système de caméras de pointage fin (FES) qui permet de stabiliser et d'orienter le télescope avec une remarquable précision.

    • 18 septembre 1999
      William MacDonald Evans, président de l'Agence spatiale canadienne, et Isao Uchida, président de l'agence spatiale japonaise NASDA, signent une entente d'échange de personnel prévoyant, entre autres, l'entraînement d'astronautes japonais en vue de l'exploitation du Système d'entretien mobile (MSS) du Canada.

    • 18 décembre 1999
      Le lancement très attendu de l'engin spatial de télédétection Terra (anciennement EOS-AM) est effectué au moyen d'une fusée Lockheed Martin Atlas 2AS. Il s'agit du premier de 25 engins spatiaux de différentes tailles lancés au cours de 2003 dans le cadre du programme Earth Observing System (EOS) de la NASA. Terra transporte cinq instruments, dont trois de la NASA, un du Japon et le détecteur canadien de mesure de la pollution dans la troposphère (MOPITT). EMS Technology Canada Ltd., de Sainte-Anne-de-Bellevue, au Québec, a également conçu et mis au point le système d'antenne orientable permettant à Terra de communiquer avec le Réseau de satellites de poursuite et de transmission de données.

    • 19-27 décembre 1999
      STS-103 : troisième mission d'entretien du télescope spatial Hubble à bord de la navette Discovery. Durant cette mission, le télescope Hubble est mis à niveau grâce à une augmentation de sa capacité informatique et de stockage d'information, de nouvelles composantes de batteries, un système de guidage amélioré et de nouveaux gyroscopes. Manœuvré par Jean-François Clervoy, un astronaute de l'Agence spatiale européenne, le Canadarm est utilisé pour la 54e fois lors d'une mission de navette spatiale.

    • 23 décembre 1999
      MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) (en anglais seulement), l'entreprise responsable de la mise au point, de la commercialisation et de l'exploitation du satellite de télédétection RADARSAT-2, accorde un contrat à l'entreprise italienne Alenia Spazio pour construire la plateforme de déploiement de l'antenne du satellite successeur de RADARSAT-1.

  • 2000

    • 12 janvier 2000
      John Hutchings, de l'Institut d'astrophysique Hertzberg du Conseil national de recherches du Canada, présente un rapport au congrès annuel de l'American Astronomical Society à Atlanta. Il discute des premières découvertes canadiennes faites grâce au télescope d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet (FUSE). Ce satellite d'astronomie a permis de découvrir que l'explosion de milliers d'étoiles a laissé un halo en forme de ballon de football composé de gaz brûlant et s'étendant jusqu'à 5 000 à 10 000 années-lumière au-dessus et en dessous de la Voie lactée.

    • 7 février 2000
      John Manley, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne, annonce la création du prix d'excellence John H. Chapman en reconnaissance des réalisations exceptionnelles dans le secteur des sciences et technologies spatiales.

    • 26 février 2000
      Le lancement d'une fusée-sonde Black Brant 12 depuis le centre de recherches scientifiques de la NASA situé à Poker Flat, dans les environs de Fairbanks, en Alaska, souligne plus de 160 années de recherche scientifique canadienne visant à élucider les mystères des aurores boréales. Elle propulse la mission GEODESIC (géodynamique et détection électro-optique des courants d'électrons et d'ions suprathermiques) à 1 000 kilomètres d'altitude au cœur d'une aurore boréale avant de retomber dans la mer de Beaufort. L'instrument canadien est utilisé pour examiner les petites poches d'énergie présentes dans la haute atmosphère de la Terre, où se produisent les aurores boréales.

    • 20 octobre 2000
      L'Agence spatiale canadienne se joint à l'Agence spatiale européenne et au CNES pour fonder la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ». Le partage de données satellitaires facilite désormais les opérations de secours et de sauvetage lors de grands désastres.

    • 30 novembre 2000
      Marc Garneau, premier Canadien à être allé dans l'espace, participe à sa troisième mission (STS-97). La mission STS-97 a pour objectif l'installation de la première des quatre paires d'immenses panneaux solaires sur la Station spatiale internationale (SSI). Cette mission de 12 jours est la troisième pour Marc Garneau – un record chez les astronautes canadiens à ce moment-là.

  • 2001

    • 20 février 2001
      Lancement d'OSIRIS à bord du troisième satellite scientifique suédois, Odin. Le spectrographe optique avec système imageur dans l'infrarouge baptisé OSIRIS est un instrument scientifique innovateur de 6 millions de dollars pesant 12 kilogrammes. Il a été conçu et fabriqué par Routes inc. de Kanata, à l'ouest d'Ottawa, et comprend deux instruments de mesure environnementale, soit un spectrographe imageur de précision et un imageur à trois télescopes dans le proche infrarouge.

    • 8 mars 2001
      Lancement de la mission STS-102 (ISS-5A.1) avec à son bord H-Reflex, la première expérience canadienne en sciences spatiales destinées à la Station spatiale internationale. Cette expérience sur les sciences de la vie dans l'espace porte sur l'étude de l'excitabilité de la moelle épinière.

    • 19 avril au 1er mai 2001
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Chris Hadfield participe à la mission STS-100, à bord de la navette Endeavour, qui donne lieu à la livraison du Canadarm2 à la Station spatiale internationale et à la première sortie extravéhiculaire d'un astronaute canadien.

    • 28 septembre 2001
      Le 28 septembre 2001, Brian Tobin, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), annonce la nomination de M. Marc Garneau à titre de président de l'ASC. Cette nomination entre en vigueur le 22 novembre 2001.

    • 5 décembre 2001
      La navette spatiale Endeavour, lancée le 5 décembre, transporte deux expériences scientifiques canadiennes à destination de la Station spatiale internationale. L'expérience des dosimètres EVARM permet de mesurer l'intensité du rayonnement auquel sont exposés les astronautes pendant les sorties extravéhiculaires. L'expérience Hoffman-Reflex ou H-Reflex étudie les effets de la microgravité sur les réflexes humains.

  • 2002

    • 17 janvier 2002
      Dans la foulée des efforts déployés pour aider les équipes de sauvetage dépêchées en cas de grande catastrophe, les agences spatiales membres de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures » lancent un site Web novateur lors d'un atelier d'évaluation de la Charte à Paris : Charte internationale Espace et catastrophes majeures.

    • 1er mars 2002
      ENVISAT, le plus récent et le plus perfectionné des satellites d'observation de la Terre de l'Agence spatiale européenne (ESA), est lancé avec succès. L'Agence spatiale canadienne, un membre coopérant de l'ESA, et ses partenaires canadiens du secteur privé jouent un rôle clé dans la réussite de ce projet.

    • 6 mars 2002
      L'Agence spatiale canadienne, RADARSAT International (RSI) et le ministère de l'Industrie, du Commerce et du Développement rural de la province de Terre-Neuve-et-Labrador concluent un accord visant à fournir à cette province des données et des produits de RADARSAT-1 aux taux gouvernementaux avantageux négociés avec RSI, l'entreprise canadienne chargée de commercialiser, de traiter et de distribuer les données de RADARSAT-1 partout dans le monde.

    • 7 mars 2002
      Le Northern Centre for Advanced Technology Inc. (NORCAT) fait la démonstration d'une technique canadienne de forage qui pourrait permettre de recueillir des échantillons de Mars au cours de missions ultérieures. NORCAT mène, pour le compte de l'Agence spatiale canadienne, une étude de faisabilité sur le rôle que pourrait jouer le Canada dans l'exploration de la planète rouge grâce à son expertise dans le domaine minier.

    • 5 juin 2002
      La Base mobile, la toute nouvelle contribution du Canada à la Station spatiale internationale, est lancée à bord de la navette Endeavour.

    • 9 juin 2002
      Les astronautes Franklin Chang-Diaz et Philippe Perrin effectuent leur première sortie dans l'espace en préparation de l'installation de la Base mobile, le deuxième élément de la contribution canadienne à la Station spatiale internationale.

    • 10 juin 2002
      La nouvelle Base mobile accueillant le Canadarm2 est entièrement opérationnelle après avoir été mise en place par les astronautes Franklin Chang-Diaz et Philippe Perrin lors de leur deuxième sortie extravéhiculaire (EVA).

    • 14 juin 2002
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Steve MacLean reçoit l'insigne ailé d'opérateur robotique de l'ASC après une deuxième séance de formation d'une semaine au Simulateur de fonctionnement du système d'entretien mobile (MOTS) de Saint-Hubert.

    • 2 juillet 2002
      Le Canada dévoile SCISAT-1, premier satellite scientifique depuis 30 ans

      SCISAT-1, le premier satellite canadien de sciences spatiales mis au point depuis plus de trente ans, est présenté lors d'une cérémonie tenue aux installations de Bristol, filiale de Magellan Aerospace, à Winnipeg.

    • 1er août 2002
      Dévoilement du premier télescope spatial canadien

      L'Agence spatiale canadienne, Dynacon Enterprises Limited, l'Université de Toronto et l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) présentent le premier microsatellite canadien transportant à son bord le premier télescope spatial du Canada baptisé MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires). Le lancement est par la suite effectué le 30 juin 2003.

  • 2003

    • 23 avril 2003
      Le Manipulateur agile spécialisé est officiellement nommé Dextre. Ce robot canadien à la fine pointe de la technologie est le troisième et dernier élément du Système d'entretien mobile, la contribution du Canada à la Station spatiale internationale.

    • 22 mai 2003
      L'Agence spatiale canadienne annonce que le spectrographe optique avec système imageur dans l'infrarouge (OSIRIS), installé à bord du satellite suédois Odin, continuera à fournir des données détaillées sur l'appauvrissement de la couche d'ozone pendant une autre année. En effet, le satellite et les instruments, dont un radiomètre de pointe qui mesure le rayonnement hyperfréquence, fonctionnent toujours à merveille après avoir complété leur mission initiale de deux ans.

    • 30 juin 2003
      Lancement réussi du télescope spatial canadien MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires) à partir du cosmodrome de Plesetsk dans le nord de la Russie.

    • 21 juillet 2003
      Le télescope canado-américain d'exploration spectroscopique dans l'ultraviolet lointain (FUSE) reçoit un second souffle de vie grâce à l'installation fructueuse d'un nouveau logiciel dans trois des ordinateurs de bord qui commandent le pointage de précision de l'appareil.

    • 4 août 2003
      Après son lancement réussi et sa parfaite satellisation le mois précédent, le premier télescope spatial canadien MOST (pour microvariabilité et oscillations stellaires) ouvre l'œil sur le cosmos pour la première fois, ce que les astronomes appellent « première lueur ».

    • 12 août 2003
      L'Agence spatiale canadienne confirme la réussite du lancement de son satellite SCISAT la veille au soir depuis les installations de lancement de la NASA près de Lompoc, en Californie. Pendant sa mission de deux ans, SCISAT permettra à une équipe de scientifiques canadiens et internationaux de parfaire leurs connaissances du phénomène d'appauvrissement de la couche d'ozone et des changements qui surviennent au-dessus du territoire canadien et de l'Arctique.

    • 26 septembre 2003
      Un dévoilement historique de timbres permet de réunir pour une première fois les huit astronautes canadiens.

      Les huit astronautes de l'Agence spatiale canadienne ayant participé à des missions spatiales dévoilent des timbres émis en leur honneur. Il s'agit de Marc Garneau, Roberta Bondar, Steve MacLean, Chris Hadfield, Robert Thirsk, Bjarni Tryggvason, Dave Williams et Julie Payette.

    • 31 octobre 2003
      En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, M. Gordon G. Shepherd reçoit le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman remis par Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne.

  • 2004

    • 23 février 2004
      L'Agence spatiale canadienne souligne le troisième anniversaire du lancement et de l'activation d'OSIRIS, un instrument canadien de capture de données sur l'appauvrissement de l'ozone placé à bord du satellite suédois Odin. Cette mission scientifique, à laquelle participent aussi la Suède, la Finlande et la France, en est à sa troisième année. L'instrument et le satellite continuent de fonctionner à merveille.

    • 17 juillet 2004
      Télésat Canada lance avec succès Anik F2. La charge utile multimédia d'Anik F2 permet pour la première fois une véritable commercialisation de la bande de fréquences Ka, une technologie révolutionnaire de communication par satellite qui offre la capacité de livrer des services de télécommunication beaucoup plus efficaces, moins coûteux et plus rapides, et d'élargir l'accès à la télémédecine, au télé-apprentissage, au télétravail, au commerce électronique, à Internet haute vitesse et aux services gouvernementaux pour les citoyens vivant dans les régions urbaines, rurales et isolées partout au Canada.

    • 5 octobre 2004
      Entente Canada-ESA

      Lors de l'International Astronautical Congress (IAC) 2004, une conférence spatiale mondiale, Marc Garneau, président de l'Agence spatiale canadienne, et Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), soulignent les 25 années de collaboration entre le Canada et l'Europe.

    • 6 octobre 2004
      Célébration du 20e anniversaire du vol historique de l'astronaute Marc Garneau, le premier Canadien à partir pour l'espace, dans le cadre du Congrès astronautique international à Vancouver.

    • 7 octobre 2004
      Anik F2 - Inauguration de services commerciaux de pointe
      Le satellite commercial de télécommunications Anik F2 de Télésat devient entièrement opérationnel après avoir subi les derniers essais en orbite.

    • 11 au 22 octobre 2004
      Robert Thirsk dirige la mission NEEMO 7 en remplacement de Dave Williams.

  • 2005

    • 19 mai 2005
      Prix d'excellence John H. Chapman

      Deux des plus grands pionniers de l'industrie spatiale canadienne, Larry Clarke et John D. MacNaughton, reçoivent le Prix d'excellence John H. Chapman soulignant la contribution de membres de la communauté spatiale à l'avancement du Programme spatial canadien et l'œuvre de toute une vie dédiée aux sciences et technologies spatiales.

    • 13 juin 2005
      BLAST

      Le Canada, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Mexique mènent une expérience inusitée à l'aide du télescope submillimétrique à grande ouverture emporté par ballon BLAST, un télescope de 2 000 kilogrammes suspendu à un énorme ballon à hélium se déplaçant à 38 000 mètres d'altitude afin d'observer des étoiles et des galaxies lointaines.

    • 26 septembre 2005
      Télescope spatial James Webb (JWST)

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) fournira un capteur de pointage fin et un filtre réglable destinés au télescope spatial de prochaine génération de la NASA.

      Le capteur de pointage fin que fournira le Canada est un élément essentiel à la réussite de la mission. Il suivra avec une extraordinaire précision la position d'étoiles de très faible intensité et assurera le pointage fin de l'énorme télescope spatial James Webb (JWST). Tous les instruments scientifiques qui y seront embarqués pourront ainsi générer des images de très haute qualité.

  • 2006

    • 3 au 20 avril 2006
      NEEMO 9

      Le Dr Dave Williams, astronaute de l'Agence spatiale canadienne commande la mission sous-marine NEEMO 9 au large de Key Largo, en Floride. Le Dr Williams et son équipage réalisent des expériences en utilisant les dernières technologies et techniques de chirurgie à distance sous la supervision du Dr Mehran Anvari, directeur du Centre for Minimal Access Surgery (CMAS) à Hamilton, en Ontario. L'objectif de la mission NEEMO 9 est de démontrer et d'évaluer de nouvelles technologies et procédures médicales à distance.

    • 9 septembre 2006
      L'astronaute canadien Steve MacLean s'envole vers la Station spatiale internationale à bord de la navette Atlantis et se joint à l'équipage de la mission STS-115 pour reprendre la construction de la station spatiale qui avait été mise en veilleuse après l'immobilisation de la flotte de navettes de la NASA en 2003. Durant leur séjour, les astronautes livrent et installent de nouveaux segments de la poutrelle de la station ainsi que des panneaux solaires supplémentaires qui permettront de doubler la puissance énergétique maximale du complexe orbital.

      La mission STS-115 constitue pour Steve MacLean l'occasion d'effectuer son deuxième vol spatial et sa première visite à bord de la Station spatiale internationale. Au cours de la mission, l'astronaute canadien commande le bras robotique Canadarm de la navette et sa perche d'extension pour inspecter la coque et le bouclier thermique de l'engin spatial afin de déceler tout dommage qui aurait pu être causé au moment du décollage. Il effectue sa toute première sortie extravéhiculaire et devient le premier Canadien à manœuvrer le Canadarm2 et la Base mobile depuis l'espace alors qu'un collègue astronaute lui remet les nouveaux panneaux solaires à l'aide du Canadarm.

  • 2007

    • 17 février 2007
      THEMIS

      Avec le lancement réussi de cinq satellites de la NASA depuis Cap Canaveral, un projet de recherche sur les aurores boréales est entré dans une phase déterminante. Tous les quatre jours, les satellites se regroupent en constellation au-dessus du Nord du Canada pour enregistrer des données scientifiques sur les aurores boréales alors qu'un réseau de 20 observatoires au sol étudie les mêmes phénomènes. L'Agence spatiale canadienne (ASC) participe à THEMIS en appuyant les activités des stations terrestres situées en territoire canadien. THEMIS est une mission de la NASA dirigée par une équipe de chercheurs de l'Université de la Californie à Berkeley. Des scientifiques des É.-U., du Canada et de divers pays d'Europe y participent. La mission vise à trouver pourquoi les aurores boréales passent subitement de douces vagues lumineuses à des éclairs colorés très changeants.

    • 12 avril 2007
      M. Laurier (Larry) Boisvert est nommé président de l'Agence spatiale canadienne au terme d'une longue carrière au sein de Télésat qu'il avait quitté en 2006 afin de prendre sa retraite. Au cours de sa carrière, M. Boisvert aura travaillé pendant 34 années au sein de l'industrie satellitaire.

    • 4 août 2007
      Le module d'atterrissage Phoenix de la NASA est lancé avec succès de la base des Forces aériennes de Cap Canaveral, en Floride. La station météorologique de conception canadienne qui se trouve à bord de l'atterrisseur est conçue pour observer la météo et le climat qui règnent sur Mars.

    • 8 août 2007
      L'astronaute Dave Williams, de l'Agence spatiale canadienne (ASC), s'envole avec succès à destination de la Station spatiale internationale à bord de la navette spatiale Endeavour à partir du Centre spatial Kennedy. Les membres d'équipage de la mission STS-118 livrent et installent le segment S5 de la poutrelle de la SSI. Pendant la mission, Dave Williams effectue trois sorties extravéhiculaires.

    • 14 décembre 2007
      Lancement de RADARSAT-2 à bord d'une fusée Soyouz à partir du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. De conception canadienne, le satellite radar commercial de prochaine génération introduit d'importantes innovations technologiques qui amélioreront les capacités de surveillance maritime et environnementale, de suivi des glaces, de gestion des catastrophes, de gestion des ressources et de cartographie au Canada, et partout dans le monde.

  • 2008

    • 11 mars 2008
      Lancement de DEXTRE

      Dextre, la plus récente contribution du Canada aux systèmes robotiques de la Station spatiale internationale, est lancé à bord de la navette Endeavour depuis le Centre spatial Kennedy

      La mission historique STS-123 permet ainsi de compléter le système d'entretien mobile, qui comprend également le Canadarm2 et la Base mobile.

      Le robot spécialisé doté de deux bras est appelé à jouer un rôle déterminant lors des activités d'entretien à l'extérieur de la station spatiale. Dextre peut enlever et remplacer des composantes qui demandent une manipulation de précision, ce qui permettra aux astronautes de restreindre leurs sorties dans l'espace et de consacrer plus de temps à la réalisation d'expériences scientifiques dans le laboratoire orbital.

      À l'instar du Canadarm2 et de la base mobile, Dextre peut être commandé par l'équipage depuis le poste de travail à bord de la station ou par des contrôleurs de vol de faction aux centres de contrôle de mission de la NASA à Houston, au Texas, ou de l'Agence spatiale canadienne à Longueuil. Les astronautes, cosmonautes et contrôleurs doivent suivre une formation aux installations de l'Agence spatiale canadienne à Longueuil pour apprendre à exploiter les différents éléments du système d'entretien mobile.

    • 22 mai 2008
      L'Agence spatiale canadienne lance officiellement sa campagne de recrutement de nouveaux astronautes. Le processus de recrutement s'amorce le 22 mai 2008.

      Ces astronautes seront appelés à assembler et à entretenir la station spatiale et à réaliser des travaux de recherche scientifique et industrielle qui contribueront à améliorer la qualité de vie sur Terre.

      D'ici mai 2009, deux candidats issus de cette campagne seront retenus et entreprendront une formation d'astronaute afin de représenter le Canada dans le cadre de futures missions d'exploration spatiale, dont des missions de longue durée à bord de la Station spatiale internationale.

    • 25 mai 2008
      La feuille d'érable atterrit sur Mars : la science et la technologie canadiennes sur la planète rouge grâce à Phoenix

      Le module d'atterrissage Phoenix de la NASA, qui transporte une station météorologique canadienne conçue pour enregistrer les conditions météorologiques et climatiques sur Mars, se pose avec succès sur le sol de la planète rouge. La mission Phoenix marque ainsi l'arrivée de la technologie canadienne sur une autre planète. Phoenix parcourt 680 millions de kilomètres avant d'atterrir dans la région arctique de Mars, où il entame une mission scientifique de 90 jours. La station météorologique canadienne contribue à modéliser avec précision le climat martien et à prévoir les processus météorologiques futurs.

    • 1er septembre 2008
      L'astronaute Steve MacLean nommé à la présidence de l'Agence spatiale canadienne :

      L'honorable Jim Prentice, ministre de l'Industrie, annonce la nomination de M. Steve MacLean à titre de président de l'Agence spatiale canadienne à compter du 1er septembre 2008.

    • 10 novembre 2008
      Le module d'atterrissage martien Phoenix conclut sa mission

      La NASA et l'université de l'Arizona annoncent qu'ils mettent fin à la mission couronnée de succès du module d'atterrissage martien Phoenix. L'engin spatial a dépassé toutes les attentes en réalisant des percées scientifiques majeures bien au-delà de sa durée de vie prévue de 90 jours dans l'environnement hostile de la planète rouge. De l'eau gelée a notamment été découverte dans le sol de Mars alors que les instruments canadiens ont décelé de la neige tombant des nuages martiens.

    • 14 novembre 2008
      L'Agence spatiale canadienne annonce l'attribution d'un contrat à MDA pour la conception de la Constellation RADARSAT

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce qu'un contrat d'une valeur de 40 millions de dollars et d'une durée de 16 mois est accordé à MacDonald Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) pour amorcer la conception de la mission de la Constellation RADARSAT (MCR).

      La Constellation RADARSAT est le fruit de l'évolution du Programme RADARSAT. Elle permettra ainsi aux scientifiques gouvernementaux et aux clients commerciaux de continuer à utiliser les données produites par l'instrument radar de pointe canadien fonctionnant en bande C.

      Dans le cadre de la mission, la configuration de trois satellites offrira aux utilisateurs canadiens et internationaux une couverture quotidienne complète du territoire canadien et des océans de même qu'une couverture importante de zones internationales.

  • 2009

    • 25 février 2009
      AuroraMAX : Des aurores boréales en direct sur le Web

      L'Agence spatiale canadienne, la ville de Yellowknife, l'Université de Calgary et la société Astronomy North annoncent le lancement d'AuroraMAX, un projet de sensibilisation et d'observation en ligne qui permettra la diffusion sur le Web d'aurores boréales en direct de la ville de Yellowknife. Cette initiative conjointe vise à améliorer notre compréhension des aurores aux échelles tant locale que nationale.

    • 13 mai 2009
      Deux nouveaux astronautes canadiens

      Le ministre de l'Industrie, l'honorable Tony Clement, et le président de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Steve MacLean, dévoilent le nom des deux nouveaux astronautes du Canada. Jeremy Hansen et David Saint-Jacques sont les premiers Canadiens à se joindre à l'équipe des astronautes canadiens depuis la campagne de recrutement de 1992.

    • 14 mai 2009
      Le Canada joue un rôle clé dans deux nouvelles missions consacrées aux origines du Cosmos

      À 9 h 12, heure de l'Est, l'observatoire spatial Herschel et le télescope spatial Planck de l'Agence spatiale européenne sont lancés simultanément avec succès à bord de la même fusée Ariane 5 depuis la base de Kourou, en Guyane française. Grâce à un financement de l'Agence spatiale canadienne (ASC), quatre équipes scientifiques canadiennes collaborent à la mise au point des deux satellites, considérés comme étant deux des plus ambitieux projets destinés à mieux nous faire comprendre la naissance des étoiles et l'origine de l'Univers. Même si les satellites Herschel et Planck correspondent à deux missions bien distinctes, ils contribuent tous deux à enrichir leur secteur de recherche respectif dans le domaine de l'astronomie et de la cosmologie dans l'infrarouge.

    • 27 mai 2009
      Lancement réussi : l'astronaute canadien Bob Thirsk s'envole pour six mois à bord de la Station spatiale internationale (Expedition 20/21)

      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert (Bob) Thirsk s'envole avec succès à bord d'une capsule Soyouz TMA-15 à 6 h 34 HAE de Baïkonour, au Kazakhstan, marquant ainsi le début de la première mission canadienne de longue durée dans l'espace. Bob Thirsk demeure à bord de la Station spatiale internationale (SSI) pendant six mois. Il bat ainsi le record du Canada (et le sien) de 17 jours dans l'espace. Ingénieur en mécanique et médecin de formation, Bob Thirsk agit à titre de médecin de bord, de spécialiste en robotique et de spécialiste de Kibo, l'installation expérimentale japonaise.

    • 15 juillet 2009
      Lancement réussi de la mission STS-127 : l'astronaute canadienne Julie Payette s'envole à destination de la Station spatiale internationale à bord de la navette spatiale Endeavour.

    • 17 juillet 2009
      Deux astronautes canadiens se rencontrent dans l'espace : un jalon marquant dans l'histoire spatiale canadienne -- Quelques heures après l'amarrage de la navette spatiale Endeavour à la Station spatiale internationale, le sas entre les deux vaisseaux a été ouvert. Les premiers astronautes résidents permanents de la SSI ont alors souhaité la bienvenue à l'équipage de la mission STS-127. L'astronaute canadien Robert Thirsk (Expedition 20/21) qui, le 27 mai 2009, s'était envolé vers la station à bord d'un véhicule russe Soyouz, a accueilli sa consœur, l'astronaute canadienne Julie Payette, à sa demeure orbitale.

    • 31 juillet 2009
      L'astronaute canadienne Julie Payette revient sur Terre
      Mission d'assemblage et atterrissage réussis

      La mission STS-127 a pris fin après un atterrissage parfait au Centre spatial Kennedy, en Floride, à 10 h 48 HAE. Lors de cette ambitieuse et complexe mission d'assemblage de 16 jours, les astronautes ont complété l'installation de la plateforme extérieure du laboratoire japonais Kibo et ont procédé au remplacement d'équipement essentiel à la Station spatiale internationale (SSI). Tous les objectifs de vol ont été atteints incluant l'exécution de cinq sorties extravéhiculaires totalisant 30 heures et 30 minutes à l'extérieur. L'astronaute de l'ASC Julie Payette a manœuvré trois bras robotiques lors de cette mission : la Canadarm2 de la Station, le Canadarm de la navette, ainsi que le bras robotique japonais.

    • 17 septembre 2009
      Attrapé cosmique canadien

      Le Canadarm2 de l'Agence spatiale canadienne (ASC) saisit avec succès le véhicule de transfert japonais HTV évoluant en vol libre. Il s'agit du tout premier attrapé cosmique pour le bras robotique canadien de la Station spatiale internationale (SSI). À la suite de cette délicate manœuvre de saisie, l'astronaute canadien de l'ASC Robert Thirsk prend les commandes du bras robotique et il amarre le véhicule de ravitaillement à la SSI pour compléter la manœuvre de rendez-vous entre les deux engins spatiaux.

    • 5 octobre 2009
      25 ans de présence humaine dans l'espace pour le Canada

      Le 5 octobre 2009 marque le 25e anniversaire de la présence humaine canadienne dans l'espace. Il y a un quart de siècle, la navette spatiale américaine Challenger s'élance depuis le Centre spatial Kennedy en Floride avec à son bord l'astronaute canadien Marc Garneau (STS-41-G). Du 5 octobre 1984 au 1er décembre 2009 les astronautes canadiens prennent part à de nombreuses expériences scientifiques et participent à l'assemblage de la station spatiale. Trois Canadiens effectuent des sorties extravéhiculaires et Bob Thirsk brise le record canadien de la mission la plus longue (Expedition 20/21), puisqu'il séjourne dans l'espace pendant six mois. De plus, en 2009, le Canada ajoute deux nouvelles recrues à son équipe d'astronautes.

    • 2 novembre 2009
      Lancement réussi de technologies canadiennes à bord des satellites SMOS et Proba-2 de l'Agence spatiale européenne (ESA)

      Les deux satellites perfectionnés SMOS et Proba 2 sont mis en orbite avec succès au moyen d'un lanceur russe Rockot. Le véhicule de lancement transporte les deux engins spatiaux, dont le satellite principal SMOS (Soil Moisture Ocean Salinity) mis au point dans le cadre du programme Living Planet de l'Agence spatiale européenne. SMOS est voué à l'observation des sols au-dessus des masses terrestres et à la mesure de la salinité des océans de notre planète. L'objectif secondaire de SMOS consiste à cartographier les régions couvertes de neige et de glace et ainsi contribuer à l'étude de la cryosphère. L'autre engin spatial, le microsatellite Proba-2 (PRoject OnBoard Autonomy) fait partie du programme In-orbit Technology Demonstration de l'ESA. En tant que membre coopérant de l'Agence spatiale européenne (ESA), le Canada participe activement aux missions de SMOS et de Proba-2. En contribuant financièrement aux programmes de technologies spatiales et d'observation de la Terre, l'Agence spatiale canadienne (ASC) a permis à diverses entreprises canadiennes de faire la démonstration de technologies de pointe à bord de ces satellites. Dans l'ensemble, l'ASC investit environ 7,5 millions de dollars dans ces missions. De plus, par le biais de son Programme d'initiatives gouvernementales en observation de la Terre, l'ASC appuie l'exploitation scientifique des données de SMOS.

    • 16 novembre 2009
      Expérience avancée sur les plantes en orbite (APEX-Cambium)

      Le 16 novembre 2009, l'expérience APEX-Cambium s'envole à bord de la navette spatiale Atlantis. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne, Robert (Bob) Thirsk, entreprend la nouvelle Expérience avancée sur les plantes en orbite APEX-Cambium financée par l'ASC et dirigée par le chercheur canadien Rodney Savidge de l'Université du Nouveau-Brunswick. L'expérience APEX-Cambium vise à déterminer si le bois de réaction, (type bois mou et fibreux qui, sur Terre, pousse sur les parois supérieures d'arbres inclinés à l'horizontale) se développera en conditions de quasi-impesanteur. D'après les résultats obtenus, on pourra dire si la pesanteur est un facteur déterminant de ce processus biologique. Ces informations pourraient se révéler très utiles aux industries des pâtes et papiers et de la construction, et aider les chercheurs à mieux comprendre comment les arbres produisent du bois.

    • 1er décembre 2009
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Robert Thirsk atterrit sur les plaines du Kazakhstan à bord d'une capsule Soyouz le matin du 1er décembre 2009, au terme d'une mission exceptionnelle de 188 jours dans l'espace au cours de laquelle il habite et travaille pendant 186 jours à bord de la Station spatiale internationale (Expedition 20/21). Pendant son séjour à bord de la station spatiale, Thirsk réalise une gamme de projets scientifiques, technologiques, éducatifs et d'entretien importants pour les communautés scientifiques canadiennes et internationales.Il fait également partie du premier rassemblement historique de 13 personnes dans l'espace et accueille à bord de la station sa collègue canadienne Julie Payette. Si l'on tient compte de son voyage à bord de la navette dans le cadre de la mission STS-78 en 1996, Thirsk a passé au total 206 jours dans l'espace, soit plus que la somme des jours passés dans l'espace par tous les astronautes canadiens réunis, à ce jour.

  • 2010

    • 8 avril 2010
      Lancement réussi du satellite d'observation de la Terre Cryosat-2

      Le 8 avril 2010, une fusée russe Dnepr décolle avec succès depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, avec à son bord le satellite CryoSat-2.

      Le satellite CryoSat-2 de l'Agence spatiale européenne (ESA) se trouve en orbite à 700 km au-dessus de la Terre et a pour objet de mesurer les changements et l'épaisseur des glaces dans l'Arctique.

      Grâce au financement partiel fourni par l'Agence spatiale canadienne (ASC), des scientifiques et des chercheurs canadiens participent à cette mission en procédant à l'analyse et à la validation des données fournies par le satellite.

    • 10 au 23 mai 2010
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Chris Hadfield participe à la mission sous-marine de la NASA NEEMO 14

      L'astronaute de l'ASC Chris Hadfield à titre de commandant de l'équipage de NEEMO 14, une mission sous-marine de la NASA du 10 au 23 mai 2010, au large de Key Largo, en Floride. Cette mission vise à tester des concepts d'exploration dans un environnement sous-marin. La mission se déroule sur le plancher océanique afin de simuler des missions d'exploration de la surface d'astéroïdes, de lunes et de la planète Mars. À bord du laboratoire Aquarius, l'équipage effectue également des expériences en sciences de la vie axées sur le comportement humain, la performance et la physiologie dans des milieux isolés et présentant des conditions extrêmes.

    • 12 mai 2010
      En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, M. David A. Golden reçoit le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman dans le cadre d'une cérémonie qui a eu lieu au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, où sont réunis plusieurs représentants de l'industrie, du gouvernement et du milieu universitaire.

    • 20 septembre 2010
      Lancement du projet AuroraMAX, une initiative visant à surveiller l'intensité et la fréquence des aurores boréales. L'observatoire en ligne donne accès en direct à des images d'aurores boréales.

    • 4 novembre 2010
      Le satellite canadien RADARSAT-1 au service du Canada et du monde depuis 15 ans

      Le Programme d'observation de la Terre du Canada a fait un pas de géant le 4 novembre 1995, le jour où RADARSAT-1 a été lancé et placé en orbite à quelque 800 kilomètres au-dessus de la Terre. Cet événement a marqué le début du programme RADARSAT, une initiative qui fournit depuis maintenant 15 ans des services exceptionnels au Canada et au reste du monde.

      RADARSAT-1 cartographie le monde en saisissant des images jour et nuit, quelles que soient les conditions météorologiques. Le satellite fournit des images qui servent à la détection des glaces, à la cartographie, à l'agriculture, à l'océanographie, à l'hydrologie et à la foresterie. Ses données appuient également les efforts visant à assurer la sûreté, la souveraineté et la sécurité, particulièrement dans l'Arctique, ainsi que les initiatives de surveillance des approches côtières canadiennes. RADARSAT-1 constitue un outil essentiel afin d'appuyer les interventions en cas d'urgence, les opérations de secours et l'aide humanitaire au Canada et partout dans le monde, dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ».

  • 2011

    • 11 janvier 2011
      Des astronomes canadiens dévoilent les résultats d'un nouveau relevé de l'Univers

      Le 11 janvier 2011, des astronomes canadiens membres d'une équipe internationale, partagent les premiers résultats obtenus au moyen du télescope spatial Planck. Lancé en 2009, le télescope spatial Planck a presque terminé le troisième des quatre relevés de l'intégralité du ciel qu'il doit effectuer. Son objectif consiste à étudier les plus anciennes sources de lumière de l'Univers, lesquelles révéleront encore plus de détails sur la formation et l'évolution de l'Univers.

      La mission du télescope spatial Planck, dirigée par l'Agence spatiale européenne, compte également sur des contributions de l'Agence spatiale canadienne (ASC). L'ASC finance deux équipes canadiennes de chercheurs qui collaborent aux travaux scientifiques de Planck et qui ont participé au développement de ses deux instruments scientifiques, soit l'Instrument à basses fréquences (LFI) et l'Instrument à hautes fréquences (HFI).

    • 17 janvier 2011
      Nouveau timbre du Canadarm

      Le Canadarm figure sur un timbre de 2011 de Postes Canada, lequel représente la première poignée de main canadienne dans l'espace.

    • 12 avril 2011
      50 ans de vols spatiaux habités – Une célébration mondiale

      Le 12 avril 2011, l'Agence spatiale canadienne se joint aux puissances spatiales du monde entier pour célébrer un important jalon de l'histoire du vol spatial habité, soit le 50e anniversaire du vol du cosmonaute russe Youri Gagarine.

    • 19 avril 2011
      Le Canadarm2 fête ses 10 ans : l'Agence spatiale canadienne souligne une décennie de succès

      Le 19 avril 2001, le Canadarm2 s'envole à destination de la Station spatiale internationale (SSI) à bord de la navette spatiale Endeavour. Plus imposant et plus robuste que son prédécesseur, le Canadarm de la navette, le Canadarm2 cumule à cette date dix années de services irréprochables à titre de « grue de construction » évoluée ayant assemblé la station spatiale module par module dans l'espace.

      Le Canadarm2 a déchargé des centaines de tonnes de matériel et d'approvisionnements transportés jusqu'à la SSI par la navette spatiale. Il a également appuyé le travail d'astronautes dans le cadre d'une centaine de sorties extravéhiculaires. La dernière mission spatiale d'Endeavour, qui avait lieu plus tard le même mois, marquait la 28e mission du Canadarm2. De plus, le bras robotique de la station spatiale a effectué deux « attrapés cosmiques », lesquels ont consisté à saisir et à amarrer un véhicule japonais de ravitaillement inhabité (HTV-1 et HTV-2) avant de le relâcher dans l'espace.

      Construit pour le compte de l'Agence spatiale canadienne (ASC) par la compagnie ontarienne MDA, le Canadarm2 a été installé sur la SSI par l'astronaute Chris Hadfield lors de la toute première sortie extravéhiculaire d'un astronaute canadien. L'astronaute de la NASA Scott Parazynski lui a prêté main-forte à cette occasion. En 2006, Steve MacLean devient le premier Canadien de l'histoire à manœuvrer le Canadarm2 en orbite. Les astronautes de l'ASC Julie Payette et Bob Thirsk sont les seuls autres Canadiens à avoir commandé le Canadarm2 depuis l'espace. De nombreux contrôleurs de vol commandent régulièrement le Canadarm2 depuis le Centre spatial Johnson de la NASA, à Houston, au Texas, et le siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, au Québec.

      En plus de veiller à l'entretien courant de la station, le bras robotique sera appelé à faire davantage de saisies cosmiques. Lorsque la navette spatiale américaine sera retirée du service actif, des engins spatiaux commerciaux réutilisables, comme les véhicules Dragon de la société SpaceX, et Cygnus, d'Orbital Sciences, seront utilisés pour ravitailler la SSI. Le Canadarm2 captera chacun de ces véhicules au vol, tout comme il l'a déjà fait pour les vaisseaux de transport japonais HTV. Vers la fin de 2011 et au début de 2012, le Canadarm2 devrait saisir six engins spatiaux commerciaux dans un laps de temps de sept mois seulement.

    • 13 mai 2011
      Un prix spatial canadien pour Henry Buijs

      En reconnaissance de sa contribution exceptionnelle au Programme spatial canadien, Henry Buijs se voit attribuer le prestigieux Prix d'excellence John H. Chapman le 13 mai 2011 dans le cadre d'une cérémonie à laquelle ont assisté des représentants de l'industrie, du gouvernement, du monde universitaire ainsi que des astronautes à la retraite et en service actif.

      À propos du Prix d'excellence John H. Chapman

      Créé en 2000 et remis par l'Agence spatiale canadienne à des membres distingués de la communauté spatiale, ce prix souligne la contribution exceptionnelle à l'avancement du Programme spatial canadien et l'œuvre de toute une vie dans le secteur des sciences et des technologies spatiales. Le récipiendaire du Prix d'excellence John H. Chapman est choisi par un comité dirigé par le président de l'ASC. Au moyen de ce prix, l'Agence spatiale canadienne souhaite rendre hommage à John H. Chapman pour sa vision et pour le dévouement hors pair dont il a fait preuve tout au long de sa carrière en ce qui a trait à l'innovation, à la créativité et à l'excellence. Parmi les récipiendaires précédents figurent David A. Golden, Peter C. Hughes, Allan I. Carswell, John D. MacNaughton, Larry Clarke, Gordon G. Shepherd, Colin A. Franklin, Val O'Donovan et John S. MacDonald.

    • 10 juin 2011
      Capteur microbolométrique canadien : un regard nouveau sur les océans, les incendies et les volcans

      Le Programme canadien d'observation de la Terre atteint un nouveau sommet avec le lancement du 4e Satélite de Aplicaciones cientificas (SAC-D) argentin à bord d'une fusée Delta II le 10 juin 2011.

      L'instrument à infrarouge NIRST (pour New InfraRed Sensor Technology), mis au point conjointement par le Canada et l'Argentine, évoluera en orbite basse avec sept autres instruments au cours d'une mission de cinq ans entreprise en partenariat international.

      L'instrument NIRST saisira les températures à la surface de l'océan et d'événements à température élevée, comme les feux de forêt et les activités volcaniques.

      Les capteurs à microbolomètres, qui sont au cœur de l'instrument NIRST, ont été étudiés et conçus dans le cadre de travaux de recherche-développement menés à l'Agence spatiale canadienne (ASC) et ils ont été micro-usinés et spatioqualifiés par la société INO établie à Québec.

    • 8 juillet 2011
      Fin du programme de la navette spatiale : dernier vol d'Atlantis

      Contribution du Canada

      Le dernier vol de la navette spatiale Atlantis a eu lieu le 8 juillet 2011, à 11 h 26 HAE. Il s'agissait de la dernière mission du Programme de la navette spatiale.

      Atlantis emportait à son bord l'équipement requis pour le test de ravitaillement robotique, un nouveau projet mené conjointement par l'Agence spatiale canadienne et la NASA. La Mission de ravitaillement robotique (RRM pour Robotic Refueling Mission) est une expérience menée à l'extérieur de la Station spatiale internationale (SSI) par le robot de l'espace, Dextre, afin d'éprouver et de tester les outils, technologies et techniques utilisées sur Terre pour ravitailler un satellite de façon robotique dans l'espace – même les satellites n'ayant pas été conçus pour l'être. Le test a eu lieu environ six mois après la mission STS-135.

      Contenu canadien à bord d'Atlantis :

      Technologie

      La technologie du TriDAR a subi des essais supplémentaires à bord de la navette spatiale. Le système de rendez-vous et d'amarrage automatisés par triangulation et LIDAR fournit des données essentielles au guidage d'un véhicule spatial durant les manœuvres de rendez-vous et d'amarrage. Contrairement aux technologies actuelles, le TriDAR s'est affranchi de l'utilisation de marques repères, comme les réflecteurs qui sont habituellement placés sur l'engin cible. Le système TriDAR fait appel à un capteur 3D à laser et à un imageur thermique. La technologie du TriDAR est mise au point par le groupe Neptec Design (en anglais) avec l'aide de fonds octroyés par l'ASC et la NASA.

      Science

      La dernière expérience scientifique canadienne de la navette spatiale, Hypersole, visait à déterminer dans quelle mesure la sensibilité de la peau varie entre la période qui précède une mission dans l'espace et la période qui la succède, et à établir si ces changements sont liés au contrôle de l'équilibre.

      On s'attend à ce que les données qui seront produites dans le cadre d'Hypersole fassent progresser les études en cours sur le processus du vieillissement et sur l'atténuation des signaux relayés par les capteurs cutanés, laquelle peut provoquer des pertes d'équilibre et accroître les risques de chute, particulièrement chez les personnes âgées. Ces données déboucheront sur l'acquisition de connaissances qui seront utiles aux astronautes lors de leurs activités dans l'espace et à leur retour au sol.

      Éducation

      STS-135 emportait également des semences de tomates dans le cadre du projet Tomatosphère. Les semences, scellées dans des sacs de plastique, seront laissées à bord de la Station spatiale internationale pour une période allant jusqu'à 36 mois pour qu'elles soient exposées à l'environnement orbital. Les semences de tomates seront ensuite ramenées sur Terre pour être distribuées aux classes participantes qui les planteront pour observer leur taux de germination.

      Ce projet a rejoint 83 285 classes, ou environ 2 040 000 élèves canadiens, depuis la première distribution de semences, en 2001.

      Le saviez-vous?

      Ce vol marquait la 90e mission du Canadarm depuis qu'il s'est envolé à bord de la navette spatiale Columbia, sur STS-2, en 1981.

      La navette spatiale a voyagé à quatorze reprises avec à son bord des astronautes canadiens.

      Chris Hadfield et Steve Maclean sont les seuls astronautes de l'Agence spatiale canadienne à avoir voyagé à bord de la navette Atlantis.

    • 18 août 2011
      Les données de RADARSAT-2 contribuent à une nouvelle compréhension du territoire antarctique

      Des images acquises à l'aide du satellite canadien RADARSAT-2 ont mené à des découvertes historiques annoncées le 18 août 2011 par des chercheurs de l'Université de la Californie (UCI).

      On a pu cartographier pour la toute première fois certains glaciers de l'Antarctique en accédant à des images recueillies par des satellites canadiens, européens et japonais. Des solutions technologiques de la NASA ont permis aux chercheurs de découvrir des caractéristiques uniques du terrain qui indiquent la direction et la vitesse des mouvements des glaces en Antarctique. Ces renseignements seront très précieux pour comprendre la fonte des glaces et la montée du niveau de la mer causées par les changements climatiques.

      La couverture continentale complète de l'Antarctique a été rendue possible par les capacités uniques de RADARSAT-2 à saisir des images vers la gauche, et à recueillir des données et des renseignements au-dessus de la partie centrale du continent. Cette capacité a permis la saisie de données sur toute la masse continentale, du pôle Sud jusqu'aux côtes, et de produire des images qui sont au cœur même de la découverte faite par les chercheurs de l'UCI.

      Ce projet a été coordonné par le Groupe de travail spatial de l'Année polaire internationale (API), et il a seulement pu être réalisé grâce à l'effort collectif du Groupe de coordination SAR. Les contributeurs internationaux sont l'ASC, la NASA, l'Agence spatiale européenne et l'Agence spatiale japonaise.

    • 8 septembre 2011
      Certification de deux nouveaux astronautes canadiens

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) annonce le 8 septembre 2011 que ses deux nouveaux astronautes, Jeremy Hansen et David Saint-Jacques, ont terminé avec succès leur entraînement de deux ans au Centre spatial Johnson de la NASA à Houston.

    • 15 septembre 2011
      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques participe à une mission sous-marine de la NASA

      L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques est affecté à sa première mission. Il participe à NEEMO 15 et son travail consiste à tester des concepts d'exploration dans un milieu sous-marin au large des côtes de la Floride. La mission débute le 20 octobre 2011.

      NEEMO 15 est la première mission sous-marine à simuler une visite sur un astéroïde. Durant la mission, les astronautes procèdent à des opérations délicates liées à l'exploration d'un astéroïde où la gravité est faible, notamment afin de déterminer comment s'ancrer à la surface de l'astéroïde et s'y déplacer et de trouver la meilleure façon de recueillir des données. L'exploration est coordonnée au moyen de submersibles « DeepWorker » et diverses techniques sont évaluées. Les submersibles « DeepWorker », des sous-marins à une place qui sont utilisés pour simuler le véhicule d'exploration spatiale, ont été fabriqués et développés par Nuytco en Colombie-Britannique, au Canada.

    • 13 novembre 2011
      Le Canadarm a 30 ans : l'Agence spatiale canadienne rend hommage à trois décennies d'innovation

      Le Canadarm, symbole national canadien d'innovation technologique, fait ses débuts dans l'espace le 13 novembre 1981 à bord de la navette spatiale Columbia (STS-2). Conçu pour déployer et récupérer des charges utiles dans l'espace, le bras robotique devient rapidement un élément essentiel du programme de la navette spatiale.

      Parmi les exploits les plus célèbres du Canadarm, rappelons la saisie du télescope spatial Hubble au cours des missions de réparation (1993-2009), le raccordement, en 1998,des deux premiers modules de la Station spatiale internationale (SSI) (en anglais seulement) et l'inspection du bouclier thermique de la navette (à partir de 2005) pour assurer son retour sur Terre en toute sécurité. La conception et la construction du Canadarm ont marqué le début de l'étroite collaboration du Canada avec la NASA dans le domaine du vol spatial habité, ce qui a mené à la création de l'équipe des astronautes canadiens.

      Le Canadarm a été retiré du service actif après le dernier vol de la navette spatiale en juillet 2011, mais son héritage se poursuit avec les robots canadiens qui se trouvent à bord de la SSI et les innovations en matière de prototypes robotique réalisées dans le cadre du programme du Canadarm de prochaine génération. Le Canadarm a aussi incité plusieurs générations de scientifiques et d'ingénieurs à créer de nouvelles technologies pour l'industrie, la médecine et d'autres applications, comme le neuroArm, un robot ultraprécis pour la neurochirurgie.

    • 26 novembre 2011
      La Feuille d'érable retourne sur Mars : Un instrument scientifique canadien s'envole à bord de la sonde Mars Science Laboratory de la NASA

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) est une fois de plus en route vers Mars, cette fois, à bord de la sonde Mars Science Laboratory (MSL) de la NASA. Le lancement a lieu le 26 novembre 2011 à 10 h 02 heure de l'Est depuis la base aérienne de Cap Canaveral (Floride). L'arrivée de la sonde sur Mars a lieu le 6 août 2012 (en anglais seulement). La mission comprend un instrument scientifique canadien, le spectromètre à particules alpha et rayons X (APXS), qui étudiera la composition chimique des roches et du sol de Mars pour aider à déterminer si la Planète rouge a déjà été, ou constitue toujours, un environnement capable de soutenir une vie microbienne.

      De la taille d'une petite voiture, le rover du MSL – baptisé Curiosity – est un laboratoire géologique mobile doté de la trousse d'instruments la plus étendue et la plus perfectionnée jamais lancée vers Mars. Curiosity analysera des échantillons sur place afin de déterminer si Mars a déjà été habitable et de caractériser le climat et la géologie de Mars, tout en préparant la voie en vue de l'exploration humaine. L'APXS est l'un des dix instruments scientifiques installés sur Curiosity. Il permettra de déterminer la composition chimique des roches et du sol de Mars afin d'en établir l'histoire géologique, d'identifier les changements qui auraient pu être causés par l'eau et de faire le tri des échantillons pour les instruments de laboratoire embarqués. Il sera utilisé régulièrement tout au long de la mission qui doit durer au moins une année martienne complète (687 jours terrestres).

  • 2012

    • 2 février 2012
      La chasse aux aurores boréales du Canada depuis le sol et l'espace est ouverte

      Pendant six semaines, les astronautes de la SSI Don Pettit et Dan Burbank photographient les aurores boréales pour AuroraMAX, une initiative de participation publique dédiée à la promotion de la science et de la splendeur des aurores boréales. AuroraMAX est le fruit d'une collaboration entre l'Université de Calgary, la Ville de Yellowknife, Astronomy North et l'Agence spatiale canadienne. L'initiative comporte un observatoire en ligne qui diffuse en direct des images des aurores boréales saisies à Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest.

    • 29 février 2012
      Le gouvernement Harper renouvelle son engagement à l'endroit de la Station spatiale internationale

      Le ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne, annonce le 29 février 2012 l'intention du Canada de renouveler son engagement à l'endroit de la Station spatiale internationale (SSI). Le ministre Paradis dévoile également deux projets spatiaux uniques soit le « Microflow » et le « Lab on a CD » visant à accélérer le diagnostic de maladies, tant dans l'espace que sur la Terre.

      Le « Lab on a CD » est le prototype d'une unité de test diagnostique médical ultrarapide, extrêmement sensible et entièrement automatisée. La technologie est proche d'une avancée majeure : le diagnostic en temps réel de maladies infectieuses au lieu de soin du patient. Le « Lab on a CD » peut réaliser des analyses génétiques élaborées d'échantillons en quelques minutes seulement.

      Microflow a pour objet de tester une approche novatrice en matière de fibre optique, laquelle permet l'obtention d'une technologie de cytométrie miniaturisée, portable et robuste idéale pour des analyses biologiques dans l'espace et sur Terre. La plateforme de test Microflow est lancée vers la Station spatiale internationale en décembre 2012 dans le cadre du vol de l'astronaute Chris Hadfield de l'Agence spatiale canadienne.

    • 1er mars 2012
      Réunion des dirigeants des agences spatiales partenaires de la Station spatiale internationale

      Les dirigeants des agences spatiales partenaires de la Station spatiale internationale (SSI) du Canada, d'Europe, du Japon, de la Russie et des États-Unis se rassemblent le 1er mars 2012 à Québec, au Canada, pour examiner les avantages scientifiques, technologiques et sociaux issus de leur collaboration et pour discuter de projets visant à multiplier ces avantages grâce à la poursuite de l'exploration spatiale habitée.

      Au regard de l'histoire du développement de la SSI et de la transition récente vers une phase de recherche et d'applications productives, trois grands domaines de réussite font l'objet de discussions : les réalisations techniques passées à l'histoire, le partenariat international sans précédent et les progrès accomplis grâce à la science. Les dirigeants font remarquer que l'exploration spatiale par l'être humain continue de générer de précieux avantages pour la société et qu'elle renforce les partenariats entre les nations.

    • 7 mars 2012
      Mission de ravitaillement robotique : Faire le plein dans l'espace

      Le 7 mars 2012, Dextre, le robot le plus agile de l'Agence spatiale canadienne (ASC) s'attaque à un défi de taille. L'ASC collabore avec la NASA à un nouveau projet appelé la Mission de ravitaillement robotique (RRM). Cette démonstration utilise Dextre, le robot bricoleur canadien de la Station spatiale internationale pour vérifier comment les satellites pourraient être ravitaillés dans l'espace – même s'ils n'ont pas été conçus pour l'être.

    • 12 mars 2012
      Dextre au meilleur de sa forme : Record de précision pour le robot de l'Agence spatiale canadienne

      Dextre, le robot bricoleur de l'Agence spatiale canadienne à bord de la Station spatiale internationale (SSI), accomplit le travail le plus complexe jamais entrepris par un mécanisme robotique dans l'espace. Après trois jours (du 7 au 9 mars 2012), Dextre mène à bien fin les phases initiales de la mission de ravitaillement robotique (RRM) avec une précision encore inégalée. La mission de ravitaillement robotique, qui est le fruit d'une collaboration entre la NASA et l'Agence spatiale canadienne, a pour objet de démontrer qu'il est possible de recourir à un robot pour ravitailler et entretenir des satellites en orbite, surtout ceux qui ne sont pas destinés à être réparés. C'est la première fois que l'on utilise Dextre pour une démonstration de recherche-développement technologique à bord de la station.

    • 25 mai 2012
      Le Canadarm2 réussit un attrapé cosmique en saisissant la capsule Dragon qu'il fixe à la Station spatiale internationale. Dragon est le premier engin spatial commercial à s'amarrer à la station.

    • 15 juin 2012
      L'Agence spatiale française CNES (Centre national d'études spatiales) choisit un site canadien de lancer de ballons stratosphériques. Des chercheurs et ingénieurs canadiens bénéficient dorénavant d'une nouvelle plateforme d'expérimentation à Timmins, en Ontario.

    • 30 juillet 2012
      Livraison de la contribution canadienne au télescope spatial James Webb (NASA). Le Canada fournit le détecteur de guidage de précision, qui permettra au télescope spatial James Webb de « viser juste », ainsi que l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente, pour trouver les objets les plus anciens et les plus éloignés de l'Univers.

    • Août 2012
      La mission scientifique canadienne BCAT-C1 débute à bord de la Station spatiale internationale. BCAT-C1 porte sur l'étude des particules à l'échelle nanométrique dispersées dans un type de liquide appelé suspension colloïdale. L'environnement unique de la microgravité permet de photographier les particules puisqu'elles restent en suspens dans le liquide : elles ne sont pas attirées vers le bas.

    • 6 août 2012
      Le Mars Science Laboratory (NASA) se pose sur la planète rouge. Baptisé Curiosity, le rover de la mission a à son bord le spectromètre d'analyse à particules alpha et à rayons X (APXS), un instrument canadien qui étudiera la composition chimique des roches et du sol de Mars.

    • 19 décembre 2012
      L'astronaute canadien Chris Hadfield s'envole vers la Station spatiale internationale dans le cadre de la mission Expedition 34/35

      L'astronaute Chris Hadfield amorce un troisième séjour dans l'espace durant l'Expedition 34/35. Il devient le premier commandant de la Station spatiale internationale durant la deuxième moitié de sa mission de six mois.

  • 2013

    • 9 janvier 2013
      Le gouvernement du Canada lance la dernière étape du projet de la Constellation RADARSAT

      L'honorable Christian Paradis, ministre de l'Industrie et ministre responsable de l'Agence spatiale canadienne (ASC), procède au lancement de la prochaine et dernière étape du projet de la Constellation RADARSAT.

      La mission de la Constellation RADARSAT assurera une couverture complète de la masse continentale, des océans qui bordent le Canada et des côtes canadiennes au moins quotidiennement, et jusqu'à quatre fois par jour dans l'Extrême-Arctique. Les données produites par la Constellation RADARSAT appuieront les grandes priorités du gouvernement du Canada liées à la Stratégie pour le Nord (particulièrement dans l'Arctique), à la défense, à la sécurité et à la souveraineté, à l'environnement, aux ressources naturelles et à l'agriculture.

      La mission de la Constellation RADARSAT est dirigée par l'ASC et appuyée par ses principaux utilisateurs : le ministère de la Défense nationale, Pêches et Océans Canada, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Environnement Canada, Ressources naturelles Canada et Sécurité publique Canada.

    • 25 janvier 2013
      Dextre réussit à ravitailler un satellite et franchit avec brio une étape importante pour la robotique spatiale

      Dextre, le robot canadien à tout faire de l'Agence spatiale canadienne (ASC) sur la Station spatiale internationale (SSI), passe à l'histoire en ravitaillant avec succès un satellite factice à l'extérieur de la station. Le transfert de carburant est la tâche principale de la Mission de ravitaillement robotique (RRM), une collaboration expérimentale entre la National Aeronautics and Space Administration (NASA) et l'ASC visant à démontrer que des robots peuvent faire l'entretien et le ravitaillement de satellites dans l'espace pour en prolonger la durée de vie utile.

    • 14 février 2013
      Le légendaire Canadarm entreprend la dernière étape de son épopée

      Le célèbre bras robotique Canadarm effectue son ultime yoyage de retour vers la Terre lors du dernier vol de la navette Endeavour en mai 2011. Il revient par la suite au Canada de façon permanente pour subir une évaluation approfondie dans les locaux de MacDonald, Dettwiler and Associates, à Brampton (Ontario) avant d'être transféré au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada où il fait l'objet d'une exposition de longue durée.

      Symbole national de l'innovation technologique canadienne, le Canadarm reçoit son baptême de l'espace à bord de la navette américaine Columbia le 13 novembre 1981. Conçu pour déployer et récupérer des charges utiles dans l'espace, le bras robotique s'impose rapidement comme un élément essentiel du Programme de la navette spatiale. Il fonctionne parfaitement au fil des 90 missions de la navette, passant un total de 944 jours dans l'espace et parcourant l'équivalent de 624 millions de kilomètres.

    • 25 février 2013
      Lancement de NEOSSat, un satellite canadien de surveillance des objets circumterrestres depuis Sriharikota, en Inde, à bord d'une fusée Polar Satellite Launch Vehicle (PSLV). Outre NEOSSat, la fusée indienne transporte également à son bord le satellite Sapphire du ministère de la Défense nationale.

      Surnommé « la sentinelle de l'espace », NEOSSat est le premier microsatellite expérimental au monde capable de détecter et de suivre des objets spatiaux, comme des débris et des satellites. Financé et géré conjointement par l'ASC et Recherche et développement pour la défense Canada (RDDC), NEOSSat remplit plusieurs tâches tout en menant simultanément deux missions distinctes visant à répondre aux besoins des milieux scientifique et militaire.

      De la taille d'une valise, le télescope NEOSSat évolue à environ 800 km d'altitude à la recherche d'astéroïdes circumterrestres et d'objets spatiaux difficiles à détecter à l'aide de télescopes au sol. En raison de son orbite, NEOSSat n'est pas limité par le cycle diurne-nocturne et il peut fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

    • 3 mars 2013
      Le Canadarm2 saisit la capsule Dragon emportant une technologie médicale canadienne à la station spatiale

      Avec l'aide de l'astronaute canadien Chris Hadfield, les contrôleurs de mission du siège social de l'Agence spatiale canadienne (ASC) et du Centre spatial Johnson à Houston, au Texas, utilisent le Canadarm2 pour amarrer le Dragon à la station réalisant ainsi pour la première fois cette délicate opération à distance à partir du sol.

      Dragon transporte Microflow, un appareil de biotechnologie fabriqué au Canada, la première génération d'un cytomètre de flux portable pour utilisation à bord de la Station spatiale internationale (SSI) ainsi que des approvisionnements pour la SSI, dont des collations venant de plusieurs régions du Canada dans le cadre du concours « Collations canadiennes pour l'espace » de l'ASC.

    • 13 mars 2013
      L'astronaute canadien Chris Hadfield devient le premier commandant canadien de la Station spatiale internationale

      Chris Hadfield assume le commandement de la mission Expedition 35, et il lui incombe désormais, parmi ses nouvelles responsabilités, de prendre les décisions qui s'imposent en situation d'urgence. Il supervise également les activités à bord de la SSI, dont plus de 100 expériences scientifiques. Ses fonctions de commandant se terminent à la fin mai, lorsque les membres de la mission Expedition 35 et lui reviennent sur Terre.

    • 21 mars 2013
      La mission spatiale Planck jette un nouvel éclairage sur l'âge, l'évolution et la composition de l'Univers

      Le télescope spatial Planck produit la meilleure carte jamais réalisée de la plus ancienne lumière émise dans l'Univers. Le relevé permet de déterminer que cette lumière est plus âgée, que l'Univers prend de l'expansion moins rapidement et que la matière y est plus présente que ce que l'on croyait. La mission Planck repose sur des contributions de l'ASC : l'instrument à haute fréquence (HFI) et l'instrument à basse fréquence (LFI).

      Dirigée par l'Agence spatiale européenne (ESA), la mission du télescope spatial Planck scrute le ciel depuis son lancement en 2009. D'une extraordinaire précision, le télescope détermine la position exacte d'infimes structures ténues qui témoignent de fluctuations de la lumière et de la température correspondant à des densités légèrement différentes dans la matière résiduelle du Big Bang.

    • 29 avril 2013
      L'obervatoire Herschel cesse ses activités

      Après avoir épuisé les réserves d'hélium liquide dont il a besoin pour refroidir ses instruments et prendre des mesures, l'observatoire spatial Herschel cesse de fonctionner.

      Herschel a été le télescope infrarouge le plus imposant et le plus puissant jamais lancé dans l'espace. Au cours de sa durée de vie active, il effectue plus de 35 000 observations et consacré plus de 25 000 heures à l'étude de l'Univers. Il révèle des objets célestes qui jusque-là étaient demeurés invisibles et améliore notre compréhension de l'origine et de l'évolution d'étoiles, de planètes et de galaxies.

    • 2 mai 2013
      Dévoilement de l'exposition sur le Canadarm

      Dévoilement de l'exposition sur le Canadarm au Musée de l'aviation et de l'espace du Canada à Ottawa. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Chris Hadfield, alors en orbite autour de la Terre, participe à l'inauguration de l'exposition en tant que commandant de la Station spatiale internationale (SSI).

      Après avoir parcouru 624 millions de kilomètres et passé un total de 944 jours de travail dans l'espace à bord de la navette spatiale Endeavour, le Canadarm rentre au bercail. En étroite collaboration avec le Musée de l'aviation et de l'espace du Canada, l'ASC a créé une exposition interactive qui présente le Canadarm et permet aux visiteurs d'explorer l'histoire du bras robotique dont ses plus grandes réussites et l'héritage qu'il nous a laissé.

      En 2011, le Canadarm a conclu 30 années de fonctionnement à l'appui du programme américain de la navette spatiale. En étroite collaboration avec la National Aeronautics and Space Administration (NASA), l'ASC a négocié le rapatriement du Canadarm de la navette Endeavour. Dès son retour en sol canadien, le bras de 15 mètres de longueur a été entreposé chez MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA) à Brampton où il a subi une évaluation minutieuse et a été préparé en vue de l'exposition.

    • 9 mai 2013
      RADARSAT-1 cesse de fonctionner après dix-sept années de succès technologiques

      Le 29 mars 2013, RADARSAT-1, le premier satellite canadien d'observation de la Terre, subit une anomalie technique après avoir fonctionné pendant 12 années au-delà de son espérance de vie prévue. Au terme d'une vérification exhaustive du système, l'ASC conclut que RADARSAT-1 n'est plus opérationnel après 17 ans de services exceptionnels.

      Parmi ses nombreux exploits, soulignons les Missions de cartographie de l'Antarctique réalisées en 1999 et 2000. RADARSAT-1 permet alors  de créer les toutes premières cartes à une haute résolution encore inégalée de l'ensemble du continent de glace. Il assure également la première couverture radar stéréoscopique de la masse continentale de la planète, la première couverture interférométrique à haute résolution du Canada, et produit des instantanés complets des saisons sur tous les continents.

    • 13 mai 2013
      L'astronaute canadien Chris Hadfield de retour sur Terre après une mission historique de cinq mois

      L'astronaute de l'ASC Chris Hadfield atterrit avec succès dans les plaines du Kazakhstan à bord d'une capsule russe Soyouz le lundi 13 mai 2013 à 22 h 31 (HAE). Durant leur mission de cinq mois à bord de la SSI, Chris et son équipage effectuent plus de 130 expériences scientifiques, établissant par le fait même un record pour ce qui est du nombre d'expériences réalisées dans la station. En mars, Chris marque un jalon historique en devenant le premier Canadien à commander la SSI.

    • 12 septembre 2013
      L'Agence spatiale canadienne (ASC) et le Centre national d'études spatiales (CNES), l'agence spatiale française, procèdent avec succès au premier lancement d'un ballon de recherche stratosphérique à partir de la base de Timmins en Ontario. Ce vol est le premier à s'inscrire dans le cadre de l'entente de collaboration franco-canadienne signée le 30 septembre 2012.

    • 29 septembre 2013
      Avec le lancement réussi du petit satellite hybride CASSIOPE, le Canada fait une importante contribution aux efforts visant à percer les mystères de la météo spatiale. À cette fin, le satellite utilise la charge utile scientifique dédiée ePOP (enhanced Polar Outflow Probe), qui observe l'ionosphère. De plus, deux avancées technologiques sont mises en œuvre dans le cadre de la mission : la nouvelle plateforme d'engin spatial Smallsat, et le démonstrateur de technologie de communications Cascade.

    • 22 octobre 2013
      Le satellite canadien SCISAT célèbre 10 années de mesures scientifiques

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) célèbre le dixième anniversaire de la mission SCISAT. Lancé le 12 août 2003, SCISAT aide une équipe complète de chercheurs canadiens et étrangers à mieux comprendre les phénomènes de l'appauvrissement et de la restauration de la couche d'ozone et, en particulier, les changements qui surviennent au-dessus du Canada et dans l'Arctique.

      En orbite depuis dix ans, SCISAT dépasse toutes les attentes. Il fournit des données très utiles sur la composition atmosphérique, le changement climatique et la pollution. Il appuie ainsi la politique environnementale internationale concernant la protection de la couche d'ozone.

    • 7 novembre 2013
      La Banque du Canada dévoile son nouveau billet de cinq dollars en polymère, sur lequel figurent le Canadarm2, Dextre et la base mobile, soulignant ainsi l'expertise du Canada en robotique et la contribution du pays au programme de la Station spatiale internationale.

      Sur le billet, un astronaute représente tous les Canadiens qui ont collaboré à la réalisation du programme spatial.

    • 20 novembre 2013
      La Station spatiale internationale a 15 ans

      L'Agence spatiale canadienne (ASC), l'Agence spatiale européenne (ESA), l'Agence d'exploration aérospatiale japonaise (JAXA) et la National Aeronautics and Space Administration (NASA) célèbrent le quinzième anniversaire de la Station spatiale internationale (SSI).

    • 22 novembre 2013
      Lancement réussi de la constellation Swarm

      Lancement de Swarm, la première constellation de satellites d'observation de la Terre de l'ESA depuis le cosmodrome de Plesetsk, en Russie. La mission Swarm de l'ESA vise à mesurer avec précision les champs magnétiques produits par le noyau, le manteau et la croûte terrestres, ainsi que par les océans, l'ionosphère et la magnétosphère de la Terre. Dans le cadre de cette mission, les trois satellites se serviront de l'instrument canadien de mesure des champs électriques (EFI), conçu et fabriqué par la société canadienne COM DEV à partir d'instruments mis au point par l'Université de Calgary. COM DEV a fourni l'EFI canadien dans le cadre d'un contrat avec l'ESA.

  • 2014

  • 2015

    • 31 janvier 2015
      Lancement de SMAP

      La mission SMAP (Soil Moisture Active Passive) de la NASA aide à améliorer les prévisions météorologiques et les modèles de productivité des cultures, à surveiller les zones touchées par la sécheresse ou l'humidité excessive, et les prévisions d'inondation. Dans le cadre de ce projet, l'Agence spatiale canadienne (ASC) assure le financement des recherches effectuées par cinq universités canadiennes (Université de Toronto, Université de Guelph, Université du Manitoba, Université de Sherbrooke, l'Institut national de la recherche scientifique - Québec). Les projets choisis, dirigés par Environnement Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada. SMAP scrute les 5 cm supérieurs des sols afin de produire les cartes à haute résolution les plus exactes de l'humidité dans le monde entier. Les données obtenues permettront d'améliorer les modèles de représentation des cycles de l'énergie, de l'eau et du carbone des systèmes de prédictions et d'analyses environnementales canadiennes fondées sur les mesures de l'humidité des sols et du cycle de gel/dégel. La NASA publiera les cartes finales créées à partir des données vérifiées de l'humidité des sols d'ici mai 2016 et celles démontrant le cycle de gel/dégel d'ici juillet 2016.

      Pour de plus amples renseignements concernant SMAP (en anglais seulement)

    • 14 avril 2015
      Lancement de Tomatosphère, d'Osteo-4 et de JCAP à bord du vaisseau-cargo Dragon vers la Station spatiale internationale

      La société SpaceX procède au lancement de son vaisseau commercial de ravitaillement Dragon à destination de la Station spatiale internationale (SSI). Dragon emporte à son bord Tomatosphère, Osteo-4 et JCAP. Voici les faits saillants de la participation canadienne à cette mission : L'Agence spatiale canadienne (ASC) envoie 600 000 graines de tomate à bord de la SSI au nom du programme éducatif Tomatosphère dirigé par l'Université de Guelph et Parlons sciences. Dragon transporte également une expérience appelée Osteo-4. Ce projet pourrait élargir nos connaissances sur l'ostéoporose et d'autres maladies sur Terre et faire progresser la recherche sur leur prévention. Grâce aux investissements que l'ASC a déjà consacrés à l'expérience scientifique spatiale eOsteo qui portait sur les cellules osseuses, la société canadienne CALM Technologies (en anglais seulement) qui a construit le mini laboratoire spatial s'est associée à la NASA afin de perfectionner les instruments de l'ASC pour Osteo-4. L'appareil amélioré sera retourné à l'ASC, ce qui permettra aux scientifiques canadiens de poursuivre leurs recherches sur la perte osseuse dans l'espace. Pour réaliser une version améliorée d'eOsteo, CALM Technologies a confié à Xiphos Systems Corporation un contrat en sous-traitance pour la fabrication d'une carte processeur destinée au traitement des données (carte Q6). Dragon emporte également JCAP, un dispositif canadien construit par MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (en anglais seulement). JCAP est une plaque d'adaptation qui permettra à l'équipage de la Station de faire passer des pièces de rechange de l'intérieur à l'extérieur de la SSI à l'aide d'un panneau coulissant installé dans le sas japonais. Une fois à l'extérieur, les pièces peuvent être récupérées par les robots Canadarm2 ou Dextre. Les astronautes sont ainsi moins souvent appelés à faire des sorties extravéhiculaires pour des tâches d'entretien ordinaire de la Station. Fait intéressant à noter, l'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques travaillera comme capcom principal de cette mission. Le capcom assure la liaison entre l'équipe de contrôle de vol du centre de contrôle des missions de la NASA et les astronautes qui se trouvent dans l'espace.

    • 28 septembre 2015
      ASTROSAT, le premier télescope spatial de l'Organisation indienne de recherche spatiale, est lancé. Le télescope double UVIT embarqué sur ASTROSAT est constitué d'instruments canadiens pour l'imagerie dans l'ultraviolet et la lumière visible. Les deux principaux objectifs de la mission : comprendre les phénomènes à haute énergie dans les systèmes stellaires hors de notre galaxie et réaliser un relevé astronomique dans l'ultraviolet pour mesurer la fréquence à laquelle les nouvelles étoiles se forment dans les galaxies.

    • 6-9 décembre 2015
      Attrapé cosmique de Cygnus réussi

      Cygnus prend son envol le 6 décembre vers la Station spatiale internationale (SSI). L'arrivée du vaisseau de ravitaillement a lieu le 9 décembre. Il est attrapé par le Canadarm2.

      Le vaisseau de ravitaillement Cygnus transporte deux expériences canadiennes : MARROW et Vascular Echo. La microgravité dans l'espace, comme l'alitement prolongé sur Terre, a un effet sur la moelle osseuse et sur les cellules sanguines qu'elle produit. La recherche MARROW vise à découvrir les modifications qui surviennent en microgravité afin de minimiser les impacts pour les astronautes. Les découvertes aideront aussi à combattre les conséquences de la sédentarité sur Terre et à améliorer la réadaptation des patients alités, des personnes à mobilité réduite et des aînés.La recherche Vascular a démontré que certains astronautes présentaient un durcissement accéléré des artères alors qu'ils séjournaient dans l'espace. Dans le cadre de l'étude Vascular Echo, le séjour à la station spatiale permet d'explorer les mécanismes sous-jacents au durcissement des artères, en vue de concevoir des interventions permettant de ralentir le vieillissement vasculaire des astronautes et d'améliorer la santé et la qualité de vie sur Terre.

    • 11 décembre 2015
      Premières lumières d'UVIT

      Le télescope UVIT de l'observatoire astronomique de l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) prend ses premières images du ciel. Sa cible était un amas d'étoiles connu sous le nom de « NGC 188 ». L'image a été prise en utilisant la lumière ultraviolette, invisible de la Terre. Elle couvre un champ de vision environ 100 fois plus important que le télescope Hubble.

      ASTROSAT offre aux astronomes une perspective scientifique unique : plusieurs télescopes alignés permettent d'observer une même cible dans plusieurs longueurs d'onde (allant de la gamme des rayons X à celle de la lumière visible) simultanément. Avec le financement de l'Agence spatiale canadienne (ASC), le Canada a fourni les « yeux électroniques » ultraviolets d'UVIT. Les astronomes canadiens disposent de 5 % du temps d'observation d'ASTROSAT, incluant tous ses instruments et la participation à l'équipe du programme d'observation d'UVIT.

    • 17 décembre 2015
      Un astéroïde dans la mire d'un système canadien de cartographie par laser

      L'Agence spatiale canadienne (ASC) livre sa contribution à la mission OSIRIS-REx de la NASA : l'altimètre laser canadien OLA.

      OSIRIS-REx étudiera Bennu, un astéroïde susceptible d'entrer en collision avec la Terre vers la fin du 22e siècle. Il s'agit de la première participation du Canada à une mission internationale visant à rapporter un échantillon d'astéroïde sur Terre.

  • 2016

    • 21 juin 2016
      Le microsatellite M3MSat de surveillance et de messagerie maritime est lancé depuis Sriharikota, en Inde. Le dispositif du système d'identification automatique embarqué sur M3MSat transmet des renseignements sur les navires pour que le Canada soit plus à même de les détecter et de gérer le trafic maritime.

    • 8 septembre 2016
      La sonde OSIRIS-REx de la NASA entame son voyage vers l'astéroïde Bennu. La contribution du Canada à cette mission de retour d'échantillon est un altimètre laser (OLA), un lidar servant à mesurer le terrain rocheux de Bennu pour créer la carte 3D la plus détaillée jamais effectuée d'un corps céleste. Grâce à sa contribution à la mission, le Canada recevra une partie de l'échantillon qui sera rapporté sur Terre, que des scientifiques canadiens pourront étudier.

  • 2017

    • 5 mai 2017
      Pour célébrer le 150e anniversaire du Canada, Postes Canada émet un timbre-poste représentant le Canadarm afin de souligner les réalisations du pays dans l'espace, en science, en technologie et au chapitre de l'innovation.

    • 1er juillet 2017
      Le premier ministre Justin Trudeau annonce le nom des deux candidats qui se joindront au corps des astronautes canadiens. Après une campagne de recrutement d'une durée d'un an, l'Agence spatiale canadienne choisit Jenni Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk parmi 3 772 candidats et candidates.

  • 2018

    • 3 décembre 2018
      L'astronaute David Saint-Jacques décolle de Baïkonour, au Kazakhstan. C'est le début de sa mission de 204 jours à bord de la Station spatiale internationale.

      Pendant son séjour dans l'espace, David Saint-Jacques mène de nombreuses expériences scientifiques canadiennes et étrangères. Il est devenu le quatrième astronaute de l'Agence spatiale canadienne à sortir dans l'espace et le premier aux commandes du Canadarm2 pour attraper un engin spatial – le vaisseau-cargo Dragon de SpaceX.

  • 2019

    • 28 février 2019
      Le premier ministre Justin Trudeau annonce que le Canada collaborera avec la NASA au projet de la station spatiale lunaire Gateway. Le Canada fournira le système robotisé Canadarm3, qui sera doté de logiciels de pointe pour pouvoir fonctionner en toute autonomie, sans intervention humaine.

    • 12 juin 2019
      Le lancement de la mission de la Constellation RADARSAT (MCR) est couronné de succès. Les trois satellites identiques de la MCR, à égale distance l'un de l'autre en orbite, produisent 50 fois plus d'images par année que RADARSAT-1.

      La MCR vise à fournir des solutions efficaces dans les domaines de la surveillance maritime, de la gestion des catastrophes et de la surveillance des écosystèmes.

  • 2020

    • 16 décembre 2020
      Le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie, annonce la signature du Traité sur la station spatiale Gateway par l'Agence spatiale canadienne et la NASA. Aux termes du traité, un Canadien fera partie d' Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis 1972. Le traité prévoit aussi un deuxième vol pour un astronaute canadien, à la station spatiale lunaire Gateway.

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