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Biographie de Jeremy R. Hansen

Jeremy Hansen
  • Date de naissance :
  • Originaire de : London (Ontario)
  • Antécédents : Pilote de chasse
  • Études : Baccalauréat en sciences spatiales; maîtrise en physique
  • Brevet de pilote : licence de pilote de ligne
  • Langues : Anglais, français, peut converser en russe
  • Mission : En attente d'être affecté à un vol

Renseignements personnels : Né le à London, en Ontario, le colonel Hansen a grandi sur une ferme près de Ailsa Craig avant de déménager à Ingersoll pendant ses années d'études secondaires. Il est marié et a trois enfants. Il pratique la voile récréative et de compétition, l'escalade et le vélo de montagne.

Études : Le colonel Hansen possède un baccalauréat en sciences spatiales avec distinction du Collège militaire royal du Canada () de Kingston, en Ontario. Il détient aussi une maîtrise en physique de la même institution () avec une concentration de recherche en poursuite de satellites à grand champ de vision.

Organisations : Forces armées canadiennes - depuis .

Distinctions honorifiques : Décoration des Forces canadiennes - 12 ans de bons services (), Ailes de pilote des Forces armées canadiennes (), Trophée commémoratif Clancy Scheldrup - diplômé exemplaire du cours de pilotage de base (), Décoration de la Ligue des cadets de l'Air du Canada - meilleur diplômé des forces aériennes du Collège militaire royal du Canada (), Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (), la médaille d'or de la Société royale géographique du Canada ().

Expérience : Avant de se joindre au Programme spatial canadien, le colonel Hansen était pilote de chasse de CF-18. Il occupait le poste d'officier des Opérations de combat à la 4e Escadre Cold Lake en Alberta où il était notamment responsable de veiller à l'efficacité des services de défense aérienne du NORAD, assurant l'exploitabilité des bases de déploiement et d'opérations avancées.

De 2004 à 2007, le colonel Hansen a été pilote de chasse de CF-18 dans le 409e Escadron d'appui tactique et dans le 441e Escadron d'appui tactique où il était responsable des opérations, des exercices de déploiement et des opérations de vol dans l'Arctique pour le NORAD. Il a également suivi son entraînement de pilote de chasse de CF-18 dans le 410e Escadron d'entraînement opérationnel à l'appui tactique en -.

L'expérience de pilotage du colonel Hansen a débuté à l'âge de 12 ans lorsqu'il s'est joint au programme des cadets de l'air. Il a obtenu ses licences de pilote de planeur et de pilote privé dans le cadre de ce programme à l'âge de 17 ans. Cette formation a mené à son admission au Collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

Expérience comme astronaute : Le colonel Hansen est l'une des deux recrues sélectionnées en par l'Agence spatiale canadienne (ASC) à l'issue de la troisième campagne de recrutement d'astronautes canadiens. Il est l'un des 14 membres de la 20e classe d'astronautes de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). En , il a terminé la formation de candidat astronaute qui comprend des séances d'information scientifique et technique, de la formation intensive sur les systèmes de la Station spatiale internationale (SSI), des activités extravéhiculaires (sorties dans l'espace), de la robotique, de l'entraînement physiologique, des vols en T-38, l'apprentissage du russe, et des entraînements de survie en mer et en milieu sauvage.

En attendant d'être affecté à un vol, le colonel Hansen représente l'ASC à la NASA et travaille comme capcom au centre de contrôle de mission, c'est-à-dire celui qui parle avec l'équipage de la SSI.

En plus de ses tâches quotidiennes, le colonel Hansen continue d'élargir et de maintenir ses acquis. Il suit de la formation sur les sorties dans l'espace et la robotique, et il continue son apprentissage du russe. Il a pris part à des expéditions de géologie dans l'Extrême-Arctique et a participé à la formation CAVES de l'Agence spatiale européenne dans le cadre de laquelle il a vécu sous terre pendant six jours. Il a aussi fait partie de l'équipage de NEEMO 19 où il a vécu et travaillé sur le plancher océanique, au large de Key Largo, en Floride, dans l'Aquarius pendant sept jours de simulation d'exploration de l'espace lointain. Il continue par ailleurs de piloter des avions de chasse CF-18 dans l'Aviation royale canadienne et a eu le privilège de pouvoir inspirer de jeunes Canadiens en pilotant un avion à réaction historique, le F-86 Sabre Hawk One.

Questions et réponses – Jeremy Hansen

Qu'est-ce qui a motivé Jeremy Hansen à devenir astronaute? Quel est le meilleur conseil professionnel qu'il ait jamais reçu?

Espace et exploration

Pourquoi vouliez-vous devenir astronaute?

Je suis heureux à l'idée d'explorer de nouveaux endroits et d'accomplir des choses qui semblent impossibles. Être astronaute offre la possibilité de faire partie d'une équipe extraordinaire qui trouve des solutions à des problèmes complexes. Quand une équipe fait quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant, elle sera très probablement placée devant un échec. J'aime le fait que dans l'espace, on s'engage à atteindre des objectifs audacieux, dans la mesure où on ne laissera pas quelques échecs de temps à autre freiner notre élan.

Rencontrez l'astronaute canadien Jeremy Hansen. (Source : ASC.)

Transcription de la vidéo intitulée « Rencontrez l'astronaute canadien Jeremy Hansen »

Travail et études

Qu'est-ce qui vous a motivé à étudier dans vos domaines?

J'ai étudié les sciences spatiales au Collège militaire royal, car je voulais en savoir plus sur la mécanique orbitale et la conception de systèmes capables de fonctionner dans l'environnement hostile de l'espace. C'était un domaine d'étude fascinant, ce que je ne savais pas trop quand je me suis inscrit. Plus mes connaissances s'approfondissaient, plus j'étais fasciné par les possibilités infinies des orbites et des infrastructures satellitaires, qu'on peut utiliser de manière unique pour fournir des services aux populations du monde entier et mieux comprendre la Terre.

Quel était votre emploi précédent?

Je me suis enrôlé dans les Forces canadiennes à 18 ans. J'ai obtenu mes diplômes de premier cycle et d'études supérieures au Collège militaire royal du Canada. J'ai ensuite commencé ma formation de pilote militaire. J'ai été sélectionné pour suivre la formation sur les avions de chasse CF-18 au 410e Escadron, après quoi j'ai effectué deux périodes de service au sein des 441e et 409e Escadrons d'appui tactique, où j'ai appris à utiliser le CF-18 dans le cadre de diverses missions.

Qu'aimiez-vous le plus de votre emploi et de quelle manière vous a-t-il préparé pour une carrière d'astronaute?

Piloter des avions de chasse, c'était une carrière passionnante en raison des défis qu'il fallait relever. Les pilotes de CF-18 sont seuls dans leur avion, mais volent toujours en formation avec d'autres chasseurs. Il peut y en avoir de deux à des dizaines, selon la mission. Il faut s'entrainer sans relâche, s'engager à toujours s'améliorer, travailler en équipe et gérer les risques dans un environnement très dangereux… tout cela s'applique à ce qu'un astronaute doit être capable de faire.

Des nuages jusqu'à l'espace. (Source : ASC.)

Transcription de la vidéo intitulée « Des nuages jusqu'à l'espace »

Inspiration et conseils

Quelle est votre devise?

Accepte et apprécie ta situation actuelle, soit toujours en mode solution et trouve le bonheur chaque jour.

Quel est le meilleur conseil professionnel que vous ayez jamais reçu?

Quand vous essayez d'atteindre vos objectifs, orientez vos efforts sur ce qui présente le plus d'intérêt pour vous. Quand c'est très intéressant, on est généralement plus efficace, on en fait plus, et on le fait avec plaisir. C'est en gros le conseil que Chris Hadfield m'a donné quand j'étais au Collège militaire royal et que j'aspirais à devenir astronaute.

Pensez à un enseignant qui a eu une influence positive sur vous. Qu'a-t-il fait pour avoir cette si grande influence?

Un certain nombre de professeurs ont constaté que j'avais un esprit curieux et m'ont montré que la résolution de problèmes me permettrait d'apprendre et la lecture, d'approfondir mes connaissances. Ils ont aussi développé ma patience devant des problèmes que je ne pouvais pas résoudre facilement et intuitivement. Leur approche à long terme visait à faire de moi un éternel apprenant. Avant un examen, je n'apprenais rien par cœur. J'apprenais à apprendre. C'est ce que je fais encore (et encore) tous les jours.

Goûts personnels

Quel est votre film de science-fiction préféré?

J'aime beaucoup la série Star Wars depuis mon enfance, et j'aime regarder ces films avec mes enfants aujourd'hui. Les histoires contiennent plusieurs leçons de vie, car les personnages sont aux prises avec de grandes difficultés. Ils doivent trouver le courage de défendre les autres, ils font passer le bien commun avant le leur et, bien sûr, j'ai été captivé par la magie de la Force! Sans oublier que Han Solo et Chewbacca me font rire.

Quel est votre livre préféré?

Je ne lis pas beaucoup de romans, mais on m'a suggéré de lire The Martian d'Andy Weir. J'ai adoré ça. En particulier, j'ai bien aimé le fait que, pour Mark Watney, selon toute vraisemblance, il allait mourir sur Mars. Malgré tout, il est déterminé à survivre ou à essayer jusqu'à la mort. Il ne cesse jamais de faire preuve de créativité et résout les problèmes un à la fois. Il n'a aucune idée si ses efforts seront couronnés de succès, mais il les poursuit quand même afin d'atteindre son objectif. C'est une excellente façon de voir la vie. Ça me fait penser à ce qu'a dit un jour Martin Luther King Jr. : « Nul besoin de voir tout l'escalier, il suffit de monter la première marche. »

Quel est votre endroit préféré sur Terre?

J'ai exploré plusieurs endroits dans l'Arctique canadien, notamment des cratères météoriques bien préservés. Je suis tombé amoureux de la beauté sauvage et intacte de la toundra. La résilience de la faune et de la flore qui y mènent leur existence dans un environnement aussi difficile et qu'on penserait désertique m'a étonné. L'Arctique a quelque chose d'inspirant. Ceux qui y sont allés savent exactement ce à quoi je fais référence.

Quel est votre bien le plus précieux?

De nombreux biens personnels de ma famille ont été détruits quand notre maison de Houston a été inondée. Cette situation nous a permis de nous rendre compte que les objets qu'on accumule ne sont pas si importants. Une exception à cette règle : nos photos et nos albums de coupures, dont la majeure partie a été épargnée. Nous apprécions notre chance de les avoir encore : ils nous aident à nous rappeler et à voir ceux et celles qui ont fait partie de notre vie ainsi que les grandes aventures que nous avons vécues. Certains des albums des premières années de nos enfants ont été détrempés, mais un ami les a minutieusement séchés page par page et nous les a rendus. C'est l'un des plus gentils cadeaux que quelqu'un nous ait faits. Même si ces photos et ces cahiers ne sont pas très importants en tant que tels, ils nous rappellent toutefois l'importance des gens qui font partie de notre vie et des liens que nous avons tissés.

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