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Le rôle du Canada dans la mission OSIRIS-REx

En faisant partie de la mission OSIRIS-REx de la NASA, le Canada a une occasion unique de mettre en valeur son savoir-faire technique et scientifique.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) a fourni à la mission OSIRIS-REx un altimètre laser (OLA) qui pouvait balayer l'astéroïde à une distance pouvant aller jusqu'à sept kilomètres. Elle soutient aussi :

Voici plus d'explications sur l'instrument OLA et sur les experts derrière la recherche canadienne effectuée pour la mission OSIRIS-REx.

OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx - Infographie

Un laser canadien produira une carte 3D d'un astéroïde et aidera à repérer le meilleur site d'échantillonnage pour la mission OSIRIS-REx de la NASA. (Source : ASC.)

Pour avoir fourni l'instrument OLA, le Canada recevra une partie de l'échantillon intact qui sera rapporté.

OLA : l'altimètre laser d'OSIRIS-REx

L'instrument OLA a servi à :

Tim Haltigin de l'ASC, gestionnaire de mission canadien d'OSIRIS-REx, décrit l'instrument OLA, la contribution du Canada à la mission. (Source : NASA/Centre spatial Goddard.)

Fonctionnement de l'instrument OLA

L'instrument OLA est le lidar à balayage le plus perfectionné jamais utilisé dans l'espace.

En orbite autour de l'astéroïde, l'instrument OLA a fait appel à deux lasers :

L'unité de vol de l'instrument OLA, la contribution de l'Agence spatiale canadienne à la mission OSIRIS REx de la NASA

L'instrument OLA comprend deux parties : un boîtier électronique (à gauche), qui collecte les données, et la tête du capteur (à droite) qui contient deux lasers qui ont émis de brèves impulsions ainsi qu'un récepteur qui a capté les faisceaux réfléchis par la surface de l'astéroïde Bennu. (Source : NASA/Goddard Space Flight Center.)

Les scientifiques se sont servis de la carte 3D produite avec l'instrument OLA pour cibler des sites d'échantillonnage possibles sur l'astéroïde Bennu. Les données d'OLA ont aidé à répondre aux questions suivantes :

  • La sonde OSIRIS-REx peut-elle atteindre le site?
  • Est-ce que la sonde peut prélever un échantillon à cet endroit sans être endommagée?
  • Y a-t-il assez de matière meuble à prélever?
  • À quelles questions scientifiques peut-on répondre en prélevant un échantillon à cet endroit?

Sur quatre sites d'échantillonnage possibles, c'est le site Nightingale (Rossignol) qui a été sélectionné. C'est là que la sonde OSIRIS-REx a prélevé un échantillon de Bennu le .

Cette carte 3D de la topographie de l'astéroïde Bennu est le produit d'environ 20 millions de mesures effectuées par l'instrument OLA, la contribution de l'ASC à la mission internationale de retour d'échantillon. Les couleurs représentent la distance par rapport au centre de l'astéroïde : les zones bleues foncées se situent environ 60 mètres plus bas que les sommets de couleur rouge. La résolution de ce modèle est d'environ une mesure par mètre. Image : Michael Daly, Centre for Research in Earth and Space Science, Université York. (Sources : NASA, Université de l'Arizona, ASC, Université York, MDA.)

Professeur Michael Daly
Jeff Seabrook

Pr Michael Daly, scientifique en chef de l'instrument OLA, Université York (à gauche); Jeff Seabrook, Ph. D., scientifique en second de l'instrument OLA, Université York (à droite). (Sources : Université York, Dylan Hamm, Photos Unlimited LLC.)

OSIRIS-REx : une occasion exceptionnelle pour les experts canadiens

Équipe de développement et des opérations de l'instrument OLA

L'instrument OLA a été fabriqué pour l'ASC par MDA avec la contribution importante du sous-traitant Optech.

Il s'agit d'un hybride de deux autres technologies de MDA : le lidar de la station météorologique de l'ASC embarquée sur l'atterrisseur martien Phoenix et un instrument envoyé dans l'espace en  à bord de l'eXperimental Satellite System-11 (XSS-11) de la force aérienne américaine.

Le professeur Michael Daly de l'Université York, expert en technologie lidar et ancien membre de l'équipe canadienne de l'atterrisseur martien Phoenix, est le scientifique en chef de l'instrument OLA. Il est secondé par :

Ces scientifiques, de concert avec des ingénieurs de MDA chargés du soutien des instruments, ont planifié les observations scientifiques, utilisé l'instrument OLA et veillé à ce qu'il demeure en bon état. L'ASC a géré l'ensemble des opérations entourant l'instrument OLA.

Depuis des dizaines d'années, les scientifiques étudient des météorites récupérés sur le sol canadien et ailleurs dans le monde. Mais quand les météoroïdes traversent l'atmosphère, ils sont exposés à des températures extrêmes qui brulent certains des principaux indices que les scientifiques recherchent depuis longtemps.

L'analyse de l'échantillon intact rapporté par OSIRIS-REx pourrait révolutionner notre compréhension de l'histoire du Système solaire, de la formation de notre planète et peut-être de l'origine de l'eau et de la vie sur Terre.

Scientifiques d'établissements canadiens

Pour avoir fourni l'instrument OLA à la mission, l'ASC disposera de 4 % de la quantité totale de l'échantillon rapporté sur Terre, ce qui permettra au milieu scientifique canadien d'avoir accès pour la toute première fois à un échantillon d'astéroïde rapporté de l'espace. Des chercheurs de partout au Canada ont été choisis pour réaliser des recherches qui aideront à éclaircir le mystère entourant les caractéristiques physiques, chimiques et géologiques de Bennu. Avec le soutien de l'ASC accordé à leur établissement, ils se préparent à analyser une partie de l'échantillon. Ces équipes de recherche font partie de la grande équipe de la mission OSIRIS-REx et sont dirigées les scientifiques suivants.

Chercheur/
chercheuse
Établissement Résumé
Dominique  Weis, Ph. D. Université de la Colombie-Britannique Analyse de l'échantillon pour déterminer l'origine et l'histoire de l'astéroïde.
Catherine Johnson, Ph. D. Université de la Colombie-Britannique Étude de la structure intérieure de Bennu par l'examen de la forme des cratères.
Edward Cloutis, Ph. D. Université de Winnipeg Examen en laboratoire de la composition de l'échantillon et comparaison avec les données recueillies par la sonde spatiale.
Alan Hildebrand, Ph. D. Université de Calgary Examen des propriétés physiques de l'échantillon pour mieux comprendre la géologie de Bennu.
Kim Tait, Ph. D. Musée royal de l'Ontario; Université de Toronto Contribution à l'établissement de protocoles de conservation de ce précieux échantillon inspirés des protocoles actuels.
Michael Daly, Ph. D. Université York Analyses de spectroscopie Raman sur l'échantillon pour trouver des composants organiques qui pourraient être des éléments constitutifs de la vie sur Terre.

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