Le lanceur SLS et le vaisseau spatial Orion
L'exploration de la Lune recommence… nous serons du voyage! Le lanceur SLS (abréviation de Space Launch System) et le vaisseau spatial Orion ont fait leurs preuves lors du vol d'essai sans équipage Artemis I. En , ils permettront à quatre astronautes de faire le tour de la Lune lors de la mission Artemis II.
Le lanceur SLS
Le lanceur SLS a été conçu pour envoyer à nouveau des êtres humains sur la Lune et leur permettre d'y vivre et d'y travailler. Ceci pourrait un jour permettre à des astronautes d'aller explorer Mars.
La conception du lanceur SLS est faite pour évoluer selon la destination et les exigences de la mission. Il pourrait par exemple lancer Orion et d'autres charges utiles lourdes en même temps dans l'espace. C'est l'une des plus puissantes fusées au monde.
Seul un lanceur SLS peut envoyer des astronautes et le vaisseau spatial Orion directement vers la Lune. Les lanceurs SLS des missions Artemis II et III auront la configuration dite « Bloc 1 », comme dans le cas d'Artemis I. Toutes les configurations comprennent l'étage principal et quatre réacteurs RS-25. L'étage principal contient 2,7 millions de litres d'hydrogène liquide et d'oxygène liquide. Il y aura aussi deux propulseurs à propergol solide, qui fourniront plus de 75 % de la poussée durant les deux premières minutes après le décollage.
Le , le lanceur SLS, avec le vaisseau spatial Orion à son sommet, a décollé du centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, dans le cadre du vol d'essai sans équipage Artemis I. (Source : NASA/Joel Kowsky.)
Jeremy Hansen nous fait part de sa fébrilité directement depuis le hall d'assemblage VAB du centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride. (Sources : Agence spatiale canadienne [ASC], NASA.)
Lors de chaque mission Artemis, le SLS lancera Orion dans l'espace. Il aidera aussi à le propulser sur la bonne trajectoire vers la Lune : c'est ce qu'on appelle une insertion translunaire. Pour cette manœuvre, le SLS doit avoir la puissance nécessaire pour accélérer la vitesse du vaisseau spatial et le faire passer de son orbite autour de la Terre sur sa trajectoire en direction de la Lune. Au cours d'Artemis II, c'est le module de service européen qui fournira cette formidable poussée! Si on peut lancer une charge plus lourde vers la Lune lors d'une seule mission, cela réduit les risques.
De la Floride à la Californie en passant par… la Lune! L'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen et ses coéquipiers d'Artemis II s'envoleront dans leur capsule Orion, de la taille d'une fourgonnette, propulsés par la fusée SLS. Jeremy donne les détails dans ce vlogue. (Sources : ASC, NASA, Fulwell 73 UK Limited.)
Le vaisseau spatial Orion
Le vaisseau spatial Orion est formé de trois éléments.
- La capsule est la partie habitable : les astronautes y seront tout au long de leur mission; elle est capable de supporter la chaleur et les forces physiques intenses de la rentrée atmosphérique au retour de la Terre.
- Le module de service européen sert à la propulsion et à la régulation thermique, et fournit électricité, air et eau.
- Si un problème survient au moment du lancement, les réacteurs du système d'évacuation d'urgence s'allumeront rapidement pour éloigner Orion du SLS et le déplacer vers une zone sûre.
Le système de survie essentiel aux missions habitées de la campagne – Artemis II et les missions subséquentes – n'a pas été installé dans Orion lors du vol d'essai sans équipage (Artemis I).
Guidage et navigation
Le système de guidage, de navigation et de pilotage d'Orion comporte un ensemble de capteurs destinés à calculer la position du vaisseau spatial dans l'espace :
- suiveurs stellaires – ces appareils sensibles prennent des images des étoiles autour d'Orion;
- caméras de navigation optiques – leurs images de la Terre et de la Lune aident à maintenir Orion sur sa trajectoire;
- capteurs solaires – placés sur le module de service européen, ils permettent de maintenir les panneaux solaires orientés dans la bonne direction.
L'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen et ses coéquipiers d'Artemis II ont participé à la formation aux opérations de post-insertion et de désorbitation à l'intérieur du simulateur d'Orion au centre spatial Johnson de la NASA à Houston.
L'équipage s'est exercé à configurer le vaisseau spatial Orion une fois en orbite, à le rendre habitable et à revêtir sa combinaison pressurisée d'entrée pour se préparer à son retour de la Lune. (Source : NASA/Mark Sowa.)
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