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Histoire du programme spatial canadien — de 1962 à 1999

Espace de réception avec des bureaux et sièges. Une maquette du satellite Alouette I est suspendue au plafond. Il y a du texte sur le mur et une photo de John H. Chapman.

Chaque évènement historique et chaque étape cruciale de l'aventure du Canada dans le domaine spatial sont présentés par ordre chronologique. Pour encore plus de détails, consultez notre page Web consacrée à ces faits marquants.

Découvrez le rôle déterminant du Canada dans le domaine de l'exploration spatiale.

Alouette I

Le lancement d'Alouette I a fait du Canada l'un des premiers pays à mettre un satellite en orbite, après l'URSS et les États-Unis. Le satellite Alouette I a été lancé en après trois ans et demi de conception et de construction. À une époque où les satellites étaient conçus pour ne durer que quelques mois, Alouette I a transmis des données pendant plus de 10 ans : c'est plus longtemps que n'importe quel autre satellite de l'époque!

Une première pour le Canada

Rouleau de film 35 mm avec une boîte en métal.

Sur ce rouleau de pellicule de 35 mm se trouvent les premières données scientifiques canadiennes collectées dans l'espace. Avec des signaux radio, le satellite Alouette I a pris des mesures de l'ionosphère. Ces mesures ont été converties en ionogrammes, qui ont été enregistrés sur pellicule. Tout ça pique votre curiosité? Approfondissez vos connaissances sur ce travail de pionnier sur la page Alouette I : Des données sauvegardées… 60 ans plus tard!

John H. Chapman

La vie et l'œuvre de John Herbert Chapman font partie intégrante de la place du Canada dans le domaine spatial.

L'héritage laissé par M. Chapman est considérable et concret. Il suffit de penser au développement du satellite Alouette I ou encore au rapport Chapman () où il a proposé des orientations pour l'avenir du programme spatial canadien. L'Agence spatiale canadienne (ASC) et le programme spatial canadien sont l'aboutissement de tout le travail fait dans sa vie : c'est pourquoi le centre spatial du Canada porte son nom.

Fusée Black Brant 9

Une fusée rouge et blanche devant le centre spatial entouré d'herbe verte et d'arbres.

La fusée qui se dresse sur le parterre devant l'ASC est une Black Brant 9. La série de fusées-sondes Black Brant de conception canadienne, remontant à , a joué un rôle clé dans le développement du programme spatial canadien.

Ces fusées tirent leur nom d'une espèce d'oie - la bernache noire - qui niche le long de la côte arctique.

Aurore boréale

En , dans le cadre du programme ISIS de satellites internationaux d'études de l'ionosphère, le satellite ISIS I fournit au monde les premières images d'une aurore boréale captées depuis l'espace.

Les premières « empreintes » sur la Lune sont canadiennes

Une maquette du module lunaire Apollo avec un petit astronaute.

C'est vrai que les premières empreintes de pas, lors de la mission Apollo 11 en , sont celles de l'astronaute américain Neil Armstrong, mais les toutes premières empreintes sont celles du train d'atterrissage du module lunaire Apollo, fabriqué ici même, à Longueuil, au Québec.

Télésat

Télésat a été créée en . Cette société a été chargée par le Parlement de construire et d'exploiter des satellites de télécommunications canadiens.

Une chronologie murale présentant une photo du Laboratoire David Florida, de petites maquettes du satellite Anik A1 et du Canadarm, ainsi qu'un panneau avec une photo du premier corps d'astronautes canadiens.

Vaisseau spatial prêt pour l'espace?

En , le Canada ouvre un laboratoire de calibre mondial pour l'intégration et l'essai d'engins spatiaux. Le laboratoire David-Florida a été nommé ainsi en l'honneur du responsable du programme ISIS.

Infographie sur le laboratoire.

Le laboratoire David-Florida a ouvert ses portes en , le jour du 10e anniversaire du lancement d'Alouette I. Il doit son nom à C. David Florida, l'un des pionniers canadiens de la recherche spatiale. Cette infographie présente cinq initiatives importantes. (Source : ASC.)

Le Canada le premier

Quand Anik A1 est mis en orbite en , le Canada devient le premier pays à envoyer un satellite de télécommunications national dans l'espace. Ce satellite a permis pour la première fois à des collectivités éloignées au Canada d'avoir accès à des émissions de télévision en direct et à des services téléphoniques interurbains fiables.

Une affaire internationale

En , le Canada joint ses efforts à ceux de l'Agence spatiale européenne (ESA). À ce jour, le Canada est toujours le seul État coopérant non européen de l'ESA.

Le Canadarm haut la main

. La contribution la plus célèbre du Canada à l'exploration spatiale est lancée dans l'espace à bord de la navette Columbia. Dans les années suivantes, cinq Canadarm seront construits. Ces bras robotisés seront utilisés lors des missions de la navette spatiale pendant 30 ans!

Premier corps des astronautes canadiens

Six personnes d'exception ont formé le tout premier corps des astronautes canadiens : Ken Money, Marc Garneau, Steve MacLean, Bjarni Tryggvason, Robert Thirsk et Roberta Bondar. Pour en savoir plus sur leur recrutement en , consultez la page Histoire du corps des astronautes canadiens.

Les astronautes posent vêtus de combinaisons beiges et de cols roulés rouges.

Les astronautes canadiens sélectionnés en . À l'arrière, de gauche à droite : Ken Money, Marc Garneau, Steve MacLean et Bjarni Tryggvason. À l'avant : Robert Thirsk et Roberta Bondar. (Source : ASC.)

Marc Garneau

Sélectionné parmi les six premiers membres du corps des astronautes canadiens, l'ingénieur naval Marc Garneau est le premier Canadien à aller dans l'espace en .

La fusée est lancée de nuit.

Lancement de la navette Challenger pour la mission STS-41G. (Source : NASA.)

Le Canada à la Station spatiale internationale

Le Canada se joint au programme de la Station spatiale internationale en , une initiative internationale qui allait marquer le début, en , de travaux de recherche scientifique révolutionnaires dans l'espace.

Le premier module de la Station spatiale internationale a été mis en orbite en , et la Station prend 90 minutes pour faire le tour de la Terre.

Une étoile est née : l'Agence spatiale canadienne

Après plus de 25 ans d'activité dans l'espace, le Canada se dote d'une agence spatiale en .

Maquette du centre spatial John H. Chapman

Cette maquette du siège de l'Agence spatiale canadienne permet de bien voir sa conception modulaire. Ce n'est pas un choix architectural fantaisiste : il est possible d'y ajouter des sections au bâtiment comme il est possible d'ajouter des modules à la Station spatiale internationale.

Une mise en orbite avec doigté

En , le Canadarm sert à mettre en orbite le célèbre télescope Hubble depuis la navette spatiale Discovery.

Le Canadarm et le télescope avec l'espace et la Terre en arrière-plan.

Le Canadarm et le télescope avec l'espace et la Terre en arrière-plan.

Roberta Bondar

En , Roberta Bondar a participé à la mission STS-42 à bord de la navette spatiale Discovery de la NASA pour étudier les effets de l'apesanteur sur le corps humain. Elle est la première femme canadienne à aller dans l'espace.

Quatre autres astronautes canadiens se joignent à l'équipe

En , quatre nouveaux astronautes canadiens sont recrutés : Mike McKay, Chris Hadfield, Julie Payette et Dave Williams.

Les quatre astronautes posent en portant des combinaisons spatiales.

Les quatre recrues canadiennes en . À l'arrière, de gauche à droite : Chris Hadfield, Dave Williams. À l'avant : Michael McKay, Julie Payette. (Source : NASA.)

Steve MacLean à sa première mission

L'année a été bien remplie. Après la mission STS-42 de Roberta Bondar, l'astronaute Steve MacLean a mené sept expériences dans divers domaines à bord de la mission STS-52.

Un domicile tout neuf

Maquette du bâtiment et du terrain de l'ASC vu d'en haut.

. Trois ans après sa création, l'Agence spatiale canadienne a un siège. Quand les employés ont commencé à y travailler cette année-là, certaines parties du bâtiment étaient encore en construction!

Une chronologie murale présentant un petite maquette du satellite RADARSAT-1, ainsi que les écussons des missions STS-74, STS-77 et STS 78.

RADARSAT-1

En , le Canada lance son premier satellite d'observation de la Terre. Il est équipé d'un puissant radar qui capte des données d'imagerie de la Terre, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météo.

Première mission de Chris Hadfield

En , Chris Hadfield devient le premier Canadien à aller à bord de la station russe Mir lors de la mission STS-74. Il est aussi le premier Canadien à utiliser le Canadarm dans l'espace.

2e vol spatial de Marc Garneau

En , Marc Garneau se rend à nouveau dans l'espace lors de la mission STS-77. Au sol, son compatriote Chris Hadfield assure les communications depuis le centre de contrôle de la mission.

Première mission de Bob Thirsk

En , Robert Thirsk devient l'astronaute canadien ayant été le plus longtemps dans l'espace à ce moment-là. Au cours de la mission STS-78, il se consacre à Spacelab, une longue série d'études des sciences de la vie et des matériaux.

Première mission de Bjarni Tryggvason

En , le météorologue, chercheur et astronaute Bjarni Tryggvason, qui a aussi fait des études en génie, se rend en orbite dans le cadre de la mission STS-85 où il teste le support d'isolation contre les vibrations en microgravité, une technologie canadienne qu'il a contribué à mettre au point. Bjarni Tryggvason est décédé en .

Une chronologie murale présentant les patchs des missions STS-85, STS-90 et STS-96, ainsi qu'un plateau  utilisé pour les expériences OSTEO sur la Station spatiale internationale

Une image de glace

En , le satellite canadien RADARSAT-1 fournit la première carte complète à haute résolution de l'Antarctique.

Faire croitre des cristaux

L'expérience CAPE de cristallisation de protéines est la plus importante étude sur la croissance des cristaux de protéines dans l'espace jamais réalisée par le Canada. Elle a été acheminée à la station spatiale Mir avec la navette spatiale Atlantis en .

Le médecin canadien de l'espace

Au cours de la mission Neurolab (STS-90) en , Dave Williams devient le premier non Américain à être désigné médecin officiel d'équipage à bord de la navette spatiale.

John Glenn pour le Canada

En , l'astronaute vétéran John Glenn retourne dans l'espace à 77 ans et réalise deux études canadiennes sur les cellules osseuses (OSTEO) et les cellules cancéreuses.

Un début en fin de siècle

En , Julie Payette fait partie de la mission STS-96. L'équipage a marqué une page d'histoire en étant le premier à entrer dans la Station spatiale internationale.

La pollution tenue à l'œil

L'intégration de l'instrument MOPITT au satellite Terra de la NASA, mis en orbite en , témoigne de l'engagement du Canada à l'égard de l'environnement. Cet instrument mesure les concentrations de monoxyde de carbone dans l'atmosphère.

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