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Stratégie canadienne de l'observation de la Terre par satellite

Annexe - Autres exemples de l'OT par satellite en action

L'OT par satellite en action :
Mse à l'essai d'une nouvelle technologie pour surveiller les gaz à effet de serre depuis l'espace

L'industrie canadienne est un chef de file mondial de la spectroscopie par transformée de Fourier (STF) et la perfectionne actuellement pour mieux observer les gaz atmosphériques avec des satellites. La STF permet de créer des images satellitaires de gaz dangereux comme le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4), qui contribuent grandement aux changements climatiques. Cette technologie permet aussi, dans le contexte du réchauffement climatique, de surveiller d'autres émissions importantes de gaz à effet de serre, comme celles provenant de la fonte du pergélisol et des incendies de forêt. Le Canada souhaite utiliser cette technologie dans le cadre de futures missions, particulièrement pour surveiller l'Arctique de plus près. À cette fin, le gouvernement fédéral, le secteur privé et le milieu universitaire collaborent pour tester des prototypes dans des ballons stratosphériques. Ces tests permettent aux scientifiques d'évaluer, dans les conditions froides et de faible pression de la stratosphère, le fonctionnement de prototypes de l'instrument qui sera envoyé un jour dans l'espace.

Ballon stratosphérique avant son lancement. (Source : ECCC/ASC.)

L'OT par satellite en action :
L'observation de la Terre par satellite pour surveiller la qualité de l'eau des lacs

La prolifération d'algues nocives dans les lacs canadiens a de nombreux effets sur l'état des écosystèmes, l'eau potable, les pêches et les activités récréatives. La détection précoce et la surveillance globale des algues sont essentielles pour les gérer et éviter leur prolifération. Grâce à l'OT par satellite, il est maintenant possible d'observer les proliférations d'algues avec une fréquence et une couverture spatiale sans précédent. Le tableau de bord AttentionLacsOT du gouvernement fédéral offre des produits satellitaires en ligne pour surveiller les proliférations d'algues dans certains lacs canadiens. Pour les responsables de la gestion de l'eau et les collectivités près de ces lacs, ces produits contribuent grandement à combler les lacunes existantes en matière de surveillance, à obtenir des données uniformes, à connaitre les zones préoccupantes, à déterminer les tendances et à comprendre les causes des proliférations d'algues.

Le tableau de bord AttentionLacsOT du gouvernement fédéral fait état en temps quasi réel des observations sur les proliférations d'algues dans le lac Winnipeg. (Source : Environnement et Changement climatique Canada.)

L'OT par satellite en action :
Surveiller les dangereux feux de forêt

Les feux de forêt menacent la sécurité et le bien-être de ceux qui se trouvent sur leur trajectoire et ont d'importantes conséquences économiques chaque année. Au Canada, on dépense annuellement environ un milliard de dollars pour combattre les feux de forêt, mais les coûts indirects, comme les pertes découlant des dommages aux infrastructures, des évacuations, des effets sur la santé et de l'interruption du tourisme, sont loin d'être négligeables. Prenons pour exemple les feux de forêt de à Fort McMurray, que la plupart des Canadiens n'ont pas oubliés : cette catastrophe a coûté un total de neuf milliards de dollars environ. Les gestionnaires canadiens de feux de forêt s'appuient sur des données satellitaires pour détecter et surveiller les feux de forêt, planifier les mesures d'urgence et s'adapter aux effets des changements climatiques sur les forêts. Toutefois, les satellites actuels ne transmettent pas de données en après-midi et en début de soirée, c'est-à-dire au moment où les feux de forêt sont à leur point culminant. Le gouvernement du Canada étudie actuellement des solutions pour mettre au point des capteurs qui pourront cibler précisément les feux de forêt et leurs caractéristiques uniques afin de combler cette lacune.

Feux de forêt dans les Prairies canadiennes observés par satellite. (Source : NASA.)

L'OT par satellite en action :
Intervention en cas d'urgence au pays et à l'étranger

Que ce soit pour détecter les cyclones au Bangladesh ou surveiller les feux de forêt dans l'Ouest canadien, les satellites aident à faire face aux catastrophes année après année, au pays comme à l'étranger, grâce à la Charte internationale « Espaces et catastrophes majeures ». La Charte a été créée pour que soient fournies gratuitement et rapidement de précieuses données en temps quasi réel aux utilisateurs qui en ont besoin pour intervenir en cas de catastrophes majeures. Dix-sept membres participent à cette initiative internationale : leur soixantaine de satellites au total a permis des interventions d'urgence dans 126 pays jusqu'à présent. Quand la Charte est activée, des pays comme le Canada modifient l'ordre de priorité des tâches des satellites pour qu'ils fassent le plus vite possible l'acquisition d'images de la région touchée afin que les représentants locaux puissent les fournir aux premiers intervenants. La Charte a été activée près de 700 fois.

La vitesse d'acquisition et la couverture des images satellitaires sont inestimables lorsque des routes et d'autres infrastructures sont emportées par des inondations. (Source : Transports Canada.)

L'OT par satellite en action :
Repérer les vulnérabilités et surveiller les risques de maladies

Selon l'Organisation mondiale de la santé, 75 % des nouvelles maladies infectieuses sont d'origine animale. Le Canada est particulièrement préoccupé par le nombre de vecteurs de ces maladies, comme les tiques et les moustiques, leur répartition et les maladies mêmes (maladie de Lyme, virus du Nil occidental). En Amérique du Nord, l'aire de répartition des tiques et des moustiques s'étend à cause du réchauffement climatique, notamment vers le nord, ce qui entraine la propagation de maladies déjà présentes ailleurs en Amérique du Nord ainsi que l'apparition de maladies à vecteur de régions subtropicales. Les données d'OT par satellite peuvent fournir une indication précoce du risque associé à ces maladies infectieuses en permettant au gouvernement fédéral de produire des cartes qui montrent les conditions de microclimat et d'habitat favorables aux vecteurs (tiques et moustiques). Des « cartes de zones à risque » sont produites grâce à la combinaison de données d'OT par satellite et de données socioéconomiques : elles aident à déterminer les endroits où les Canadiens sont vulnérables, actuellement et dans un avenir proche. C'est là le point de départ fondamental de la gestion des risques en santé publique. De telles cartes ont aussi été utilisées tout au long de la pandémie mondiale de COVID-19 en - pour comprendre le risque de propagation de la maladie, ce qui montre le rôle précieux de l'OT par satellite pour le succès des interventions lors de graves crises de santé publique.

Carte créée par le gouvernement du Canada à partir de données satellitaires qui présente le risque de contracter la maladie de Lyme dans l'est du Canada. (Source : Agence de la santé publique du Canada.)

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