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Nos faits saillants de sur l'espace

L'année a été exceptionnelle – c'est le moins qu'on puisse dire! La fin de l'année est tout indiquée pour souligner certains des moments les plus marquants et inspirants pour le Canada dans l'espace. Bonne et heureuse année!

Remise des diplômes pour les astronautes de l'Agence spatiale canadienne Jenni Sidey Gibbons et Joshua Kutryk

Les astronautes de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Jenni Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk ont célébré la fin de leur formation de base en compagnie de leurs camarades de classe de la NASA. Sélectionnés en , Jenni Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk sont les 13e et 14e astronautes de l'Agence. Ils font partie de la nouvelle génération d'explorateurs de l'espace et sont prêts à représenter le Canada lors de missions à la Station spatiale internationale, vers la Lune, ou même vers Mars. Il s'agissait de la première classe supervisée par un astronaute de l'ASC, Jeremy Hansen.

Le , les astronautes de l'ASC Jenni Sidey-Gibbons et Joshua Kutryk ont célébré la fin de leur formation de base en compagnie de leurs camarades de classe de la NASA lors d'une cérémonie au centre spatial Johnson à Houston, au Texas. (Source : NASA.)

SpaceX envoie des astronautes à la Station spatiale internationale pour la première fois

SpaceX a lancé sa première mission habitée – Crew Dragon Demo-2 – vers la Station spatiale internationale. Après avoir passé deux mois dans l'espace, les astronautes de la NASA Robert Behnken et Douglas Hurley ont amerri dans le golfe du Mexique, au large de Pensacola, en Floride. Peu avant le retour sur Terre de la capsule Crew Dragon, des contrôleurs de vol au sol, spécialisés en robotique, en ont inspecté l'extérieur avec les caméras du Canadarm2.

Cette mission habitée dans un vaisseau spatial commercial fait suite au vol d'essai inhabité réussi de vers la Station, que l'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques a accueilli. La mission Crew Dragon Demo-2 est un jalon important du programme des équipages commerciaux de la NASA. De plus, il s'agissait du premier lancement d'astronautes en sol américain depuis la fin du programme de la navette spatiale en .

Une fusée Falcon 9 de SpaceX transportant la capsule Crew Dragon a décollé de l'aire de lancement 39A du centre spatial Kennedy, en Floride, à 15 h 22 (HE) le . La mission Demo-2 de la NASA, avec les astronautes Robert Behnken et Douglas Hurley, avait comme destination la Station spatiale internationale. (Source : NASA/Bill Ingalls.)

L'Agence spatiale canadienne augmente ses investissements dans le secteur spatial durant la pandémie de COVID-19

Le contexte de pandémie mondiale de la dernière année a occasionné plusieurs pertes d'emplois et une baisse des revenus des entreprises. Afin d'essayer d'atténuer les conséquences de cette situation dans le secteur spatial, l'Agence spatiale canadienne a établi un plan d'action et d'investissements supplémentaires qui a permis de stimuler le milieu et ainsi contribué à assurer le maintien de nombreux postes occupés par des personnes hautement qualifiées (y compris par des étudiants de la relève) et à créer de nouveaux emplois.

Pour ce faire, l'Agence a presque doublé les budgets déjà en place pour plusieurs de ses programmes de financement pour parvenir à un investissement total de 52 millions de dollars sur deux ans.

Ces fonds supplémentaires injectés dans l'économie canadienne auront des retombées directes dans près d'une centaine de projets menés par des PME et de grandes entreprises. Douze universités canadiennes pourront également en bénéficier.

1er anniversaire de la mission de la Constellation RADARSAT dans l'espace

La mission de la Constellation RADARSAT (MCR), les trois satellites canadiens d'observation de la Terre (OT), balaie tous les jours les eaux et le territoire canadiens. Depuis leur lancement en 2019, chacun des trois satellites identiques a fait presque 5 500 fois de la tour de la Terre.

Les satellites canadiens RADARSAT surveillent notre pays depuis 25 ans. Les données de grande qualité qu'ils transmettent vers la Terre permettent de contribuer aux travaux scientifiques de pointe visant à comprendre notre planète. Ces satellites ne durent toutefois pas éternellement. Le Canada se prépare déjà aux solutions de l'avenir : l'Agence est à la recherche de solutions novatrices de l'industrie pour répondre aux besoins accrus au Canada en matière de données d'OT.

Cette vidéo présente le lancement le , à bord d'une fusée Falcon 9 de SpaceX depuis la base aérienne Vandenberg, en Californie, de la mission de la Constellation RADARSAT et sa mise en orbite. (Sources : Agence spatiale canadienne, SpaceX.)

Le rover Perseverance de la NASA lancé vers Mars

La mission Mars  de la NASA a décollé du complexe de lancement spatial 41 au cap Canaveral, en Floride, pour commencer son périple vers Mars. Son rover, Perseverance, devrait atterrir le dans le cratère Jezero, un peu au nord de l'équateur martien. Dans cet ancien delta de rivière, il cherchera des traces de vie passée sur la planète rouge.

Avec le soutien de l'Agence spatiale canadienne, le Pr Chris Herd, scientifique canadien de l'Université de l'Alberta, met à contribution son expertise pour cette mission historique. Sa participation fait en sorte que le Canada prend part à la toute première mission visant à recueillir, sceller et stocker des échantillons martiens en vue d'un possible retour sur Terre.

La fusée Atlas V de la United Launch Alliance qui transporte la mission Mars  et son rover Perseverance a décollé du complexe de lancement spatial 41 le à 7 h 50 (HE). (Source : United Launch Alliance.)

Les images satellitaires canadiennes aident à surveiller les glaces de mer et les plateaux de glace

Depuis , les satellites canadiens RADARSAT fournissent des images pour aider les chercheurs à surveiller l'Arctique et à comprendre les effets du changement climatique sur les glaces de mer et les plateaux de glace au fil du temps. Par exemple, ces images ont permis aux scientifiques d'observer la diminution de la couverture minimale de glace de mer (l'étendue de la glace de mer normalement observée à la fin de l'été ou au début de l'automne dans l'Arctique) au cours des 25 dernières années et de valider les modèles de prévision. À l'été , la perte de glace de mer a battu des records. En , le plateau de glace Milne, au Nunavut, le dernier plateau de glace intact du Canada, a perdu 43 % de sa superficie lorsqu'un morceau un peu plus grand que l'ile de Manhattan s'est effondré dans la mer. Plus tard au cours du mois, le plus grand plateau de glace restant de l'Arctique, le glacier Spalte au Groenland, a perdu une masse de glace faisant environ la taille de Vancouver.

Image du glacier Spalte au Groenland produite par les satellites de la mission de la Constellation RADARSAT le . (Source : Données et produits de la mission de la Constellation RADARSAT © Gouvernement du Canada () – Tous droits réservés. RADARSAT est une marque officielle de l'Agence spatiale canadienne.)

Une nouvelle présidente à l'Agence spatiale canadienne

L'Agence spatiale canadienne a accueilli Lisa Campbell à titre de nouvelle présidente. Mme Campbell succède à Sylvain Laporte, qui présidait l'Agence depuis . Elle est au service de la population canadienne depuis longtemps. Avant sa nomination, elle était sous-ministre déléguée à Anciens Combattants Canada. Elle a réalisé un travail considérable sur la règlementation relative à la collecte et au commerce de données, en particulier dans des modèles opérationnels émergents. Au Congrès international d'astronautique, Mme Campbell a souligné à la rencontre des dirigeants des agences spatiales le rôle déterminant qu'elle entrevoit pour l'espace dans l'avenir du Canada : « Il s'agit d'un moment important pour le programme spatial canadien et c'est un privilège pour moi d'en faire partie. Je veux que l'espace soit un véritable moteur économique pour le Canada et que le domaine spatial contribue non seulement à rebâtir l'économie, mais sur des bases encore plus solides. »

Lisa Campbell, présidente de l'Agence spatiale canadienne. (Source : Agence spatiale canadienne.)

La sonde spatiale OSIRIS-REx recueille un gros échantillon de l'astéroïde Bennu

La sonde spatiale OSIRIS-REx de la NASA a réussi à stocker un échantillon de l'astéroïde géocroiseur Bennu en vue d'un retour sur Terre. La sonde s'est rapprochée de la surface, sans s'y poser, et a déployé son bras robotisé, qui a touché la surface pendant environ six secondes. Pendant ce court laps de temps, un jet d'azote a été soufflé pour remuer la poussière et le gravier, dont de 60 à 2000 grammes devaient être prélevés avec la tête d'échantillonnage, au bout du bras.

Deux jours après avoir fait « tope là! » avec l'astéroïde Bennu, l'équipe de la NASA chargée de la mission OSIRIS-REx a reçu des images qui indiquent que la sonde spatiale a recueilli une quantité plus que suffisante de matière pour répondre à l'une des principales exigences de la mission : l'acquisition d'au moins 60 grammes de matière à la surface de l'astéroïde. La procédure de stockage s'est bien déroulée et l'échantillon se trouve maintenant dans la capsule de retour d'échantillon, où il sera conservé en toute sécurité pendant le voyage de retour de la sonde vers la Terre, prévu pour . Quant à la sonde OSIRIS-REx, elle est toujours en excellente condition. La contribution de l'Agence à la mission permettra au Canada de recevoir une partie de l'échantillon.

Une série de 82 images captées le par la SamCam témoigne de l'échantillonnage à la volée effectué par OSIRIS-REx. On voit la sonde de la NASA s'approcher du site Nightingale (Rossignol) de l'astéroïde Bennu et prélever un échantillon. L'équipe sur Terre a reçu à 18 h 08 (HE) la confirmation que la sonde avait réussi à toucher la surface avec son bras robotisé. Selon les données préliminaires, la tête d'échantillonnage a été en contact avec la surface pendant environ six secondes. La sonde s'est ensuite éloignée de l'astéroïde. (Source : NASA.)

20e anniversaire de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures »

La Charte internationale « Espace et catastrophes majeures », une initiative internationale visant à mettre les technologies spatiales à la disposition des équipes de secours du monde entier, a célébré son 20e anniversaire. Depuis l'entrée en vigueur de la Charte en , le Canada a fourni des images de RADARSAT pour soutenir les interventions d'urgence dans le cas de 538 catastrophes aux quatre coins du monde. Le Canada est l'un des membres fondateurs de la Charte, laquelle a été signée en par l'Agence spatiale européenne et le Centre national d'études spatiales, et en par l'Agence spatiale canadienne.

En , les pluies de mousson ont provoqué des inondations et des glissements de terrain désastreux dans le centre et l'est du Népal. En tant que membre fondateur de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures », le Canada fournit des images provenant des satellites de la mission de la Constellation RADARSAT après les inondations. Cette image est coloriée pour mettre en évidence les zones inondées. (Source : Photos de la mission de la Constellation RADARSAT © Gouvernement du Canada (). RADARSAT est une marque officielle de l'Agence spatiale canadienne. Produits à valeur ajoutée générés par le Service de géomatique d'urgence de Ressources naturelles Canada.)

La Station spatiale internationale habitée en permanence depuis 20 ans

Cela fait 20 ans que la Station spatiale internationale est habitée en permanence. Ce laboratoire de recherche unique est considéré comme la plus grande initiative internationale pacifique jamais réalisée : il permet de tester des technologies et de réaliser des expériences scientifiques qui ont des retombées positives sur notre vie, ici sur Terre.

Le Canada est l'un des partenaires du programme de la Station, avec les États-Unis, la Russie, l'Europe et le Japon. Il a contribué les robots de pointe Canadarm2 et Dextre ainsi que la base mobile, une plateforme de travail mobile et un poste de stockage.

Si la communauté spatiale internationale est aujourd'hui prête à se tourner vers des destinations dans l'espace lointain, comme la Lune et Mars, c'est en grande partie grâce à la Station, qui occupe depuis 20 ans une fonction cruciale en matière d'exploration spatiale.

La Station spatiale internationale, photographiée le par l'équipage de la mission Expedition 56 après le désamarrage du vaisseau spatial Soyouz. (Source : NASA.)

L'Agence spatiale canadienne accorde un contrat à la société MDA pour Canadarm3

L'Agence spatiale canadienne poursuit ses activités visant à retourner sur la Lune et a attribué un contrat de 22,8 millions de dollars à la société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA), à Brampton, afin d'établir les exigences techniques pour la construction du Canadarm3.

Il s'agit là d'une excellente nouvelle pour le secteur spatial canadien : des centaines d'entreprises canadiennes devraient collaborer au développement du Canadarm3 avec MDA.

Le Canadarm3 sera constitué d'un bras robotisé intelligent de nouvelle génération, d'un petit bras agile et d'outils spécialisés. La visionique perfectionnée, des logiciels de pointe et les progrès accomplis en intelligence artificielle doteront ce système d'une grande autonomie qui lui permettra de fonctionner sans intervention humaine sur la station spatiale lunaire Gateway.

Vue d'artiste du concept du Canadarm3, le système robotisé intelligent canadien qui se trouvera à la station Gateway, une petite station spatiale en orbite autour de la Lune. (Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

Deux astronautes canadiens partiront en mission vers la Lune

L'Agence spatiale canadienne a annoncé la signature du Traité sur la station spatiale Gateway avec la NASA, un accord historique qui confirme la participation du Canada à la prochaine grande initiative internationale d'exploration spatiale habitée.

En fournissant le système robotisé intelligent Canadarm3 à la station spatiale lunaire Gateway, le Canada se voit accorder des possibilités d'expériences scientifiques, de démonstrations technologiques et d'activités commerciales ainsi qu'une place à bord de deux vols à destination de la Lune.

Aux termes du traité, un Canadien fera partie de la mission Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis . Le Canada marquera une page d'histoire avec cette mission, dont le lancement est prévu pour  : il serait le deuxième pays à envoyer un astronaute en orbite autour de la Lune. Le traité prévoit aussi un deuxième vol pour un astronaute canadien, à la station Gateway.

La participation du Canada au projet de la station spatiale lunaire Gateway est la pierre angulaire de la Stratégie spatiale canadienne, qui vise à tirer parti des forces de notre pays, comme la robotique, tout en faisant progresser la science et l'innovation dans des domaines passionnants comme l'intelligence artificielle, les technologies biomédicales, la production alimentaire et la recherche sur les effets du changement climatique sur l'atmosphère terrestre.

À travers un hublot, le drapeau canadien sur la combinaison de l'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques, de retour dans la Station spatiale internationale après sa première sortie dans l'espace. (Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

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