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La campagne Artemis : le retour des êtres humains sur la Lune

La communauté spatiale mondiale a amorcé Artemis, une campagne de missions d'exploration habitées de l'espace lointain, jusqu'à la Lune et, un jour, sur Mars.

Qu'est-ce que la campagne Artemis?

La campagne Artemis, nouveau chapitre de l'histoire de l'exploration de la Lune, a pour objectif d'envoyer des êtres humains plus loin que jamais dans l'espace.

Cette campagne dirigée par la NASA mise sur une collaboration internationale, notamment de l'Agence spatiale européenne (ESA), de l'Agence spatiale canadienne (ASC), de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale, du centre spatial Mohammed-bin-Rashid des Émirats arabes unis et de plusieurs partenaires commerciaux. Elle met en place l'expertise nécessaire à un retour durable sur la Lune. Elle jette aussi les bases essentielles de l'exploration de l'espace lointain, comme les missions habitées sur Mars.

Comme dans le cas du programme Apollo il y a plus de 50 ans, la campagne Artemis commence par des missions autour de la Lune avant une mission qui se posera sur la surface lunaire. Outre la mission sans équipage et les missions habitées, la campagne prévoit la construction d'une station spatiale en orbite autour de la Lune, la station Gateway.

Selon les plans actuels, des astronautes pourront s'installer sur la Lune et se mettre en orbite autour de la Lune. Depuis la station Gateway, ils se rendraient à la base spatiale Artemis avec l'atterrisseur HLS.

En fournissant le système robotisé de nouvelle génération Canadarm3 à la station Gateway, le Canada se voit accorder des possibilités d'expériences scientifiques, de démonstrations technologiques et d'activités commerciales ainsi que deux places à bord de vols à destination de la Lune. L'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen fait partie de l'équipage d'Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis .

Que sont les missions Artemis?

Les missions Artemis, de plus en plus complexes au fil du temps, jettent les bases de l'exploration habitée et robotisée durable du seul satellite naturel de la Terre, la Lune.

Les missions sont les suivantes :

Lors des missions subséquentes, les astronautes amarreront Orion à la station Gateway, à laquelle le Canada aura fourni le système robotisé Canadarm3. La station Gateway est essentielle à l'exploration durable de la Lune. Les missions à cette station serviront de modèle pour de futures missions d'exploration de Mars. Depuis la station Gateway, les astronautes pourront s'aventurer sur la surface de la Lune.

Cette campagne ambitieuse est nommée d'après la figure mythologique Artémis, sœur jumelle d'Apollon et déesse de la Lune et de la chasse. Ces missions prépareront celles vers Mars, dont on prévoit de fouler le sol un jour. Comme dans le cas de la déesse grecque, qui éclairait la voie avec sa torche, les missions Artemis illumineront le chemin de l'exploration habitée de la planète rouge.

Le vaisseau spatial Orion en phase d'approche de la station Gateway

Vue d'artiste du vaisseau spatial Orion en phase d'approche de la station Gateway. (Source : NASA.)

Artemis I : le premier lancement du SLS avec Orion

Artemis I a jeté les bases de l'exploration habitée de l'espace lointain. Cette première mission sans équipage a démontré l'efficacité du lanceur SLS. Le lancement de la mission Artemis I a eu lieu le .

Le vaisseau spatial Orion a été lancé depuis la Floride au moyen du SLS. Il s'est rendu à des milliers de kilomètres au-delà de la Lune. Les systèmes d'Orion ont été surveillés pour voir à ce que se déroulent sans anicroche la rentrée atmosphérique, l'amerrissage et la récupération de la capsule. La capsule d'Orion est revenue sur Terre le . Elle est demeurée dans l'espace sans s'amarrer à une station spatiale plus longtemps que tout autre vaisseau spatial habitable auparavant.

Orion et la Terre – Artemis I

Image de la Terre prise au premier jour de la mission Artemis, alors qu'Orion était en route vers la Lune. (Source : NASA.)

La face cachée de la Lune photographiée par la capsule Orion – Artemis I

Un appareil au bout d'un des panneaux solaires d'Orion a photographié une partie de la capsule inhabitée et la face cachée de la Lune au sixième jour de la mission Artemis I. (Source : NASA.)

Distance maximale de la Terre d'Orion lors de la mission Artemis I

Au 13e jour de la mission Artemis I, cette image de la Terre et de la Lune a été captée par Orion alors que la capsule avait atteint son point le plus éloigné de la Terre. (Source : NASA.)

Images de la mission Artemis I

Artemis II : la première mission habitée autour de la Lune depuis plus de 50 ans

L'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen fait partie de l'équipage d'Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis . Le Canada marquera une page d'histoire avec cette mission : ce sera le deuxième pays à envoyer un astronaute en orbite autour de la Lune. Le lancement est prévu d'ici .

Les astronautes d'Artemis II, comme ceux d'Apollo 8, pourraient eux aussi voir un « lever de Terre » quand ils verront notre planète au-dessus de l'horizon de la Lune.

En plus d'être le deuxième vol d'essai du SLS, cette mission importante permettra à un équipage de quatre astronautes de vérifier des éléments cruciaux, notamment :

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Survolez la Lune avec l'équipage d'Artemis II en visionnant cette vidéo qui résume la mission! (Sources : ASC, NASA.)

Transcription de la vidéo intitulée Artemis II – Le Canada en route vers la Lune

Orion suivra une trajectoire unique, appelée « trajectoire hybride de retour libre », et fera deux fois le tour de notre planète afin d'atteindre une vitesse suffisante pour aller jusqu'à la Lune. Rendu à destination, Orion passera derrière la Lune, dont la gravité le fera s'accélérer pour le retour sur Terre.

La mission devrait durer près de 10 jours (durée exacte à confirmer).

La mission sera lancée depuis le centre spatial Kennedy de la NASA, en Floride, et amerrira dans l'océan Pacifique à son retour sur Terre.

Infographie Artemis II

Version textuelle

Lors de la mission Artemis II, quatre astronautes feront le tour de la Lune dans une capsule Orion. Cette mission d'une dizaine de jours ouvrira la voie à des missions habitées sur la Lune. (Sources : ASC, NASA.)

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Dans son premier vlogue de , l'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen parle du travail d'équipe pour réaliser de grands objectifs et de son éventuelle réaction quand il verra la Terre depuis la Lune. (Sources : ASC, NASA, Fulwell 73 UK Limited.)

Transcription de la vidéo intitulée Vlogue 6 : Une toute petite bille dans l'espace

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Christina Koch, astronaute de la NASA et spécialiste de mission d'Artemis II, parle de la collaboration entre le Canada et les États-Unis dans le domaine spatial. Cette collaboration va des célèbres Canadarm et Canadarm2 à des missions comme Expedition 59 et Artemis II ainsi qu'au projet de la station spatiale Gateway. (Sources : ASC, NASA.)

Transcription de la vidéo intitulée Au-delà des frontières : célébration de la collaboration canado-américaine dans l'espace

Artemis III : le retour des êtres humains sur la Lune

Artemis III sera le point culminant d'essais rigoureux. Un équipage de quatre astronautes se rendra encore jusqu'à la Lune. Deux d'entre eux iront à la surface à bord d'un atterrisseur et recueilleront divers échantillons qui serviront à mieux comprendre des aspects importants de la Lune.

En , l'Agence spatiale canadienne a accordé une subvention de 300 000 $ à l'Université Western. Le Pr Gordon « Oz » Osinski, chercheur dans cette université, a été sélectionné pour faire partie de l'équipe de géologie d'Artemis III de la NASA. Cette équipe soutiendra la planification et la réalisation d'Artemis III – elle verra notamment à la conception de la campagne d'exploration géologique de la Lune par les astronautes – afin d'assurer l'atteinte des objectifs scientifiques de la mission. Le Pr Osinski dirige aussi des expéditions de géologie auxquelles participent les astronautes de l'ASC dans le cadre de leur préparation pour des missions.

Vue d'artiste d'un lever de Terre durant la mission Artemis I

Les forces gravitationnelles de la Terre et de la Lune aideront à la propulsion du vaisseau spatial Orion pendant les missions Artemis. (Source : NASA/Liam Yanulis.)

Assurer un avenir durable aux missions lunaires

Pour ce qui est des activités à long terme, la station Gateway servira de point de départ aux missions habitées et robotisées sur la Lune. Cette station orbitale lointaine permettra les longues expéditions sur la Lune et possiblement de nombreux allers-retours à la surface au cours d'une seule mission Artemis.

Le mode opératoire entre la station Gateway et la surface lunaire est conçu de façon semblable à celui d'une éventuelle mission d'exploration habitée sur Mars. Il permet à certains membres d'équipage de demeurer en orbite et à d'autres de se rendre sur la surface. Il importe d'acquérir de l'expérience de ces procédures grâce aux missions lunaires avant les premières missions d'exploration habitées de Mars.

Lanceur SLS de la NASA

Vue d'artiste du lanceur SLS de la NASA. Sur cette image, c'est la configuration du SLS – de plus de 2,6 millions de kilogrammes – qui a servi à lancer la mission Artemis I vers la Lune. (Source : NASA/MSFC.)

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