Cadre de la politique spatiale du Canada

Désormais, l'espace n'est plus le terrain exclusif des nations. Il existe un marché lucratif et croissant pour les produits et les services satellitaires – les revenus de l'industrie mondiale des satellites s'élèvent actuellement à plus de 190 milliards de dollars par année – et, de plus en plus, pour les services de lancement du secteur privé. De nos jours, on dénombre plus de satellites canadiens commerciaux opérationnels que de systèmes financés et exploités par des organismes gouvernementaux ou des institutions du secteur public. L'espace est devenu un nouveau territoire à conquérir, et ce, non seulement pour les sciences, mais aussi pour le commerce. À mesure que la sphère économique poursuivra son expansion au-delà de la Terre, de nouvelles occasions verront le jour pour le Canada.

Les cinq principes directeurs

À la lumière de la situation actuelle et à venir, cinq principes essentiels orienteront les activités spatiales canadiennes.

1. Les intérêts canadiens d'abord

La souveraineté, la sécurité et la prospérité nationales seront les principaux moteurs des activités du Canada dans l'espace. Le Canada doit avoir pour priorité d'exploiter l'espace de manière efficace pour soutenir ses intérêts.

2. Le positionnement du secteur privé à l'avant-plan des activités spatiales

À mesure que croît le nombre d'occasions commerciales, le gouvernement mettra l'accent sur les mesures suivantes :

  • appuyer l'industrie spatiale nationale afin de concrétiser les innovations nécessaires pour mettre sur le marché les nouvelles technologies les plus avancées qui répondent aux intérêts nationaux;
  • recourir à l'industrie lorsque ses capacités, ses connaissances ou ses compétences sont supérieures et lorsqu'elle peut offrir une plus grande efficience et un meilleur rapport coût-efficacité.

Source : Sécurité publique Canada / Photo d'Amélie Morin

Revenus par segment de l'industrie mondiale des satellites

Les revenus de l'industrie mondiale des satellites ont presque triplé depuis 2001, avec une hausse moyenne de 10 % par année. En 2012, les communications satellitaires au Canada comptaient pour 80 % des revenus du secteur spatial, soit un total de 2,66 milliards de dollars.

Source : Satellite Industry Association

Inondations de la rivière Richelieu

Au printemps 2011, de fortes pluies et la fonte d'une épaisse couche de neige dans les bassins versants du lac Champlain et de la rivière Richelieu ont provoqué l'inondation d'environ 3 000 résidences dans la région de la Montérégie, au Québec.

Cette animation produite à partir des données de RADARSAT-2 montre l'étendue maximale (en rouge) et minimale de l'inondation partielle du bassin du Richelieu. Ces données ont été utilisées pour évaluer l'importance des dégâts et orienter les secours. Des images de RADARSAT-2 ont également été utilisées lors des inondations de Calgary en 2013. Source* : MDA Corporation / NASA / Effigis Geosolutions Inc. / Agence spatiale canadienne

Version imprimable, sans vidéos

*Les produits sur l'étendue des inondations sont dérivés d'images du satellite canadien RADARSAT-2 et du satellite de la NASA EO-1/ALI. RADARSAT-2 Données et Produits © MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd (MDA). (2012) – Tous droits réservés. RADARSAT est une marque officielle de l'Agence spatiale canadienne (ASC). L'animation a été développée par Effigis Geosolutions Inc. Avis d'exclusion de responsabilité : ces produits sont à des fins de démonstration seulement. L'ASC n'est pas responsable de l'exactitude, de la fiabilité ni de l'actualité des renseignements ou des services fournis par des sources externes.