Cadre de la politique spatiale du Canada

L'action du gouvernement

Le gouvernement du Canada reconnaît que l'espace est un enjeu important et il appuie le secteur spatial canadien.

Une solide maîtrise des objectifs à atteindre, une vision cohérente et une planification coordonnée sont essentiels pour faire progresser nos intérêts nationaux grâce aux systèmes spatiaux et pour promouvoir l'industrie spatiale nationale de façon efficiente et prévoyante. Il faut éviter de fractionner nos investissements si nous voulons tirer le maximum de nos efforts.

Par conséquent, le gouvernement du Canada coordonnera ses priorités et ses engagements dans l'espace de façon stratégique et utilisera le mieux possible ses ressources existantes. Pour ce faire, le gouvernement adoptera un nouveau cadre sur lequel s'établiront les fondements de la prochaine phase du Programme spatial de notre pays.

Adaptée aux événements actuels et futurs dans le domaine spatial, la politique s'appuie sur cinq principes directeurs, dont découlent quatre champs d'action. Ensemble, ces éléments constituent le cadre qui éclairera la prise de décisions sur l'espace et l'utilisation optimale des ressources gouvernementales.

La politique est une partie intégrante des objectifs stratégiques globaux du gouvernement visant les emplois et la croissance, la souveraineté, la sécurité et l'avancement du savoir.

L'industrie spatiale canadienne

L'industrie spatiale du Canada emploie environ 8 000 hommes et femmes hautement qualifiés et elle a généré des revenus de 3,33 milliards de dollars en 2012, dont près de la moitié provenait des exportations. L'industrie est constituée surtout de quelques grandes entreprises de classe mondiale et de 200 petites et moyennes entreprises actives un peu partout dans la chaîne de valeur.

Station terrestre d'Inuvik

Inaugurée en 2010, la station satellite d'Inuvik du gouvernement canadien est en voie de devenir une plaque tournante de données pour les stations d'observation de la Terre partout au monde et pour la recherche sur l'Arctique. Du fait de son emplacement idéal pour la réception des données d'un nombre croissant de satellites de télédétection évoluant sur une orbite polaire, la station est déjà dotée d'antennes paraboliques exploitées par la Swedish Space Corporation et l'Agence spatiale allemande. Parallèlement, dans le cadre d'un contrat avec SED Systems Ltd., le gouvernement du Canada a décidé d'ajouter à son infrastructure une antenne à la fine pointe de la technologie. Le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest s'est également engagé à construire la liaison optique dans la vallée du Mackenzie, l'infrastructure de communications vouée au relais quasi instantané des données satellitaires reçues par la station d'Inuvik aux centres mondiaux. Sans ce lien, on doit actuellement enregistrer les données sur disque et les envoyer par messagerie.

Télescope spatial James Webb

Successeur du télescope spatial Hubble, le télescope spatial James Webb doit être mis en orbite en 2018. Le télescope deviendra alors le plus important observatoire spatial au monde pour la décennie suivant son lancement. La contribution canadienne au télescope spatial James Webb a été réalisée par la société COM DEV pour l'Agence spatiale canadienne. Par ailleurs, l'équipe scientifique canadienne provient de l'Université de Montréal.

Source : Agence spatiale canadienne / COM DEV