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D'Apollo à Artemis : l'évolution des missions lunaires habitées

Comparaison des missions lunaires habitées

En , une grande page d'histoire est écrite : pour la première fois, des astronautes du programme Apollo de la NASA posent le pied sur la Lune. Le programme Apollo a démontré que les missions d'exploration habitées d'un autre corps céleste étaient possibles, une véritable source d'inspiration pour des générations. Plus de cinquante ans plus tard, la campagne Artemis a été mise en branle en vue de retourner sur la Lune, cette fois pour s'y installer et pour préparer les missions futures dans l'espace lointain.

Six des 12 missions Apollo habitées des années et se sont posées sur la Lune. La campagne Artemis actuelle prend le relai et vise encore plus loin : séjours prolongés, approfondissement des connaissances et collaboration avec des partenaires internationaux et du secteur privé.

Sur cette page

Contributions du Canada

À l'époque du programme Apollo, le Canada a joué un rôle de soutien important dans plusieurs domaines. La participation du Canada à la campagne Artemis est encore plus étendue et diversifiée, signe de notre savoir-faire croissant en robotique spatiale, en recherche scientifique et en astronautique. La campagne Artemis vise à s'installer durablement sur la Lune grâce à plusieurs missions, avec ou sans équipage, ainsi qu'à la station spatiale Gateway qui sera mise en orbite autour de la Lune. Cette station pourra accueillir quatre astronautes à la fois, qui iront parfois sur la Lune pour faire de la recherche scientifique et tester de nouvelles technologies.

Aldrin se tient devant le module lunaire sur la surface de la Lune.

L'astronaute de la NASA Edwin E. Aldrin Jr. (Buzz Aldrin), se prépare à installer une série préliminaire d'instruments scientifiques lors de la mission Apollo 11. (Source : NASA.)

Vue d'artiste d'une station spatiale et d'un bras robotisé, avec la Lune en arrière-plan.

Vue d'artiste de la station spatiale Gateway en orbite autour de la Lune. (Source : NASA, Alberto Bertolin, Bradley Reynolds.)

Objectifs

Les programmes Apollo et Artemis sont tous deux extrêmement ambitieux, mais répondent à des objectifs différents. Le programme Apollo a permis de réaliser une première historique – poser le pied sur la Lune – dans un contexte d'urgence et de forte pression. Le programme Artemis, quant à lui, vise à développer la capacité d'explorer la Lune à long terme et de façon durable. Les missions Artemis consisteront à passer plus de temps sur la Lune et en orbite lunaire ainsi qu'à préparer les futures missions habitées sur Mars.

Schmitt se tient à côté d'un grand rocher lunaire fendu, avec la surface lunaire et des collines lointaines  visibles.

L'astronaute de la NASA Harrison H. Schmitt, pilote du module lunaire, est photographié debout à côté d'un énorme rocher lunaire fendu appelé « Tracy's Rock » lors de la troisième activité extravéhiculaire de la mission Apollo 17 sur le site d'atterrissage de Taurus-Littrow. Cette photo a été prise par l'astronaute de la NASA Eugene A. Cernan, commandant. (Source : NASA.)

Sept personnes portant des sacs à dos se déplacent sur un terrain rocheux devant de grandes montagnes désertiques.

Les quatre membres d'équipage d'Artemis II et les astronautes de relève de l'Agence spatiale canadienne (ASC) et de la NASA, accompagnés d'employés de la NASA lors d'une formation en géologie en Islande. (Source : NASA/Robert Markowitz.)

Technologie

Plus de 50 ans séparent le programme Apollo et la campagne Artemis : il va sans dire que les technologies spatiales ont grandement évolué! Les outils modernes, les matériaux de pointe et les systèmes ultrasophistiqués d'Artemis rendent les missions plus sûres et efficaces que jamais.

Véhicules

Les lanceurs, capsules spatiales et atterrisseurs d'Apollo et d'Artemis ont été construits pour répondre aux besoins de leur époque. Les missions Apollo duraient de 1 à 12 jours, alors que les missions Artemis visent à mettre la table pour des présences de plus longue durée sur la surface lunaire.

Lanceurs

Comparaison côte à côte montrant une image historique du programme Apollo et une image du programme Artemis.

Le premier étage de la fusée Saturn V de la mission Apollo 11 (à gauche) et l'étage principal du lanceur SLS de la mission Artemis I (à droite) en position horizontale dans le hall d'assemblage VAB de la NASA. (Source : NASA.)

Comparaison du premier étage orange d'une fusée du programme Apollo et de la fusée du programme Artemis.

Le premier étage de la fusée Saturn V de la mission Apollo 11 (à gauche) et l'étage principal du lanceur SLS de la mission Artemis I (à droite) en position verticale dans le hall d'assemblage VAB de la NASA. (Source : NASA.)

Capsules

Comparaison du vaisseau pour la mission Apollo 10 et le vaisseau Orion.

Le vaisseau spatial Apollo 10 (à gauche) et le vaisseau spatial Orion d'Artemis I (capsule et module de service) (à droite) dans le hall d'assemblage Neil-Armstrong de la NASA. (Source : NASA.)

Astromobiles

Irwin travaille près de l'astromobile lunaire LRV sur la surface de la Lune.

L'astronaute James B. Irwin, pilote de module lunaire, près de l'astromobile lunaire LRV pour y travailler lors de la première sortie extravéhiculaire d'Apollo 15 au site d'atterrissage Hadley-Apennine. (Source : NASA.)

Deux astronautes assis dans un véhicule tout-terrain lunaire sur la Lune.

Vue d'artiste du concept du véhicule tout-terrain lunaire de la NASA. (Source : NASA.)

Combinaisons spatiales

Les combinaisons spatiales du programme Apollo étaient conçues pour permettre aux astronautes de participer à de courtes missions lunaires et étaient contraignantes. Les combinaisons du programme Artemis seront utilisées plus longtemps et offriront une mobilité accrue aux astronautes.

Shepard se tient debout dans sa combinaison spatiale.

L'astronaute de la NASA Alan B. Shepard Jr., commandant de la mission Apollo 14, lors des vérifications des combinaisons spatiales avant le lancement de la mission. (Source : NASA).

Plan rapproché de Jeremy Hansen vêtue de sa combinaison spatiale du programme Artemis.

Portrait de l'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen vêtu de la combinaison spatiale Orion, utilisée lors du lancement et de la rentrée atmosphérique lors d'Artemis II. (Source : NASA.)

Jenni s'exerce à des tâches lunaires sous l'eau dans une combinaison spatiale.

L'astronaute de l'ASC Jenni Gibbons simule des activités sur la Lune vêtue de la combinaison spatiale d'Axiom Space qui sera utilisée lors des futures missions Artemis sur la surface lunaire. (Source : NASA.)

Recherche scientifique

Les objectifs scientifiques de l'exploration de la Lune ont évolué parallèlement à la technologie. Les missions Apollo ont permis de collecter des pierres lunaires et de mener des expériences afin de mieux comprendre l'histoire de la Lune. Les scientifiques pensaient qu'il n'y avait pas d'eau sur la Lune. Ultérieurement, des chercheurs ont réexaminé les pierres collectées lors des missions Apollo à l'aide de nouvelles techniques et de nouveaux instruments, et ont découvert qu'il y avait de la glace d'eau sous la surface. Artemis s'appuiera sur ces travaux avec de nouveaux outils et explorera de nouvelles avenues scientifiques.

Ok

Tara Hayden, une jeune chercheuse en géologie lunaire de l'Université Western, en Ontario, explique comment les observations des astronautes et les échantillons de pierres qu'ils vont collecter sur la Lune permettront de faire avancer la recherche sur l'eau de la Lune, une ressource cruciale lors des futures missions lunaires. (Sources : ASC, NASA, Université Western, Agence spatiale européenne/Skidmore, Owings & Merrill.)

Transcription

Équipement scientifique déployé sur la surface lunaire.

Le poste central (en haut, au centre) et le mortier de l'expérience sismique active (au centre) de la série d'instruments scientifiques ALSEP ainsi que le chariot lunaire (coin supérieur droit), prêts à se faire déplacer sur la Lune par les astronautes de la mission Apollo 14. (Source : NASA.)

Deux personnes se tiennent dans un « bac à sable » simulant le sol lunaire et enterrent des instruments sous le sable.

Des scientifiques et des ingénieurs ont testé la station de surveillance de l'environnement lunaire de la NASA dans un « bac à sable » rempli de faux régolite lunaire en vue de la mission Artemis III. (Source : NASA.)

Équipages

La sélection des astronautes pour les missions d'exploration de la Lune n'est plus la même. À l'époque du programme Apollo, les astronautes étaient tous des hommes américains, pour la plupart des pilotes militaires. Dans la campagne Artemis, les astronautes sont diversifiés, proviennent du monde entier et sont issus de différentes disciplines.

Portrait côte à côte des équipages d'Apollo 17 et d'Artemis II.

Plus de 50 ans séparent ces photos de l'équipage d'Apollo 17 (à gauche) et d'Artemis II (à droite), sur le bras d'accès de leur plateforme de lancement avant leur mission lunaire respective. (Source : NASA.)

Formation et entrainement

L'entrainement en vue des missions lunaires a toujours été rigoureux, évoluant au fil des avancées technologiques et des objectifs des missions. Qu'il s'agisse de s'exercer aux manœuvres d'atterrissage sur un simulateur ou encore de se préparer aux vols de longue durée, chaque mission a tiré parti des acquis de la précédente. Les procédures d'urgence étaient une priorité lors du programme Apollo et c'est toujours le cas pour la campagne Artemis.

Préparation physique

L'entrainement physique demeure essentiel pour se préparer à une mission dans l'espace lointain et pour des activités sur la Lune, peu importe l'époque.

Les astronautes sont dans un radeau de sauvetage. Un agent leur vient en aide depuis.

Plus de 50 ans séparent ces photos de l'équipage d'Apollo 17 (à gauche) et d'Artemis II (à droite), sur le bras d'accès de leur plateforme de lancement avant leur mission lunaire respective. (Source : NASA.)

Deux bateaux pneumatiques transportant des gens flottent devant une maquette de vaisseau spatial.

L'équipage d'Artemis II, y compris l'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen et sa relève Jenni Gibbons, participe à un exercice en mer au large de San Diego. (Source : NASA/Ken Allen.)

 Vlogues de Jeremy Hansen

La série de vlogues Destination Lune de Jeremy Hansen vous fera découvrir toutes sortes de détails sur Artemis II et les coulisses des préparatifs en vue de la mission.

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