Une touche canadienne à la mission Artemis II
Le Canada apporte sa touche à la mission Artemis II. Et il n'est pas uniquement question du fait que l'astronaute de l'Agence spatiale canadienne (ASC) Jeremy Hansen est un des membres d'équipage…
Cette touche (d'érable) à cette mission historique prend plusieurs formes.
Le Canada laisse sa marque sur de futures missions
Durant leur préparation pour la mission, Jeremy Hansen et sa relève l'astronaute de l'ASC Jenni Gibbons ont joué un rôle déterminant dans le développement et la validation de la formation des astronautes ainsi que des procédures pour les futures missions lunaires. Ils mettent leur expertise au service non seulement de la mission Artemis II, mais aussi du programme Artemis dans son ensemble.
Par ailleurs, certains membres d'équipage d'Artemis II sont venus au Canada, au cratère Kamestastin, pour suivre une formation en géologie, qui leur a permis de se préparer à observer et à photographier la Lune. Ce cratère du Labrador est ce qui ressemble le plus à ce qu'on trouve sur notre voisine céleste. Le Pr Gordon Osinski, géologue renommé de l'Institut de l'exploration de la Terre et de l'espace de l'Université Western, dirigeait l'expédition. Il est aussi cochercheur dans l'équipe de géologie de la mission Artemis III de la NASA.
Rôle principal de Jenni Gibbons
Sur Terre, Jenni Gibbons jouera un rôle de soutien essentiel auprès de ses collègues astronautes. Elle est la première Canadienne qualifiée pour assumer les fonctions de capcom de mission lunaire. Les capcoms sont les agents de liaison entre les équipes au sol et les astronautes dans l'espace. Elle occupera le poste de capcom, à tour de rôle, au centre de contrôle de mission de la NASA durant toute la mission, notamment lors du survol de la Lune.
Juste avant le lancement, une équipe dont elle fait partie sera responsable de préparer Orion, d'attacher les astronautes dans leurs sièges et de fermer les écoutilles. Jenni Gibbons testera le système de communication dans la cabine pour s'assurer de son bon fonctionnement. Elle se chargera aussi d'installer certains éléments et d'effectuer des vérifications.
Une technologie canadienne pour aider aux communications entre Orion et la Terre
L'entreprise Advantech Wireless Technologies de Kirkland, au Québec, a fourni des amplificateurs adaptés aux fréquences spéciales utilisées par la NASA pour maintenir la communication avec le vaisseau spatial tout au long de l'aller-retour pour la Lune. Ils sont si puissants qu'ils permettraient d'établir la liaison jusqu'à deux millions de kilomètres de distance. L'entreprise a aussi fourni d'autres systèmes destinés aux installations au sol du Near Space Network et du Deep Space Network de la NASA, nécessaires pour les services de communication et de navigation essentiels pour Artemis II, mais aussi pour d'autres missions.
Un petit goût bien de chez nous
L'Agence spatiale canadienne a mis des aliments canadiens au menu de plusieurs missions spatiales. Ils témoignent de notre identité nationale, tout en respectant les critères de la NASA sur la valeur nutritive et l'entreposage.
Jeremy Hansen se régalera aussi d'aliments canadiens, comme des céréales de « super graines » aromatisées à la fraise et à la lavande, des crevettes au cari accompagnées de riz et des bouchées de saumon kéta sauvage. Et ce ne serait pas là un vrai repas canadien dans l'espace sans des biscuits à la crème d'érable et du sirop d'érable! Comme notre astronaute canadien l'a dit lui-même, l'équipage va se délecter de ces petites douceurs à l'érable.
Suivre Orion depuis le Canada
La NASA a sélectionné (en anglais seulement) 34 organisations et personnes qui se sont portées volontaires pour suivre le vaisseau spatial Orion durant son voyage. Ce sont des organisations gouvernementales, des établissements universitaires, des entreprises, des organismes sans but lucratifs, des organisations de radioamateurs et des spécialistes.
La poursuite d'un vaisseau spatial aussi loin de la Terre n'est pas une mince affaire. Les signaux sont faibles et Orion change d'orientation au fil de sa trajectoire dans l'espace lointain. C'est là que tout le savoir-faire du Canada dans le domaine spatial entre en jeu pour garder un œil sur Orion, que ce soit en orbite, au sol ou sur le plan de l'expertise analytique.
- L'Agence spatiale canadienne et Recherche et développement pour la défense Canada utiliseront NEOSSat pour suivre Orion depuis l'orbite basse terrestre. L'antenne au sol de Ressources naturelles Canada, exploitée par l'ASC, suivra Orion depuis Cantley, au Québec.
- Le Département de génie électrique et informatique de l'Université du Nouveau-Brunswick suivra Orion à l'aide de ses installations de traitement et d'analyse des signaux situées dans la province.
- Le citoyen scientifique Scott Tilley de la Colombie-Britannique suivra la trajectoire du vaisseau spatial à l'aide d'équipement de radiocommunication.
Dans le « bagage de cabine » de Jeremy Hansen
L'Agence spatiale canadienne a été autorisée à fournir environ 150 grammes de souvenirs pour la trousse de vol officielle (en anglais seulement) de la mission. Elle enverra plusieurs autocollants et écussons, dont les suivants.
- Le drapeau du Canada, pour symboliser le fait que Jeremy Hansen emmène tout le pays avec lui dans la première mission lunaire d'un astronaute canadien.
- L'écusson personnel de Jeremy Hansen créé par l'artiste anichinabé Henry Guimond de la Première Nation Sagkeeng (Manitoba), afin de souligner l'importance du savoir traditionnel des peuples autochtones du Canada, les premiers explorateurs.
- Le logo de l'Agence spatiale canadienne, pour rendre hommage aux nombreuses personnes qui ont contribué à rendre cette mission possible.
Cap sur la Lune, Canada! Bon voyage!
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