La mission canadienne RADICALS, pour surveiller le rayonnement spatial
Lancement : au plus tôt
État : En développement
Dans l'espace près de la Terre, le rayonnement est intense et les particules solaires énergétiques abondent. Heureusement, le champ magnétique et l'atmosphère de notre planète nous en protègent.
Mais lors de tempêtes solaires, il arrive que cette protection ne suffise pas. Le rayonnement spatial et les particules peuvent alors avoir un effet sur le climat et même provoquer des pannes du système GPS et des réseaux électriques.
RADICALS (pour Radiation Impacts on Climate and Atmospheric Loss Satellite) est une mission satellitaire canadienne de l'Université de l'Alberta menée en partenariat avec SFL Missions Inc. Elle permettra d'examiner comment le rayonnement spatial entre dans l'atmosphère et d'étudier son effet sur le climat. En orbite autour de la Terre entre 550 et 600 km d'altitude, le satellite observera les régions à de hautes latitudes, comme l'Arctique.
Mieux se préparer aux phénomènes météorologiques spatiaux
La mission RADICALS aidera les chercheurs à mieux comprendre le comportement du rayonnement spatial près de la Terre.
- Meilleure connaissance de l'interaction du Soleil avec le champ magnétique terrestre.
- Nouvelles données pour soutenir l'étude à long terme des effets des phénomènes météorologiques spatiaux et améliorer les modèles climatiques.
- Meilleures prévisions des phénomènes météorologiques spatiaux et de leurs impacts sur la haute atmosphère.
- Meilleure connaissance de l'effet des tempêtes solaires sur diverses technologies, comme le système GPS, en particulier dans les régions polaires.
Fonctionnement
La mission RADICALS survolera chaque jour les mêmes endroits au même moment (heure locale), y compris les régions nordiques et arctiques du Canada. Comme le satellite suivra une orbite polaire basse, où les phénomènes météorologiques spatiaux se produisent, les chercheurs pourront ainsi obtenir des mesures régulières et comparables des conditions atmosphériques.
Les imageurs à rayons X, l'observatoire de rayons cosmiques et les magnétomètres embarqués sur le satellite RADICALS :
- mesureront d'infimes particules comme les électrons et les ions;
- observeront les changements subis par le champ magnétique de la Terre;
- détecteront les sursauts d'énergie provoqués par les particules percutant l'atmosphère.
Un des deux imageurs à rayons X est construit à l'Université de Calgary et les autres instruments sont mis au point à l'Université de l'Alberta. Des étudiants participent à leur conception et à leur mise à l'essai. Ils poursuivent l'héritage d'Ex-Alta 1, le CubeSat construit par un étudiant et lancé en .
Les aurores… spectacle visuel de la météo spatiale
Une aurore est un magnifique phénomène lumineux. Elle se produit quand des particules solaires percutent l'atmosphère terrestre. Elle prend diverses couleurs, comme le vert, le mauve et le rouge.
Les aurores se manifestent près des régions polaires (comme dans l'Arctique canadien) parce que les particules solaires y sont dirigées par le champ magnétique.
Retombées pour la population canadienne
La mission RADICALS aidera le Canada à mieux se préparer aux phénomènes météorologiques spatiaux majeurs. Elle aidera aussi à mieux comprendre comment le rayonnement spatial peut perturber les technologies de notre quotidien.
- Meilleures recherches sur le climat : Les nouvelles données amélioreront l'exactitude des modèles climatiques et ainsi des prévisions.
- Protection accrue des satellites : Grâce aux découvertes sur les orages magnétiques, les exploitants de satellites pourront mieux protéger leurs systèmes afin qu'ils continuent de fonctionner comme prévu.
- Meilleur état de préparation : Une meilleure connaissance des phénomènes météorologiques spatiaux aidera à prévoir les perturbations au système GPS et aux systèmes de télécommunications. Les populations en région éloignée, comme dans l'Arctique, pourront ainsi se préparer aux pannes.
Une collaboration majoritairement canadienne
L'Université de l'Alberta dirige la mission RADICALS en partenariat avec l'entreprise torontoise SFL Missions Inc. L'Agence spatiale canadienne finance en partie ce projet, qui bénéficie aussi du soutien de la Fondation canadienne pour l'innovation, du gouvernement de l'Alberta et de Ressources naturelles Canada. Voici les autres universités qui collaborent au projet.
Universités canadiennes :
- Université de Calgary
- Université de la Saskatchewan (Institut des études spatiales et atmosphériques)
- Université Athabasca
- Université du Nouveau-Brunswick
Université étrangère :
- Université du Colorado (États-Unis)
Cette mission s'inscrit dans la tradition de leadership du Canada dans le domaine des sciences spatiales et atmosphériques. Elle contribuera à renforcer la contribution du pays à la recherche mondiale sur le climat.
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