OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx

OSIRIS-REx

Images de l'instrument OLA

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OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx

Voici l'unité de vol de l'OLA, qui constitue la contribution de l'Agence spatiale canadienne à la mission OSIRIS-REx de la NASA. L'OLA comprend deux parties : un boîtier électronique (à gauche) et la tête du capteur (à droite) qui contient deux lasers qui émettront de brèves pulsations ainsi qu'un récepteur qui captera les faisceaux qui seront réfléchis par la surface de l'astéroïde Bennu. (Source : NASA/Goddard Space Flight Center/Debora McCallum.)

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OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx

Un technicien prépare la tête du capteur de l'instrument OLA en vue d'un essai au Goddard Space Flight Center de Baltimore, au Maryland. (Source : NASA/Goddard Space Flight Center/Debora McCallum.)

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OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx

L'OLA subit une dernière inspection visuelle avant d'être scellé dans un caisson d'essai sous vide thermique en vue d'un essai visant à déterminer si l'instrument est en mesure de résister à l'environnement inhospitalier de l'espace. (Source : NASA/Goddard Space Flight Center/Debora McCallum.)

La contribution de l'Agence spatiale canadienne (ASC) à la mission OSIRIS-REx de la NASA est un laser sophistiqué appelé « altimètre laser d'OSIRIS-REx » (OLA). Il s'agit d'un hybride du lidar de la station météorologique de l'ASC embarquée sur l'atterrisseur martien Phoenix et d'un instrument envoyé dans l'espace en 2005 à bord de l'eXperimental Satellite System-11 (XSS-11) de la force aérienne américaine. Ces deux instruments ont été construits par l'entreprise canadienne MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA). À titre d'entrepreneur principal de l'ASC, MDA a conçu, construit et testé l'instrument OLA.

Un lidar peut mesurer avec précision la distance qui le sépare de la surface en émettant de brèves impulsions laser et en chronométrant le temps que met la lumière réfléchie par la surface pour atteindre le capteur. L'instrument OLA balaiera toute la surface de l'astéroïde pour créer un modèle tridimensionnel très précis du corps céleste et fournira aux scientifiques des données inédites sur sa forme, sa topographie, la répartition des blocs rocheux, les pierres et d'autres caractéristiques de sa surface.

L'équipe internationale derrière l'instrument OLA

Michael Daly, Ph. D., de l'Université York, expert en technologie lidar et ancien membre de l'équipe canadienne de l'atterrisseur martien Phoenix, est le scientifique en chef de l'instrument OLA, tandis que Catherine Johnson, Ph. D., de l'Université de la Colombie Britannique, est la scientifique en second de l'instrument OLA.

Cameron Dickinson, Ph. D. (MDA) assure le soutien technique de l'instrument OLA. Tim Haltigin, Ph. D., scientifique de l'ASC chargé de la mission OSIRIS-REx, gère l'ensemble des activités.

L'équipe scientifique canadienne de la mission

Outre l'instrument l'OLA, le Canada contribue un riche savoir-faire scientifique à la mission OSIRIS-REx. Des chercheurs des quatre coins du pays ont été choisis pour réaliser des recherches qui aideront à éclaircir le mystère entourant les caractéristiques physiques, chimiques et géologiques de Bennu. Les équipes de recherche sont dirigées par :

  • Edward Cloutis, Ph. D., Université de Winnipeg
  • Rebecca Ghent, Ph. D., Université de Toronto
  • Alan Hildebrand, Ph. D., Université de Calgary
  • Kim Tait, Ph. D., Musée royal de l'Ontario

Un échantillon de l'astéroïde pour le Canada

Depuis des dizaines d'années, le Canada étudie les astéroïdes au moyen de télescopes ou grâce à la récupération de fragments tombés en sol canadien lors d'impacts météoritiques. Cependant, lorsque les météores traversent notre atmosphère, ils sont soumis à des températures extrêmes qui font littéralement cuire et disparaître les principaux indices qui intéressent les scientifiques. En envoyant OSIRIS-REx jusqu'à Bennu, nous pourrons valider ce que les télescopes et les météorites nous ont appris sur les astéroïdes et mieux comprendre ces derniers, particulièrement grâce à l'échantillon intact qui sera rapporté.

En échange de sa contribution de l'instrument OLA à la mission, l'ASC disposera d'une portion de l'échantillon ramené sur Terre, qui sera stocké au Canada. En ayant accès à une partie de l'échantillon, l'équipe scientifique canadienne pourra effectuer des recherches susceptibles de révolutionner notre compréhension de l'histoire du système solaire, de la formation de notre planète et, peut-être, de l'origine de l'eau et de la vie sur Terre.

OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx - Infographie

Description texte de l'image OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx - Infographie

OLA, la contribution du Canada à OSIRIS-REx - Infographie. (Source : Agence spatiale canadienne.)