Évolution dans la conception des bras robotiques canadiens

Lorsque le Canadarm2 (aussi connu sous le nom de Télémanipulateur de la station spatiale) a fait ses grands débuts en quittant sa palette de transport pour être installé sur la Station spatiale internationale (ISS), on a pu voir à quel point la robotique spatiale a évolué.

Contrairement au Canadarm dont est dotée la navette, le Canadarm2 n'est pas ancré en permanence par une de ses extrémités à la station. Au lieu de cela, chacune des extrémités peut servir de point d'ancrage tandis que l'autre accomplit diverses tâches.

Mobilité de bout en bout

Ainsi conçu, le Canadarm2 peut facilement se déplacer de façon autonome autour de la station en fixant tour à tour ses extrémités sur les bornes électromagnétiques situées en divers points sur les parois extérieures de la station. Chaque borne fournit l'énergie nécessaire au bras et assure une liaison de données/vidéo utilisée par les astronautes qui l'actionnent de l'intérieur de la station.

Ce mode de déplacement a été envisagé dès les premières phases de développement du Canadarm2. Les ingénieurs avaient alors compris que le bras devait être doté d'une plus grande mobilité pour atteindre tous les éléments de la station spatiale.

Le Canadarm2 tel que vu à travers un hublot de l'ISS. (Source : NASA)

Ainsi conçu, le Canadarm2 peut facilement se déplacer de façon autonome autour de la station en fixant tour à tour ses extrémités sur les bornes électromagnétiques situées en divers points sur les parois extérieures de la station. Chaque borne fournit l'énergie nécessaire au bras et assure une liaison de données/vidéo utilisée par les astronautes qui l'actionnent de l'intérieur de la station.

Ce mode de déplacement a été envisagé dès les premières phases de développement du Canadarm2. Les ingénieurs avaient alors compris que le bras devait être doté d'une plus grande mobilité pour atteindre tous les éléments de la station spatiale et d'une portée beaucoup plus grande que celle du Canadarm dont l'une des extrémités était fixée à la navette.

Le Canadarm2 est plus gros et plus lourd que son prédécesseur. Sur Terre, il pèse environ 1 640 kg, comparativement à 410 kg pour le Canadarm. Il peut manipuler des charges utiles pouvant peser jusqu'à 116 000 kg. C'est en fait le poids de la navette, puisque le bras avait été conçu pour amener la navette en position d'amarrage à la station spatiale.

Conception des composantes

La plupart des éléments extérieurs de la station seront composés d'unités remplaçables en orbite (ORU). En cas d'usure ou de défaillance, ces ORU peuvent être facilement remplacées par les bras robotiques ou les astronautes. Le Canadarm2 est d'une grande utilité dans les activités d'entretien.

En fait, il est lui-même composé d'ORU. En juin 2002, l'articulation de roulis du poignet a été remplacée par un astronaute lors d'une sortie extravéhiculaire. Contrairement au Canadarm, le SSRMS peut être remis à neuf dans l'espace; il ne reviendra probablement jamais sur Terre.