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Simulations de missions

L'équipe d'ingénieurs de l'Agence spatiale canadienne (ASC) aux côtés du rover Juno lors d'une simulation de mission. (Source : ASC.)

L'ASC travaille avec ses partenaires canadiens et étrangers à la prochaine étape de l'exploration spatiale habitée : les missions dans l'espace lointain, comme sur la Lune et sur Mars. Ils visent à hausser le niveau de préparation scientifique et technologique nécessaire à leur réalisation.

Le Canada se prépare à jouer divers rôles dans ces futures missions. Il souhaite notamment faire progresser les technologies dans ses domaines de prédilection, comme l'intelligence artificielle, la robotique et les soins de santé. Il faudra veiller à ce que l'équipement soit bien rodé avant de l'envoyer dans l'espace lointain.

Juno, prototype terrestre de rover lunaire. (Source : ASC.)

Simulation de missions pour hausser le niveau de maturité scientifique et technologique

Les scientifiques et les ingénieurs procèdent à des essais sur le terrain et à des « missions analogues » approfondies. Ils peuvent ainsi acquérir des connaissances et une expérience pratique. Ils mettent des prototypes de rovers dans des environnements difficiles pour tester les systèmes de navigation, s'exercer à prélever des échantillons, valider le temps et les outils nécessaires à l'exécution de manœuvres précises avec les rovers, et déterminer les problèmes éventuels.

La simulation de missions spatiales sur Terre, dans des conditions et avec des contraintes réalistes, est très efficace. Il est possible d'affiner la technologie, de vérifier les protocoles scientifiques et de comprendre comment intégrer tous les systèmes nécessaires à l'exploration de nouveaux mondes pour qu'ils fonctionnent bien ensemble dans l'espace.

Le saviez-vous?

La Lune a une atmosphère, mais contrairement à celle notre planète, elle est extrêmement ténue, quasiment inexistante. C'est l'une des raisons des variations extrêmes de température. La quantité de lumière influe sur la température différemment à l'équateur et aux pôles. À l'équateur, la température est autour de 115 °C pendant la journée et descend à environ -170 °C la nuit. Aux pôles, il fait encore plus froid : à certains endroits, la température chute jusqu'à -220 ° C. Il faut que les rovers soient très résistants pour fonctionner dans ces conditions extrêmes. Voilà pourquoi ils font l'objet d'une si grande batterie de tests sur Terre.

Missions de retour d'échantillons

Une mission de retour d'échantillons, comme son nom l'indique, a pour but de prélever des échantillons d'une autre planète ou d'un autre corps céleste et de les rapporter sur Terre. Les scientifiques peuvent alors les analyser. Généralement, ces missions se déroulent en trois étapes :

  1. sélection et prélèvement des échantillons : un rover sélectionne et prélève des échantillons d'un site précis, où il les laisse;
  2. récupération et transfert des échantillons : un autre rover va récupérer les échantillons pour les transférer à une fusée (un véhicule d'ascension);
  3. retour des échantillons : la fusée est lancée en orbite où les échantillons sont transférés dans un autre engin spatial destiné à les rapporter sur Terre.

En partenariat avec le milieu universitaire, les industries et d'autres agences spatiales, l'Agence a réalisé deux de ces phases au cours de deux simulations :

Applications sur Terre

Les technologies développées pour l'espace sont souvent utiles sur Terre aussi. Les progrès réalisés dans les systèmes de navigation autonome et de télécommande des rovers ainsi que dans le matériel et les batteries résistants aux basses températures trouvent des applications dans les rovers et les drones utilisés en régions éloignées et extrêmes, comme dans le Grand Nord.

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