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Le parcours de l'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen jusqu'à la Lune

Description

Publiée le 3 avril, 2023

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Le parcours de l'astronaute de l'ASC Jeremy Hansen jusqu'à la Lune

2023-04-03 - L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen nous fait part de ses réflexions sur le parcours personnel et professionnel qui l'a mené à faire partie de l'équipage de la mission d'exploration de la Lune Artemis II.

Jeremy Hansen a grandi en Ontario, appris à piloter des avions de chasse en Alberta, suivi une formation d'astronaute à Houston et, maintenant, il fait partie de l'équipage d'Artemis II. Il nous fait part des émotions et de la gratitude qu'il éprouve à l'égard de son parcours unique.

Jeremy Hansen écrira une page d'histoire en devenant le premier Canadien à aller plus loin que l'orbite terrestre basse, jusqu'à la Lune. (Sources : Agence spatiale canadienne, NASA, 4e Escadre Cold Lake, Mission CAVES de l'ESA - V. Crobu et S. Sechi, Centre d'éducation Ulnooweg.)

Transcription

Je suis né et j’ai grandi dans une ferme du sud de l’Ontario, près de London. Je ne me souviens pas d’une fois où je n’ai pas voulu être un astronaute.

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été fasciné par l’exploration spatiale.

En regardant une photo de Neil Armstrong sur la Lune, j’ai voulu savoir ce que c’est que de quitter la Terre et de la voir depuis l’espace.

Je n’étais pas le garçon populaire à l’école, je suppose que j’étais plutôt un… nerd? Mon truc, c’était les sciences et la technologie.

J’ai été très chanceux d’être encouragé dans cette voie par plusieurs personnes, à commencer par mes parents et mes enseignants.

Ils me disaient tous que de belles occasions se présenteraient à moi du fait que j’étais Canadien.

Par exemple, quand j’ai eu 12 ans, mon père m’a parlé du programme des Cadets de l’air.

J’y ai vécu des choses extraordinaires qui ont vraiment influencé ma carrière.

Je savais que je voulais étudier en génie après l’école secondaire, alors je me suis inscrit au Collège militaire royal de Kingston, en sciences spatiales. Les sciences spatiales combinent en quelque sorte le génie et la physique. C’était le programme parfait pour moi : ç’a été fascinant du début à la fin.

J’ai voulu suivre une formation de pilote après avoir obtenu mon baccalauréat, mais il y avait un délai d’attente. Mais c’est tombé à point en fin de compte parce que j’en ai profité pour décrocher une maitrise au Collège avant d’entreprendre ma formation de pilote.

Une fois mon brevet de pilote militaire en poche, j’ai demandé à devenir pilote de chasse.

J’ai donc déménagé à Cold Lake, en Alberta, où j’ai commencé ma formation sur le CF 18. L’ensemble de ma carrière de pilote de chasse s’est passé à Cold Lake.

J’ai appris de différentes façons que l’Agence spatiale canadienne était à la recherche d’astronautes.

J’ai moi-même vu la nouvelle sur CBC News.

Mes parents ont vu l’annonce dans le journal. Des amis et des collègues m’ont contacté pour me faire savoir qu’ils avaient vu l’appel de candidatures.

Le métier d’astronaute, c’est tout, sauf routinier.

Il y a toujours du nouveau : de nouvelles tâches, de nouveaux cours… Il faut toujours se perfectionner, comme en robotique ou pour les sorties dans l’espace.

Je reviens souvent au Canada. Je donne des conférences et je rencontre des Canadiens de partout au pays.

J’ai eu la chance de me rendre dans plusieurs communautés autochtones et de bénéficier de l’enseignement des aînés.

Mes échanges avec eux et leur expérience m’ont amené à avoir une grande estime pour le savoir autochtone.

J’ai eu l’honneur récemment de diriger une classe d’astronautes de la NASA.

J’ai trouvé ça très enrichissant de travailler avec de nouveaux astronautes, de contribuer à leur formation et de les voir mettre en application à la Station spatiale internationale toutes les compétences que je les ai aidés à acquérir.

La communauté internationale s’est maintenant fixé pour objectif de retourner sur la Lune.

Nous allons explorer la Lune avec de nouvelles technologies. La Lune servira un jour de tremplin pour aller plus loin encore dans le Système solaire.

Je suis très heureux de faire partie de l’équipage de la mission historique Artemis II, d’être de la nouvelle génération d’astronautes qui iront explorer la Lune pour la première fois depuis 1972.

J’ai hâte de voir de loin notre planète en toile de fond derrière la Lune.

C’est un honneur pour moi d’être le premier Canadien à me rendre jusqu’à la Lune.

Notre pays entre dans une ère historique.

J’ai vraiment hâte de partager mon expérience avec vous tous.

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