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Une brève histoire du Canada sur la Lune

Saviez-vous que le Canada participe aux missions d'exploration lunaire depuis les années ? Découvrez les réalisations importantes du Canada dans l'histoire de l'exploration de la Lune.

Les missions Apollo sur la Lune ont inspiré de nombreuses générations au Canada et partout dans le monde. Les Canadiens ont contribué à ces missions de plusieurs façons. Alors que l'humanité se prépare à retourner sur la Lune, une nouvelle génération de Canadiens pourra vivre à son tour l'excitation et le frisson que suscite l'exploration et de la découverte de l'espace. Ces missions historiques inspireront les jeunes Canadiens à viser les étoiles et à devenir la prochaine génération de scientifiques, d'ingénieurs et d'explorateurs.

Il y a plus de 50 ans, le savoir-faire canadien a rendu possibles les premiers pas sur la Lune. Des astronautes canadiens échangent sur la riche histoire de l'exploration lunaire et sur l'avenir, où des astronautes canadiens participeront à des missions lunaires. (Sources : Agence spatiale canadienne, NASA, Héroux-Devtek.)

    • Le laboratoire radar de Prince Albert est inauguré en Saskatchewan. Le premier ministre du Canada, John Diefenbaker, et le président des États-Unis, Dwight Eisenhower, ont une conversation par télécommunication au moyen d'un signal radar réfléchi par la Lune.

    • L'astronaute Alan B. Shepard devient le premier Américain à se rendre dans l'espace après un vol de 15 minutes à bord de sa capsule Freedom 7. L'antenne de communication STEM (antenne tubulaire déroulable) de la capsule elle a été fabriquée au Canada par la société De Havilland de Downsview, en Ontario, et conçue à l'origine pour Alouette I, le premier satellite canadien.

    • L'astronaute John H. Glenn est le premier Américain à réaliser un vol spatial orbital. En cinq heures, il fera trois fois le tour de la Terre dans la capsule Friendship 7, aussi équipée d'une antenne STEM de fabrication canadienne.

      Buzz Aldrin retire des expériences du module lunaire Eagle

      Buzz Aldrin retire des expériences du module lunaire Eagle. Le train d'atterrissage est de fabrication canadienne. (Source : NASA.)

    • L'astronaute américain Neil A. Armstrong, commandant de la mission de huit jours Apollo 11, devient la première personne à poser le pied sur la Lune, suivie de Buzz Aldrin. L'Eagle s'est posé dans la mer de la Tranquillité : le train d'atterrissage a été construit par Héroux Aerospace (maintenant Héroux-Devtek) de Longueuil, au Québec.

      James Chamberlin, ingénieur né à Kamloops, en Colombie-Britannique, a suggéré à la NASA une mission faisant appel à deux engins spatiaux : un module de commande en orbite autour de la Lune et un atterrisseur. La NASA a retenu son idée. Owen Maynard, ingénieur né à Sarnia, en Ontario, a joué un rôle clé dans la planification et la conception de l'Eagle, module lunaire des missions Apollo. Il avait travaillé sur la capsule Mercury qui a transporté des astronautes américains dans l'espace pour la première fois. Lui et des dizaines d'ingénieurs et de scientifiques canadiens ont travaillé à la NASA sur l'ensemble du projet, de la conception des engins spatiaux à la planification des missions, comme Bryan Erb, de Calgary, en Alberta, qui a aidé à mettre au point le bouclier thermique qui protégerait les astronautes d'Apollo 11.

      Le Dr William Carpentier, médecin de vol canadien, s'est occupé de Neil Armstrong, Michael Collins et Buzz Aldrin pendant leur quarantaine après la mission. Les astronautes ont dû porter des combinaisons d'isolement biologique puisqu'à l'époque, les scientifiques ne savaient pas encore s'ils rapporteraient avec eux des bactéries.

      Membres d'équipage d'Apollo 11

      Le Dr William Carpentier, vêtu d'orange, derrière les membres d'équipage d'Apollo 11, récupérés plus tôt de l'océan Pacifique. (Source : NASA.)

  • Si vous avez vu le film Apollo 13, vous savez que l'équipage a connu de graves problèmes pendant cette mission malheureuse, qui l'ont empêché d'atterrir sur la Lune. Des ingénieurs de l'Institute for Aerospace Studies de l'Université de Toronto se sont vu charger de calculer la pression nécessaire pour séparer la capsule de rentrée de l'atterrisseur de façon sûre. (Divulgâcheur : les astronautes ont amerri en toute sécurité dans le Pacifique!)

    Des astronautes d'Apollo 16 en formation à Sudbury, en Ontario

    Les astronautes d'Apollo 16 Charlie Duke (à gauche) et John Young en formation à Sudbury, en Ontario, en . Ils portent des appareils photo électriques Hasselblad semblables à ceux qu'ils ont utilisés sur la Lune. (Source : NASA.)

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    Les membres d'équipage des missions Apollo 16 et 17 sont venus à Sudbury, en Ontario, pour suivre une formation en géologie et étudier les structures d'impact, les brèches et les cônes de percussion, apparentés à ce qu'on peut trouver sur la Lune. Une comète a percuté la région il y a environ 1,8 milliard d'années et créé le bassin de Sudbury. Cette région connue pour ses riches minerais, notamment de nickel, était un site analogue parfait.

    • Le premier ministre Justin Trudeau annonce que le Canada collaborera avec la NASA au projet de la station spatiale lunaire Gateway. Le Canada fournira le système robotisé Canadarm3, qui sera doté de logiciels de pointe pour pouvoir fonctionner en toute autonomie, sans intervention humaine.

    • Le ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique annonce une stratégie spatiale nationale. L'engagement du Canada à participer au projet de la station spatiale lunaire Gateway constitue la pierre angulaire d'Exploration, imagination, innovation : une nouvelle stratégie spatiale pour le Canada. Cette stratégie vise à tirer parti des forces canadiennes comme la robotique, tout en faisant progresser la science et l'innovation dans des domaines comme l'intelligence artificielle et les technologies biomédicales.

    • Au nom du Canada, la présidente de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Lisa Campbell, signe les accords Artemis, qui énoncent les principes de coopération en matière d'exploration et d'utilisation civiles de la Lune, de Mars, des comètes et des astéroïdes à des fins pacifiques. Les autres signataires sont l'Australie, l'Italie, le Japon, le Luxembourg, les Émirats arabes unis, le Royaume-Uni et les États-Unis.

    • Le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie annonce la signature du Traité sur la station spatiale Gateway par l'ASC et la NASA. Aux termes du traité, un astronaute de l'ASC fera partie d'Artemis II, la première mission lunaire habitée depuis . Le traité prévoit aussi une deuxième mission pour un astronaute de l'ASC, à la station spatiale lunaire Gateway.

  • Le ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie annonce des investissements de trois millions de dollars de l'ASC dans des initiatives de technologies destinées à l'exploration de la Lune.

    Des entreprises canadiennes mettront à l'essai des technologies de pointe au cours des prochaines missions lunaires et, en partenariat avec la NASA, un rover canadien se posera sur la Lune dans les cinq prochaines années.

    Le Canada met au point un rover pour l'exploration de la Lune. (Source : ASC.)

    Dans un avenir pas si lointain…

  • Un astronaute de l'ASC fera partie de l'équipage d'Artemis II, la première mission habitée du programme Artemis. Le Canada devrait marquer une page d'histoire avec cette mission : ce serait le deuxième pays, après les États-Unis, à envoyer un astronaute en orbite autour de la Lune. Il a été confirmé qu'un autre astronaute de l'ASC prendra part à une mission Artemis ultérieure, cette fois à destination la station spatiale lunaire Gateway.

  • D'ici

    Un rover canadien avec au moins deux instruments scientifiques sera envoyé sur la Lune pour explorer une région polaire. La mission vise à faire la démonstration de technologies essentielles et à réaliser des travaux scientifiques importants.

  • (sous toute réserve)

    Le système robotisé Canadarm3 sera acheminé à la station spatiale lunaire Gateway. Le Canadarm3 sera doté de logiciels de pointe pour pouvoir fonctionner en toute autonomie, sans intervention humaine. Il sera formé des éléments suivants : un grand bras de 8,5 m de long, un petit bras agile et un ensemble d'outils amovibles.

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