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Améliorer les soins de santé

Approfondir les connaissances sur le corps humain

Lors d'un voyage dans l'espace, les astronautes sont exposés aux effets indésirables de la microgravité, du rayonnement et de l'isolement. Leur corps subit des changements qui s'apparentent à des problèmes de santé liés au vieillissement ou à un mode de vie sédentaire.

Les expériences scientifiques réalisées sur les astronautes dans l'espace améliorent notre compréhension des troubles médicaux sur Terre. Elles ont permis de faire des découvertes qui peuvent aider les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires, de diabète de type 2, d'ostéoporose et de problèmes d'équilibre.

Transformer le domaine de la chirurgie

La technologie canadienne à bord de la Station spatiale internationale (SSI) a mené à des innovations en salle d'opération. L'expertise nécessaire à la réalisation des robots spatiaux canadiens Canadarm, Canadarm2 et Dextre a été mise à profit pour créer des robots chirurgicaux comme le neuroArm, un bras robotisé de haute précision permettant des interventions chirurgicales au cerveau autrement impossibles. Il y a aussi le Modus V, un microscope numérique robotisé de deuxième génération utile au traitement de diverses maladies du cerveau et de la colonne vertébrale. Grâce à cette technologie, les neurochirurgiens peuvent effectuer des opérations au cerveau difficiles de manière encore plus sûre et efficace.

Le neuroArm

Le neuroArm est le premier robot au monde pouvant réaliser une intervention chirurgicale à l'intérieur d'un appareil d'imagerie par résonance magnétique. (Source : Université de Calgary.)

Une technologie dérivée du Canadarm2

Technologies de Synaptive interconnectées dans une salle d'opération. (Source : Synaptive Medical/Cicada Design Inc.)

Détecter et traiter le cancer du sein

La technologie des robots spatiaux canadiens a été utilisée pour développer IGAR, un robot chirurgical télécommandé avec lequel on peut faire des biopsies très précises pour détecter le cancer du sein. Vu leur grande précision, les interventions sont à effraction minimale, donc les patientes éprouvent moins de douleurs et de malaises.

Source : Centre for Surgical Invention and Innovation.

Offrir des soins médicaux en régions éloignées

Grâce aux satellites de télécommunications, les spécialistes en zone urbaine sont en mesure de fournir rapidement des conseils d'ordre médical aux prestataires de soins de santé en région rurale.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) collabore avec des entreprises du secteur spatial et le milieu médical du Canada pour concevoir de l'équipement médical facile à transporter. Des hôpitaux en régions éloignées peuvent donc en disposer, ce qui améliore l'accès de ces collectivités aux soins de santé.

Les systèmes développés pour suivre l'état de santé des astronautes depuis la Terre, comme le biomoniteur et le bioanalyseur, pourraient être utilisés pour des patients en régions éloignées. Le biomoniteur combine de nombreux dispositifs en un seul maillot connecté sans fil et une application mobile. Il permet aux scientifiques de surveiller les signes vitaux des astronautes en orbite, comme le rythme cardiaque et la pression artérielle. Quant au bioanalyseur, c'est un nouvel outil qui rendrait possible d'analyser rapidement des échantillons de sang, d'urine ou de salive : les résultats seraient transmis au sol dans les deux à trois heures.

Ces technologies sont susceptibles d'améliorer les soins de santé prodigués sur Terre puisqu'elles amélioreraient l'accès à l'aide médicale et réduiraient le temps d'attente pour obtenir les résultats des analyses.

L'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques explique comment le biomoniteur, un système canadien doté d’un maillot intelligent, mesure et enregistre les signes vitaux des astronautes à bord de la SSI. Les données scientifiques recueillies avec ce maillot prêt-à-porter sont faciles en transmettre à la Terre. (Sources : ASC, NASA.)

Transcription

David Saint-Jacques et le bioanalyseur – David Saint-Jacques à bord de la Station spatiale internationale

Source : ASC/NASA.

Assurer une bonne santé cardiovasculaire

Le cœur fait circuler le sang dans les artères pour fournir de l'oxygène à toutes les cellules du corps. L'absence de gravité dans l'espace perturbe ce processus. En permettant d'examiner les astronautes à l'aide d'analyses de sang et d'échographies avant, pendant et après leur mission, les expériences scientifiques canadiennes de la série Vascular approfondissent notre savoir sur divers effets de l'espace sur le système cardiovasculaire. Avec ces connaissances, on peut mieux comprendre l'insuffisance cardiaque et le vieillissement des artères ici sur Terre.

Par ailleurs, des ingénieurs du domaine spatial se spécialisent en modélisation de la circulation du carburant dans les moteurs de fusée. Leur expertise a contribué à la conception de pompes cardiaques (en anglais seulement). Pour les personnes en attente d'une transplantation, la circulation du sang est assurée grâce à ces pompes, jusqu'à ce que le cœur d'un donneur soit disponible.

Source : Blausen Medical Communications Inc., CC BY 3.0.

Traiter les hémorragies postpartum avec des vêtements de compression

Sur Terre, le corps s'adapte naturellement aux effets de la gravité. Pendant de longues périodes en apesanteur, ce n'est plus le cas. Par exemple, le rythme cardiaque baisse, les efforts physiques sont moins grands. À leur retour sur Terre, certains astronautes portent une combinaison anti-g (abréviation d'antigravité), qui applique une pression sur les jambes et le torse pour réduire les symptômes du déconditionnement cardiovasculaire, comme les étourdissements, la fatigue, les nausées et les évanouissements. Lors d'une étude canadienne, plusieurs modèles de combinaison anti-g ont été testés pour évaluer leur efficacité à prévenir ces symptômes.

La technologie des combinaisons anti-g sert à la confection de vêtements de compression non gonflables destinés aux femmes souffrant d'une hémorragie postpartum (en anglais seulement). Ces vêtements appliquent une pression externe sur tout le bas du corps pour arrêter les saignements après l'accouchement. Cette solution abordable permet de sauver des vies dans le monde entier.

Retour sur Terre de David Saint-Jacques et ses coéquipiers

L'équipage de la mission Expedition 58/59 – David Saint-Jacques (ASC), Anne McClain (NASA) et Oleg Kononenko (Roscosmos) – revient sur Terre après 204 jours à bord de la SSI. (Source : NASA/Bill Ingalls.)

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