Le microsatellite M3MSat de surveillance maritime et de messagerie
Lancement :
État : inactif
Mission accomplie!
Avec sa mission Microsatellite de surveillance maritime et de messagerie (M3MSat), le Canada a fait la démonstration de technologies pour détecter les navires, gérer le trafic maritime et veiller au bon état et à la sécurité des satellites. Le satellite a fourni des données de grande qualité pendant près de neuf ans!
Le , M3MSat est naturellement rentré dans l'atmosphère terrestre, marquant la fin de sa mission.
Le microsatellite M3MSat de surveillance maritime et de messagerie visait à mettre à l'essai :
- des technologies innovatrices de détection des navires et de gestion du trafic maritime avant qu'elles soient utilisées lors de missions satellitaires à grande échelle;
- un dispositif destiné à améliorer la façon de veiller au bon état et à la sécurité des satellites.
Collaboration
M3MSat était un excellent exemple de collaboration entre le secteur public, le secteur privé et le milieu universitaire pour stimuler l'innovation dans le secteur spatial canadien.
L'Agence spatiale canadienne (ASC) était responsable de deux instruments :
- l'instrument de service à faible débit de données (LDRS);
- le détecteur de chargement profond des matériaux diélectriques (DDCM).
Recherche et développement pour la défense Canada était responsable du système d'identification automatique (SIA).
Le satellite a été construit par COM DEV International (maintenant Honeywell Canada), une entreprise établie en Ontario, avec le soutien de l'Institut d'études aérospatiales de l'Université de Toronto ainsi que de l'Université de Waterloo.
2016-06-21 – Le microsatellite canadien M3MSat de surveillance maritime et de messagerie a été lancé par l'Organisation indienne de recherche spatiale depuis Sriharikota, en Inde. (Source : Door Darshan.)
Une démonstration technologique couronnée de succès
Système d'identification automatique
Le SIA transmet des renseignements importants sur l'identité, la direction et la vitesse des navires. Les équipages se servent des signaux du SIA pour détecter la présence d'autres navires et éviter des collisions en mer, tandis que les autorités côtières les utilisent pour accroitre la sécurité en mer et surveiller le trafic maritime.
Des satellites ont été dotés de la technologie du SIA, ce qui a révolutionné la surveillance et la gestion de la sécurité en mer, car nous disposons ainsi d'une meilleure vue d'ensemble du trafic maritime. L'un des principaux objectifs de M3MSat était de tirer profit et de veiller à l'amélioration des capacités spatiales canadiennes liées au SIA.
Le LDRS a été testé pour assurer la surveillance et la continuité des données lorsque les récepteurs du SIA n'étaient pas en mesure d'effectuer une couverture en temps réel. Il recevait les transmissions recueillies par les stations dans des endroits éloignés, comme l'Arctique. Le satellite transmettait ensuite ces données aux centres canadiens de contrôle de la circulation maritime.
Bon état et sécurité des satellites
L'accumulation d'électricité statique dans un satellite est néfaste pour ses composants électroniques, mais il a toujours été difficile de la mesurer.
Le DDCM a permis de détecter l'accumulation d'électricité statique dans les composants électroniques de M3MSat. Grâce aux données fournies, les opérateurs ont pu intervenir avant que l'électricité statique provoque des défaillances ou des anomalies. Cette technologie innovatrice améliore la façon de veiller au bon état et à la sécurité des satellites : il est donc possible de prolonger leur durée de vie utile en orbite et contribuer ainsi à la durabilité des activités spatiales.
Le saviez-vous?
- La démonstration technologique en orbite est la dernière étape de la mise au point de technologies spatiales.
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Le secteur privé et le secteur public obtiennent ainsi de précieuses données de vol, ce qui peut accélérer la mise en marché des technologies testées.
- Les signaux du SIA suivent une ligne droite!
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Avant , le SIA ne pouvait fournir des données que sur des navires dans un rayon d'une centaine de kilomètres. La raison? Les signaux se propagent en ligne droite et ne peuvent donc pas suivre la courbure de la Terre. Désormais, grâce au SIA par satellite, il est possible de capter ces signaux depuis l'orbite terrestre. M3MSat en a fait la démonstration et détecté des navires dans un rayon de 2500 km.
Petit mais puissant
Conception
Le microsatellite d'une forme presque cubique avait environ la même taille que la plupart des lave-vaisselle domestiques. Sa nouvelle plateforme satellitaire générique mise au point dans le laboratoire de vol spatial de l'Université de Toronto pourrait être utilisée pour de futures missions.
Version textuelle
Composants de M3MSat
Infographie M3MSat où les composants sont désignés par une flèche. Le microsatellite de forme presque cubique est à peu près de la taille d'un lave-vaisselle. Le nom des principaux composants est donné dans le sens horaire à partir du haut, à droite : antenne en bande S, DDCM, antenne en bande C, antenne de LDRS, capteurs solaires, antenne en bande S, antenne du système mondial de positionnement (GPS), cellules solaires, antenne du SIA.
Source : Honeywell (anciennement COM DEV).
Le saviez-vous?
- De la taille d'un autobus, puis d'une valise, puis d'une boite à chaussures…
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Les percées technologiques semblent synonymes de miniaturisation. Il suffit de comparer les premiers ordinateurs et téléphones cellulaires à ceux que nous avons aujourd'hui. Les technologies spatiales ne font pas exception. Dans un domaine où les matériaux plus compacts et plus légers coûtent de moins en moins cher à fabriquer et à lancer, les microsatellites ont actuellement la cote. Le terme microsatellite désigne généralement un satellite de 10 à 100 kg.
Fonctionnement
M3MSat a évolué autour de la Terre d'un pôle à l'autre, à une altitude de 505 km. Il a survolé les eaux canadiennes environ 10 fois par jour. Le satellite était la propriété de Recherche et développement pour la défense Canada et exploité par l'ASC jusqu'en . Les opérateurs de vol pouvaient utiliser le SIA embarqué sur M3MSat soit de façon indépendante, soit en combinaison avec RADARSAT-2 en comparant les images prises par le radar à synthèse d'ouverture aux données acquises par M3MSat.
Poursuivez l'exploration
- Le Canada et la durabilité des activités spatiales
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