Avec le lancement du petit satellite hybride CASSIOPE, prévu pour 2012, le Canada fera une importante contribution aux efforts visant à percer les mystères de la météo spatiale. Pour y arriver, le satellite utilisera la charge utile scientifique ePOP (enhanced Polar Outflow Probe), qui observera l’ionosphère, et la charge utile de télécommunications Cascade, qui assurera le tout premier service de messagerie numérique à large bande destiné à une utilisation commerciale.
La sonde ePOP observera l’ionosphère de la Terre, là où l’espace et la haute atmosphère entrent en contact; ePOP comprend une suite de huit instruments scientifiques, y compris des imageurs de plasma, des récepteurs d’ondes radio, des magnétomètres et des caméras. Ils recueilleront des données concernant l'impact des tempêtes solaires et, plus particulièrement, leurs effets nuisibles sur les communications radio, la navigation par satellite et d'autres technologies spatiales et terrestres.
Comme un messager dans le ciel, Cascade peut faire la cueillette d’imposants fichiers de données numériques et en faire la livraison un peu partout dans le monde. Ce service permettra de transférer efficacement des fichiers énormes, soit l’équivalent de 50 à 500 camionnettes remplies de papier.


La plateforme hexagonale de CASSIOPE ne mesure que 180 cm de longueur et 125 cm de hauteur. Il est plus rentable de construire et de lancer plusieurs petits satellites ayant différentes fonctions que de combiner toutes les fonctionnalités dans un seul gros satellite. En plus de réduire les risques, cela signifie que les satellites atteignent leurs objectifs scientifiques ou commerciaux à un coût plus raisonnable.
Par ailleurs, la nouvelle plateforme produite pour la mission CASSIOPE sera polyvalente : elle pourra être adaptée et utilisée pour diverses missions liées aux sciences, à la technologie, à l'observation de la Terre, à l'exploration géologique et à la livraison d'informations.
Le professeur Andrew Yau de l’Université de Calgary (disponible en anglais seulement) dirige le projet ePOP, ainsi qu’une équipe (disponible en anglais seulement) constituée de chercheurs et d’ingénieurs provenant de sept universités canadiennes. Le Centre de recherches sur les communications, situé à Ottawa, l’Institut des sciences spatiales et astronomiques du Japon et le Naval Research Laboratory des É.-U. sont aussi des partenaires associés au projet.
Cette animation illustre le fonctionnement de la charge utile Cascade de CASSIOPE (la conception montrée ici est préliminaire). Elle recevra des données envoyées par des antennes sur Terre et les transférera à des stations de réception. Le concept pourrait évoluer jusqu’à ce que l’on crée une flotte opérationnelle de satellites dotés d’une charge utile Cascade.
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CASSIOPE bénéficie également d'un solide partenariat entre les secteurs privé et public. La plateforme du satellite a été construite par l'entreprise Bristol Aerospace (disponible en anglais seulement), de Winnipeg. L’entreprise MDA (disponible en anglais seulement) de Vancouver est l’entrepreneur principal du projet et elle dirige un groupe d’entreprises canadiennes qui souhaitaient développer des infrastructures terrestres et spatiales et exploiter le satellite.