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Un premier jour déterminant après le lancement d'Artemis II

Description

Publiée le 27 mars, 2026

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Un premier jour déterminant après le lancement d'Artemis II

Les 26 premières heures de la mission Artemis II, l'équipage aura fort à faire. L'astronaute de l'Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen explique ce qui va se passer du lancement et des premières minutes après le décollage au vol en orbite terrestre jusqu'au départ en direction de la Lune. (Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

Transcription

J’ai pensé vous parler des premières heures de la mission Artemis II parce que ce sera un moment où l’équipage sera très occupé.

Le matin du lancement, il y a toute une série de vérifications, des examens médicaux et quelques réunions. On met notre combinaison, on se rend au pas de tir, puis on est attachés dans la capsule.

Après le décollage, ça prend à peu près huit minutes pour arriver en orbite. L’étage principal de la fusée sera largué. On sera au sommet de l’étage supérieur qui servira aux premières accélérations nécessaires avant de partir.

On devra faire une série de vérifications. Certainement le vaisseau, les panneaux solaires, le chargement des batteries, le bon fonctionnement du système de survie. 

Christina et moi, on devra configurer beaucoup de choses dans la cabine durant les 45 premières minutes. On va vérifier le système de distribution d’eau, mettre la toilette en fonction, sortir certains appareils électroniques et les allumer. Il faut installer et brancher tout ça.

On fait la moitié du tour de la Terre. Si tout est beau à ce moment-là, c’est-à-dire après 45 minutes environ, alors on allume les moteurs une autre fois pour accélérer, pour nous maintenir dans l’espace.

S’il y a quelque chose qui cloche, c’est là qu’on pourrait faire demi-tour et revenir sur Terre. 

Idéalement, on va accélérer à ce moment-là pour suivre une orbite très elliptique.

La Station spatiale est à 400 km de distance. On ira à 60 000 km de distance. Ça nous fera passer un jour dans l’espace avant d’avoir la possibilité de revenir sur Terre. 

Évidemment, on s’est préparés pour les imprévus et on a un plan pour s’occuper de toutes les pannes possibles ou encore des systèmes qui, d’après nous, ne fonctionnent pas comme ils le devraient. Et peut-être qu’on ne sera pas convaincus de pouvoir survivre encore huit jours dans le vaisseau spatial. C’est le genre de choses qui nous mènerait à revenir à la maison.

Si on ne veut pas revenir sur Terre et qu’on suit cette orbite pendant un jour, alors on se séparera de l’étage supérieur de la fusée, qui servira alors à simuler un atterrisseur lunaire. On va tester les commandes manuelles en volant autour pour se faire une idée du pilotage du vaisseau, mais aussi s’assurer de savoir comment l’amarrer manuellement un jour.

On fera tout ça, sauf l’amarrage. 

Ce sera une journée de 18 h. On essaiera ensuite de faire une sieste de quatre heures. On sera tellement excités après ce qu’on viendra de vivre, j’espère qu’on pourra s’endormir parce qu’ensuite, à notre réveil, on se sera rapprochés à une distance d’à peu près 200 km de la Terre. 

C’est à ce moment-là qu’on accélèrera et qu’on sera propulsés en direction de la Lune.

Notre travail est d’évaluer ce véhicule spatial et nous assurer qu’il fait tout ce qu’il est censé faire, qu’on peut y vivre et y travailler, et qu’on pourra passer le flambeau aux astronautes d’Artemis III. 

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