Mission de Phoenix vers Mars

La feuille d'érable canadienne sur Mars..

Lancement : 4 août 2007
État : Mission complétée

C'est au cours de la mission de l'atterrisseur martien Phoenix que la région arctique de Mars a été explorée pour la première fois à partir de la surface même de la planète. Phoenix a été lancé du Centre spatial Kennedy à bord d'une fusée Delta II à 5 h 26 HAE, le 4 août 2007. Le 25 mai 2008, il s'est posé à proximité de la calotte polaire de l'hémisphère Nord, dans une région appelée Vastitas Borealis, où il a continué de fonctionner avec succès pendant plus de cinq mois (ce qui bien au-delà de sa durée de vie prévue de 90 jours).

La mission Phoenix a marqué une première pour le Canada. Il s'agissait en fait de la première fois que le Canada, en tant que nation, se posait à la surface de Mars. Le Canada a contribué au module Phoenix une station météorologique qui enregistrait les données météo quotidiennes au site d'atterrissage. Ses instruments ont mesuré la température et la pression sur Mars et ont sondé les nuages, le brouillard et la poussière dans la basse atmosphère martienne. Et plus particulièrement, la station a permis de confirmer qu'il neige sur Mars en détectant des flocons de neige tombant dans l'atmosphère de Mars.

L'Agence spatiale canadienne célèbre le 5e anniversaire de l'atterrissage de Phoenix

Listes des photos ou images

Photo 1

Le 25 mai 2008, l'atterrisseur martien Phoenix s'est posé de façon spectaculaire sur Mars. devant Des millions de téléspectateurs ont ainsi pu partager le sentiment d'allégresse qui a animé l'équipe internationale réunie au Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Quelques heures seulement après avoir touché le sol martien, l'engin spatial a transmis vers la Terre des images de la région polaire rocailleuse de Mars. Cette image panoramique est en fait une mosaïque constituée de centaines d'images de la sonde Phoenix et de son environnement stérile immédiat. En y regardant de plus près, cette région n'est pas sans rappeler les régions nordiques de notre propre planète. (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Université A&M du Texas)

Photo 2

Phoenix a fait plusieurs découvertes remarquables à propos de Mars, notre voisine planétaire. Elle a notamment été la première sonde spatiale de l'histoire à toucher à de la glace sur Mars, confirmant ainsi que la Planète rouge compte toujours des réserves d'eau sous forme de glace enfouies sous sa surface désertique.

Sur cette image montrant les tranchées creusées par le bras robotique de Phoenix, les taches blanches que l'on peut voir sous seulement quelques centimètres de sol sont en réalité de la glace martienne. (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Université A&M du Texas)

Photo 3

Phoenix a également étudié  la planète Mars afin de déterminer si celle-ci a déjà connu des conditions propices à la vie. Les laboratoires chimiques à bord de Phoenix, que l'on peut voir sur cette image, ont déterminé que l'environnement immédiat du rover diffère totalement des autres environnements explorés par les missions martiennes antérieures. La sonde a découvert un sol légèrement alcalin différent de tous ceux étudiés par les missions martiennes antérieures. En outre, le sol analysé contenait de petites concentrations de sels susceptibles de servir de nutriments à des organismes vivants.

Phoenix a aussi détecté du carbonate de calcium dans le sol martien. Ce minéral, qui est ordinairement présent dans les roches terrestres comme le calcaire et la craie (il est aussi un élément important des coquillages et des coquilles d'œufs, et on le retrouve dans le brocoli et le chou frisé), a mené les scientifiques à croire que l'environnement où Phoenix a atterri pourrait jadis avoir été humide. Sur Terre, là où il y a de l'eau, il y a la vie. Il est donc normal que la première étape sur Mars consiste à suivre la trace de l'eau afin de déterminer si notre voisine du système solaire peut, ou si elle a déjà pu, entretenir la vie. (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Université A&M du Texas)

Photo 4

Phoenix a également trouvé des sels de perchlorate dans le sol — lesquels constituent un mystère inattendu pour les scientifiques qui étudient la planète Mars. Le perchlorate peut diminuer le point de congélation de l'eau. La présence de cet élément chimique  expliquerait-elle pourquoi les images captées par satellite montrent que de l'eau a récemment coulé sur Mars malgré la température glaciale qui y règne? Si le perchlorate peut détruire les molécules organiques lorsqu'il est chauffé avec ces dernières, est-ce là la raison qui explique pourquoi les premières missions martiennes, comme Viking, n'ont pu déceler aucun élément de base de la vie sur cette planète? Les scientifiques doivent-ils modifier la façon dont ils s'y prennent pour chercher des signes de vie sur Mars? Pourrait-on utiliser ce perchlorate — qui entre dans la composition des propergols pour fusées et des pièces pyrotechniques — dans le cadre des futures missions martiennes afin de produire de l'oxygène et du carburant? Comme c'est souvent le cas en science, chaque découverte donne lieu à une kyrielle de nouvelles questions.

Image : Projection verticale d'images captées par les caméras embarquées de Phoenix, assemblées comme si l'on regardait le rover en plongée. (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Université A&M du Texas)

Photo 5

C'était la première fois, avec la mission Phoenix, que le Canada faisait partie d'une mission d'exploration à la surface de Mars. Le 26 mai 2008, l'atterrisseur martien Phoenix a transmis vers la Terre la première image du mot « Canada », bien en vue sur le côté de l'instrument à lidar. Ce dispositif était une composante de la station météorologique de fabrication canadienne qui a étudié la météo et le climat de la planète pendant toute la mission. Il a recueilli des données sur les nuages, le brouillard et la poussière présents dans la basse atmosphère. Le revêtement thermique du lidar arbore fièrement le même mot-symbole « Canada » que celui qui apparaissait sur l'emblématique Canadarm de la navette spatiale, sur le Canadarm2 et sur Dextre, les robots canadiens qui équipent la Station spatiale internationale (ISS). (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Université A&M du Texas)

Photo 6

Au cours du 99e jour de la mission, le lidar canadien a fait une découverte sans précédent. Il a détecté des flocons de neige tombant de nuages situés à environ 4 kilomètres d'altitude au-dessus du site d'atterrissage. Les couleurs de ce graphique représentent les nuages martiens. Les chutes de neige prennent la forme de traits courbes dans la portion droite du graphique illustrant des vents plus rapides à des altitudes supérieures. « Nous n'avons jamais rien vu de tel sur Mars », a déclaré le scientifique responsable de la station météorologique de l'Agence spatiale canadienne (ASC), Jim Whiteway, de l'Université York. (Source : NASA/JPL-Caltech/Université de l'Arizona/Agence spatiale canadienne)

Description texte de l'image - Mesure des nuages martiens au moyen du lidar

Photo 7

L'étude des conditions météo sur Mars est une activité on ne peut plus canadienne. Pendant toute la mission, la station météorologique de l'Agence spatiale canadienne (ASC) a enregistré les températures et la pression barométrique pour produire des rapports quotidiens sur les conditions martiennes. Les Terriens pouvaient ainsi comparer le temps qu'il faisait sur leur propre planète avec celui de Mars. Des collaborateurs danois de l'Université d'Aarhus ont également fourni des données sur la vitesse des vents. Ce rapport météo porte sur le jour martien (ou sol) 151, et représente les dernières données transmises par l'atterrisseur Phoenix. Conçu pour fonctionner pendant 90 jours, Phoenix a dépassé toutes les attentes puisqu'il a continué à travailler pendant cinq mois. La National Aeronautics and Space Administration (NASA) a officiellement mis fin à la mission le 25 mai 2010, après avoir déterminé que l'engin spatial n'avait probablement pas survécu aux difficiles conditions hivernales de Mars. (Source : NASA/JPL-Caltech/Agence spatiale canadienne. Vent : Université d'Aarhus)

Description texte de l'image - image de la météo sur Mars