Les couleurs des aurores boréales

Auroramax
Photo de Yellowknife

Une frange d'un rose intense sur la bordure inférieure de l'aurore apparaît lorsque des électrons entrent en collision avec de l'azote dans notre atmosphère. (Source : Agence spatiale canadienne / Université de Calgary / Astronomy North)

La couleur d'une aurore dépend de la composition des gaz qui se trouvent dans l'atmosphère terrestre, de l'altitude à laquelle se forme l'aurore, de la densité de l'atmosphère et de la quantité d'énergie en cause.

Les aurores vertes, qui sont les plus couramment observées depuis le sol, se produisent lorsque des particules chargées entrent en collision avec des molécules d'oxygène à faible altitude (environ 100 à 300 km). À l'occasion, il se peut que l'extrémité inférieure de l'aurore soit teintée de rose ou de cramoisi. Ce phénomène est dû à la présence de molécules d'azote (à environ 100 km d'altitude).

Dans les couches supérieures de l'atmosphère (c'est-à-dire entre 300 et 400 km d'altitude), les collisions avec les molécules d'oxygène atomique produisent des aurores rouges plutôt que vertes. Puisque l'atmosphère est moins dense à plus haute altitude, il faut plus de temps et plus d'énergie pour produire une teinte rougeâtre (jusqu'à 2 minutes). À basse altitude, les aurores vertes se produisent beaucoup plus rapidement (en plus ou moins une seconde).

Les molécules d'hydrogène et d'hélium peuvent aussi produire des aurores bleues et mauves, mais ces teintes sont difficiles à percevoir à l'œil nu en raison du ciel nocturne qui se trouve en arrière-plan.

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