La violence du Soleil : les types d'activités solaires et le maximum solaire

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Les taches solaires jouent-elles les trouble-fête?

L'image à gauche, datant d'octobre 2010, montre le Soleil lorsque l'activité y était faible. À droite, la photo d'octobre 2012 montre le Soleil lorsque l'activité était beaucoup plus intense et variée, à mesure que le maximum solaire (période de pointe de l'activité du Soleil) approche. Le maximum solaire est prévu pour 2013-2014. (Source : NASA/SDO)

Il se produit dans les couches extérieures du Soleil des éruptions de nombreux types différents qui sont susceptibles d'accélérer le vent solaire. Or, plus le vent solaire dirigé vers la Terre est intense, plus il y a de chances que des aurores boréales se produisent.

Les taches solaires sont l'un des types d'activités solaires pouvant entraîner une augmentation dans la fréquence des aurores. Les taches solaires sont des régions sombres facilement observables à la surface du Soleil et dont la température est inférieure (environ 2 000 degrés) à celle des zones environnantes. Les taches solaires se forment lorsque le champ magnétique du Soleil « s'entortille ». L'axe équatorial de cet astre tourne plus rapidement que ses pôles, ce qui crée des « nœuds » magnétiques ayant la forme de bulles qui emprisonnent d'énormes quantités de plasma. Ces bulles finissent par éclater, éjectant ainsi de violents jets de gaz chargés électriquement dans l'espace ce qui contribue à accroître la force des vents solaires et augmente les probabilités que des aurores spectaculaires se forment sur la Terre.

Maximum solaire

Des scientifiques ont remarqué que l'activité des taches solaires tend à suivre un cycle qui atteint un pic tous les 11 ans. On appelle ce pic le « maximum solaire ». Le prochain pic est prévu pour 2013-2014. Les astronomes amateurs verront probablement des manifestations d'aurores boréales plus intenses et fréquentes pendant le maximum solaire.

Éruptions solaires

Les éruptions solaires peuvent produire des explosions soudaines et localisées qui peuvent durer plusieurs minutes ou quelques heures. Elles sont aussi puissantes que des milliers de bombes à hydrogène.

Illustration d'un nuage de particules

Illustration d'un nuage de particules issues d'une éjection de masse coronale affectant la Terre et produisant une aurore (sur une photo prise par un astronaute à bord de la Station spatiale internationale). (Source : SOHO [Agence spatiale européenne et NASA])

Éjection de masse coronale

Les éjections de matière coronale — les explosions les plus intenses de tout le système solaire — peuvent envoyer dix milliards de tonnes de plasma à grande vitesse dans l'espace, créant ainsi des ondes de choc capables d'endommager des circuits électroniques sur Terre. Cela peut causer des interférences pour les appareils GPS et brouiller les communications par radio et téléphones cellulaires. Ainsi, en mars 1989, une grande éruption solaire a neutralisé le réseau électrique du Québec, ce qui a privé d'électricité 6 millions de personnes.

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