Nouvelles d'OSIRIS-REx

Gros échantillon de l'astéroïde Bennu prélevé par la sonde spatiale OSIRIS-REx

Une série de 82 images captées le par la SamCam témoigne de l'échantillonnage à la volée effectué par OSIRIS-REx. On voit la sonde de la NASA s'approcher du site Nightingale (Rossignol) de l'astéroïde Bennu et prélever un échantillon. L'équipe sur Terre a reçu à 18 h 08 HE la confirmation que la sonde avait réussi à toucher la surface avec son bras robotisé. Selon les données préliminaires, la tête d'échantillonnage a été en contact avec la surface pendant environ six secondes. La sonde s'est ensuite éloignée de l'astéroïde. (Source : NASA.)

Deux jours après le prélèvement d'un échantillon de l'astéroïde Bennu par OSIRIS-REx le , l'équipe de la NASA chargée de la mission a reçu des images qui indiquent que la sonde spatiale a recueilli une quantité plus que suffisante de matière pour répondre à l'une des principales exigences de la mission : l'acquisition d'au moins 60 grammes de matière à la surface de l'astéroïde.

Le vaisseau spatial a capté plusieurs images de la tête d'échantillonnage dans diverses positions. En examinant ces clichés, l'équipe d'OSIRIS-REx a remarqué qu'elle semblait remplie de particules d'astéroïde, mais aussi que certaines d'entre elles semblaient s'échapper lentement du collecteur d'échantillons. Ils ont soupçonné que de la matière passait par de petites fentes du fait que de grosses pierres empêchaient un rabat en Mylar (le "couvercle" » du collecteur) de se fermer complètement.

Pour ne pas perdre la matière restante, l'équipe d'OSIRIS-REx a décidé de stocker l'échantillon sans plus attendre. Les tests prévus pour mesurer la masse de l'échantillon collecté ont donc été annulés.

Cette procédure s'est bien déroulée : l'échantillon se trouve maintenant dans la capsule de retour d'échantillon, où il sera conservé en toute sécurité pendant le voyage de retour de la sonde vers la Terre, prévu pour . Quant à la sonde OSIRIS-REx, elle est toujours en excellente condition.

L'Agence spatiale canadienne a fourni à la mission l'altimètre laser d'OSIRIS-REx un lidar capable de balayer l'astéroïde jusqu'à une altitude de sept kilomètres. Grâce à l'expertise technique et scientifique canadienne, l'instrument a servi à balayer la surface de l'astéroïde pour créer des cartes 3D à haute résolution essentielles aux scientifiques pour sélectionner le meilleur site d'échantillonnage. La contribution de l'Agence à la mission permettra au Canada de recevoir une partie de l'échantillon.

À gauche, la tête d'échantillonnage d'OSIRIS-REx se trouve au-dessus de la capsule de retour d'échantillon (SRC), placée dans la bonne position avec le TAGSAM (bras robotisé). À droite, la tête d'échantillonnage est fixée à l'anneau de la SRC prévu à cet effet. Les deux images ont été captées par la StowCam. (Source : NASA/Goddard/Université de l'Arizona/Lockheed Martin.)

La sonde OSIRIS-REx prête pour essayer de prélever un échantillon de l'astéroïde Bennu

Cette animation vidéo montre la sonde OSIRIS-REx qui déploie son mécanisme d'échantillonnage à la volée (TAGSAM) pour prélever un échantillon de régolite (poussières et gravier) de la surface de l'astéroïde Bennu. L'échantillon arrivera sur Terre en . Des scientifiques l'étudieront pour déceler des indices sur le Système solaire primitif et l'origine de la vie. (Source : NASA/Goddard.)

On y est! Le , la sonde OSIRIS-REx de la NASA essaiera de prélever un échantillon de l'astéroïde géocroiseur Bennu. La sonde se rapprochera de la surface, sans se poser. Elle déploiera son bras robotisé, qui touchera la surface pendant environ 10 secondes. Pendant ce court laps de temps, un jet d'azote sera soufflé pour remuer la poussière et le gravier, dont de 60 à 2000 grammes seront prélevés avec la tête d'échantillonnage, au bout du bras.

Examiner de près cet astéroïde riche en carbone peut aider à trouver des réponses sur la formation du Système solaire et l'origine de la vie sur Terre. C'est la première fois que le Canada participe à une mission de retour d'échantillon d'un astéroïde.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) a fourni l'altimètre laser de la mission OSIRIS-REx (OLA), un lidar qui peut balayer Bennu jusqu'à sept kilomètres de distance. Grâce à l'expertise technique et scientifique du Canada, l'instrument OLA a permis à OSIRIS-REx de balayer la surface de l'astéroïde afin de produire des cartes 3D essentielles aux scientifiques pour sélectionner le meilleur site d'échantillonnage. En , les scientifiques chargés de la mission ont cerné quatre sites d'échantillonnage potentiels. C'est celui du nom de Nightingale (Rossignol) qui a été sélectionné comme site principal.

L'échantillon devrait arriver sur Terre en . Le Canada en recevra une partie en échange de la contribution de l'ASC à la mission. Une émission spéciale sur la mission OSIRIS-REx et le prélèvement de l'échantillon sera diffusée sur la chaîne NASA TV (en anglais seulement) dès 17 h (HE) le .

Animation vidéo de la sonde OSIRIS-REx tout près du site d'échantillonnage Nightingale (Rossignol) sur l'astéroïde Bennu, où est montré un stationnement à titre de comparaison. (Source : NASA/Goddard/CI Lab/Université de l'Arizona.)

L'instrument OLA sur OSIRIS-REx : mesures 3D d'un corps céleste les plus détaillées jamais effectuées

Un astéroïde dans la mire d'un système canadien

Cette image est le résultat de 3 342 748 mesures prises lors d'un balayage d'une durée de 5 min 30 s. Les ombres se trouvent dans des endroits que l'instrument OLA ne pouvait pas atteindre d'où il se situait. (Source : NASA/Université de l'Arizona/Agence spatiale canadienne/Université York/MDA.)

Dans une étude approfondie publiée aujourd'hui (en anglais seulement) dans une série d'articles sur l'astéroïde Bennu, dans les revues Science Advances et Science, le chercheur canadien Michael Daly (Université York) et son équipe ont souligné que les données recueillies par l'altimètre laser d'OSIRIS-REx (OLA) ont jeté une lumière nouvelle sur l'astéroïde géocroiseur Bennu.

Le , la sonde OSIRIS-REx tentera de prélever un échantillon de Bennu, qui permettrait de répondre à des questions fondamentales sur la formation du Système solaire et sur l'origine de la vie sur Terre. Après un processus difficile où les scientifiques ont découvert que la surface de Bennu était bien plus accidentée que prévu, un site du nom de « Rossignol » a été sélectionné officiellement comme l'endroit où OSIRIS-REx prélèverait un échantillon. Sans les mesures prises par l'instrument OLA, la sélection du site d'échantillonnage aurait été bien plus complexe encore. L'instrument OLA a balayé la surface de l'astéroïde et pris près de trois milliards de mesures, espacées de moins de 5 cm en moyenne, pour créer un modèle 3D de Bennu.

Cette représentation en 3D de la forme de l'astéroïde a aussi servi à interpréter l'histoire géologique de Bennu et mieux comprendre certains des changements survenus à la surface au fil du temps, comme M. Daly et ses collègues le soulignent dans leur publication sur le site web Science Advances (en anglais seulement). Par exemple, à un certain moment dans le passé de Bennu, de gros rochers se sont accumulés en plus grand nombre dans l'hémisphère Sud que dans l'hémisphère Nord. Avec le temps, ces rochers ont bloqué le mouvement de matière fine à la surface au sud, contrairement à ce qui se passait au nord. Voilà pourquoi la forme de Bennu est plus ronde et plus lisse au sud qu'au nord.

La mission OSIRIS-REx est une occasion unique pour le Canada de démontrer son savoir-faire technique et scientifique. Grâce à la contribution de l'Agence spatiale canadienne à la mission, le Canada recevra une partie de l'échantillon qui sera rapporté sur Terre en , que des scientifiques canadiens pourront étudier pendant des générations.

Le point sur l'état de l'altimètre laser d'OSIRIS-REx (OLA) et la mission

Un astéroïde dans la mire d'un système canadien

Source : NASA.

Cette semaine, la sonde a poursuivi la phase Reconnaissance C (en anglais seulement). L'équipe chargée de la mission a passé ces derniers jours à se préparer au survol rapproché (250 m d'altitude) du site Nightingale (Rossignol), prévu pour le .

L'équipe a décidé de se servir du laser à haute énergie de l'instrument OLA pour obtenir les données de télémétrie nécessaires à la mise au point de la PolyCam pendant ce survol. L'instrument canadien OLA avait déjà réalisé toutes les tâches liées à la sélection de Nightingale comme site d'échantillonnage principal. Cet instrument comprend deux lasers : le laser à haute énergie et le laser à faible énergie. À l'origine, c'est le laser à faible énergie qui devait être utilisé pour les données de télémétrie.

Toutefois, par suite de l'anomalie survenue pendant le survol du site Osprey (Balbuzard pêcheur) à la phase précédente (Reconnaissance B), l'équipe a déterminé que ce laser est maintenant inutilisable. Même si ce laser est hors service, le laser à haute énergie, lui, fonctionne toujours très bien. Il servira à la mise au point de la PolyCam lors des prochains survols de reconnaissance.

La majeure partie de ce qui devait être réalisé avec l'instrument OLA durant la mission OSIRIS-REx l'a été à ce jour. Il a balayé la surface de l'astéroïde pour créer des cartes 3D à haute résolution essentielles aux scientifiques de la mission pour sélectionner l'automne dernier les sites d'échantillonnage principal et de réserve.

Informations sur une anomalie de l'altimètre laser canadien d'OSIRIS-REx

OSIRIS-REx

Source : NASA/Goddard.

Le , la sonde spatiale OSIRIS-REx de la NASA a survolé en toute sécurité le site d'échantillonnage de réserve Osprey (Balbuzard pêcheur) dans le cadre de la mission. Toutefois, selon les données de télémétrie préliminaires, l'altimètre laser canadien d'OSIRIS-REx OLA n'a pas fonctionné comme prévu pendant les 11 heures de l'opération.

L'instrument OLA avait déjà réalisé toutes les tâches liées à la sélection de Nightingale (Rossignol) comme site d'échantillonnage principal. L'an dernier, il a balayé la surface de l'astéroïde pour créer des cartes 3D à haute résolution essentielles aux scientifiques de la mission pour sélectionner le meilleur site d'échantillonnage.

Les autres instruments scientifiques ont tous bien fonctionné pendant le survol. Ces instruments et la sonde spatiale continuent de fonctionner normalement en orbite autour de l'astéroïde Bennu.

L'équipe de la mission examine actuellement les données acquises lors du survol afin de bien évaluer l'instrument OLA. L'ensemble des données du survol, dont les images du PolyCam, sera transmis la semaine prochaine et fournira d'autres renseignements sur tout impact possible de l'absence de données de l'instrument OLA.

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