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Chris Hadfield explique comment ramasser des liquides renversés dans la Station spatiale

Description

Publié le 6 mars 2013

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Chris Hadfield explique comment ramasser des liquides renversés dans la Station spatiale

2013-03-06 - L'astronaute de l'ASC Chris Hadfield montre comment les astronautes essuient les liquides renversés à bord de la Station spatiale internationale (SSI).

(Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

Transcription

Cmdt Chris Hadfield : Katrina et Meagan Bateur (ph) de Montréal demandent, « Bonjour, Chris. » Bonjour. « Comment nettoie-t-on un dégât dans l’espace? » C’est une bonne question parce qu’un dégât ne tombe pas sur le sol. Il ne s’envole pas non plus. Il reste là où il est et flotte jusqu’à ce qu’il entre en contact avec autre chose.

Alors faisons un petit dégât. Faisons gicler un peu d’eau comme si elle nous avait échappé. Alors, ces gouttelettes s’éparpillent et il nous reste une bulle d’eau qui flotte dans l’air. Il faut nettoyer. Que vais-je faire? Il faut trouver et prendre un linge sec. Nous pourrions prendre un linge russe. Voici un beau linge russe, que je dois sortir du sac. Heureusement, ma bulle d’eau continue de flotter dans l’air. Je prends le linge, j’essaie de ne pas laisser la bulle s’échapper et je la ramène, sur le linge. Ma bulle d’eau est maintenant sur ce linge.

Ça aurait pu être de la soupe au poulet, ou un liquide nocif. Mais ça – il faut d’abord l’arrêter, prendre un linge et l’attraper. J’ai maintenant un linge mouillé. Si c’est de l’eau, aucun problème. Je prends le linge, je l’accroche à une pince quelque part et je laisse l’eau s’évaporer. Ainsi, l’eau est recueillie par les humidificateurs de la station et elle retourne dans notre système d’alimentation en eau, où elle est purifiée et redevient potable. Comme ça, nous ne perdons pas l’eau.

Mais si c’était autre chose, un dégât un peu plus dangereux, je pourrais, bien sûr, prendre un nettoyeur plus robuste, ou une grande serviette pour l’absorber. Ou si c’était un dégât un peu collant, nous prendrions une sorte de lingette humide. Des lingettes. Nous utilisons des lingettes préhumectées. Ça nous permet de nettoyer les substances collantes qui auraient pu adhérer à un mur et sécher, ou un objet sali avec de la confiture.

Bon. Ça règle le cas de l’eau et de matières non toxiques. Mais que fait-on s’il y a quelque chose de dangereux comme, disons, une batterie qui coule ou un liquide toxique qui flotte dans l’air? Dans un tel cas, on prend ce qu’on appelle une trousse de nettoyage de contaminants. J’en ai apporté une pour vous la montrer. Voici notre trousse. Bien entendu, il faut se protéger les yeux, alors je mets les lunettes. Ensuite, il faut aussi se protéger les muqueuses et les poumons, alors je mets un masque, en essayant de ne pas le briser. Ça va? Bon. J’ai mon masque et mes lunettes, mais il faut aussi que je protège mes mains. Nous avons des gants spéciaux qui nous protègent contre les produits chimiques. Ce sont des gants à enduit laminé Silver Shield.

Donc, je mets mon gant Silver Shield, et là je suis prêt à nettoyer le dégât avec, en main, différents outils absorbants. En fait, nous avons aussi de très grands linges absorbants que l’on peut mettre sur un dégât toxique. Puis, si tout va bien, je peux tenir le linge souillé dans ma main et retirer délicatement le gant. Nous avons alors un élément contaminé à bord de la station. On place cet élément contaminé dans deux ou trois emballages de confinement – p. ex., des sacs qui se ferment hermétiquement – jusqu'à ce qu’on soit sûr que rien ne peut sortir. Enfin, quand tout est bien sécuritaire, on peut enlever nos gants, nos lunettes et notre masque… et continuer notre travail d’astronaute. Bonne question.

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