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EN DIRECT – David Saint-Jacques s'adresse à des jeunes Québécois lors de WE Day Montreal

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Publié le 11 février 2019

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EN DIRECT – David Saint-Jacques s'adresse à des jeunes Québécois lors de WE Day Montreal

2019-02-11 - Pendant WE Day Montreal, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne (ASC) David Saint-Jacques, fera part de sa perspective de la Terre depuis l’espace en direct de la Station spatiale internationale. Il parlera également de ce qu’il fait pour améliorer notre qualité de vie sur Terre grâce aux expériences scientifiques qu’il mène en orbite.

(Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

Transcription

Tyrone Edwards : (inaudible) – Un jour, alors, vous pourrez vous rendre dans l’espace et explorer la Station spatiale internationale, la Lune, peut-être même Mars?

Chloe Wilde : Il y a tant à apprendre et il existe tant de questions sans réponse sur ce qui se trouve dans l’espace.

Nous ne sommes peut-être pas en mesure de répondre à toutes ces questions pour l’instant, mais je pense que je connais quelqu’un qui peut nous aider.

Tyrone Edwards : David Saint-Jacques est un astronaute à l’Agence spatiale canadienne. Il a grandi tout près d’ici, à Saint-Lambert.

Chloe Wilde : David a toujours été passionné par les voyages et, en 2008, lorsqu’il a appris que l’Agence spatiale canadienne recrutait des astronautes, il a décidé d’amener sa passion au-delà de la planète; il a été recruté un an plus tard.

Tyrone Edwards : Après des années de travail et d’entraînement, il s’est vu confier sa première mission spatiale en 2016 et, le 3 décembre de l’année dernière, il s’est envolé pour la Station spatiale internationale.

Chloe Wilde : Pendant qu’il est là-haut, il mènera des expériences scientifiques, effectuera des tâches en robotique et mettra à l’essai de nouvelles technologies, mais aujourd’hui, il s’accorde une courte pause dans sa vie spatiale pour nous parler. Gens de Montréal, c’est une première pour la Journée UNIS. Soyons enthousiastes!

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : Établir une connexion avec la Station spatiale internationale peut s’avérer délicat, alors en attendant, nous allons partager avec vous quelques faits amusants.

Chloe Wilde : Je ne sais pas, Tyrone. Je pense que notre connexion est plutôt bonne.

Tyrone Edwards : Oh, nous avons réussi! Nous avons réussi!

Chloe Wilde : Je pense que nous sommes en ligne avec David!

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : David, nous entendez-vous? Oui!

Chloe Wilde : D’accord. Je crois qu’il nous entend! (rires)

David Saint-Jacques : Je vous entends fort et clair. Pouvez-vous m’entendre?

Chloe Wilde : Incroyable! Je vous entends – Gens de Montréal, pouvez-vous le croire? (interruption du son) – David, nous vous remercions beaucoup d’être parmi nous aujourd’hui –

David Saint-Jacques : M’entendez-vous?

Chloe Wilde : -- Et nous avons des élèves formidables. Nous parlons avec l’espace. Il est possible qu’il y ait un léger décalage. Nous y parviendrons.

Nous avons donc quelques questions d’élèves. Tout d’abord, Rihanna, de l’école primaire John F. Kennedy. Où es-tu?

--- (acclamations)

Chloe Wilde : La voilà!

Tyrone Edwards : Rihanna, lève-toi et fais-nous un signe de la main.

Chloé Wilde : Rihanna souhaite savoir : Quelles expériences faites-vous actuellement à bord de la Station spatiale internationale (ISS)?

David Saint-Jacques : Actuellement, à bord de l’ISS, nous réalisons des centaines d’expériences afin, principalement de nous aider à comprendre comment mieux vivre dans l’espace et dans le milieu spatial, pour qu’un jour nous puissions aller encore plus loin, retourner sur la Lune et, un jour, explorer Mars.

Mais ça va plus loin que cela. Toutes les expériences que nous effectuons ici, dans l’espace, peuvent aussi nous aider sur Terre, car tout ce qui arrive aux astronautes en orbite ressemble à des maladies réelles sur Terre. Par exemple, nos os se fragilisent, nos muscles s’atrophient. Notre système immunitaire est moins résistant. Même notre système cardiovasculaire est affecté. Et tout ce qui nous touche en tant qu’astronautes se produit très rapidement chez des personnes jeunes et en bonne santé, ce qui fait de l’espace un milieu idéal pour la recherche médicale.

Donc, chaque fois que les scientifiques trouvent un moyen de nous aider à rester en bonne santé, ils trouvent en même temps un moyen d’aider les gens sur Terre à rester en bonne santé.

Chloe Wilde :(inaudible) – Ici UNIS Montréal. Comment me recevez-vous? (rires)

David Saint-Jacques : Je vous entends fort et clair. Comment me recevez-vous?

--- (bruyantes acclamations)

Tyrone Edwards : Nous vous entendons fort et clair.

Chloe Wilde : C’est vraiment génial.

Tyrone Edwards : D’accord. Très bien. D’accord. Très bien.

Nous allons maintenant entendre Angel, de l’école John Caldwell. Angel, es-tu là? Lève-toi et fais-nous un signe de la main, nous voulons te voir.

Voilà Angel!

Chloe Wilde : Je te vois!

Tyrone Edwards : David, Angel veut savoir ce qui vous a le plus étonné?

David Saint-Jacques : Ah! Vous savez ce qui m’a le plus étonné? C’est lorsqu’au cours de mon vol à bord de la fusée Soyouz, j’ai regardé par le hublot et j’ai vu la fine ligne bleue de l’atmosphère qui entoure notre planète et la protège de l’implacable vide spatial. C’était un spectacle incroyable.

Et vous savez, comme tous les astronautes, j’ai dépensé beaucoup d’énergie et passé beaucoup de temps à m’entraîner pour aller dans l’espace, mais la première chose que j’ai voulu faire une fois arrivé ici, cela a été de me retourner et de regarder notre belle planète, car elle est incroyablement gracieuse. Et lorsque l’on voit notre belle planète flottant dans l’immensité de l’espace, cela nous fait prendre pleinement conscience qu’elle n’est reliée à aucun tuyau. Pas de tuyau pour l’air pur. Pas de tuyau pour l’eau claire. Tout ce dont nous disposons est sur la Terre, et il s’agit d’un incroyable cycle de recyclage. Notre Terre est un incroyable appareil de recyclage et nous devons en prendre grand soin.

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Émilie, de l’école secondaire Saint-John-Fisher demande : Si vous pouviez décrire l’espace en un mot, quel serait-il?

David Saint-Jacques : Ce serait le regard neuf qu’il m’a offert. Quand vous voyez le monde de l’espace, vous ne voyez pas de frontières, vous voyez une belle planète habitée par une seule humanité.

Bien entendu, le pays dont vous venez et votre culture sont importants. Ils sont très importants. Ils définissent notre mode de vie, mais ce n’est pas aussi important que le fait que nous sommes tous des êtres humains vivants ensemble, et pour nous, les astronautes, dans l’espace, c’est une très grande source de fierté de pouvoir démontrer chaque jour que, peu importe le pays dont nous venons, nous pouvons travailler ensemble.

Vous savez, la Station a été construite grâce à la participation de différents pays du monde entier, comme les États-Unis, le Canada, la Russie, l’Allemagne, le Japon, la France et bien d’autres. Si vous demandez à vos grands-parents, peut-être certains se rappelleront-ils, qu’il n’y a pas si longtemps, quelques-unes de ces nations ont été en guerre les unes contre les autres. Maintenant, nous travaillons ensemble afin d’atteindre un objectif incroyable. C’est, pour moi, une grande source d’espoir pour les enfants et les générations futures. C’est la preuve que lorsque nous décidons de travailler ensemble, nous pouvons réaliser des choses incroyables, et c’est la voie à suivre pour l’humanité.

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : Un seul amour. Très bien. Notre prochaine question sera posée par Carolina, de l’école secondaire Rosemount.

--- (acclamations)

Tyrone Edwards : Où es-tu, Carolina? Fais-nous un signe de la main.

Chloe Wilde : Bonjour!

Tyrone Edwards : Carolina veut savoir quels conseils vous pourriez donner aux jeunes Canadiens pour qu’ils réalisent leurs rêves.

David Saint-Jacques : C’est une question très importante. Vos rêves sont votre trésor le plus précieux. Vos rêves vivent dans votre tête et parfois ils s’expriment d’une toute petite voix, mais vous devez les écouter.

J’ai envie de dire, n’ayez pas peur de vos rêves, même s’ils sont grands et fous. Si un rêve est grand et fou, cela signifie que c’est un beau rêve, parce que ce qui est important, ce n’est pas de l’accomplir, mais de vous indiquer dans quelle direction aller chaque jour. Et ensuite, il peut changer. Ça arrive. Vous prenez des décisions différentes. Vous changez de direction. Cela n’a pas d’importance. En fin de compte, ce qui est important, c’est que chaque décision vous rende heureux et que ce soit la bonne décision à ce moment précis. Et si chaque décision est bonne, alors le résultat final est bon.

Votre rêve n’est pas une destination. Votre rêve est une orientation, comme une étoile qui vous guide. C’est un conseil très sage qui m’a été donné lorsque j’étais enfant, par un astronaute, Steve MacLean (Ph.D.). Il m’a dit : assure-toi seulement que, chaque fois que tu prends une décision, c’est une décision qui te rend plus heureux. De cette façon, tu ne peux pas te tromper. Tu pourras toujours être heureux, à la fin.

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Un conseil très sage. Merci infiniment. Je pense qu’il nous reste du temps pour poser quelques questions d’élèves présents dans cette salle aujourd’hui. Nous en avons quelques-unes de Madison, du groupe Extreme de Saint-Luc. Madison, où es-tu?

--- (acclamations)

Chloe Wilde : La voilà! Voici sa première question : qu’auriez-vous aimé qu’on vous dise avant votre départ pour la Station spatiale internationale?

David Saint-Jacques : Vous savez… Waouh! Il y a tant de choses auxquelles vous ne pouvez pas vous préparer en venant ici. Je savais que ce serait amusant de voler en apesanteur, mais je ne pensais pas que ce serait aussi amusant; que vous pourriez vous retourner comme ça et voler. Et en fait, ce qui me surprend, c’est que maintenant je trouve ça normal. N’est-ce pas fascinant? Notre faculté d’adaptation n’est-elle pas incroyable? Maintenant, même voler comme cela est normal pour moi, après seulement deux mois. Mon corps s’est adapté. C’est extraordinaire de constater à quel point nous sommes capables de nous adapter.

Donc, même si vous avez peur de quelque chose, cela n’a pas d’importance. Vous pouvez vous adapter à n’importe quelle situation.

Tyrone Edwards : Incroyable!

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Je veux faire cela un jour. (rires)

Tyrone Edwards : Je veux voler. Une autre question de Madison : David, pensez-vous que les enfants seront en mesure d’aller dans l’espace, un jour?

David Saint-Jacques : Vous savez, pensez à cette situation; il y a 100 ans, lorsque seuls des adultes très riches pouvaient voyager en avion, aucun enfant ne prenait l’avion. Si vous aviez demandé alors : les enfants seront-ils en mesure de prendre l’avion, un jour? Peut-être aurait-ce été aussi difficile à imaginer à cette époque. Je pense que c’est la même chose aujourd’hui. Grâce aux nouvelles technologies et aux progrès de la société, j’estime qu’un jour, nous pourrons envoyer tout le monde dans l’espace. Je l’espère. C’est ce que je souhaite.

Mais, quoi qu’il en soit, les enfants grandissent et deviennent des adultes, et alors, en tant qu’adultes, vous serez certainement en mesure d’aller dans l’espace.

Chloe Wilde : Nous grandissons tous. C’est tout à fait vrai!

Très bien. La prochaine question est posée par Carolina de l’école secondaire Rosemount. Elle demande ce qui vous enthousiasme le plus au cours de ce voyage.

David Saint-Jacques : Ce qui m’enthousiasme le plus? Plusieurs choses en fait. Bien sûr, toutes les grandes recherches que nous menons ici sont très intéressantes. Avant de devenir astronaute, j’étais médecin. Donc, toutes les recherches médicales que nous menons ici me passionnent, tout comme l’aide que nous pouvons apporter aux malades sur Terre. Mais aussi, j’adore voyager et rencontrer des personnes de différentes cultures et c’est vraiment fascinant pour moi de prendre part à une collaboration internationale comme celle-ci. Vous voyez tous ces drapeaux derrière moi, tous ces pays qui travaillent ensemble? Je trouve cela vraiment, vraiment, vraiment fascinant et c’est la preuve que nous pouvons travailler ensemble. Ce n’est pas seulement une (inaudible); c’est une réalité! Les êtres humains collaborent à un projet incroyable, ici, dans l’espace.

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : David, nous avons deux questions de Vaughn, de l’école secondaire Saint-John-Fisher. Tout d’abord, Vaughn demande quelle est la chose la plus importante que vous avez apprise en devenant un astronaute.

David Saint-Jacques : C’est une question très importante. J’ai tout d’abord appris ce qu’était la peur. J’ai appris que c’est normal d’avoir peur. Comme l’a dit Nelson Mandela : être courageux, ce n’est pas ne pas avoir peur. Être courageux, c’est d’avoir peur, mais de foncer quand même. Et votre peur est comme un système d’alarme. Elle vous dit : voici quelque chose de dangereux. Voici quelque chose de difficile. Tu dois faire attention. La peur signifie seulement que vous devez être attentif et prudent. Cela ne signifie pas que vous ne devez pas foncer.

C’est donc quelque chose que j’ai appris : à me servir de la peur comme d’un déclencheur demandant d’être plus conscient, et non pas comme d’un signe disant « Non, n’y va pas ».

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Sa deuxième question est la suivante : quelles personnes ou expériences vous ont inspiré à devenir un astronaute et à partir dans l’espace, ou convaincu de réaliser ces rêves?

David Saint-Jacques : Je me souviens que lorsque j’avais peut-être cinq, six ou sept ans, j’ai vu des images de la Terre vue de l’espace, et j’ai pensé que c’était incroyable, parce que je pouvais comprendre qu’il s’agissait de la Terre, mais évidemment, la personne qui avait pris la photo n’était pas sur Terre. Comment était-ce possible? Et mon père m’a expliqué que le photographe était sur la Lune.

Et pour moi, c’était une chose incroyable. C’était comme une révélation. Cela signifiait qu’en étudiant, en travaillant dur et en nous entraînant, nous pouvons accomplir des choses étonnantes, et que la chose la plus amusante à faire dans la vie est d’explorer et de comprendre de mieux en mieux le monde qui nous entoure.

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : D’accord, David. La question suivante est posée par Kathy, de l’école John-Caldwell, et elle est un peu directe. Kathy demande : David, pouvez-vous m’emmener sur la Lune?

David Saint-Jacques : (Chantant) : Fly me to the Moon – J’aimerais pouvoir vous emmener tous, ici, puis plus loin, sur la Lune, et enfin sur Mars. Je pense que ce serait extraordinaire si tout le monde pouvait vivre cette expérience. Mais je ne le peux pas, alors j’essaie de partager autant d’émotions que possible avec vous.

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Tout à fait. David, voici une autre question de l’école secondaire Saint‑John‑Fisher. Cette fois-ci, elle est posée par Émilie. Émilie veut savoir : comment vous sentez-vous sur le plan émotionnel et physique lorsque vous êtes dans l’espace?

David Saint-Jacques : Cela demande une certaine adaptation. Certaines personnes s’adaptent plus rapidement que d’autres. Pour ma part, il m’a fallu quelques semaines avant de me sentir bien physiquement. Au début, j’avais toujours un peu la nausée, un peu comme si j’avais le mal de l’air, tu sais. J’étais très désorienté. Je me sentais très congestionné, parce que tout le sang me montait à la tête et qu’il n’y avait pas de gravité pour le faire circuler vers mes pieds. Et je trouve que j’étais souvent perdu. Par exemple, ici, je sais où je suis, mais si je me mettais sur le côté, comme cela, je me sentirais désorienté et je ne saurais plus où est le sol et où est le plafond. Et si je me tenais comme cela, c’était encore pire. Mais maintenant, mon organisme s’est très bien adapté. J’ai la sensation d’être né ici, ou presque. Et mentalement, c’était la même chose, je me sentais désorienté. Parfois les personnes que j’aime sur la Terre me manquent, mais heureusement, nous avons des moyens de communiquer et nous pouvons même organiser des vidéoconférences.

Donc, sur le plan psychologique, c’est en fait une expérience agréable, car nous sommes un très petit groupe de personnes vivant ici. Nous sommes une équipe très soudée. Nous sommes comme des frères et des sœurs partis à l’aventure!

Tyrone Edwards : Très bien. Caitie, de l’école John‑Caldwell demande : Qu’est-ce qu’il y a de mieux dans le métier d’astronaute?

David Saint-Jacques : Selon moi, ce qu’il y a de mieux dans le métier d’astronaute, c’est qu’il est très varié. Un jour, vous pilotez une fusée – c’est fascinant! Un autre, vous regardez la planète de l’espace – ça aussi, c’est fascinant! Mais un autre jour, vous devez réparer les toilettes et le lendemain, un ordinateur. Un jour, vous réalisez une expérience, peut-être ferez-vous une découverte, mais un autre jour vous ne faites que déplacer des choses. Ou vous faites le ménage. Vous devez tout faire, ici. Vous devenez vraiment un genre d’homme à tout faire, comme on dit. Vous devez même faire un peu de communication, comme ce que je fais maintenant, ou transmettre aux gens la beauté de mon expérience.

Donc, j’aime vraiment la diversité de cette expérience.

--- (applaudissements et acclamations)

Chloe Wilde : Très bien. Ensuite, nous avons Violet, de l’école publique Pleasant Corners. Violet veut savoir ce que l’on ressent pendant un lancement. Et qu’en est-il de l’apesanteur?

David Saint-Jacques : Donc, le lancement est une ascension fascinante. Imaginez que vous êtes dans votre fusée. Voilà à quoi ressemble votre position sur le siège. Vous êtes sur le dos, en petite boule comme cela. Et puis -- (bruit de fusée) -- les moteurs de la fusée s’allument, et c’est comme si deux mains géantes vous poussaient dans les airs (sifflement) et vous poussaient -- l’accélération vous écrase contre votre siège et vous ressentez des vibrations intenses (sifflement) -- et après seulement 10 minutes, environ, la fusée s’arrête et vous êtes en orbite. Vous n’êtes plus sur Terre. Vous êtes au-dessus de l’atmosphère, dans l’obscurité noire du vide spatial. Et c’est comme si, soudainement, vous commenciez à flotter et que vous étiez dans un autre monde. Vous venez d’entrer dans un autre monde.

Et l’apesanteur? Comment décrire l’apesanteur? Je ne sais pas s’il vous est déjà arrivé de sauter du plus haut tremplin d’une piscine. La sensation que vous éprouvez pendant la chute d’une à deux secondes est identique à ce que vous ressentiriez si vous étiez en apesanteur. Vous sentez tout à l’intérieur. C’est un peu comme si tout remontait. Au début, c’est un peu étrange, mais au bout d’un certain temps, on s’habitue, évidemment.

Chloe Wilde : (rires) --

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : Très bien. Je pense que nous avons le temps de poser une dernière question. C’est une nouvelle question de l’école publique Pleasant Corners. Celle-ci est posée par Emma, qui demande : comment communiquez-vous avec la Terre depuis l’espace?

David Saint-Jacques : Alors, en ce moment, je vous parle au moyen de certains satellites. Je parle dans un téléphone et mon microphone transmet grâce à certains satellites. Les satellites diffusent la communication à une station relais aux États-Unis qui vous la transmet par le réseau téléphonique normal. Mais nous pouvons aussi faire des vidéoconférences, comme celle que nous avons aujourd’hui.

Donc, tout passe par les satellites, comme lorsque vous appelez quelqu’un sur Terre avec votre téléphone cellulaire. D’une certaine façon, c’est plus facile pour la Station spatiale, car la communication va dans un sens, de l’espace vers la Terre et de la Terre vers l’espace. Elle n’a pas à être renvoyée dans l’espace.

Chloe Wilde : Eh bien, j’aurais aimé que nous ayons plus de temps, mais ce sont toutes les questions que nous avions à vous poser aujourd’hui. David, merci beaucoup de vous être joint à nous, depuis l’espace.

Tyrone Edwards : Journée UNIS! Journée UNIS! Pouvons-nous faire du bruit pour l’astronaute David Saint-Jacques?

--- (applaudissements et acclamations)

Tyrone Edwards : Merci encore, David. Faites un bon voyage (interruption du son) --

Chloe Wilde : (rires) Oh! Je crois que nous l’avons perdu. C’était une expérience fascinante.

Tyrone Edwards : Au revoir.

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