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EN DIRECT – L'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques répond aux questions des médias

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Publié le 10 décembre 2018

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EN DIRECT – L'astronaute de l'ASC David Saint-Jacques répond aux questions des médias

2018-12-10 - L’astronaute de l’Agence spatiale canadienne David Saint-Jacques répond aux questions des médias dans le cadre de sa première conférence de presse depuis la Station spatiale internationale.

(Sources : Agence spatiale canadienne, NASA.)

Transcription

DAVID SAINT-JACQUES : Houston, ici la Station spatiale. Je suis prêt.

VOIX MASCULINE : Agence spatiale canadienne, ici le centre de contrôle de mission de Houston. Veuillez appeler la Station spatiale pour une vérification vocale.

ANIMATRICE : Station spatiale, ici ASC PAO. Comment me recevez-vous?

DAVID SAINT-JACQUES : Je vous reçois très bien. Comment me recevez-vous?

ANIMATRICE : Nous vous recevons très bien.

DAVID SAINT-JACQUES : Bienvenue à bord de la Station spatiale internationale. Je suis prêt à vous parler.

ANIMATRICE : D’accord, David. Des représentants de nombreux médias sont ici, à l’ASC, et ils aimeraient tous vous poser une première question : En tant que médecin, quels changements ou quelles sensations remarquez-vous lorsque votre corps s’adapte à l’espace?

DAVID SAINT-JACQUES: L’adaptation à l’espace est une nouvelle expérience pour moi. Sur Terre, nous suivons un entraînement intensif, partout dans le monde, soit à Houston, à Moscou, à Montréal, au Canada, au Japon, en Europe... Mais aucun de ces entraînements ne nous prépare à l’apesanteur; je fais donc les erreurs typiques des débutants et j’essaie de ne pas me cogner nulle part. De plus, mes collègues nous montrent comment voler.

Parmi ce que nous remarquons à propos de notre corps, c’est que nous perdons notre sens de l’orientation. Au début, nous sommes facilement désorientés, mais nous allons nous y habituer.

HUGO GIGUÈRE : Bonjour, Monsieur Saint-Jacques. Hugo Giguère, la Presse canadienne. Quand vous êtes sorti de la capsule votre commentaire avait été d’être abasourdi. Qu’est-ce que ça voulait dire, plus précisément, puis est-ce qu’il y a quelque chose, justement, d’inattendu à laquelle vous n’étiez pas du tout préparé en toutes ces années et ces mois d’entraînement?

DAVID SAINT-JACQUES : Bien, peut-être la chose -- la première chose qui m’a complètement sidéré, en fait, c’est que dans la fusée Soyouz, lorsque je suis arrivé finalement en orbite, c’était la nuit, et le premier lever de soleil en orbite par la fenêtre; voir la courbe de la Terre, la petite lumière -- ligne bleue de l’horizon; j’étais -- c’était une émotion vraiment incroyable. Et après, bien on -- les quelques heures qui ont suivi, on s’est rendu jusqu’à la Station. Tout est redevenu un peu comme l’entraînement. Puis après ça, arrivés à bord, un autre moment incroyable de rencontrer d’autres êtres humains qui vivent à bord de cette station spatiale, qui orbite autour de la Terre depuis des décennies.

Je le savais en théorie mais ça m’a -- reconnaître ça, ça m’a vraiment impressionné.

MICHEL MARSOLAIS : Michel Marsolais, Radio-Canada. David Saint-Jacques, on a beaucoup parlé de votre entraînement et de vos rêves. Maintenant, le travail commence; vous avez des expériences à mener.

Votre programme pour les prochaines semaines, c’est quoi, en termes de travail scientifique, sur la Station spatiale internationale?

DAVID SAINT-JACQUES : Alors, on a programme très chargé. Dès notre arrivée une capsule cargo Dragon, de la compagnie SpaceX, est arrivée, et on a passé la journée hier à vider -- à sortir de là tous les équipements scientifiques dont on a besoin, et on a commencé déjà à installer tout ça. Et on a tout un programme scientifique, surtout en science de la vie, mais aussi un programme un peu -- une observation de la Terre, qui s’annonce[PL1] pas mal chargé. C’est très excitant pour nous tous d’utiliser la Station à son meilleur pour des buts de recherches scientifiques pour le bénéfice de tout le monde.

MARIE-ANNE LAPIERRE : Bonjour. Marie-Anne Lapierre, de TVA. J’imagine que c’est un rêve de p’tit gars - vous aviez des attentes. Est-ce qu’il y a des choses qui vous ont déçu? Est-ce qu’il y a d’autres choses qui au contraire sont encore plus merveilleuses que vous ne l’aviez imaginé? Vous nous avez un peu répondu avec le lever de soleil, mais quand même, peut-être dans le day-to-day, dans ce que vous avez à faire?

DAVID SAINT-JACQUES : Bien, alors, c’est une étrange sensation. Avec l’entraînement c’est comme si tout était un peu familier, ce que je vois, mais familier -- les opérations sont familières, mais les sensations sont complètement nouvelles; ce sentiment de flotter, le fait que les objets, on peut juste laisser -- je peux laisser mon micro ici et continuer à parler, puis il va nulle part. Et il faut faire attention parce que si je le fais tourner il continue à tourner.

Et peut-être ce qui est le plus extraordinaire; lorsqu’on est occupé à faire notre travail, on pense juste à nos procédures et on flotte par la fenêtre, et on voit la Terre qui est là; c’est vraiment éblouissant. On a tous vu ça des milliers de fois, des images de la Terre vue de l’espace, mais la voir là, devant moi, cette belle bille bleue gracieuse, qui tourne doucement dans le[PL2] vide de l’espace, c’est vraiment émouvant.

ANNIE GUILLEMETTE : Bonjour, Monsieur Saint-Jacques. Anne Guillemette, Cogeco Nouvelles 98.5.

Vous avez d’énormes responsabilités pendant les mois qui s’en viennent. Vous en avez vis-à-vis vos collègues. Vous en avez aussi beaucoup au point de vue scientifique, plein de recherche à faire.

Est-ce qu’il y a un élément qui vous rend plus fébrile que les autres? Bon; on pense souvent à la sortie dans l’espace ou à des choses comme ça, mais est-ce que vous avez un espèce de petit défi auquel vous avez vraiment, vraiment hâte, au cours des prochaines semaines?

DAVID SAINT-JACQUES : Alors, le défi principal qu’on a, Anne et moi - la collègue avec laquelle je suis venu en fusée Soyouz - c’est qu’on a à peu près trois semaines pour tout apprendre sur la Station, pendant qu’Alex et Serena - qui étaient là avant nous - retournent sur Terre. Et là, on va être tout seuls à la Station avec notre collègue qui va être dans la section russe.

C’est le premier défi, donc, c’est d’absorber le plus possible de leurs connaissances pratiques, pas -- tout n’est pas dans les procédures. Évidemment, il y a toute une partie de la vie à bord qui se passe d’un équipage à l’autre, alors on est dans cette phase-là en ce moment. On pose beaucoup de questions et eux même sont extrêmement bons leaders pour nous passer le bâton de la meilleure manière.

Le premier défi, c’est ça, c’est de prendre -- faire de la Station notre environnement, pour pouvoir s’en occuper seuls, après.

ANNIE GUILLEMETTE : Merci.

JACAUDREY CHARBONNEAU: Jacaudrey Charbonneau, Radio-Canada. Je me demandais; est-ce qu’une fois dans l’espace il y a -- votre perception change? Qu’est-ce qui dans votre perception de la vie change, qui ne sera plus jamais comme avant?

DAVID SAINT-JACQUES : J’imagine que ça, c’est un processus qui s’étale sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, mais déjà, je regarde la Terre et c’est évident qu’on est tous des êtres humains de la même espèce, sur la même planète, et que le fait qu’on soit Canadien ou Américain ou Russe, c’est une -- c’est un détail culturel, mais ce n’est pas fondamental à qui nous sommes. Et ça, c’est évident quand on la voit de loin, notre belle planète, ce vaisseau spatial, dans le fond, dans lequel tous les êtres humains vivent.

AMANDA KLINE: Amanda Kline, CTV Montréal. Pouvez-vous décrire vos sentiments ou ce qui vous a traversé l’esprit, la première fois que vous avez vu la Terre? Quelles ont été vos émotions et vos perceptions?

DAVID SAINT-JACQUES: Oui. Donc, lors du lancement du Soyouz. Nous étions en terrain connu. Nous étions tous très occupés à effectuer nos tâches dans notre engin spatial, qui est identique au simulateur, puis à l’arrêt du moteur, nous nous sommes retrouvés en apesanteur. C’était déjà étrange, mais en plus, c’était la nuit. Puis, nous avons observé notre premier lever de soleil en orbite. Ce fut un moment chargé d’émotion. J’ai regardé par la fenêtre, et ce petit croissant bleu est devenu de plus en plus brillant. C’est là que je me suis rendu compte que, wow! C’était la courbe de la Terre.

Cette première image, ce premier lever de soleil en orbite, je ne l’oublierai jamais. C’était très émouvant. Simplement très beau.

SEAN COSTELLO : Bonjour, David. Sean Costello, SpaceFlight Insider. Notre question porte sur votre adaptation physiologique : les cycles du sommeil, à partir de votre première nuit, quand vous avez dû dormir, malgré la situation très excitante, j’imagine, et comment vous avez poursuivi vos activités durant la semaine dernière. Comment avez-vous réussi à gérer ces nombreux levers et couchers de soleil et le passage d’une journée à l’autre?

DAVID SAINT-JACQUES : Oui, la gestion du sommeil est très, très importante pour les membres de l’équipage, ici, parce que nous devons souvent passer d’un fuseau horaire à un autre, pour nous adapter aux activités sur Terre.

Donc, au lancement du Soyouz, nous vivions à l’heure de Moscou. Lorsque nous sommes arrivés à bord, tout à coup, nous avons dû passer au temps universel coordonné, soit l’heure de Londres. Mais, vous savez, avec l’excitation et l’adrénaline, nous n’avions pas vraiment sommeil, de toute façon.

Pour nous adapter, nous ajustons l’éclairage, à l’intérieur. Le soir, nous choisissons une lumière tamisée et rougeâtre, tandis que le jour, nous la voulons plus claire et bleue. Ainsi, notre corps s’ajuste à la lumière, et cela nous aide.

Et oui, parfois, c’est étrange, car vous avez l’impression que c’est le soir, vous voulez vous coucher, mais vous regardez dehors, et c’est le jour ou le lever du Soleil. Il faut dissocier les événements extérieurs des événements à l’intérieur de la Station, et nous finissons par développer notre propre sens du temps, qui correspond à notre vie à l’intérieur de la Station spatiale.

ELIAS ABBOUD : Elias Abboud, de la CBC. Beaucoup d’astronautes qui ont vécu ce que vous vivez disent que les premiers jours ou les premières semaines sont les plus difficiles, car leur corps doit s’adapter à l’état d’apesanteur et à l’espace, en raison de tous les changements dans les liquides, etc. Qu’avez-vous trouvé le plus difficile au cours de cette première semaine?

DAVID SAINT-JACQUES : Ce que j’ai trouvé le plus difficile, c’est qu’au début, j’avais l’impression que mon cerveau cherchait constamment à discerner le haut du bas. Évidemment, comme il n’y a pas de gravité ici, nous perdons toutes les informations que nous transmet normalement notre oreille interne.

C’est donc très déconcertant et désorientant, au début. Mais je remarque qu’au fil des jours, je semble compter de plus en plus exclusivement sur ma vision, pour décider où se trouvent le haut, le bas, la gauche, la droite. Et maintenant, déjà, après une semaine, je me sens beaucoup moins désorienté.

C’est probablement ce qui est le plus difficile. Il y a un autre défi, et vous pouvez peut‑être l’entendre au son de ma voix : je suis un peu congestionné, comme la plupart des gens ici. Notre corps doit s’adapter à l’absence de gravité qui fait normalement descendre le sang vers nos jambes. Donc, au début, vous avez un gros visage rouge et bouffi, mais au fil des jours, il redevient normal. Toutefois, je peux encore ressentir une espèce de congestion. Vous souvenez-vous, quand vous étiez enfant, vous vous suspendiez aux barres dans le parc, et vous aviez l’impression que votre tête gonflait? Au début, nous nous sentons constamment un peu comme ça, puis ça redevient normal. C’est l’autre grande difficulté que j’observe. Et, bien sûr, je flotte, ce qui est une sensation totalement nouvelle. C’est un peu comme être dans l’eau, sauf qu’on ne peut pas nager.

PHILIPPE MERCURE : Bonjour, David. Philippe Mercure, de La Presse. Pouvez-vous nous parler du décollage? Les forces G, les émotions ressenties au moment où la fusée s’envole? Comment c’était?

DAVID SAINT-JACQUES : Oui; alors, très intéressant. La journée du décollage, c’était une journée qu’on avait bien pratiquée. C’était très, très -- tout était dans un terrain connu. On avait notre scaphandre, qui est notre bon, vieil ami, qu’on connaît bien. Les procédures pour se rendre au véhicule, on connaît bien. Arrivé à la fusée, j’avais déjà vu ça, alors c’est impressionnant, mais je connaissais ça. Je m’assois à l’intérieur, je suis comme en territoire connu. Ça ressemble complètement au simulateur. Les procédures, c’est les mêmes. On a pratiqué ça des dizaines de fois.

Et là, au décollage, là, on sent soudainement qu’on n’est pas dans un simulateur. Là, on sent les vibrations. On sent l’accélération. On est écrasé dans le siège. Ça accélère, ça accélère. À chaque fois qu’on -- si on veut qu’on éteint une partie de la fusée et qu’on en allume une nouvelle, on se fait projeter par en avant, reculer encore dans le siège. Et on sent comme ça l’accélération. On est très occupé à suivre les étapes. Ça dure à peu près huit minutes et demie, jusqu’à finalement l’arrivée en orbite. Là, on se fait assez violemment projeter en avant. On est très assis -- on est très serré dans nos ceintures, mais à l’intérieur du scaphandre on se fait projeter par en avant. On sent comme un coup de frein. En fait, c’est la fin de l’accélération. Et là, on remarque que les objets autour de nous -- par exemple, mon -- c’est la première chose que j’ai vu, c’est mon -- le crayon -- le stylus que j’utilise pour ma tablette, si je le lâche il flotte devant moi. Il ne tombe pas. C’était la première chose -- objet que j’ai vu flotter. Ensuite, j’ai un petit toutou que mes enfants m’ont donné, qui était attaché au bout d’une corde, qui est comme l’indicateur de microgravité qu’on utilise à bord du Soyouz; je l’ai vu aussi flotter devant mes yeux.

Et c’était ça, pour moi, l’expérience du lancement en fusée, l’impression un peu qu’il y a des énormes mains très fortes qui vous poussent vers le haut pendant des minutes et des minutes et des minutes, et puis elles vous relâchent. Et là, voilà, on est en chute libre autour de la Terre.

(Homme non identifié) : On a beaucoup parlé, Monsieur Saint-Jacques, du processus d’acclimatation, mais ce que j’aimerais savoir, c’est si vous avez eu l’occasion de prendre un peu de recul. Comme vous êtes à l’extérieur de notre monde, peut-être que vous réfléchissez à ce que cela pourrait signifier, pour d’autres personnes, ou simplement à l’importance du Programme spatial canadien, pour inspirer les enfants; il y a tant d’enfants qui sont motivés à aller dans l’espace et à devenir astronautes parce qu’ils voient des gens comme vous en train de faire ce que vous faites.

Donc, avez-vous déjà eu l’occasion de prendre du recul et de réfléchir à ce que cela signifie pour vous d’être là, non seulement pour vous-même, mais aussi pour le Canada?

DAVID SAINT-JACQUES: Merci pour cette question. En effet, être ici est un privilège qui donne une grande leçon d’humilité. Très peu de gens ont eu la chance de voir ces images au bénéfice de l’humanité, et je prends très au sérieux la responsabilité d’absorber cela et de le retransmettre du mieux que je peux. Lorsque j’étais enfant, j’ai été très impressionné, la première fois que j’ai réalisé que la Terre était cette sphère qui flotte dans l’espace, et que c’était la réalité. Cette nouvelle perspective a orienté ma vie vers l’étude des sciences et l’exploration. Je pense qu’il y a dans nos cœurs ce désir de toujours prendre du recul pour avoir une vue d’ensemble de plus en plus vaste. Métaphoriquement, cela a commencé le jour où nous avons quitté nos grottes, pour explorer les plaines et escalader les montagnes. Et puis nous avons navigué sur les océans, avant de voler dans les airs. Et maintenant, ce recul nous éloigne de la Terre.

Je crois donc que cette quête, au cœur de l’humanité, nous mène à pousser toujours plus loin nos explorations et à élargir constamment notre perspective, pour vraiment mieux comprendre le monde qui nous entoure. Et c’est peut-être, à mon avis, l’aspect le plus important, l’héritage des vols spatiaux.

ANIMATRICE : David, Ivan Semeniuk, du Globe and Mail, aimerait savoir si vous avez eu le temps d’observer la Terre. Dans l’affirmative, qu’avez-vous vu et quand allez-vous publier vos images?

DAVID SAINT-JACQUES : Oui, j’ai eu la chance de regarder la Terre plusieurs fois. J’ai eu l’occasion de prendre des photos de ma ville natale et de commencer à essayer la photographie terrestre. Les membres de l’équipage qui sont arrivés ici avant moi, Alex et Serena, sont très bons dans ce domaine, et ils nous montrent tous leurs trucs.

Je ressens un émerveillement sans fin, quand je regarde notre planète bleue. La fine ligne bleue de l’atmosphère, cette couleur, cet éclat de bleu, c’est merveilleux. Il y a aussi la beauté des levers et des couchers du Soleil. De plus, nous percevons bien la taille de notre planète; en voyant la Terre entière, nous avons une idée de sa taille, et c’est très touchant. C’est une leçon d’humilité. Cela vous donne envie de revenir sur Terre et d’en faire un endroit où il fait bon vivre.

RAYMOND FOURNIER : Raymond Fournier, Réseau Technoscience. En tant que scientifique quelles sont vos expériences nouvelles? Qu’est-ce qu’elles vont apporter de nouveau dans l’étude de la microgravité et des effets sur l’être humain?

DAVID SAINT-JACQUES : Alors, on a un programme très chargé de recherche à caractère biomédical sur les effets de la microgravité sur le corps, et notamment sur les os, la moelle osseuse, le système cardiovasculaire, le système nerveux, si on veut, la perception de l’environnement, la psychologie même - on a des expériences de psychologie.

Il y a aussi une autre expérience très intéressante reliée - qui est supportée par l’Agence spatiale canadienne - c’est tout ce qui est en rapport avec l’étude -- avec le développement des techniques de télémédecine. C’est comme -- vous pouvez imaginer; on est très prudent, ici. On essaie de ne pas tomber malade et de ne pas se faire mal, mais s’il y a une blessure à bord ou une maladie à bord; bon, alors, on a pris les précautions pour avoir des médicaments, pour avoir de l’aide, pour avoir de l’équipement - et on ne peut pas tout avoir.

Donc, on va éventuellement dépendre de l’aide à distance de gens sur la Terre, et ce problème-là d’apporter de l’aide aux astronautes en orbite, c’est exactement le même problème qu’apporter de l’aide médicale à des gens qui habitent dans des régions très éloignées, dans un pays comme le nôtre, au Canada.

Et moi, avant d’être astronaute, j’étais médecin de famille dans une région éloignée, donc je comprends très bien la pertinence de cet aspect-là de la recherche spatiale, donc de marier les bénéfices de l’aide médicale aux astronautes avec les bénéfices de l’aide médicale aux gens qui habitent en régions éloignées; ça, il y a des expériences supportées par l’Agence spatiale canadienne qui vont aider à développer, donc, l’art, si on veut, de la télémédecine.

ANIMATRICE : Merci beaucoup, David. C’est tout le temps dont nous disposons. À bientôt!

DAVID SAINT-JACQUES: À bientôt, tout le monde. Au revoir!

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