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Contexte opérationnel - Plan ministériel 2025-2026

La Loi sur l'Agence spatiale canadienne a établie l'ASC afin de promouvoir l'utilisation et le développement pacifiques de l'espace, de faire progresser la connaissance de l'espace par la science et de veiller à ce que les sciences et les technologies spatiales procurent des avantages sociaux et économiques aux Canadiens. Ceci demeure le mandat de l'ASC. Le Canada dispose d'un riche patrimoine spatial et d'une base industrielle dotée de capacités qui placent le Canada parmi les leaders mondiaux en matière d'activités dans l'espace, de télécommunications par satellite, de robotique spatiale, de radars spatiaux et d'instruments scientifiques optiques. Le Canada excelle également dans la création de produits d'observation de la Terre (OT) et d'informations géospatiales à valeur ajoutée qui aident l'industrie et le Gouvernement à prendre des décisions.

L'ordre international fondé sur des règles évolue, entraînant une instabilité géopolitique accrue. Face à cette dynamique, le gouvernement se concentre sur le renforcement de la souveraineté et de la sécurité du Canada en priorisant le développement, la croissance et le maintien de la capacité industrielle dans des secteurs stratégiquement importants qui soutiennent à la fois les initiatives gouvernementales civiles et de défense; ceci inclut le secteur spatial canadien. Parallèlement, on observe une augmentation des activités spatiales dirigées par le secteur privé. Cela s'explique par le fait que les technologies perturbatrices ont modifié les aspects économiques de la construction, du lancement et de l'exploitation des engins spatiaux tant au niveau mondial qu'au Canada. Cela a permis d'ouvrir l'espace à de nouvelles activités commerciales lucratives. Le Canada doit assurer que son industrie spatiale puisse saisir les opportunités qui découlent d'une économie spatiale de plus en plus dynamique incluant de petites et moyennes entreprises (PME) qui composent près de 73 pour cent du secteur.

Les missions spatiales sont des projets complexes à long terme, sensibles aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement, aux pénuries de main-d'œuvre spécialisée et aux pressions inflationnistes, car les composants et les matériaux sont déjà très coûteux et difficiles d'accès. L'ASC continue de se concentrer sur l'appui aux entreprises innovantes du Canada par le biais d'investissements ciblés visant à développer et à démontrer des capacités scientifiques et technologiques clés, tout en veillant à ce que le secteur reste compétitif et diversifié. L'ASC travaille également avec ses partenaires du gouvernement du Canada pour s'assurer que l'industrie dispose de la certitude réglementaire dont elle a besoin pour faire ses propres investissements dans l'innovation et les possibilités de croissance.

L'ASC continue de se concentrer sur la mise en œuvre des projets et missions que le gouvernement a confiés à l'Agence. Parallèlement, l'Agence continue de soutenir le développement de futures missions et concepts technologiques, qui constituent tous deux une composante centrale de la façon dont l'ASC travaille avec le secteur privé et les partenaires internationaux. Alors que la révision des dépenses gouvernementales par le gouvernement du Canada se poursuit, l'ASC optimise également les dépenses dans des secteurs programmatiques à impact relativement moins élevé afin de pouvoir poursuivre de nouvelles ambitions d'activités spatiales qui bénéficient aux Canadiens.

À l'échelle internationale, l'ASC collabore avec d'autres organisations spatiales (NASA, l'Agence spatiale européenne [ESA], etc.) et des comités tels que le Comité mondial sur l'exploration spatiale et le Comité sur les satellites d'observation de la Terre (CEOS). Ces partenariats permettent au Canada de se surpasser en participant à des missions d'envergure qui, autrement, ne seraient pas réalisables pour notre pays, tout en nous permettant de tirer parti des capacités des pays partenaires, qui sont essentiels pour s'attaquer à certains des problèmes mondiaux les plus urgents, tels que le changement climatique.

La collaboration internationale présente toutefois quelques difficultés et nécessite de prendre des engagements qui sont souvent juridiquement contraignants et qui s'accompagnent de longs délais. Cela crée des risques liés à l'escalade des coûts lorsque les projets sont retardés ou accélérés par les partenaires. De plus, la mouvance de la scène géopolitique a amené la coopération internationale au premier plan. Plusieurs partenaires traditionnels deviennent de plus en plus protectionnistes dans leur politique commerciale, ce qui signifie, pour le marché spatial canadien d'exportation, de trouver de nouveaux marchés et de renforcer les relations existantes afin de maintenir un accès au marché.

Finalement, les missions spatiales font appel à une main-d'œuvre spécialisée dans les domaines de la science et de l'ingénierie. Le Canada dispose d'une solide base de talents pour soutenir son programme spatial, avec environ 67 % de la main-d'œuvre considérée comme du personnel hautement qualifié (PHQ), c'est-à-dire titulaire d'au moins d'un baccalauréat, tandis que 62 % de la main-d'œuvre occupe un poste dans le domaine des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STIM). La diversité des genres reste faible dans le secteur, où les hommes représentent plus de 70 % des employés, et les femmes ne constituent toujours que 18 % des propriétaires principaux des entreprises spatiales.

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