Entraînement à la descente manuelle à bord du Soyouz

L'astronaute de l'ASC Chris Hadfield subit un test de simulation de rentrée manuelle dans le centrifuge. 1er juin 2012. (Source : ASC)

L'une des difficultés qu'invoquent le plus souvent les astronautes qui s'entraînent dans les simulateurs Soyouz porte sur les scénarios de rendez-vous et d'amarrage. Les instructeurs introduisent constamment dans les simulations de nouvelles défaillances de systèmes et situations d'urgence pour mettre leurs élèves au défi. Ces scénarios ont pour but d'assurer qu'on puisse compter sur d'excellentes compétences opérationnelles et une bonne coordination entre les membres d'équipage en cas d'urgence en plein vol.

Descente manuelle

Dans des conditions idéales de fin de mission, on a recours à un système de rentrée automatique pour ramener le véhicule et l'équipage sur Terre en toute sécurité. Mais, l'équipage doit connaître les divers modes auxiliaires qui permettent de prendre la relève de systèmes automatiques défectueux. Parmi les modes d'urgence de rentrée, il y a les membres d'équipage! En présence de certaines défaillances matérielles ou logicielles, l'équipage doit pouvoir piloter manuellement le véhicule Soyouz lors de sa rentrée dans l'atmosphère terrestre.

L'astronaute de l'ASC Bob Thirsk apprend à manœuvrer l'engin spatial Soyouz en s'entraînant dans un simulateur Soyouz.

Pour ce faire, les cosmonautes font varier la portance aérodynamique de la capsule au moyen d'une commande manuelle. Ils tentent ainsi de contrôler les forces de sustentation qui s'exercent sur le module de descente de manière à atterrir le plus près possible du site désigné où l'équipe de récupération les attend.

Si l'équipage n'avait pas à tenir compte du facteur de charge, il serait relativement facile de faire atterrir le véhicule à l'endroit désigné. Puisque les facteurs de charge très élevés constituent un danger pour les cosmonautes, on doit les éviter.

Par contre, si on contrôle les forces de sustentation qui agissent sur le véhicule pour exposer l'équipage à un faible facteur de charge, l'atterrissage pourrait avoir lieu à des dizaines ou des centaines de kilomètres du point de rencontre avec les hélicoptères de récupération. Par conséquent, pour bien réussir une rentrée manuelle, il faut trouver le juste équilibre entre la précision d'atterrissage et les limites de charge. Autrement dit, il importe d'effectuer une descente manuelle aussi précise que possible et qui ne présente pas trop d'inconfort pour l'équipage. Il faut des heures et des heures d'entraînement pour y arriver.