L'engin spatial Soyouz

Depuis 1967, des cosmonautes bien sanglés à bord de l'engin spatial Soyouz décollent de la Terre sous une poussée de 102 tonnes d'azote liquide. L'ascension de la fusée Soyouz vers l'espace se déroule sans trop de secousses, jusqu'à ce qu'un étage soit largué. Et lorsque l'étage suivant entre en jeu, les occupants se font balloter d'un côté puis de l'autre.

Pour le retour sur Terre, les membres d'équipage s'entassent dans le minuscule habitacle de la capsule Soyouz qui effectue sa rentrée atmosphérique comme une boule de feu et de fumée. Peu après le déploiement des parachutes, la capsule se pose lourdement dans les steppes dénudées du Kazakhstan. La capsule est roussie, mais l'équipage en sort indemne.

Bien que le Soyouz malmène parfois ses passagers, il est reconnu comme l'engin spatial russe le plus fiable et ayant les plus longs états de service. D'ailleurs, on lui fait tellement confiance qu'il est, à l'heure actuelle, le seul véhicule à faire l'aller-retour entre la Terre et la Station spatiale internationale (ISS) et qu'il sert de vaisseau de sauvetage de la station en cas d'urgence.

Pour se mériter une place à bord du Soyouz, il faut subir un entraînement extrêmement rigoureux. Pour les astronautes canadiens, cela signifie qu'ils doivent non seulement maîtriser les aspects techniques de l'engin, mais également se familiariser avec la langue et la culture russes.

En décembre 2012, Chris Hadfield mettra ses connaissances et ses compétences à l'épreuve alors qu'il s'installera dans son siège à bord du Soyouz TMA-M en vue de la mission Expedition 34/35.