Alain Berinstain est le directeur du Programme d'exploration planétaire et d'astronomie spatiale. Il travaille pour le compte de l'Agence spatiale canadienne (ASC) depuis 1997. M. Berinstain détient un baccalauréat en chimie de l'Université Concordia, une maîtrise en études spatiales de l'Université spatiale internationale à Strasbourg, en France, et un doctorat en chimie de l'Université d'Ottawa.
La campagne de l'été 2005 à l'île Devon est celle qui s'est le mieux déroulée depuis le début du projet de la serre martienne Arthur-Clarke en 2002. Cette année, les activités de l'ASC dans l'Arctique étaient suffisamment nombreuses pour justifier la mobilisation d'un avion cargo pour le transport de l'équipement et du personnel vers Resolute Bay. Tous sont arrivés à bon port et la campagne a débuté sur une note extrêmement positive!
S'améliorer d'année en année
En décembre 2004, le siège social de l'ASC à Longueuil a perdu la communication à distance avec la serre. Tel qu'on le soupçonnait, deux convertisseurs de courant continu de 12 volts avaient mal fonctionné et causé une panne d'alimentation du système de communications et de l'ordinateur principal d'acquisition de données. Très peu de composants électroniques sont conçus pour fonctionner dans des conditions aussi difficiles, et c'est pourquoi cet environnement semblable à celui de Mars est si utile pour mettre à l'essai les équipements et les procédures.
L'objectif cette année est de rehausser la fiabilité du système pour qu'il résiste toute une année sans subir de panne. On a triplé la capacité de stockage d'énergie, car les données de télémétrie de l'automne dernier indiquaient que l'énergie éolienne et solaire produite à la station n'était pas toute accumulée.

Afin de gagner de l'espace dans la serre, les piles ont été placées dans un enclos protégé à l'extérieur de la serre. En cas de panne, un boîtier à relais assure le passage à une ligne d'alimentation secondaire. Cette mesure aurait peut-être évité les pannes de courant de l'hiver passé.
Les années passées, la laitue était la seule culture d'essai. Mais on expérimente aussi cette année des radis, pour leur croissance rapide, ainsi que des courgettes, dont les grandes feuilles sont plus faciles à observer par le biais des caméras de la serre.
Cette année, on comptait parmi les participants au projet de la serre martienne Richard Giroux, chercheur invité à l'ASC, Matthew Bamsey et Raymond Yep, stagiaires d'été à l'ASC, Thomas Graham de l'Université de Guelph, Marc Boucher de SpaceRef Interactive, Pascal Lee du Mars Institute et Stephen Braham de l'Université Simon Fraser.
La serre martienne Arthur-Clarke a été offerte au projet Haughton-Mars en 2002 par SpaceRef Interactive. Ce projet vise à développer une serre robuste et autonome pour la culture de végétaux qui pourraient servir d'aliments aux éventuels occupants d'une base martienne.

La serre martienne Arthur Clarke a été offerte gratuitement au projet Haughton-Mars (HMP) par la société SpaceRef Interactive Inc. et installée au camp de base du HMP (maintenant baptisé Station de recherche HMP) avec l'appui financier initial de la NASA. Elle est aujourd'hui gérée et exploitée par le Mars Institute, de concert avec le SETI Institute et l'Université Simon Fraser. M. Alain Berinstain, de l'Agence spatiale canadienne et de l'Université de Guelph, est le chercheur principal pour ce projet. Les expériences en cours dans cette installation sont appuyées par l'Agence spatiale canadienne, l'Université de Guelph, l'Université Simon Fraser et le SETI Institute.