BLAST - Pour effectuer des études galactiques

Le lancement de BLAST à Kiruna, en Suède, en juin 2005. (Source : D. Wiebe, Département de Physique, Université de Toronto)

En juin 2005, une équipe de chercheurs du Canada, des États Unis, du Royaume-Uni et du Mexique a lancé BLAST, un télescope emporté par un ballon. Au cours d'un vol qui a duré 5 jours, le télescope a parcouru le chemin entre Kiruna, en Suède, et Inuvik, dans le Grand Nord canadien.

BLAST est transporté vers l'aire de lancement

BLAST est transporté vers l'aire de lancement (Source : Université de la Colombie-Britannique)

BLAST sur l'aire de lancement

BLAST sur l'aire de lancement (Source : Université de Toronto)

Au cours de son vol, le télescope BLAST (pour Balloon-borne Large Aperture Sub-millimetre Telescope) a sondé le ciel afin de repérer des galaxies croisées, un type particulier de galaxie, qui permettront aux chercheurs d'étudier la formation et l'évolution des étoiles, des galaxies et des amas stellaires pour répondre à des questions cosmologiques.

Centre d'une galaxie photographié par le télescope spatial Hubble

Centre d'une galaxie photographié par le télescope spatial Hubble (Source : ESA et NASA)

Qu'est-ce que la cosmologie?

La cosmologie est la science des lois de la physique de l'Univers. Les scientifiques spécialisés dans ce domaine tentent de répondre à plusieurs questions sur la formation de l'Univers, sur la cause de phénomènes spatiaux ou encore sur la source d'énergies telles que la matière noire. Quelles sont les particules qui ont permis à toute structure de se former? Quand les premiers objets ont-ils mis fin à l'âge des ténèbres du cosmos?

Le miroir de BLAST mesure deux mètres.

Le miroir de BLAST mesure deux mètres. (Source : Université de la Colombie-Britannique)

Une technologie à l'essai

Un deuxième vol de recherche est prévu pour 2007. En plus de sa mission scientifique, BLAST sert de plateforme d'essai pour la technologie développée pour Herschel, un télescope spatial qui doit être lancé en 2007 et qui aura deux instruments canadiens à son bord.

Le télescope BLAST dispose d'un miroir de deux mètres de diamètre. Aucun télescope terrestre ne possède sa sensibilité ni sa résolution. Cette précision, conjuguée au fait que le télescope est suspendu à un ballon qui flotte dans la partie la plus dense de l'atmosphère, permet d'observer le cosmos sans subir les effets de distorsion causés par les gaz atmosphériques.

Assemblage de BLAST

Assemblage de BLAST (Source : Université de la Colombie-Britannique)

Dessin de la nacelle qui transporte le télescope

Dessin de la nacelle qui transporte le télescope (Source : Université de Toronto)

L'équipe qui fait fonctionner les rouages

Le Canada a assuré la conception et la construction de la nacelle, du système de pointage et du matériel électronique de commande. L'équipement a été mis à l'essai pour la première fois en septembre 2003 au cours d'un vol d'une trentaine d'heures.

Toutes ces tâches sont accomplies sous la supervision de Barth Netterfield (disponible en anglais seulement), chercheur principal pour le compte de l'Université de Toronto. Il enseigne la physique et l'astronomie et participe à plusieurs autres projets reliés à l'espace.

Son co-chercheur, Mark Halpern, est professeur adjoint au département de physique de l'Université de la Colombie-Britannique. M. Halpern a participé à diverses expériences réalisées à bord d'une fusée-sonde.

L'équipe de Barth Netterfield est formée de plusieurs chercheurs de haut calibre, dont Douglas Scott, de l'Université de la Colombie-Britannique, et Peter Martin, de l'Université de Toronto.

Il n'y a pas que le milieu universitaire qui contribue à BLAST. Parmi les partenaires de ce projet partiellement financé par l'Agence spatiale canadienne, on compte le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, la société AMEC et la NASA.