AUSTRAL 2017

Saviez-vous que? Fait numéro 1

Le volume des plus grands ballons stratosphériques ouverts utilisés par le CNES peut atteindre 1 200 000 m3.

Saviez-vous que? Fait numéro 2

La hauteur de l'aérostat déployé, chaîne de vol comprise, est d'environ 300 m, ce qui équivaut à près de la moitié de la hauteur de la tour du CN.

Saviez-vous que? Fait numéro 3

L'enveloppe, à elle seule, a une hauteur qui peut atteindre celle d'un immeuble de 35 étages, soit la hauteur de la tour du stade olympique de Montréal; son diamètre équivaut à l'envergure de 2 patinoires de hockey.

Saviez-vous que? Fait numéro 4

La surface de l'enveloppe, si on la déployait à plat équivaudrait à la dimension d'environ 8 terrains de soccer.

Saviez-vous que? Fait numéro 5

Pour en savoir plus sur les autres types de ballons, vous pouvez consulter le site suivant : www.cnes.fr/web/CNES-fr/8510-differents-types-de-ballons.php.

Le 9 avril 2017, six charges utiles canadiennes ont été embarquées sur un ballon stratosphérique et lancées depuis Alice Springs, en Australie. Le ballon a réalisé une mission de 10 heures à une altitude de 36 km. Après avoir été testés, l’imageur d’aérosols dans le limbe, version 2, et le spectromètre imageur Fabry-Pérot sont maintenant prêts à être intégrés sur de futures missions satellitaires.

  1. Imageur d'aérosols dans le limbe, version 2 (ALI V2)

    Élaboré par l'Université de la Saskatchewan, l'imageur ALI V2 est un outil d'observation de l'atmosphère capable de mesurer la concentration des aérosols — c'est-à-dire des fines particules dispersées — dans la haute atmosphère au moyen d'un dispositif optique unique en son genre. L'instrument est une version améliorée d'un prototype conçu et fabriqué par l'Université de la Saskatchewan qui a été déployé avec succès dans la nacelle d'un ballon stratosphérique en 2014. La version modernisée d'ALI peut détecter une plus vaste gamme d'ondes optiques, ce qui lui permet de mesurer avec une meilleure précision la taille des aérosols. Les aérosols jouent un rôle important dans les changements climatiques puisqu'ils réfléchissent les rayons du Soleil en direction opposée à la Terre.

  2. Spectromètre imageur Fabry-Pérot (IFPS)

    Élaboré conjointement par l'Université York et MPB Communications Inc., cet instrument est une version améliorée d'une technologie qui a été mise à l'essai dans le cadre d'un vol de ballon stratosphérique en 2016. Cette mission a permis à l'équipe de tester les modifications apportées au filtre, aux actionneurs et aux éléments d'optique pour améliorer le rendement de l'imageur dans le cadre des futures missions spatiales. Les objectifs visés étaient d'obtenir des mesures à haute résolution précises, détaillées, simultanées et constituées de l'oxygène moléculaire entre 20 et 40 km d'altitude, et de recueillir en simultané des informations sur la pression en surface, les aérosols et l'albédo de la surface à partir des mesures.

  3. Ensemble de compteurs de particules optiques (OPC)

    L'ensemble OPC visait à échantillonner l'air de la stratosphère depuis la nacelle du ballon et à mesurer la taille des particules aérosols ainsi que leurs concentrations. L'ensemble consistait en une trousse de trois instruments de comptage des particules optiques, soit : un compteur de noyaux de condensation, un OPC de l'Université du Wyoming et un OPC nouveau. Cette trousse visait à valider les observations satellitaires par diffusion dans le limbe et à autoriser la prise de mesures synergiques et corroborantes des aérosols en vue d'une utilisation avec les mesures obtenues par l'instrument ALI. Elle a aussi servi à mesurer les aérosols stratosphériques en fonction de leur taille afin de contribuer au patrimoine scientifique et améliorer nos connaissances sur la formation des aérosols, leur transport dans l'atmosphère et l'influence des volcans. Ce projet a été réalisé par l'Université de la Saskatchewan en collaboration avec l'Université du Colorado et l'Université du Wyoming.

  4. Montage expérimental de GPS et d'enregistreur de données

    Ce boitier électronique polyvalent avait pour but d'enregistrer et de fournir l'emplacement et l'attitude de la nacelle tout au long du vol. L'instrument a aussi surveillé, à l'aide de divers capteurs, la santé d'autres composants embarqués sur la nacelle. Il incluait un dispositif de stockage des données de télémétrie et deux appareils photo à haute définition. Il s'agit d'une version améliorée d'une technologie mise au point par un groupe d'étudiants de l'École de technologie supérieure et qui a réussi les essais effectués au cours d'un vol à bord d'un ballon stratosphérique en 2016. C'est l'Agence spatiale canadienne (ASC) qui en a poursuivi le développement.

  5. Montage expérimental de sous-système d'alimentation

    Ce sous-système modulaire comprenait une série de batteries au lithium-ion et une unité de distribution de l'alimentation. Il a été mis au point par l'ASC pour que les charges utiles embarquées sur les ballons du programme STRATOS disposent de l'électricité nécessaire.

  6. Œuvres d'art de la mission RumbleSat

    La première mission RumbleSat I, un projet de recherche de l'Université de Calgary, était une charge utile de 64 petites œuvres d'art. Depuis leur retour sur Terre, ces œuvres d'art font partie d'une série d'œuvres de 150 artistes présentées dans une exposition itinérante qui parcourt le Canada depuis le 1er juillet 2017 pour souligner le 150e anniversaire du Canada.