ASTROSAT : Le Canada fournit de la technologie dans le cadre de la première mission d'astronomie spatiale indienne

ASTROSAT

Premières lumières d'UVIT

2015-12-11 - Le télescope UVIT de l'observatoire astronomique de l'Organisation indienne de recherche spatiale (ISRO) a pris ses premières images du ciel. Sa cible était un amas d'étoiles connu sous le nom de « NGC 188 ». L'image a été prise en utilisant la lumière ultraviolette, invisible de la Terre. Elle couvre un champ de vision environ 100 fois plus important que le télescope Hubble. Ses premières observations démontrent que l'instrument n'a pas été abimé lors du lancement et qu'il fonctionne très bien dans l'espace.

ASTROSAT offre aux astronomes une perspective scientifique unique : plusieurs télescopes alignés permettent d'observer une même cible dans plusieurs longueurs d'onde (allant de la gamme des rayons X à celle de la lumière visible) simultanément. Avec le financement de l'Agence spatiale canadienne, le Canada a fourni les « yeux électroniques » ultraviolets d'UVIT. Les astronomes canadiens disposent de 5 % du temps d'observation d'ASTROSAT, incluant tous ses instruments et la participation à l'équipe du programme d'observation d'UVIT. (Source : ISRO/l'équipe d'UVIT)

Lancement réussi

Lancement d'Astrosat

2015-09-28 - Félicitations à l'Organisation indienne de recherche spatiale pour le lancement d'ASTROSAT tôt ce matin! Le Canada fournit les trois détecteurs d'UVIT, le télescope double d'imagerie dans la lumière ultraviolette et visible, dans le cadre de la première mission d'astronomie spatiale indienne. (Source : Organisation indienne de recherche spatiale)

Lancement : Le 28 septembre 2015
Statut : Lancement réussi

Le Canada collabore avec l'Organisation indienne de recherche spatiale au développement de la mission ASTROSAT, le tout premier observatoire astronomique orbital de l'Inde destiné à l'étude d'objets célestes.

Le concept d'ASTROSAT est à la fois puissant et unique en son genre : l'observatoire transporte cinq instruments qui permettront d'observer des cibles célestes dans plusieurs longueurs d'ondes (allant de la gamme des rayons X à celle de la lumière visible) en même temps — une capacité qui ne peut être obtenue à l'heure actuelle qu'en coordonnant des télescopes au sol et dans l'espace (et en aménageant leurs calendriers chargés pour autoriser des observations en simultané). Mais surtout, pour les astronomes canadiens tels John Hutchings, du Conseil national de recherche Canada, chercheur principal associé à la contribution du Canada, ASTROSAT est capable d'étudier des objets célestes dans la plage des ultraviolets et des rayons X, ce qui est impossible depuis le sol.

Pour les astronomes, les émissions dans le spectre ultraviolet et des rayons X constituent les principales signatures d'objets exotiques, comme les trous noirs, les naines blanches chaudes, les étoiles à neutrons et les quasars.

« Ces objets célestes sont assez inusités. Certains sont si puissants qu'ils ont une incidence sur l'ensemble de l'univers », d'indiquer M. Hutchings. « Grâce à ASTROSAT, nous pourrons voir comment ces objets se forment et étudier leur éclat, leur distribution, leur cycle de vie, etc. ».

« Tous les objets les plus chauds et les plus exotiques de l'univers émettent un rayonnement très intense dans la plage de l'ultraviolet », de dire M. Hutchings. « En étudiant les galaxies lointaines dans le spectre ultraviolet, nous pouvons en apprendre plus sur la formation et le cycle de vie des galaxies ainsi que sur le processus de formation stellaire à l'intérieur des galaxies. Il s'agit là d'un des moteurs scientifiques clés de ce projet ».

En collaboration avec l'Agence spatiale canadienne (ASC), John Hutchings a codirigé l'élaboration des trois détecteurs canadiens d'UVIT, le télescope double d'imagerie dans la lumière ultraviolette et visible embarqué à bord d'ASTROSAT.

« Cette technologie embarquée n'avait, jusqu'à maintenant, jamais été élaborée au Canada », de dire Hutchings. « Les détecteurs captent chacun des photons qui parviennent jusqu'à l'instrument et consignent le lieu et le moment de leur arrivée. Ces données sont ensuite stockées et une image est créée. De plus, les télescopes UVIT ont des capacités beaucoup plus évoluées que celles des télescopes qui ont été envoyés dans l'espace jusqu'à maintenant. Ils peuvent ainsi observer de plus grands pans du ciel. »

Dirigée par l'Organisation indienne de recherche spatiale, la mission ASTROSAT est une collaboration entre quatre organismes indiens (l'Institut Tata de recherche fondamentale, l'Institut indien d'astrophysique, le Centre interuniversitaire d'astronomie et d'astrophysique et l'Institut de recherche Raman). Deux des charges utiles sont élaborées en collaboration avec l'ASC et l'Université de Leicester, au Royaume-Uni.

La participation du Canada à la mission ASTROSAT est financée par l'ASC et par une contribution non financière du Conseil de recherche Canada. Avec l'acquisition de Routes Astroengineering, COM DEV est devenu l'entrepreneur principal responsable du développement des détecteurs canadiens.

La participation du Canada à la mission ASTROSAT accorde aux scientifiques canadiens du temps d'observation au moyen du satellite, ce qui signifie des possibilités de recherche uniques en astronomie pour les astronomes canadiens.

Voir une galaxie sous un jour différent

Comparaison côte à côte d'une galaxie voisine connue sous le nom de Messier 81 et qui est similaire à la Voie lactée, dans les spectres de la lumière visible (à gauche) et de l'ultraviolet (à droite). Tandis que les images des galaxies captées dans le spectre de la lumière visible montrent la distribution des étoiles, les images en ultraviolet montrent les jeunes étoiles les plus actives. L'image dans l'ultraviolet de la galaxie Messier 81 montre que les bras spiralés de la galaxie comprennent des zones marquées par une intense activité de formation stellaire.

L'image dans le spectre visible est une gracieuseté du National Optical Astronomy Observatory (NOAO). L'image dans l'ultraviolet a été captée par le Galaxy Evolution Explorer. (Source : NASA/JPL-Caltech/NOAO)