



En 1996, le Canada a placé une caméra ultra-spécialisée, un imageur auroral dans l'ultraviolet (UVAI), à bord du satellite russe Interball-2 dans le but de d'étudier les aurores boréales. L'UVAI avait pour mission de prendre des photos de la région arctique pour améliorer notre compréhension de la météo spatiale et des aurores boréales. Leroy Cogger de l'Institute for Space Research de l'Université de Calgary (disponible en anglais seulement) dirigeait l'équipe canadienne qui a recueilli et analysé les images ultraviolettes acquises par UVAI. La caméra a été construite par Cal Corporation, une entreprise d'Ottawa.
Placé sur une orbite elliptique à environ 20 000 km de la Terre, Interball-2 a permis aux scientifiques de photographier la région entière où se produisaient les aurores au lieu de n'observer qu'une fraction du phénomène. Ils ont aussi pu prendre des photos même lorsque les conditions météorologiques étaient mauvaises.
Interball était un programme de l'Agence spatiale russe. Celui-ci qui a fait partie prenante d'une coopération internationale des plus actives au milieu des années 1990. L'initiative avait pour objectif d'étudier l'influence du Soleil sur les phénomènes magnétiques autour de la Terre par le biais de l'observation de l'espace environnant.
Il y a de multiples avantages à étudier les aurores puisque les orages spatiaux entraînent divers problèmes : ils peuvent brouiller les communications à longue distance et endommager des satellites en orbite, ce qui occasionne souvent de lourdes pertes financières et technologiques. En 1994, un violent orage magnétique a paralysé pendant plusieurs jours les satellites canadiens Anik, interrompant la transmission de l'information à la presse écrite et électronique du pays. Auparavant, en 1989, un orage magnétique avait causé une panne générale d'électricité qui a plongé le Québec dans le noir pendant plusieurs heures.