Le satellite japonais Akebono, lancé en 1989, a été au cœur d'importantes découvertes sur les courants d'énergie et de particules solaires dans la magnétosphère terrestre. Pendant plus de 10 ans, les instruments qu'il transportait, dont le spectromètre de masse à ions suprathermiques (SMS) canadien, ont mesuré les champs magnétique et électrique, le plasma et les ondes.



Le SMS et les sept autres instruments à bord d'Akebono ont été utilisés en complémentarité, recueillant ainsi des données dans quatre domaines de recherche : les mécanismes à l'origine des aurores boréales, les causes et les effets des orages magnétiques, les processus énergétiques dans l'atmosphère ainsi que la physique des phénomènes spatiaux aux latitudes élevées. Ces données ont été mises en parallèle avec celles d'autres satellites pour analyser et prédire les effets de la variabilité du Soleil sur l'environnement spatial.
La mission Akebono a donc révélé comment la forme d'une aurore est reliée au débit du plasma à travers le champ magnétique et comment la magnétosphère est contrôlée par le champ magnétique dans l'espace interplanétaire. Quant à lui, le SMS a notamment permis de comprendre la façon dont les ions positifs, de minuscules particules chargées d'électricité, s'échappent de l'atmosphère terrestre.
Akebono (disponible en anglais seulement) était le quatrième d'une série de satellites scientifiques japonais consacrés à l'étude de la physique des plasmas spatiaux. Le SMS était le premier instrument étranger à faire partie d'une mission spatiale du Japon. Il a été développé conjointement par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et l'Institute of Space and Astronautical Science (disponible en anglias seulement) (ISAS) du Japon, puis construit par SED Systems (disponible en anglais seulement), une compagnie de Saskatoon. Les données de la mission ont été acquises par des stations terrestres situées au Japon, en Suède, en Antarctique et au Canada