
Le changement climatique représente l'un des principaux défis du XXIe siècle. Il est donc essentiel d'en améliorer notre compréhension. D'après les scientifiques, plus on recueillera de données sur l'humidité des sols et la salinité des océans, qui constituent deux variables essentielles du cycle hydrologique de la Terre, mieux on comprendra l'incidence du changement climatique sur les régimes d'évaporation au-dessus des océans et des terres émergées.
Pour obtenir ces données indispensables, l'Agence spatiale européenne (ESA) a développé le satellite SMOS (pour Soil Moisture Ocean Salinity) dans le cadre de son programme Planète vivante. SMOS a été lancé le 2 novembre à bord d'une fusée russe depuis le cosmodrome de Plesetsk, dans le nord de la Russie. Il s'agit du premier satellite capable à la fois de cartographier la salinité de surface des océans et de surveiller l'humidité des sols à l'échelle de la planète, et d'aider ainsi à mieux comprendre le cycle hydrologique de la Terre. La mission a également pour objectif secondaire de cartographier des régions couvertes de neige et de glace et ainsi, contribuer à l'étude de la cryosphère.