Avant son lancement, RADARSAT-2 a dû subir de nombreux essais de fonctionnement et de configuration pour veiller à ce que sa mission d’une durée prévue de sept ans se déroule sans anicroche. C'est le Laboratoire David Florida (LDF), un centre canadien de calibre international destiné à l'assemblage, à l'intégration et à la mise à l'essai d'engins spatiaux et exploité par l’Agence spatiale canadienne, qui s’est chargé d'assembler tous les éléments de l'engin spatial et d'effectuer les essais requis.
RADARSAT-2 lors de l’essai acoustique. (Photo : ASC)
Ces épreuves auxquelles sont soumis les satellites englobent notamment les essais sous vide thermique / d'équilibre thermique, les essais de vibration et en radiofréquences ainsi que la mesure des propriétés massiques de l'engin spatial.
Au fur et à mesure que les divers éléments du satellite sont livrés, ils sont intégrés aux systèmes et aux sous-systèmes de l'engin spatial afin d'en vérifier la compatibilité. Des essais sont réalisés afin de simuler divers scénarios opérationnels et pour s'assurer que l'engin spatial fonctionne comme prévu.
À l'aide d'un ensemble de données de référence, un panneau de charge utile simulé est intégré à la plateforme satellitaire. On obtient ainsi une configuration pouvant être utilisée pour des essais thermiques, lesquels comprennent les essais d'équilibre thermique et sous vide thermique. Ces épreuves permettent de vérifier comment fonctionnera l'engin dans l'environnement thermique extrême de l'espace.
Lorsque les deux de panneaux de l'antenne SAR sont livrés au LDF, ils sont intégrés à la structure porteuse extensible pour former les deux ailes de l'antenne SAR.
Au moment où les éléments électroniques de la charge utile sont livrés et intégrés, on procède à une série d'essais de l'interface plateforme-charge utile et on soumet l'engin spatial à un second essai sous vide thermique.
Une fois les ailes du radar à synthèse d'ouverture intégrées et testées sur l'engin spatial, un essai de compatibilité électromagnétique et un essai limité des systèmes intégrés sont réalisés. L'assemblage du satellite se termine avec l'intégration des panneaux solaires.
Déploiement du panneau solaire du satellite.
(Photo : ASC)
RADARSAT-2 dans la chambre anéchoïque.
(Photo : ASC)
Le LDF soumet ensuite le matériel spatial et l'équipement connexe au sol à divers essais en radiofréquences et structuraux ainsi qu'à des essais de qualification thermique. Des essais aux vibrations et des épreuves acoustiques sont aussi menés. Un examen final est ensuite réalisé afin de s'assurer que l'engin spatial n'a pas été endommagé lors de son exposition aux divers environnements. Cette épreuve comprend le déploiement des ailes, l'essai complet des systèmes intégrés ainsi qu'un essai de validation opérationnel de l'engin spatial.
Après tous ces examens, les préparatifs finaux de lancement sont entrepris afin de vérifier les propriétés massiques, l'alignement et le système de propulsion de l'engin spatial ainsi que la capacité de survie de ce dernier au lancement. Au terme de cette dernière étape, l'engin spatial est prêt à être livré au site de lancement.
Banque d'images – Essais au Laboratoire David Florida