Éléments constitutifs et spécifications

radarsat1

RADARSAT a pu couvrir l'Arctique quotidiennement et la quasi-totalité du Canada toutes les 72 h selon le pointage des instruments et les entités observées. Il a assuré la couverture complète de la Terre tous les 24 jours. (Source : Agence spatiale canadienne)

Description texte de l'image - éléments constitutifs

Le radar à synthèse d'ouverture (SAR) de RADARSAT-1

RADARSAT-1 était équipé d'un capteur radar perfectionné appelé SAR. Il s'agissait d'un puissant instrument hyperfréquences capable d'émettre et de recevoir des signaux pour capter des images de grande qualité de la Terre, de jour comme de nuit, et dans toutes les conditions météorologiques. Le SAR actif de RADARSAT-1 émettait en direction de la Terre des impulsions hyperfréquences (en bande C et à une fréquence de 5,3 GHz) et mesurait l'énergie qui est réfléchie par la surface de la Terre.

Caractéristiques de l'engin spatial
Masse totale au lancement 2 750 kg
Puissance des panneaux solaires 2,5 kW
Batteries 3 x 48 Ah NiCd
Durée de vie nominale 5 ans
Caractéristiques du SAR
Fréquence / longueur d'onde 5.3GHz/bande C, 5,6 cm
Largeur de bande RF 11,6, 17,3 ou 30 Mhz
Puissance de crête de l'émetteur 5 kW
Puissance moyenne de l'émetteur 300 W
Débit maximal 85 Mo/s (enregistrées) - 105 Mo/s (temps réel)
Dimension de l'antenne 15 m x 1,5 m
Polarisation de l'antenne HH

Modes d'imagerie et étalonnage du faisceau

Fonctionnant dans la bande C, l'instrument SAR de RADARSAT pouvait conformer et orienter son faisceau radar. Il offrait un vaste choix de largeurs de faisceau pour balayer des fauchées allant de 45 à 500 km, dans une gamme de résolutions de 8 à 100 m et à des angles d'incidence compris entre 10 et 60 degrés. Les images ainsi captées pouvaient être transmises en liaison descendante vers les stations réceptrices en temps réel ou être enregistrées à bord en vue d'une transmission ultérieure au-dessus du Canada.

Des informations techniques pouvant intéresser les utilisateurs des données sont contenues dans les pages portant sur l'étalonnage du faisceau.

Modes d'imagerie
Mode Résolution nominale (m) Nbre de positions / faisceaux Largeur de fauchée (km) Angles d'incidence (degrés)
Haute résolution 8 15 45 34 - 47
Standard 30 7 100 20 - 49
Large 30 3 150 20 - 45
ScanSAR étroit 50 2 300 20 - 49
ScanSAR large 100 2 500 20 - 49
Faisceau étendu haute incidence 18 - 27 3 75 52 - 58
Faisceau étendu faible incidence 30 1 170 10 - 22

Couverture au sol des divers modes de faisceau

RADARSAT pouvait assurer une couverture quasi intégrale de la planète et pouvait répondre à des besoins particuliers. Même si son cycle orbital complet était de 24 jours, RADARSAT pouvait :

  • couvrir l'Arctique quotidiennement;
  • observer n'importe quelle partie du Canada dans un délai de trois jours;
  • assurer tous les six jours la couverture complète des zones équatoriales dans une fauchée large de 500 km.
Couverture et fréquence d'observation dans la largeur de fauchée maximale
Au nord de 70 degrés N Quotidiennement
Au nord de 48 degrés N Tous les 4 jours
La Terre en entier (sauf le centre de l'Antarctique - 80° S et 90° S) Tous les 6 jours
L'orbite crépusculaire de RADARSAT

L'orbite crépusculaire de RADARSAT (ligne rouge) faisait en sorte que ses panneaux solaires étaient constamment exposés à la lumière solaire. Cependant en juin et juillet, au-dessus de l'Antarctique, ils étaient plongés dans l'obscurité pendant quelques minutes à chacune des orbites. (Source : Agence spatiale canadienne)

Description texte de l'image - L'orbite crépusculaire de RADARSAT

Orbite

RADARSAT a évolué à une altitude de 798 km au-dessus de la Terre sur une orbite héliosynchrone qui survole les deux pôles. Grâce à cette orbite de type crépusculaire, les panneaux solaires du satellite étaient presque toujours exposés à la lumière du Soleil, ce qui assurait une alimentation fiable en énergie solaire et procurait un nombre optimal de possibilités d'observation.

Parce qu'il évoluait sur une orbite héliosynchrone, le satellite passait toujours à la même heure locale au-dessus d'un point particulier du globe. Cela permettait de minimiser les effets des variations diurnes et d'obtenir des données multitemporelles, comme celles utilisées dans l'établissement des prévisions sur les récoltes. Le satellite était donc rarement exposé au phénomène d'éclipse et pouvait acquérir des données en tout temps. Le satellite, sur son orbite crépusculaire, traversait le plan équatorial au passage descendant à 6 heures.

RADARSAT pouvait acquérir l'équivalent de 28 minutes de données par orbite de 100,7 minutes. Les données étaient transmises en liaison descendante en temps réel vers des stations réceptrices au sol ou stockées dans un enregistreur de bord jusqu'à ce que RADARSAT se trouve à portée d'une station. En situation d'urgence, les données pouvaient être traitées et livrées dans les 4 heures suivant leur acquisition.

Caractéristiques de l'orbite
Altitude 793 à 821 km
Inclinaison 98,6 degrés
Durée d'une orbite 100,7 min
Passage au noeud descendant 6 h
Passage au noeud ascendant 18 h
Orbite héliosynchrone 14 par jour

Segment terrestre de RADARSAT-1 : Stations du réseau

Les données recueillies par RADARSAT-1 pouvaient être transmises directement à une station de réception des données ou stockées à bord en vue de leur transmission ultérieure vers une station au sol. Ces stations de réception offraient :

  • une couverture mondiale en temps réel, complète et fiable;
  • un format uniforme donnant des produits de qualité supérieure;
  • des services de livraison en temps opportun des données demandées.

Chaque nouvelle station était graduellement intégrée au système suivant un processus de certification mis au point par l'Agence spatiale canadienne (ASC) et MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. (MDA) Geospatial Services (anciennement RADARSAT International). Ce processus assurait un rendement opérationnel uniforme de haut niveau et des données de qualité.

Au cours ans, de nombreuses stations de réception ont été ajoutées pour créer un vaste réseau mondial. Le réseau RADARSAT-1 comprennait en 2013 50 stations, dont six étaient mobiles, et autorisaient la couverture en temps réel de pratiquement toute la masse continentale terrestre.

Assorti d'un aussi vaste réseau de stations réceptrices réparties partout dans le monde, RADARSAT-1 était en mesure d'offrir des services fiables d'observation en temps quasi réel pouvant s'appliquer notamment à la surveillance des inondations, de la pollution maritime et des déversements d'hydrocarbures. Stations canadiennes de réception des données.

 
Image plus grande de la couverture radarsat1

RADARSAT-1 assurait une couverture mondiale grâce à un réseau de stations au sol. Des stations mobiles offraient une couverture additionnelle. (Source : Agence spatiale canadienne)

Description texte de l'image - RADARSAT-1 assure une couverture mondiale

Centre canadien de télédétection (CCT)

Le CCT exploite deux stations canadiennes de réception au sol, dont l'une est située à Gatineau, au Québec, et l'autre à Prince Albert, en Saskatchewan. Le CCT coordonne les services d'acquisition. Il est également chargé de programmer les opérations quotidiennes et d'en rendre compte. L'imagerie destinée à un usage public est envoyée au service de catalogage et de navigation Web CEOCat.

Stations internationales de réception des données

Le réseau comprend deux stations américaines, dont l'une à Fairbanks, en Alaska, et l'autre à McMurdo, en Antarctique. Pour assurer la couverture de la masse continentale terrestre, d'autres installations ont été ajoutées aux États-Unis (É.-U.), au Royaume-Uni, en Norvège, à Singapour, en Chine, en Australie, en Corée, au Japon, en Corée du Sud, en Arabie saoudite, à Porto Rico, en Thaïlande, au Brésil, en Argentine, en Turquie, en Malaisie, en Russie et au Kazakhstan.

Six stations terrestres mobiles exploitées dans d'autres parties du monde sont utilisées pour des applications comme le contrôle de la pollution, l'exploration pétrolière et gazière, la surveillance et la gestion de mesures d'urgence.