Notre voyage dans l'Antarctique débute dans les eaux encombrées de glaces de mer de l'océan Austral. Les lignes noires (A) sont des chenaux et des fissures dans la glace.
En nous approchant de la côte, nous découvrons des icebergs (A).
Nous voyons de plus en plus d'icebergs (A). Ils proviennent des glaciers (B) qui tombent dans la glace de mer. Ceux que nous voyons ici sont sur la côte Pennel de la terre Victoria.
Nous croisons les montagnes des imposantes chaînes transantarctiques que découpent de sinueux glaciers tels que le glacier Tucker (A).
Voici le glacier Mariner (A) qui se jette dans la mer pour former des langues glaciaires de plusieurs kilomètres de long (B). Les points foncés (C) dans la mer sont des nappes glaciaires plus récentes ou de l'eau.
Cette langue glaciaire (A) se trouve à l'extrémité du glacier Aviator.
Des glaces de mer très fissurées recouvrent encore la mer de Ross. Les lignes qui apparaissent sur l'image sont des fissures de cisaillement dans la glace.
Ici, la mer est parsemée, ça et là, d'icebergs tabulaires (A) issus du vêlage des langues glaciaires et provenant de l'île Franklin (B).
De petites îles (A) confirment que nous approchons de la plate-forme de Ross, la première grande barrière rencontrée par les premiers explorateurs.
Nous atteignons l'Île de Ross et son volcan actif, le mont Erebus (A). On peut également voir la langue glaciaire Erebus (B) et la plate-forme McMurdo (C).
Au pied de la péninsule Hut Point, nous apercevons la station McMurdo (A), la plus importante base scientifique établie en Antarctique et dont les pistes d'atterrissage permettent aux jets de type C141 comme aux avions à skis C130 de se poser. On aperçoit également les îles Black (B) et White (C) qui font obstacle à l'écoulement de la plate-forme McMurdo.
Nous apercevons maintenant l'escarpement Minna (A) alors que nous traversons la plate-forme de Ross qui s'écoule de l'inlandsis de l'Antarctique de l'Est. La surface texturée de la glace (B) est causée par l'écoulement du glacier Byrd.
En poursuivant vers le sud, nous croisons le glacier Nimrod (A), un important émissaire de l'Antarctique de l'Est dont l'écoulement est détourné par les glaces que déchargent d'autres glaciers en amont...
comme le glacier Lennox-King (A)...
et l'imposant glacier Beardmore, où des feuilles de hêtre américain très bien conservées depuis 2 millions d'années ont été découvertes récemment.
Nous gravissons le glacier Beardmore pour atteindre le haut-plateau polaire (A).
Et commencer enfin notre course vers le pôle lui-même. Sur cette image et sur les trois suivantes, les diverses nuances indiquent des variations de la topographie.
Nous nous déplaçons maintenant sur un inlandsis mesurant plus de plus de 3 000 mètres de hauteur et de près de 3 000 mètres d'épaisseur.
Au coeur de l'Antarctique, nous apercevons la station Amundsen-Scott (A), site international de recherche scientifique, en tout temps de l'année. Les lignes que nous apercevons sur l'image sont des pistes entre lesquelles se situe le pôle Sud.
Nous dépassons le pôle Sud et volons vers le centre de l'Antarctique de l'Est avant de mettre fin à notre expédition.
Avant de quitter le satellite RADARSAT, j'aimerais partager quelques pensées avec vous. Pourquoi étudions-nous l'Antarctique? Avant tout parce qu'au-delà de 70 pour 100 des réserves d'eau douce de la Terre sont concentrées sur ce continent. Si toute cette glace fondait, le niveau de la mer s'élèverait d'environ 60 mètres. RADARSAT peut nous aider à déterminer si cet inlandsis prend de l'expansion ou rétrécit, en facilitant l'étude du processus de formation d'immenses icebergs tels que celui-ci, qui s'étend sur 20 kilomètres et rejette des glaces continentales dans l'océan.
D'un intérêt comparable, l'imagerie RADARSAT permettra maintenant de dresser, de façon quasi instantanée, la carte complète de tout le continent Antarctique et fournira les points de repère essentiels qui permettront d'évaluer, dans le futur, l'incidence des phénomènes naturels et de l'activité humaine sur ce continent. Cette première carte complète aidera aussi l'humanité à préserver ce continent vierge pour le bénéfice des prochaines générations de scientifiques et d'explorateurs.
Les données RADARSAT seront compilées de manière à former une mosaïque continue et complète. Cette mosaïque sera achevée dans un an et demi environ et sera disponible sur CD-ROM à tous ceux qui s'intéressent à ce formidable continent austral.
À vous, Mr. Webmaster.
Merci beaucoup M. Jezek de nous avoir servi de guide pour cet agréable voyage sur cette terre vulnérable qu'est l'Antarctique.
Les diapositives ci-dessus ont été présentées par M. Ken Jezek, directeur du Byrd Polar Research Center de l'Université de l'État d'Ohio, au siège social de l'Agence spatiale canadienne à Saint-Hubert, Québec, à l'occasion de la première journée nationale de l'espace tenue au Canada le 17 octobre 1997.