Environnement

Satellites canadiens

Satellites de télécommunications canadiens

Satellites de télécommunications canadiens (depuis 1972)
Tous les satellites canadiens de télécommunications sont commerciaux. L'entreprise Télésat, établie au Canada, est le principal fournisseur des secteurs public et privé du Canada. Anik F2 (2004) fait partie du parc de satellites de Télésat et fournit des services d'accès à Internet sans fil à large bande dans les régions les plus reculées du Canada.

SCISAT

SCISAT (2003)
Ce petit satellite canadien surveille l'ozone dans la stratosphère et aide les scientifiques à comprendre l'appauvrissement de l'ozone, en particulier au dessus du Canada et de l'Arctique.

RADARSAT-2

RADARSAT-2 (2007)
Ce satellite radar commercial canadien de nouvelle génération améliore les capacités de surveillance maritime, de suivi des glaces, de gestion des catastrophes, de surveillance environnementale et de cartographie au Canada et dans le monde entier.

CASSIOPE

CASSIOPE (2013)
Ce petit satellite hybride collecte des données pour permettre de mieux comprendre la météorologie spatiale tout en validant des concepts de communications à haute vitesse à l'aide de technologies spatiales.

NEOSSat

NEOSSat (2013)
Premier télescope spatial consacré à la poursuite des astéroïdes, il balaie aussi le ciel à la recherche de satellites et de débris spatiaux.

Sapphire

Sapphire (2013)
Premier satellite militaire opérationnel du Canada, Sapphire surveille des milliers de débris spatiaux. Il détecte les objets artificiels en orbite et fournit des données au Réseau de surveillance spatiale (Space Surveillance Network) des États-Unis pour prévenir les collisions dans l'espace.

M3MSat

M3MSat (2016)
Ce satellite a été conçu pour tester de nouvelles technologies dans l'espace pour aider le Canada à mieux repérer les navires et à mieux gérer le trafic maritime. Il aide aussi à veiller plus efficacement à ce que les satellites en orbite soient en bon état et ne risquent rien.

MCR

MCR (2018)
La mission de la Constellation RADARSAT (MCR) prendra appui sur le succès des missions RADARSAT antérieures. Les trois satellites feront des réobservations quotidiennes des terres et des océans canadiens aux fins de surveillance maritime, de gestion des catastrophes et de surveillance des écosystèmes.

Satellites internationaux dont le Canada est partenaire

Cospas-Sarsat

Cospas-Sarsat (depuis 1982)
Le ministère de la Défense nationale (MDN) fournit depuis longtemps des charges utiles à l'appui du système en orbite basse de Cospas-Sarsat. Le MDN met au point actuellement de nouvelles charges utiles qui visent à réduire sensiblement les délais de recherche et, ainsi, à sauver plus de vies.

Terra

Terra (NASA, 1999)
L'instrument canadien MOPITT est l'un des cinq instruments du satellite Terra. Il contribue à l'étude de la pollution de l'environnement en balayant continuellement l'atmosphère pour collecter sur une longue période des données sur les niveaux de monoxyde de carbone dans le monde.

Odin

Odin (Agence spatiale suédoise, 2001)
L'instrument canadien de spectrographie optique et d'imagerie dans l'infrarouge, OSIRIS, embarqué sur le satellite Odin mesure la concentration de l'ozone, des aérosols et du dioxyde d'azote dans la haute atmosphère.

CloudSat

CloudSat (NASA, 2006)
Ce satellite collecte des données sur la structure, la fréquence et le volume des nuages pour aider à mieux comprendre leur influence sur les conditions météorologiques. Le Canada participe à la mission depuis 1998 et collabore aux travaux scientifiques connexes.

THEMIS

THEMIS (NASA, 2007)
Cette mission vise à déterminer le mécanisme physique qui mène à la libération explosive d'énergie solaire des sous-orages. Les scientifiques canadiens participent à cette mission en permettant de surveiller en temps réel les manifestations visibles des sous-orages : les aurores boréales.

SMOS

SMOS (ESA, 2009)
Le satellite SMOS aide à mieux comprendre le cycle hydrologique de la Terre en cartographiant la salinité de surface des océans et en surveillant l'humidité des sols à l'échelle de la planète. Il sert aussi à l'étude de la cryosphère. Le Canada a investi dans cette mission et soutient l'exploitation scientifique des données produites.

Swarm

Swarm (ESA, 2013)
Cette mission mesure le champ magnétique de la Terre, généré par le noyau, le manteau, la croûte, les océans, l'ionosphère et la magnétosphère. En séparant les composantes du champ magnétique selon leur provenance, les scientifiques pourront mieux comprendre l'évolution de celui créé par le noyau. Le secteur spatial canadien a fourni la technologie nécessaire à la mission et nos scientifiques ont accès aux données.

Sentinel

Sentinel (ESA, 2014)
Il s'agit d'une famille de six missions de nouvelle génération du programme Copernicus qui porteront sur divers aspects de l'observation de la Terre. Le Canada participe à ces missions au titre de l'accord de coopération conclu avec l'ESA. Les utilisateurs canadiens jouissent ainsi d'un accès simplifié aux données des satellites Sentinel grâce à une passerelle de données spécialisée.

SMAP

Source : NASA/JPL-
Caltech/GSFC

SMAP (NASA, 2015)
La mission SMAP vise à cartographier l'humidité et l'état de gel/dégel des sols à l'échelle mondiale. Les capteurs du satellite scrutent la couche supérieure des sols (5 cm) et les données peuvent notamment être très utiles pour l'agriculture. Le Canada collabore au volet scientifique de la mission.

EarthCARE

EarthCARE (ESA/JAXA, 2019)
Le satellite EarthCARE fournira des données inédites aux scientifiques qui étudient les nuages, les aérosols et les rayonnements à un niveau de précision qui améliorera sensiblement notre compréhension de ces éléments très variables. Le Canada fournit un apport technologique et participera activement aux activités scientifiques avant et pendant la mission.

SWOT

SWOT (NASA, 2020)
La mission SWOT (pour Surface Water and Ocean Topography) sondera 90 % des lacs, des rivières et des océans pour dresser un portrait mondial de l'altimétrie des océans et des plans d'eau douce continentaux. Le Canada contribue à la mission sur le plan technologie et sera partenaire à part entière du groupe de travail scientifique de la mission.

Satellites internationaux (données et services accessibles)

Systèmes mondiaux de navigation par satellite

Les systèmes mondiaux de navigation par satellite fournissent des données de positionnement, de navigation et de synchronisation. Celui le plus utilisé par les Canadiens est le système mondial de positionnement (GPS) des États-Unis. Galileo de l'Union européenne, GLONASS de la Russie et COMPASS de la Chine sont d'autres systèmes similaires.

Satellites d'observation de la Terre

Les satellites d'observation de la Terre sont essentiels pour la surveillance de l'environnement, la météorologie, les interventions en cas de catastrophe, l'agriculture et de nombreuses autres applications qui peuvent améliorer la vie sur Terre. Un certain nombre de programmes et diverses technologies eixstent dans le monde. Le Canada retire un avantage de l'accès de plus en plus ouvert aux données de bon nombre de ces satellites.

Satellites de télécommunications

Les satellites de télécommunications du monde entier améliorent l'accès aux services de pointe nécessaires pour soutenir la concurrence dans l'économie mondiale du savoir.

Environnement

Surveiller les signes du changement climatique

Source (photo du littoral) : USGS Alaska Science Center.

Le saviez-vous?

L'instrument canadien OSIRIS mesure la couche d'ozone tous les jours depuis 2001. Selon les données quotidiennes, mensuelles et annuelles, la couche d'ozone s'est graduellement stabilisée depuis la signature du Protocole de Montréal de 1987 relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone, un des accords internationaux les plus fructueux à ce jour.

Le changement climatique est l'une des plus grandes menaces de notre époque. Certains des effets les plus alarmants se produisent dans l'Arctique, où la hausse des températures se répercute sur les écosystèmes et les collectivités. En améliorant nos connaissances sur les processus climatiques et leurs impacts, nous pourrons mieux modéliser et prédire le changement climatique. Les satellites constituent de précieux outils pour observer la Terre et l'atmosphère, sous les aspects suivants :

  • les ressources terrestres;
  • les glaciers et couverture de neige;
  • l'humidité du sol;
  • les processus océaniques;
  • les processus complexes de formation des nuages et des précipitations;
  • la concentration dans l'atmosphère de l'ozone, des aérosols, du monoxyde de carbone et d'autres molécules  importantes.

Les données satellite contribuent à la recherche, à l'échelle mondiale, sur ce phénomène planétaire et aux efforts pour le contrer.

Protéger nos écosystèmes

Le saviez-vous?

Dans le monde, plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à de l'eau potable. En recourant aux satellites, comme RADARSAT-2, il est possible de localiser et de gérer des sources d'eau souterraine.

Les écosystèmes de la planète sont essentiels à la vie que nous connaissons. Ils contribuent à certains de nos besoins fondamentaux tels que l'air pur, l'eau et la nourriture. Les satellites nous permettent de surveiller les changements que subissent les écosystèmes et, pour protéger ces derniers, d'utiliser les données fournies pour promouvoir l'utilisation responsable des terres et des ressources naturelles.

  • Surveiller la condition et la santé des forêts et des parcs nationaux.
  • Suivre l'évolution de l'état des terres agricoles.
  • Cartographier les caractéristiques géologiques et déterminer les impacts environnementaux de l'exploitation minière.
  • Localiser et gérer les ressources hydriques, dont les eaux souterraines.
  • Suivre l'évolution des zones côtières, des milieux humides et des habitats fauniques du Canada.

Les satellites nous aident également à comprendre et à protéger la biodiversité canadienne : les techniques de télédétection nous fournissent des données essentielles sur la faune et les habitats, et des dispositifs GPS sont utilisés pour suivre les déplacements de diverses espèces.

Mesurer la pollution

Le saviez-vous?

La fumée produite par un feu de forêt fait grimper la quantité de monoxyde de carbone (CO) dans l'atmosphère, ce qui nuit à la qualité de l'air, près du lieu de l'incendie, mais aussi plus loin en raison de la propagation du CO. Par exemple, l'instrument canadien de mesure de la pollution dans la troposphère, MOPITT, a mesuré le CO produit par les importants feux de forêt dans le nord du Canada en juin et juillet 2015 à mesure qu'il se propageait ailleurs au Canada et aux États-Unis.

Les satellites aident les experts à surveiller et à étudier la qualité de l'air, de l'eau et des sols dans le cadre de divers programmes de gestion des polluants et de réduction des déchets toxiques nocifs pour l'environnement et les Canadiens.

Utilisés pour détecter la pollution des eaux et des terres, les satellites peuvent repérer des déversements d'hydrocarbures ou encore des zones contaminées par des activités minières.

Ils permettent aussi de mesurer la pollution atmosphérique. De l'espace, il nous est possible, par exemple, de collecter des données sur la répartition du monoxyde de carbone à l'échelle de la planète et de distinguer les sources de pollution naturelles de celles attribuables à l'activité humaine.