Nouvelles d'OSIRIS-REx

L'altimètre laser canadien OSIRIS-REx cartographie des sites d'échantillonnage potentiels et complète un relevé topographique en 3D de l'astéroïde Bennu

Ces images détaillées de quatre sites d'échantillonnage potentiels sur l'astéroïde Bennu (avec blocs rocheux, cratères et autres caractéristiques géologiques) sont fondées sur une série de mesures prises par l'altimètre laser OSIRIS-REx (instrument OLA), l'instrument laser canadien à bord de la sonde spatiale de la NASA, OSIRIS-REx.
Image : Michael Daly, Centre for Research in Earth and Space Science, Université York
(Sources : NASA/Université de l'Arizona/Agence spatiale canadienne/Université York/MDA.)

Installé à bord de la sonde spatiale de la NASA, OSIRIS-REx, un laser fabriqué au Canada a produit des cartes topographiques haute résolution des quatre sites sur l'astéroïde Bennu que les scientifiques de la mission ont identifiés comme candidats pour le prélèvement d'un échantillon.

L'altimètre laser OSIRIS-REx, ou instrument OLA, est doté de deux lasers qui ont balayé la surface de l'astéroïde pour produire des images détaillées des blocs rocheux, des cratères et d'autres caractéristiques géologiques à chacun des quatre sites. Ces cartes seront essentielles pour aider les scientifiques de la mission à choisir les sites candidats d'environ 10 mètres de largeur les plus sécuritaires et les plus intéressants sur le plan scientifique. Ces sites sont connus sous les noms suivants : Nightingale (Rossignol), Kingfisher (Martin-pêcheur), Osprey (Balbuzard pêcheur) et Sandpiper (Bécasseau).

Les résultats haute résolution de l'instrument OLA découlent de l'activation du laser à faible énergie de l'instrument au début de . Ce laser est conçu de façon à émettre 10 000 impulsions laser par seconde vers l'astéroïde Bennu et ce, à moins de 1 km de la surface de celui-ci.

Au cours des phases précédentes de la mission, le laser à haute énergie de l'instrument OLA, qui émet 100 impulsions par seconde à de plus grandes distances, a permis de recueillir des données qui ont rendu possible la création de la première carte 3D au lidar de l'astéroïde Bennu en avril.

En juin, ce même laser a permis d'effectuer environ neuf millions de mesures supplémentaires pour terminer le relevé complet de l'astéroïde et ainsi produire la première carte topographique complète de celui-ci.

Cette carte 3D de la topographie de l'astéroïde Bennu est le produit d'environ 20 millions de mesures effectuées par l'instrument OLA, la contribution de l'Agence spatiale canadienne à la mission internationale de retour d'échantillon. Les couleurs représentent la distance par rapport au centre de l'astéroïde : les zones bleues foncées se situent environ 60 mètres plus bas que les sommets de couleur rouge. La résolution de ce modèle est d'environ une mesure par mètre.
Image : Michael Daly, Centre for Research in Earth and Space Science, Université York
(Sources : NASA/Université de l'Arizona/Agence spatiale canadienne/Université York/MDA.)

Les scientifiques de la mission sont d'avis que les volumes importants de données obtenues à l'aide du laser à faible énergie de l'instrument OLA – de l'ordre de plusieurs milliards de mesures – rendront possible la création d'une nouvelle carte haute résolution (un point de donnée par 7 centimètres) offrant un niveau de détail sans précédent pour toute la surface de l'astéroïde.

Les cartes haute résolution des quatre sites d'échantillonnage potentiels, comme celle du site Sandpiper (Bécasseau) ci après, permettront aux scientifiques de la mission OSIRIS-REx :

  • d'évaluer la sécurité et l'accessibilité de chaque région;
  • de localiser les points de repère qui faciliteront la navigation de la sonde spatiale pour le prélèvement d'échantillons;
  • de cerner les zones de matières à grain fin compatibles avec le dispositif d'échantillonnage de la sonde OSIRIS-REx.

La même région de l'astéroïde Bennu – un site d'échantillonnage potentiel connu sous le nom de Sandpiper (Bécasseau) – a fait l'objet de mesures à l'aide de chacun des lasers de l'instrument OLA. Le laser à haute énergie a permis d'effectuer des mesures à une distance de 5 kilomètres (image dans le coin supérieur droit), tandis que le laser à faible énergie a permis de produire une image des blocs rocheux et des cratères depuis une distance de seulement 700 mètres (image dans le coin inférieur droit).
Image : Michael Daly, Centre for Research in Earth and Space Science, Université York
(Sources : NASA/Université de l'Arizona/Agence spatiale canadienne/Université York/MDA.)

Le laser à faible énergie de l'instrument OLA continuera de fonctionner en tandem avec d'autres instruments à bord de la sonde spatiale afin de recueillir des données essentielles sur la surface de l'astéroïde. Un site primaire et un site de remplacement seront annoncés en . La sonde spatiale devrait commencer les répétitions de ses manœuvres en vue de l'échantillonnage au début de .

Pour obtenir des mises à jour sur la mission OSIRIS-REx, veuillez suivre l'Agence spatiale canadienne sur les médias sociaux.

Première carte 3D de l'astéroïde Bennu produite avec OLA, le lidar canadien

Image : Michael Daly, Centre for Research in Earth and Space Science, Université York
(Sources : NASA/Université de l'Arizona/ASC/Université York/MDA.)

Cet aperçu de Bennu aux couleurs vives est la première carte lidar 3D produite depuis l'arrivée de la sonde spatiale OSIRIS-REx près de l'astéroïde en .

Cette représentation en trois dimensions de la forme de l'astéroïde est basée sur des données collectées par l'altimètre laser canadien d'OSIRIS-REx, l'instrument OLA.

Pour créer l'image, il a fallu plus de 11 millions d'impulsions laser de l'instrument OLA entre les et , réalisées quand OSIRIS-REx est passé à moins de deux kilomètres de la surface rocheuse de l'astéroïde.

Les couleurs représentent la distance par rapport au centre de Bennu : les zones bleues foncées se situent environ 60 mètres plus bas que les sommets de couleur rouge. Certaines parties de l'astéroïde n'ont pas encore été mesurées, d'où l'absence de couleur à ces endroits.

Tout au long de , l'instrument OLA prendra près d'un milliard de mesures de plus pour produire la toute première carte 3D à haute résolution d'un géocroiseur avec un lidar. Les données recueillies par l'altimètre de fabrication canadienne seront essentielles pour déterminer un site d'échantillonnage approprié.

L'altimètre laser canadien OLA balaie la surface de l'astéroïde Bennu

Cette image de composite de Bennu a été créée avec 12 images prises par l'imageur PolyCam de la sonde spatiale OSIRIS-REx à une distance de 24 kilomètres. (Source : NASA/Goddard/Université de l'Arizona.)

Le , après avoir parcouru deux milliards de kilomètres pendant deux ans, la sonde spatiale OSIRIS-REx est enfin arrivée à destination : l'astéroïde Bennu.

Le lendemain, l'altimètre laser d'OSIRIS-REx (OLA) du Canada a commencé le travail de la phase préliminaire de sondage. C'est la première fois que des données sur un astéroïde sont collectées avec un lidar à balayage!  

Après le premier balayage, l'instrument OLA a été vérifié par l'équipe responsable. L'examen complet effectué a révélé qu'il fonctionnait comme prévu.

Il faudra environ un an pour mesurer avec des rayons laser (faisceaux lumineux concentrés) toute la surface de Bennu afin d'en déterminer la forme. La carte en trois dimensions créée aidera les scientifiques à sélectionner un site d'échantillonnage de grande valeur scientifique et facile d'accès.

Pendant le reste de la phase préliminaire, l'engin spatial doit survoler le pôle Nord, la zone équatoriale et le pôle Sud de Bennu à une distance de sept kilomètres. Lors des phases suivantes de la mission, OSIRIS-REx se rapprochera de la surface de l'astéroïde jusqu'à ce qu'elle soit assez près, en , pour prélever un échantillon.

Cet échantillon qui sera rapporté sur Terre en pourrait contenir jusqu'à deux kilos de matière. Le Canada en recevra une partie, que des scientifiques canadiens pourront l'étudier pour aider à lever le voile sur certains des mystères de la formation du Système solaire.

OSIRIS-REx se rapproche de Bennu et entreprend sa phase d'approche avec le premier cliché de l'astéroïde

La première image de Bennu, que l'on aperçoit ici sous la forme d'un petit point lumineux, a été captée par la sonde OSIRIS-REx à une distance de 2,2 millions de kilomètres. Tout au long de sa phase d'approche, OSIRIS-REx réduira graduellement la distance qui la sépare de l'astéroïde et enverra d'autres images en direction de la Terre. (Source : NASA.)

Après avoir voyagé pendant presque deux ans en direction de l'astéroïde Bennu, la sonde spatiale OSIRIS-REx a officiellement amorcé sa phase d'approche.

Le , la NASA a diffusé la première image de Bennu, prise à une distance de 2,2 millions de kilomètres, soit six fois la distance qui sépare la Terre et la Lune.

Au cours des quatre prochains mois, OSIRIS-REx se rapprochera davantage de Bennu et enverra d'autres images de l'astéroïde en direction de la Terre.

La sonde spatial entreprendra le volet scientifique de sa mission en . Pendant environ un an, l'altimètre laser canadien d'OSIRIS-REx (OLA) cartographiera la surface de Bennu afin de créer une carte 3D qui aidera les scientifiques à choisir un site d'échantillonnage.

OSIRIS-REx constitue la première participation du Canada à une mission de retour d'échantillon d'un astéroïde. Pour avoir fourni l'instrument OLA, le Canada recevra une portion de l'échantillon d'astéroïde recueilli et pourra ainsi réaliser des travaux scientifiques pendant plusieurs générations.

Score parfait d'OSIRIS-REx à la première vérification des instruments!

OSIRIS-REx

Source : NASA/Goddard.

Près de deux semaines après le lancement d'OSIRIS-REx, les cinq instruments scientifiques embarqués, dont l'instrument OLA du Canada, ont été mis en marche et utilisés pour la première fois, étape cruciale visant à confirmer que l'engin spatial a résisté aux rigueurs du lancement. La première vérification des instruments s'est déroulée à la perfection!

Selon les données transmises, la sonde spatiale et ses instruments sont en bon état. Les séquences d'essai de l'instrument OLA ont eu lieu les 19 et 21 septembre, au cours desquelles les deux lasers ont envoyé des impulsions.

Les instruments d'OSIRIS-REx seront mis en marche tous les six mois pendant son voyage vers l'astéroïde Bennu. La sonde spatiale devrait arriver à sa destination en 2018.

Avec l'aimable autorisation de la NASA.

Le suiveur stellaire d'OSIRIS-REx sous une bonne étoile!

OSIRIS-REx

Source : NASA.

Quatre jours seulement après son lancement, OSIRIS-REx a pris sa première photo à l'aide de son suiveur stellaire, un appareil photo de navigation, ce qui confirme qu'il fonctionne bien. Autrefois, les navigateurs se fiaient aux étoiles pour se guider. C'est ce que fait OSIRIS-REx avec le suiveur stellaire : l'appareil prend des photos des étoiles, qui sont comparées aux données d'un catalogue informatisé, ce qui permet d'indiquer l'attitude (l'orientation) de la sonde spatiale aux systèmes de navigation.

Il faudra deux ans pour OSIRIS-REx, à une vitesse d'environ 19 800 km/h, pour atteindre l'astéroïde primitif Bennu. Après avoir longuement étudié Bennu, OSIRIS-REx prélèvera un échantillon qui sera rapporté sur Terre pour que les scientifiques puissent mieux comprendre la formation de notre système solaire, qui remonte à plus de 4,5 milliards d'années.

Lancement d'OSIRIS-REx!

Décollage de la fusée d'OSIRIS-REx

Source : NASA/Joel Kowsky.

L'Agence spatiale canadienne est partie à la rencontre d'un astéroïde pour la première fois, dans le cadre de la mission OSIRIS-REx de la NASA, lancée depuis la base aérienne du cap Canaveral, en Floride, le 8 septembre 2016 à 19 h 05 (HAE).

Il faudra deux ans à OSIRIS-REx pour atteindre Bennu. L'échantillon prélevé à la surface de l'astéroïde reviendra sur Terre en 2023.

La fusée OSIRIS-REx est presque prête!

Source : NASA.

La fusée Atlas V de la société United Launch Alliance qui propulsera l'engin spatial OSIRIS-REx vers Bennu est maintenant sur la plateforme de lancement à la base aérienne du cap Canaveral, en Floride. Le lancement d'OSIRIS-REx est prévu pour le 8 septembre 2016 à 19 h 05 (HAE) (16 h 05 [HAP]).

Destination Bennu : Deux semaines avant le lancement!

Animation du décollage d'une fusée Atlas V

Cette animation montre comment la fusée Atlas V sera lancée : mise à feu, décollage, éloignement de la Terre, détachement du propulseur à poudre, mise à feu de deux étages supérieurs de Centaur et enfin détachement de Centaur. La coiffe de protection de la charge utile s'ouvrira et l'engin OSIRIS-REx se séparera de la fusée, déploiera ses panneaux solaires et entamera son voyage de deux ans vers Bennu. (Source : Goddard Space Flight Center de la NASA.)

La fusée Atlas V qui lancera la sonde OSIRIS-REx à destination de l'astéroïde Bennu est en cours d'assemblage au Centre spatial Kennedy de la NASA. Le lancement d'OSIRIS-REx est prévu le 8 septembre 2016 à 19 h 05 HAE (16 h 05 HAP). La sonde s'élancera de la station des forces aériennes de Cap Canaveral, en Floride. La fenêtre de lancement de cette mission est de 34 jours.

Mission à destination de Bennu : le 13 septembre, rencontrez les Canadiens derrière la mission d'échantillonnage OSIRIS-REx de la NASA

Un astéroïde dans la mire d'un système canadien

Source : NASA.

Le 8 septembre 2016, une fusée Atlas V décollera du Centre spatial Kennedy au cap Canaveral, en Floride, pour envoyer la sonde robotisée OSIRIS-REx dans un voyage d'une durée de sept ans pour rapporter sur Terre un morceau de l'astéroïde Bennu.

OSIRIS-REx vise à trouver la réponse à certaines des questions les plus fondamentales de l'humanité… D'où venons-nous? Quel est notre destin? Comme les astéroïdes sont les résidus de la formation des planètes, Bennu pourrait receler des indices des plus intéressants des prémices de notre système solaire. D'une largeur de 500 mètres, Bennu est aussi l'un des corps célestes qui pose la plus grande menace pour l'humanité, car le risque qu'il percute la Terre à la fin du 22e siècle est assez élevé.

OSIRIS-REx sondera les propriétés physiques et chimiques de Bennu, et recueillera des renseignements cruciaux visant à déterminer sa trajectoire exacte. Le laser de fabrication canadienne de l'engin spatial – le plus perfectionné jamais envoyé dans l'espace – cartographiera l'astéroïde en 3D pour repérer les meilleurs sites où prélever l'échantillon qui reviendra sur Terre en 2024.

Le mardi 13 septembre 2016, venez assister à une soirée organisée par l'Agence spatiale canadienne et le Musée royal de l'Ontario et rencontrez les scientifiques et les ingénieurs qui ont travaillé sur la mission OSIRIS-REx. Quelques jours seulement après le lancement de la sonde spatiale, ils sont de retour au Canada et ils viendront vous parler de la mission et de la contribution canadienne.

Conférenciers :
Dr Mike Daly, l'Université York
Imran Aslam, MDA
Dr Tim Haltigin, l'Agence spatiale canadienne

Panélistes :
Dr Ed Cloutis, l'Université de Winnipeg
Jim Freemantle, l'Université York
Dr Rebecca Ghent, l'Université de Toronto
Dr Kim Tait, Musée royal de l'Ontario

Modératrice : Ziya Tong, coanimatrice de l'émission Daily Planet du Discovery Channel.

Un astéroïde dans la mire d'un système canadien de cartographie par laser

Un technicien prépare l'instrument OLA

Source : NASA/Goddard Space Flight Center/Debora McCallum.

L'Agence spatiale canadienne (ASC) a livré sa contribution à la mission OSIRIS-REx de la NASA : l'altimètre laser canadien OLA.

OSIRIS-REx étudiera Bennu, un astéroïde susceptible d'entrer en collision avec la Terre vers la fin du 22e siècle. Il s'agit de la première participation du Canada à une mission internationale visant à rapporter un échantillon d'astéroïde sur Terre.

L'instrument OLA est un système sophistiqué de cartographie par laser construit pour l'ASC par la société MacDonald, Dettwiler and Associates Ltd. et son partenaire Optech. Il permettra la création de cartes tridimensionnelles inédites de Bennu, qui aideront la sélection d'un site pour le prélèvement d'un échantillon.

Pour sa contribution, l'Agence recevra une portion de l'échantillon rapporté, qui pourra être étudié par des scientifiques canadiens.

OLA est arrivé dans les installations de Lockheed Martin Space Systems, près de Denver, au Colorado. Au cours des prochains mois, il sera intégré au vaisseau, qui fera l'objet de tests en vue de son lancement en septembre 2016.

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