Destination : Bennu

OSIRIS-REx

Pourquoi cet astéroïde en particulier?

L'astéroïde ciblé par OSIRIS-REx, Bennu, a été choisi en raison de sa composition, de sa taille et de sa proximité par rapport à la Terre.

Bennu appartient à un groupe d'astéroïdes qui sont considérés comme étant anciens et assez rares (dits de type B). Il serait riche en carbone, raison pour laquelle il est assez foncé (il ne reflète que 3 % de la lumière). Les scientifiques pensent aussi que Bennu contient des composés organiques ainsi que des minéraux argileux qui renferment de l'eau.

Bennu est demeuré assez inchangé depuis 4,5 milliards d'années. Il est constitué de pierres et de cailloux résiduels suivant la formation des planètes. Comme un témoin du passé cosmique, Bennu peut donc nous fournir une foule de renseignements sur les débuts du système solaire. L'équipe chargée de la mission espère trouver des molécules organiques sur Bennu comme celles qui pourraient être à l'origine de la vie sur Terre.

D'un diamètre de près de 500 mètres, Bennu fait le tour du Soleil en 1,2 an environ. L'orbite elliptique de l'astéroïde, qui passe entre Vénus et Mars, croise l'orbite de la Terre tous les six ans : Bennu est ainsi non seulement une cible accessible pour une mission de retour d'échantillon, mais aussi un astéroïde à surveiller.

Bennu pourrait-il frapper la Terre?

Parmi les quelque 500 000 astéroïdes et 9 000 géocroiseurs répertoriés, Bennu est l'un de ceux qui représentent la plus grande menace pour l'humanité (anglais seulement) : il y a une chance sur 2 700 qu'il frappe la Terre en 2182. L'un des objectifs d'OSIRIS-REx est de mieux comprendre l'orbite et la composition de Bennu, ce qui nous permettra d'en savoir davantage sur le moment où il pourrait entrer en collision avec la Terre.

D'où Bennu tient-il son nom?

Jusqu'à tout récemment, Bennu était désigné par son numéro de catalogue officiel, soit le géocroiseur (NEO 101955) 1999 RQ36. En 2013, un élève de troisième année, Michael Puzio, garçon de neuf ans de la Caroline du Nord, aux États-Unis, a gagné un concours international visant à donner un nom plus attrayant à l'astéroïde. Il a suggéré ce nom parce qu'il trouvait que le bras robotisé et les panneaux solaires de la sonde spatiale ressemblaient au cou et aux ailes de Bénou, divinité égyptienne souvent représentée sous la forme d'un héron.