La mission vers Mars de Nozomi

Bannière du satellite Nozomi

Lancement : 3 juillet 1998 (4 juillet au Japon)
État : inactif depuis avril 2002

Logo de la mission Analyseur de plasma thermique (TPA). (Source : Agence d'exploration aérospatiale japonaise)

Image de la Lune prise le 24 septembre 1998 par la caméra imageuse de Mars. (Source : ISAS)

L'Analyseur de plasma thermique (TPA), de fabrication canadienne, était l'un des quatorze instruments embarqués à bord du satellite japonais Nozomi, lancé le 3 juillet 1998 (4 juillet au Japon) dans le cadre d'une mission destinée à étudier l'atmosphère martienne et son interaction avec le vent solaire. Le satellite a effectué un trajet chaotique, et le 10 décembre 2003, les scientifiques japonais ont annoncé officiellement l'incapacité de placer Nozomi en orbite autour de Mars. La mission de Nozomi maintenant annulée, l'engin continuera de graviter sans danger autour du Soleil.

Les chercheurs principaux ayant travaillé au projet TPA sont Messieurs Andrew Yau et Greg Garbe de l'Université de Calgary. Cette première mission interplanétaire du Canada était parrainée par l'Institut des sciences spatiales et astronautiques du Japon tandis que les instruments étaient fournis par le Canada, le Japon, la Suède, l'Allemagne et les États-Unis. La participation du Canada à cette mission devait assurer aux chercheurs canadiens l'accès à toutes les données recueillies dans le cadre des autres expériences réalisées à bord de Nozomi.

Le TPA a été conçu pour recueillir des données sur les particules de très faible énergie ainsi que sur les gaz. Ces données devaient fournir des informations essentielles à la compréhension de la composition de l'atmosphère martienne et de son origine. L'instrument comprenait un capteur monté au bout d'un mât ainsi qu'un ordinateur à l'intérieur du satellite. Une fois sur l'orbite de Mars, le mât devait être déployé pour que le capteur puisse fonctionner sans subir d'interférence du satellite.

En avril 2002, Nozomi a subi les effets d'une violente éruption solaire qui a causé un court-circuit d'un sous-système du satellite et qui a rendu irréalisable l'insertion du satellite sur l'orbite de Mars. Bien que la perte du TPA soit décevante pour la communauté scientifique canadienne, cette mission a pavé la voie à de futures collaborations entre le Canada et différents partenaires à l'échelle internationale et a rendu possible la réalisation d'autres projets, actuellement en cours, pour l'exploration du système solaire.

La caméra imageuse de Mars (MIC) a envoyé des images que l'on peut regarder sur le site Internet de l'Institut de science spatiale et d'astronautique (ISAS) à l'adresse suivante : www.stp.isas.jaxa.jp/nozomi/MIC/MIC_e.html (anglais seulement). Ces images comprennent la première image d'un ensemble Terre-Lune ainsi qu'une image de la partie cachée de la Lune.