MOST - Un satellite miniature pour percer les mystères de l'Univers

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Lancement : 30 juin 2003
État : actif

Construction de microsatellites de prochaine génération

Le projet MOST de l'Agence spatiale canadienne (ASC) fait l'objet d'un partenariat scientifique visant à construire un satellite spatial, le plus petit au monde, qui pourra déterminer l'âge d'étoiles de notre galaxie et peut-être même percer certains des mystères de l'Univers.

Sous l'égide de la Direction générale des sciences spatiales de l'ASC, les équipes du projet MOST s'occuperont de la conception, de la construction et de la surveillance du microsatellite, qui sera en orbite à 800 kilomètres d'altitude et qui permettra aux scientifiques de recueillir des données stellaires 24 heures par jour.

Le minuscule engin, qui pèsera seulement 60 kilogrammes, transportera un télescope de grande précision ayant le diamètre d'une assiette. Cet instrument mesurera l'oscillation de l'intensité de la lumière produite par les étoiles afin de déterminer leur composition et leur âge. Les jeunes étoiles contiennent plus d'hydrogène que d'hélium. Or, les ondes sonores traversent l'hydrogène plus rapidement que l'hélium, qui est plus lourd. Ces ondes créent des pulsations à la surface des étoiles et modifient ainsi l'intensité de la lumière émise. Le télescope embarqué peut mesurer les oscillations de cette intensité, ce qui permet d'estimer l'âge des étoiles.

Le satellite MOST se distingue non seulement par sa petite taille, mais aussi par le fait qu'il permet d'effectuer des mesures stellaires à partir de l'espace. Jusqu'à présent, les scientifiques utilisaient de coûteux télescopes terrestres pour mener leurs recherches. Comme ces instruments subissaient les effets de la distorsion de l'atmosphère et de la rotation du globe, le cycle jour-nuit n'autorisait que l'observation partielle des étoiles. Le télescope installé à bord du satellite MOST pourra voir une étoile donnée en tout temps pendant une période allant jusqu'à sept semaines, et l'on pourra télécharger les données aux stations terriennes situées à l'Université de la Colombie-Britannique et à l'Université de Toronto. L'instrument sera monté sur une plateforme ayant à peu près les dimensions d'une valise. Si l'on peut utiliser un si petit satellite pour porter un télescope spatial, c'est grâce à la nouvelle technologie des gyroscopes légers de Dynacon qui corrige le mouvement oscillatoire de l'engin et contrôle avec précision sa ligne de visée.

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La société Dynacon Enterprises Limited, de Toronto, est l'entrepreneur principal travaillant à l'exécution du projet MOST. Parmi les autres partenaires clés, on compte l'Université de la Colombie-Britannique, l'University of Toronto Institute for Aerospace Studies (UTIAS), le Centre for Research in Earth and Space Technology (CRESTech) de Toronto, la Radio Amateur Satellite Corporation (AMSAT), regroupant des sections canadiennes et américaines, AeroAstro Inc. d'Ashburn, en Virginie, Spectral Applied Research, Routes AstroEngineering, la Société royale d'astronomie du Canada et une équipe de scientifiques-conseils venant de différentes régions du Canada et des États-Unis. Tous sont sous la direction du chercheur principal, M. Jaymie Matthews, du Département de physique et d'astronomie de l'Université de la Colombie-Britannique.

Le Canada est déjà reconnu comme un chef de file dans l'étude des pulsations et de la microvariabilité de l'intensité lumineuse des étoiles. Le projet MOST, qui s'appuie sur ce savoir-faire, contribuera à accroître les connaissances sur l'Univers et à trouver des réponses à des questions fondamentales sur sa nature que les scientifiques et le commun des mortels se posent depuis les débuts de l'humanité.