Le Canada et le télescope spatial James Webb

À propos du télescope spatial James Webb

  • Buts de la mission : chercher les toutes premières étoiles et galaxies qui se sont formées, tracer l'évolution des galaxies, étudier la formation d'étoiles et de planètes dans l'univers aujourd'hui et chercher des formes de vie dans l'univers.
  • Lancement : octobre 2018 à bord d'une fusée Ariane 5 ECA à partir du Centre spatial européen situé près de Kourou, en Guyane française.
  • Destination : en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre au deuxième point de stabilité gravitationnelle de Lagrange (L2), à quatre fois la distance Terre-Lune.
  • Durée de la mission : minimum de 5 ans, objectif de 10 ans.
  • Instruments scientifiques : 1. l'instrument pour l'infrarouge moyen (MIRI), fourni par le Consortium européen avec l'Agence spatiale européenne (ESA) et par le Jet Propulsion Laboratory (JPL) de la NASA; 2. la caméra dans le proche infrarouge (NIRCam), fournie par l'Université de l'Arizona; 3. le spectrographe dans le proche infrarouge (NIRSpec), fourni par l'ESA, avec des composantes provenant du Centre de vol spatial Goddard de la NASA; et 4. le détecteur de guidage de précision (FGS) et l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS) (FGS/NIRISS) fournis par l'Agence spatiale canadienne.
  • Taille de l'écran solaire : 21,2 m x 14,2 m, environ la taille d'un court de tennis.
  • Miroir primaire : 6,5 mètres de diamètre, composé de 18 segments hexagonaux, chacun recouvert d'une couche d'or d'épaisseur microscopique afin de maximiser la lumière infrarouge. Masse totale : 705 kg. Il est sept fois plus grand que celui du télescope spatial Hubble. Le miroir mesure plus de deux étages de hauteur, mais il est conçu de façon à se plier à l'intérieur de la fusée qui lancera le télescope. Le miroir s'ouvrira ensuite comme une fleur une fois qu'il sera arrivé dans l'espace.
  • Masse : environ 6 500 kg
  • Température de fonctionnement : environ 40 °Kelvin (-233 degrés Celsius)
  • Partenaires : la NASA, l'Agence spatiale européenne (ESA) et l'Agence spatiale canadienne (ASC).

Le Canada et le télescope Webb

  • Contribution de l'Agence spatiale canadienne : un instrument « deux en un » composé du détecteur de guidage de précision (FGS) et de l'imageur dans le proche infrarouge et spectrographe sans fente (NIRISS).
  • FGS : l'appareil de guidage du télescope spatial James Webb, qui permettra au télescope de déterminer sa position, de placer ses cibles célestes avec précision pour ses instruments et de rester pointé correctement.
  • NIRISS : cet instrument aura des capacités uniques lui permettant de découvrir les objets les plus lointains, ainsi que de découvrir et de caractériser des planètes dans d'autres systèmes solaires.
  • Emplacement dans le télescope : à l'intérieur du module ISIM (Integrated Science Instrument Module), juste derrière le miroir primaire vertical du télescope.
  • Taille : 80 kg, 0,76 m x 1,2 m x 0,7 m – environ la taille d'une cuisinière
  • Entrepreneur principal : COM DEV International à Ottawa et à Cambridge (Ontario)
  • Chercheurs principaux : John Hutchings Ph. D. du Conseil national de recherches du Canada et René Doyon Ph. D., professeur de physique à l'Université de Montréal.
  • Les membres de l'équipe scientifique proviennent : de COM DEV, du Conseil national de recherches du Canada, de l'Université Saint Mary's, de l'Institut des sciences du télescope spatial (STScI), de l'École polytechnique fédérale de Zurich (ETH Zurich), de l'Université de Montréal, de l'Université de Rochester et de l'Université de Toronto.
  • Investissement de l'Agence spatiale canadienne : 146 millions $ sur 10 ans pour la conception, la construction et le soutien scientifique de l'instrument FGS-NIRISS.