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Rapport d'étape sur les grands projets de l'État (GPE)

Rapport sur le rendement ministériel 2004-2005

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RADARSAT-1

Description

RADARSAT-1, premier satellite canadien d'observation de la Terre, est le seul satellite de télédétection civil entièrement opérationnel équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR). Contrairement aux satellites optiques, il est capable de prendre des images de jour comme de nuit, dans toutes les conditions météorologiques, sans égard au couvert nuageux, à la fumée, au brouillard et à l'obscurité. Lancé en novembre 1995, RADARSAT-1 devait avoir une vie utile de cinq ans en fournissant des données de grande qualité en temps utile à RADARSAT International (RSI), une succursale à part entière de MacDonald Dettwiller and Associates (MDA), ainsi qu'aux partenaires du projet (ministères fédéraux et provinciaux, la NASA et la " U.S. National Oceanic and Atmospheric Administration "). RADARSAT-1 en est rendu à sa dixième année d'exploitation et continue d'afficher une remarquable fiabilité opérationnelle de 96 p. 100.

RADARSAT-1 acquiert des images de haute qualité de la Terre. Il assure la couverture quasi complète du Canada toutes les 72 heures et de l'Arctique toutes les 24 heures. Il a démontré sa valeur en recueillant les données nécessaires à la gestion efficace des ressources (notamment dans les domaines de la pêche, de la navigation, de l'exploration pétrolière et gazière, du forage en haute mer et de la cartographie) de même qu'à la gestion des catastrophes et à la surveillance des glaces, des océans, de l'environnement, de l'Arctique et de la haute mer.

Ministère directeur et ministères participants

Ministère directeur : Agence spatiale canadienne
Autorité contractante : Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Ministères participants : Environnement Canada
Ressources naturelles Canada (Centre canadien de télédétection)

Entrepreneur principal et principaux sous-traitants

Entrepreneur principal :

- EMS Technologies


- Sainte-Anne-de-Bellevue, Québec
Principaux sous-traitants :

- MacDonald Dettwiler & Associates (MDA)
- SED Systems
- EMS Technologies
- COM DEV
- Lockheed Martin


- Richmond, Colombie-Britannique
- Saskatoon, Saskatchewan
- Ottawa, Ontario
- Cambridge, Ontario
- Montréal, Québec
Autres entrepreneurs :

- Ball Aerospace
- RADARSAT International (RSI)


- Boulder, Colorado
- Richmond, Colombie-Britannique

Principaux jalons

Les principaux jalons du grand projet de l'État RADARSAT-1 ont maintenant été atteints.

Principaux jalons Date
Études préliminaires Achevé
Faisabilité et définition de concept Achevé
Définition des besoins en systèmes et définition préliminaire Achevé
Développement et essais jusqu'à l'étape de revue des essais de qualification Achevé
Fabrication des prototypes de vol des sous-systèmes jusqu'à la phase d'essai de réception des sous-systèmes Achevé
Assemblage et intégration des sous-systèmes jusqu'à la revue d'aptitude au vol, et activités d'après -lancement et de mise en service jusqu'à la réception du système Achevé
- Première mission antarctique
- Deuxième mission antarctique
- Exploitation au cours de la vie utile initiale de cinq ans
Achevé
Achevé
Achevé
Exploitation du satellite Avril 1996 à
septembre 2006

Rapport d'étape et explication des écarts

Le projet RADARSAT-1 a obtenu l'approbation effective en mars 1991. Le satellite a été lancé en novembre 1995 et son exploitation a commencé en avril 1996. Le système initial comprenait les stations de réception des données de radar à synthèse d'ouverture (SAR) qui se trouvent à Prince-Albert (Saskatchewan), à Gatineau (Québec) et à Fairbanks (Alaska). L'ASC et RADARSAT International Inc. (RSI) ont depuis conclu des accords avec des stations du réseau en Australie (Alice Springs et Hobart), en Norvège, au Royaume-Uni, à Singapour, en Chine, en Corée du Sud, en Arabie Saoudite, en Thaïlande, au Japon, à Puerto Rico, au Brésil, en Argentine, en Turquie, à Taiwan, en Malaisie, aux États-Unis (Miami), à Moscou et au Kazakhstan (2 stations). On a également conclu des ententes concernant cinq stations transportables aux Etats-Unis, une station transportable en France et une en Italie pour la réception directe des données RADARSAT-1. D'autres stations devraient se joindre au réseau RADARSAT-1 qui est en pleine expansion.

L'exploitation courante de RADARSAT-1 a commencé en avril 1996 après une période de mise en service. À la fin de mars 2005, 204 531 demandes d'utilisateurs RADARSAT 1 avaient été planifiées, et quelque 362 910 minutes de données (SAR) avaient été recueillies sur plus de 49 095 orbites. Le système continue d'afficher un rendement moyen de 96 p. 100. Sa clientèle mondiale compte plus de 600 utilisateurs commerciaux et gouvernementaux répartis dans une soixantaine de pays.

Parmi les améliorations opérationnelles apportées au satellite RADARSAT-1, on compte l'installation d'un nouveau système de commande d'attitude qui permet de contourner les volants d'inertie défaillants. En ce qui concerne les améliorations apportées au Bureau de gestion de la mission (BGM), il est désormais possible d'avoir accès aux services des bureaux de commande et de transférer les fichiers opérationnels par Internet (au lieu d'un lien relais de trames), ce qui réduit considérablement les coûts et améliore le temps de réponse des bureaux de commande. Un nouveau système de sauvegarde peu coûteux a été mis en oeuvre. Ce système, qui exploite un serveur fonctionnant sur Linux et équipé de disques durs amovibles, remplace donc l'ancien système de sauvegarde manuelle à ruban magnétique exaoctets, jugé désuet et trop lent.

Suite aux intenses activités internes de conception de logiciels, les améliorations opérationnelles suivantes ont été apportées au système du Bureau de gestion de la mission (BGM) : (i) achèvement de l'intégration du Système d'information sur les pertes de données (DLIS) au Catalogue des bandes d'images (ISC) afin de permettre au client de mieux voir les données manquantes; (ii) introduction d'une nouvelle stratégie de planification concernant l'enregistreur de bord (OBR) et ajout d'outils au BGM pour mieux utiliser les ressources de l'enregistreur de bord (selon les statistiques, environ 25 p. 100 de plus de données utiles peuvent maintenant être stockées dans l'OBR); (iii) ajout de nouvelles fonctions au système du BGM permettant l'adjonction de nombreuses autres stations au réseau de RADARSAT-1 et ce, bien au-delà du maximum de 26 stations permises par l'ancien système. À l'instar des serveurs des bureaux de commande de RSI et du SCG, les serveurs des bureaux de commande de la station ASF et du MCS ont été mis à niveau (ajout de composantes matérielles et de nouveaux systèmes d'exploitation) afin d'améliorer leur fiabilité et leur rendement. Les quatre serveurs du Bureau de commande sont maintenant hébergés à l'ASC afin d'en faciliter l'entretien et d'accroître la sécurité. Un nouveau bureau de commande destiné à l'ESA pour les situations imprévues est en cours de développement. Une importante mise à jour des serveurs de contrôleurs (matériel et logiciels) et des serveurs de la base de données du BGM, lesquels sont essentiels aux missions, est également en cours.

De plus, en octobre 2000, l'ASC est devenue membre signataire de la " Charte internationale Espace et catastrophes majeures " en même temps que l'ESA et le Centre national d'études spatiales (CNES) en France. Cette charte porte essentiellement sur le recours à plusieurs satellites, comme RADARSAT-1 et ceux des autres agences signataires, pour appuyer les opérations d'intervention et d'atténuation en cas de catastrophes partout dans le monde. Depuis l'instauration officielle de la charte, l'"Indian Space Research Organisation (ISRO) " et la " National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) " y ont également adhéré (septembre 2001) et participent pleinement à ses opérations. La CONAE argentine, ou " Comisión Nacional de Actividades Espaciales ", est devenue le sixième membre de la charte lorsque le ministre des Affaires étrangères de l'Argentine l'a signée le 16 juillet 2003 lors de la visite du président argentin en France. JAXA (Japan Aerospace Exploration Agency) est le dernier membre a avoir signé la charte en février dernier. On compte à ce jour 77 interventions en vertu de la charte pour diverses catastrophes telles que : des inondations en France, au Canada, en Russie, en Autriche, en Allemagne, en Indonésie, au Maroc, en Argentine, au Népal, en République dominicaine, en Bolivie, au Namibie, en Haïti, au Sudan, en Colombie, en Gyuana, au Vénézuela, au Kenya, en Éthiopie, en Romanie et en Bulgarie; des glissements de terrain en Slovénie, en Italie, au Népal, en Russie, aux Philippines et en Argentine; des tremblements de terre au El Salvador, en Inde, en Afghanistan, en Turquie, en Algérie, en Iran, en Indonésie et au Maroc; des éruptions volcaniques en Italie, au Congo, au Montserrat, aux Îles Canaries (Espagne) et en Colombie; des déversements d'hydrocarbures au large des côtes en Équateur, au Liban, au Danemark, au Yémen et en Espagne; des feux de forêt en France, au Portugal et au Canada; et des tempêtes en Inde, au Mexique, au Suède, aux Îles Cooks et aux Philippines. En décembre dernier, lors du terrible désastre causé par le tsunami asiatique, l'océan indien fut couvert de manière approfondie grâce à l'activation de trois chartres distinctes. Plus de 200 images par satellites furent acquises et un grand nombre de produits connexes fut fourni. À titre d'organisme chef de file pour la chartre durant ce désastre sans précédent, l'ASC a entièrement coordonné ce terrible événement.

Le système RADARSAT-1 a été amélioré de manière à livrer électroniquement des images au Service canadien des glaces (SCG) en moins de 2,5 heures (en moyenne) pour la production de cartes des glaces et de bulletins destinés à la Garde côtière canadienne et à d'autres clients qui nécessitent des données maritimes. Le SCG continue d'être l'un des principaux utilisateurs de données RADARSAT-1 depuis les premières transmissions de données opérationnelles en février 1996. Le SCG s'est récemment associé à " Noetix Research ", à l'ASC et à RSI dans le cadre du projet " Northern View ", qui relève du programme " Global Monitoring for Environment and Security (GMES) " et est parrainé par l'ESA, pour fournir de façon régulière des images RADARSAT-1 à l'appui d'un service d'information sur les limites de dislocation des glaces dans deux collectivités de l'Arctique canadien.

La Mission globale de RADARSAT-1 a permis d'assembler l'une des plus vastes collections de données de télédétection hyperfréquences au monde. Il s'agit en fait de la première base de données multimode homogène en son genre. Les données archivées proviennent de plusieurs campagnes d'observation de la Mission globale d'entreprises au cours des sept dernières années. Elles sont le fruit de la couverture complète des continents, des plateformes continentales et des calottes polaires ainsi que de la couverture complète de la vaste majorité de la masse continentale de la Terre à l'aide de deux faisceaux imageurs RADARSAT-1 ayant recueilli la toute première série de données stéréoscopiques. Il s'agit du plus important ensemble de données radargrammétriques disponible aujourd'hui. Certains continents, comme l'Amérique du Nord, ont été ainsi observés en entier plus d'une fois, ce qui a généré des scènes saisonnières instantanées. Plusieurs types de couvertures temporelles et localisées ont également été réalisées au-dessus de localités insulaires océaniques, de grandes villes et capitales du monde, de plaques polaires et autres petites calottes glaciaires, et de deltas tropicaux. Les données de la Mission globale de RADARSAT-1 ont permis de créer des mosaïques haute définition du Canada, de l'Australie et de l'Afrique. La couverture continue en toute saison du bassin arctique a été entreprise et se poursuivra jusqu'à la fin de l'exploitation du satellite. Cette couverture donne suite à l'intérêt grandissant qu'on porte à l'Arctique et au changement climatique.

RSI continue de fournir des données d'observation de la Terre, des produits d'information dérivés ainsi que des services d'avant-garde à ses clients partout dans le monde. RSI offre une vaste gamme de produits comprenant des images géorectifiées, des modèles altimétriques numériques et des produits propres à diverses applications, comme les vecteurs d'inondation et de suintement d'hydrocarbures dans les océans, pour répondre aux demandes de nouveaux marchés. Les produits sont livrés aux clients en temps quasi réel via Internet et contribuent aux activités d'intervention rapide, comme la gestion des catastrophes et la navigation maritime. Parmi les autres services offerts, on compte des services de formation, de surveillance et d'intervention d'urgence, la création de produits personnalisés ainsi que la mise en œuvre de projets faisant appel aux Systèmes d'information géographique (SIG).

Retombées industrielles

L'Agence spatiale canadienne a entrepris une étude afin de déterminer la contribution des données RADARSAT aux activités de cartographie des glaces et autres activités connexes au Canada. À ce jour, le Service canadien des glaces est le seul utilisateur opérationnel du gouvernement canadien de données RADARSAT-1. Comme le satellite RADARSAT-1 permet l'observation de zones géographiques plus vastes, à moindres coûts et risques, et beaucoup plus rapidement que les couvertures aéroportées, le SCG a été en mesure d'améliorer son efficacité opérationnelle. Pendant cinq années consécutives (de 1995 à 2000), le SCG a économisé en moyenne près de 7,7 millions de dollars par année (38,5 millions de dollars en cinq ans). On a continué d'obtenir des retombées annuelles comparables jusqu'à la huitième année d'exploitation de RADARSAT 1.

C'est la Garde côtière canadienne (GCC), le plus important consommateur direct de produits du SCG, qui a le plus bénéficié de ces retombées. Les Bureaux des glaces de la GCC peuvent fournir de meilleures informations d'acheminement aux transporteurs maritimes commerciaux qui bénéficient de temps de transport plus courts. L'industrie du transport maritime a tiré profit de la précision des données RADARSAT utilisées pour produire les cartes des glaces. Les entreprises maritimes estiment que ces cartes ont permis de réduire leur temps de transport dans les eaux infestées de glaces, ce qui s'est traduit par des économies d'environ 18 millions de dollars par année. Parmi les autres retombées, mentionnons la réduction des dommages subis par les navires et le recours moins fréquent aux navires d'escorte de la GCC. La Garde côtière estime réaliser des économies, tant dans les coûts d'exploitation que dans le temps de transport, se situant entre 3,6 et 7 millions de dollars par année, selon l'état des glaces.

Pendant la phase de construction de RADARSAT-1, l'entrepreneur principal SPAR et ses sous-traitants canadiens ont créé des emplois de haute technologie représentant plus de 2 000 années-personnes. Les activités permanentes de la mission occupent 75 personnes au siège social de l'ASC à Saint-Hubert (Québec), 7 personnes à Saskatoon (Saskatchewan), 15 aux stations terriennes de Prince-Albert (Saskatchewan) et de Gatineau (Québec) ainsi que plus de 80 chez RSI à Richmond (Colombie-Britannique). Sur le marché hautement concurrentiel de l'information de source spatioportée, RSI continue de s'approprier environ 15 p. 100 du marché mondial de la télédétection spatioportée. RSI a continué de traiter de nombreuses scènes et d'intégrer des données RADARSAT à des produits d'information destinés à quelque 600 clients dans 60 pays. Qui plus est, RSI a conclu des ententes avec 80 distributeurs internationaux, 18 stations de réseau RADARSAT-1 et 11 centres de ressources. Le marché des archives de données se développera vraisemblablement de façon très intensive et pourrait créer de nouvelles retombées.

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RADARSAT-2

Description

RADARSAT-2, le satellite canadien de prochaine génération équipé d'un radar à synthèse d'ouverture (SAR), sera le plus perfectionné du genre au monde. RADARSAT-2 continuera à assurer une couverture de la planète tout entière, de jour comme de nuit et par toutes les conditions météorologiques, et à appuyer les opérations de la pêche, la navigation maritime, l'exploration pétrolière et gazière, le forage en haute mer, la cartographie et la recherche océanique. Équipé d'un radar en bande C, il sera le premier satellite SAR entièrement commercial à offrir des fonctions de polarisation multiple, caractéristique fort utile permettant d'identifier toute une variété de cibles et d'entités de surface. Le système aura également la capacité d'acquérir des images à gauche et à droite avec une résolution allant jusqu'à trois mètres, sur une fauchée de 800 km de part et d'autre du satellite. On pourra ainsi fournir une nouvelle gamme de produits et services qui donneront des renseignements précieux sur les ressources naturelles et l'environnement de la planète.

Le grand projet de l'État RADARSAT-2, mené en partenariat avec MacDonald, Dettwiler and Associates (MDA), porte sur la conception, le développement, l'essai, le déploiement et l'exploitation d'un satellite équipé d'un SAR qui assurera une couverture de l'ensemble des phénomènes terrestres dans la foulée de RADARSAT-1. Le coût total du projet, incluant le lancement, est estimé à 525 millions de dollars, la contribution du gouvernement se chiffrant à 434 millions de dollars et celle de MDA, à 91 millions de dollars.

RADARSAT-2 constitue une version améliorée de RADARSAT-1 et est doté de nouvelles fonctions devant permettre au Canada de continuer d'assurer son leadership sur le marché mondial de la télédétection spatiale et, partant, de créer un secteur commercial et industriel de la télédétection par satellites au Canada.

Ministère directeur et ministères participants

Ministère directeur : Agence spatiale canadienne
Autorité contractante pour l'entente cadre entre l'ASC et MDA : Agence spatiale canadienne
Ministères participants : Ressources naturelles Canada (Centre canadien de télédétection)
Environnement Canada
Industrie Canada Pêches et Océans
Défense nationale
Affaires étrangères
Commerce international

Entrepreneur principal et principaux sous-traitants

Entrepreneur principal :

- MacDonald Dettwiler, and Associates


- Richmond, Colombie-Britannique
Principaux sous-traitants :

- EMS Technologies
- Alenia Aerospazio
- AEC Able Engineering Co.
- Boeing, Delta Launch Services


- Sainte-Anne-de-Bellevue, Québec
- Rome, Italie
- Goletta, Californie
- Huntingdon Beach, Californie

Principaux jalons

Les principaux jalons du GPE sont les suivants :

Phase Principaux jalons Date
A et B Définition des exigences Juin 1999
C Conception des systèmes Mai 2002
D1 Construction des sous-systèmes Juin 2005
D2 Intégration et essais Juin 2006
E1 Préparations d'avant-lancement Août 2006
E2 Lancement
Mise en service du système
Septembre 2006
Janvier 2007
E3 Exploitation de 2007 à 2014

Rapport d'étape et explication des écarts

En juin 1994, le gouvernement a demandé à l'Agence spatiale canadienne (ASC) d'élaborer avec le secteur privé une entente visant le développement et l'exploitation d'un programme RADARSAT subséquent afin de maintenir la continuité des données RADARSAT-1. En février 1998, à l'issue d'une Demande de propositions officielle, MDA a été retenue pour construire et exploiter RADARSAT-2.

L'ASC et MDA ont signé une entente cadre en décembre 1998 concernant la mission RADARSAT-2. Il s'agissait d'une entente à prix ferme prévoyant une contribution de 225 millions de dollars de la part du gouvernement en échange de données, et de 80 millions de dollars de la part de MDA. Cette entente cadre entre l'ASC et MDA a fait l'objet d'une mise à jour en janvier 2000 pour refléter les plus récentes informations concernant la cédule et les coûts. L'entreprise MDA est chargée de l'exploitation du satellite et du développement des activités commerciales connexes, alors que l'ASC doit prendre les dispositions nécessaires pour le lancement et la tenue des archives nationales des données RADARSAT-2 à long terme. L'ASC fournira une contribution supplémentaire non financière sous forme de certains actifs ainsi que les services d'intégration et d'essais de son Laboratoire David Florida (LDF) et de celui de l'Institut de recherche aérospatiale du CNRC.

En novembre 1998, le Conseil du Trésor a donné son approbation au grand projet de l'État RADARSAT-2 ainsi qu'à un budget de 242,2 millions de dollars. En mars 2000, le Conseil du Trésor a approuvé une augmentation budgétaire de 47,1 millions de dollars destinée à couvrir les frais entraînés par le changement de fournisseur de la plateforme, comme l'exigeaient à cette époque les restrictions imposées par le gouvernement des États-Unis au fournisseur américain. Le Conseil du Trésor a également approuvé une augmentation de 12,3 millions de dollars afin de mettre à niveau les structures existantes des stations réceptrices au sol. En juin 2000, le Conseil du Trésor a approuvé une augmentation budgétaire de 108 millions de dollars destinés à payer les services commerciaux de lancement après que la NASA se fut retirée de l'entente qui prévoyait qu'elle se chargerait du lancement de RADARSAT-2 en échange de données, comme ce fut le cas pour RADARSAT-1. En juin 2001, le Conseil du Trésor a approuvé une augmentation de 6 millions de dollars pour la réalisation de diverses modifications essentielles à apporter à l'engin spatial RADARSAT-2 en vue d'une éventuelle mission en tandem avec RADARSAT-3.

Le développement du satellite RADARSAT-2 se poursuit, mais à un rythme plus lent que prévu. Le retard qu'accusent l'entrepreneur principal et les principaux sous-traitants dans la production de certains éléments du satellite a des répercussions considérables sur l'assemblage, l'intégration et l'essai de l'engin spatial. La structure porteuse extensible (ESS), qui constitue l'un des principaux sous-systèmes de l'engin, a été livrée aux installations d'assemblage, d'intégration et d'essai (AIE) du Laboratoire David Florida en octobre 2003. Les panneaux solaires et la plateforme ont été livrés aux installations du LDF respectivement en avril et mai 2004. La charge utile sera livrée pièce par pièce de juillet à septembre 2005. Le développement du secteur terrien est maintenant complété. MDA a entrepris les activités d'AIE sur l'engin spatial qui se poursuivront jusqu'en août 2006. La date de lancement a été reportée à septembre 2006.

Tous les coûts supplémentaires associés à l'achèvement de la construction et au lancement de RADARSAT-2 seront aux frais de l'entrepreneur principal. Toutefois, en raison de ces retards additionnels, le bureau du projet RADARSAT-2 à l'ASC devra poursuivre ses opérations au-delà de la période de financement prévue à cette fin, ce qui nécessitera des fonds supplémentaires de 3,8 millions de dollars. Cette augmentation fera passer l'estimation actuelle des dépenses totales de 414,6 à 418,6 millions de dollars. Ce risque de dépassement des coûts avait déjà été souligné et les fonds nécessaires avaient été prévus au Plan quinquennal d'évaluation des risques et sources de financement de l'ASC approuvés par le Conseil du Trésor en mars 2005.

Retombées industrielles

Ce système de satellite de prochaine génération devrait créer d'importantes retombées industrielles pour le secteur spatial et de l'observation de la Terre. Le programme RADARSAT-2 générera, surtout grâce aux ventes à l'exportation, une croissance de l'emploi dans l'économie canadienne du savoir et stimulera la croissance de petites et moyennes entreprises au fur et à mesure que l'infrastructure et l'industrie canadiennes des services prendront de l'ampleur.

L'un des principaux objectifs de ce projet consiste à assurer la transition de l'industrie de l'observation de la Terre du secteur public au secteur privé. On vise principalement à tirer profit des marchés des données SAR et des produits à valeur ajoutée, établis grâce à RADARSAT-1, afin de consolider la position de l'industrie canadienne en tant que fournisseur de technologies, de systèmes, de produits à valeur ajoutée et de services SAR. Plus particulièrement, on s'efforcera de développer le potentiel de fabrication et la compétitivité de l'industrie canadienne dans le domaine de la conception/fabrication d'antennes réseau à commande de phase, de la conception/fabrication de récepteurs/émetteurs haute performance et de la conception de structures perfectionnées. En outre, de nouvelles possibilités s'offriront en matière d'exportation de systèmes destinés aux stations terriennes. Ces nouvelles capacités donneront également naissance à de nouvelles applications qui favoriseront la création de nouveaux marchés et l'élargissement des marchés existants pour la vente de données et de produits à valeur ajoutée.

Au 31 octobre 2003, le Programme spatial canadien avait financé l'exécution de travaux d'une valeur de 185,9 millions de dollars à l'industrie canadienne et qui sont directement attribuables au grand projet de l'État (GPE) RADARSAT-2. Toutes les régions du Canada bénéficieront des retombées industrielles qui découleront directement de la construction du système RADARSAT-2. La répartition régionale des retombées industrielles est indiquée dans le tableau ci-dessous.

Répartition régionale des marchés RADARSAT-2
au 31 mars 2005)

Programme Colombie-
Britannique
Provinces des Prairies Ontario Québec Provinces Atlantiques Total Canada
RADARSAT-2 52.1% 0.2% 5.2% 41.9% 0.6% 100%

Sommaire des dépenses non renouvelables (en millions de dollars)

Évaluation actuelle des dépenses prévues Prévisions jusqu'au 31 mars 2005 Dépenses prévues 2004-2005 Années subséquentes
RADARSAT-2 421.6 376.7 12.4 32.5