
La gestion des catastrophes sous le signe de la coopération
Fin décembre 2004, tandis que le Canada devient coordonnateur des ressources spatiales de la Charte, l’Asie du Sud-Est est frappée par un puissant tsunami. L’Inde, les Nations Unies et l’Agence de protection civile française activent alors les mesures prévues par la Charte et demandent aussitôt l'accès aux satellites imageurs.
RADARSAT et d’autres satellites ont capté des images essentielles des régions sinistrées. Diverses entreprises canadiennes se sont empressées d’intervenir en traitant, compilant et produisant des images et en évaluant les dommages. L’information et les ressources ont immédiatement été envoyées sur place afin que débutent les opérations de sauvetage et de reconstruction.
RADARSAT à la rescousse
Lorsqu’on manque d'information de première main, les images-satellite constituent des outils puissants d’évaluation en cas de catastrophe et contribuent aux opérations d’aide aux victimes.
Captant des images de jour comme de nuit et par tous les temps, le radar hyperfréquence de RADARSAT a encore fait ses preuves lors du tsunami. Lorsqu’il s’agit de sauver des vies, sa rapidité d’observation lui confère un net avantage par rapport aux satellites optiques. La « vigile canadienne dans le ciel » veille également sur la reconstruction. Par exemple, en Indonésie, RADARSAT a aidé à établir la gravité des dommages agricoles causés par les flots d’eau salée et l'ampleur de la destruction des barrages, canaux et autres infrastructures côtières.
Ensemble pour bâtir un avenir meilleur
D’importants partenaires industriels canadiens, comme la division Geospatial Services de MDA à Richmond, en Colombie-Britannique, Dendron Resource à Ottawa et Hatfield Consultants à Vancouver, ont rapidement traité et analysé les données pour fournir des images utiles aux équipes de secours.
Parmi les membres de la Charte internationale, citons l’Agence spatiale argentine, l’Agence spatiale canadienne, l’Agence spatiale européenne, le Centre national d’études spatiales de la France, l’Agence japonaise d’exploration spatiale, l’Organisation indienne de recherche spatiale et la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis.